The Monkey

26 mai 2026 0 Par Antoine


The Monkey
2025
Osgood Perkins

Géni ou escroc ? Soutenu par la presse et enchaînant les succès commerciaux, Osgood Perkins ne fait pas du tout l’unanimité, loin s’en faut, avec des films peinant voir n’atteignant pas toujours les deux étoiles pour les spectateurs allocine (qui en vrai reste un bien meilleur indicateur qu’un binaire Rottentomatoes par exemple). J’avais essayé son fameux Longlegs, mais un ennui profond et un sommeil imparable eurent raison de mon envie première d’aller toujours au bout d’un film, qu’importe sa qualité. Eh bien on ne m’y reprendra pas de sitôt, surtout si le bonhomme persiste dans le domaine du cinéma horrifique, confondant gore et horreur.

Alors que ses jumeaux entrent dans l’adolescence, une mère (Tatiana Maslany) va se décider à leur donner ce qu’il reste des affaires de leur père, volatilisé sans un mot depuis déjà pas mal d’années. Parmi les affaires, ils vont trouver un jouet étrange, une sorte de singe automate, et vont essayer de l’activer, loin de se douter qu’à chaque battement de tambour, une personne va mourir. Un traumatisme d’enfance qui va profondément les marquer, au point que 25 ans plus tard, l’un des jumeaux (Theo James) va tout faire pour éviter la moindre proximité avec qui que ce soit (au point de risque l’adoption de son fils par Elijah Wood), tandis que l’autre va rester obsédé par le singe et ses répercutions, bien décidé à aller encore plus loin.

Le film part d’une idée pas mauvaise, non sans rappeler la nouvelle du Veston ensorcelé de Dino Buzatti, même si le matériau de base vient d’une œuvre de Stephen King : un mécanisme causant la mort à chaque fois. Néanmoins, oubliez toute notion de finesse, de suspens autour de si oui ou non le singe en est vraiment la source, le film a tout d’une série B qui ne devrait même pas avoir sa place au cinéma. Plus encore, le film n’est jamais, à aucun moment de près ou de loin du cinéma d’épouvante, ne créant jamais aucune tension, aucun stress ou quoi que ce soit puisque tout est instantané, annoncé et frontal, le singe ne faisant jamais dans la dentelle. Un bain de sang débile, puéril, plus proche d’un Destination Final au rabais en moins inspiré. Peut-être pire encore, le film se croit potentiellement drôle, voir se positionnerait comme une comédie parodique ? Si c’est le cas, c’est là aussi un échec patent tant aucun second degré de lecture n’est possible. Resterait alors un pur plaisir régressif ? Admettons, mais bigre que c’est calamiteux…