Spider-Man New Generation


Spider-Man : New Generation
2018
Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman

Alors qu’aujourd’hui sort une itération live particulièrement attendue du multivers, Sony avait déjà sondé le terrain avec une version animée trois ans plus tôt. Succès modeste vu la franchise mais très encourageant vu le faible budget (90 M$), le film avait récolté près de 390 M$ dans le monde, de quoi mettre en chantier pas moins de deux suites prévues pour 2022 et 2023. Entre ça, une nouvelle trilogie live et quantité de projets annexes sur les principaux antagoniste, les fans de l’univers de l’homme araignée sont ravis.

L’histoire prend place dans le même univers que celui de la toute première trilogie live initiée par Spider-Man, nous rappelant brièvement certains moment clés qui y sont liés, comme pour rappeler que non, le film ne s’adresse pas uniquement aux fans de comics mais au large public, celui qui se rue en masse à chacun des films live (point qu’il aurait été intéressant de mettre en avant dans le marketing pour rassembler davantage les spectateurs). L’histoire est néanmoins celle de Miles Morales, jeune adolescent afro-américain ayant grandi avec l’image du grand et unique Spider-Man, jusqu’au jour où lui aussi sera mordu par une autre araignée échappée d’un labo et lui procurant ainsi peu ou prou les mêmes pouvoirs. Il devra à son tour enfiler le costume et devenir un super héros pour faire face à ni plus ni moins qu’une menace de monde s’effondrant sur lui-même avec Wilson Fisk akka Le Caïd, inconsolable de la perte de sa famille et cherchant à ramener cette dernière d’un monde parallèle en ouvrant une brèche dans le multivers.

Assez perplexe quant au visuel du film de prime à bord, de même que ne connaissant Miles Morales et pensant immédiatement à de la pression woke nocive, il faut reconnaître qu’à quelques détails près le film fait un taff juste monstrueux. C’est visuellement grandiose, un comics prenant vie mais dans une version très élaborée, fourmillant de détails, d’une richesse graphique inouïe avec une inspiration de mise en scène démente. Quant à Miles, même si son histoire sent le réchauffé et que le film tente de lier ça au destin de façon un peu facile, il s’avère être un excellent personnage, clé d’entrée dans ce monde où nous aussi on a grandi en étant un fan de l’homme en collants bleus et rouges. En voir plusieurs à l’écran était une bonne idée, logique avec le scénario, même si au final, à part la version adulte, la version dark et surtout la ravageuse Spider-Gwen, le spider-cochon et la version manga ne passent pas, créant une dissonance dans cet univers visuel, à quelques bulles de comics près qui m’ont personnellement dérangées, l’ensemble fonctionne très bien. Malgré la quantité de personnages à introduire, faisant que les méchants notamment manquent de background, surtout les secondes mains, on est agréablement surpris tout du long à quel point le projet est solide et mené de main de maître. De quoi partir confiant pour la version live.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.