The Green Knight


The Green Knight
2022
David Lowery

Sorti durant l’été 2021 aux Etats-Unis, il aura fallut attendre janvier 2022 pour le voir atterrir sur Prime Video. La raison ? Des distributeurs ne souhaitant pas le placer en face du premier volet au cinéma de Kaamelott, parlant lui aussi de la légende arthurienne, et qui fut un large succès malgré l’instauration à l’époque – seulement deux jours après sa sortie – du passe sanitaire. Pourtant, le projet avait l’air sacrément plus ambitieux et prometteur. En apparence seulement…

L’histoire prend place un jour de Noël, alors qu’un mystérieux chevalier vert va faire irruption au banquet du roi Arthur, demandant que quelqu’un vienne lui faire face. Devant faire ses preuves, le neveu du roi, Gauvain (Dev Patel), habitué à fricoter avec de la paysanne (Alicia Vikander), va accepter le défi. Un coup pour un coup : si Gauvain le touche, le chevalier vert lui portera le même coup dans un an jour pour jour. Pensant bien faire en décapitant le trouble fête, il réalisera que son acte lui coûtera sa propre vie quand ce dernier, visiblement pas humain, se relèvera et retournera d’où il vient.

C’est affolant de tristesse. Le film possède une photographie magnifique, des décors somptueux, des costumes incroyables, une bande-son réussie, et nombre de passages sont d’une immense poésie, voir une claque visuelle comme le passage avec les géants. Chef d’œuvre ? C’est tout le contraire : le film est d’un ennui absolu, d’une inutilité patente pour une histoire d’une nullité à peine croyable. Le film désamorce ses enjeux en montrant d’emblée d’où vient la créature, et le pénible périple s’éternisera avec des péripéties fortuites ne servant à rien. Le but serait une quête de rédemption, de noblesse, mais le fameux Gauvain sera inlassablement le même couard libidineux. Les scènes sont interminables, les sous-intrigues ne font jamais avancer le récit, et la fin est d’un grotesque peu commun. Je n’avais jusqu’alors jamais vu un aussi bel emballage pour un étron aussi putride.

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