Cet été-là

Cet été-là
2013
Nat Faxon, Jim Rash

Présenté au prestigieux festival de Sundance, le film a immédiatement attiré les distributeurs de par les réactions très positives qu’il avait suscité, et avec près de 30 M$ dans le monde pour un budget trois fois plus faible, l’opération fut réussie. Néanmoins, la distribution française fut pour le moins frileuse, ne lui ayant accordé à l’époque qu’une poignée de salles pour la France entière. Pire encore, la sortie DVD mit encore derrière près de six mois à se faire, me faisant oublier ce film si prometteur. Voilà, erreur réparée.

Avoir une mère dépressive (Toni Collette) est une chose, mais quand en plus son beau-père (Steve Carell) est un vrai connard, qu’on est en plein dans l’adolescence et que la nature n’a pas été très généreuse, cela n’incite pas à la gaieté. L’été s’annonçait donc particulièrement pourri pour Duncan (Liam James), aussi charmante que soit la voisine (AnnaSophia Robb). Mais il fera finalement une rencontre qui va changer sa vie : Owen (Sam Rockwell), un grand enfant qui gère un parc aquatique, avec qui il va se lier d’amitié.

Renouant avec la belle tradition des films d’été mettant en avant l’histoire d’un jeune qui essaye de se sortir de l’enfer de son quotidien, le film rempli pleinement son office en transformant une victime née, doublée d’une tête-à-claque, en un jeune homme sympathique et parfaitement épanoui. On ne voit tout d’abord pas vraiment d’où viendra la lumière, mais une fois le personnage d’Owen présenté, le spectateur ne peut qu’être conquis. Prototype même du raté toujours célibataire passé la quarantaine, sans enfants et faisant un boulot de sous-fifre probablement payé une misère, il ne payait pas de mine à première vue, mais c’est finalement lui qui a tout compris et qui vend du rêve. Il vit sa vie à fond, arrive à s’éclater dans son quotidien, est ami avec tout le monde et nage dans le bonheur malgré les aléas de la vie. Brillamment incarné par un acteur qui ne cesse de monter dans mon estime, il vient compléter une distribution impressionnante, incluant aussi Maya Rudolph, Rob Corddry et Amanda Peet. La quête initiatique marche donc à la perfection, compensant un certain manque d’originalité. Un beau petit film comme on en voit que trop rarement et ça fait du bien.

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