Chien perdu

Chien perdu
2023
Stephen Herek
Encore un énième film familial centré sur un fidèle compagnon canin, et comme souvent il s’agit d’une histoire tirée d’un fait réel. On suivra ainsi un certain Fielding (Johnny Berchtold), jeune homme fraîchement diplômé d’université, mais un peu perdu dans la vie. La seule décision qu’il ait jamais prise est celle d’avoir adopté un canidé, Golker. Va alors naître une grande amitié, et son père (Rob Lowe), jusqu’alors réticent, va lui aussi se prendre au jeu de l’amour des bêtes, créant alors de manière indirecte un lien avec son fils avec qui la communication est autrement plus compliquée. Un nouvel équilibre de vie chancelant, qui va devoir se consolider face à la disparition de Golker lors d’une promenade.
Difficile de passer des Bella et surtout L’incroyable voyage, et il faut dire qu’en termes de communication, le film se pose là niveau flemme : l’élément déclencheur devient carrément le titre du film, donc on pourra difficilement feindre la surprise quand le moment sera venu. On se pose également la question de « pourquoi adapter cette histoire en particulier » tant elle n’a vraiment rien d’exceptionnelle. Ce n’est pas comme si on retrouvait le chien des mois / années après, ou à l’autre bout du pays, ou qu’il se passe des dingueries à base d’ours ou lynx. Rien de tout cela, aucun fait spécialement marquant ou de grosse surprise, juste une volonté sans faille et un travail méthodologique de recherche. Le seul intérêt réside surtout dans le développement de la relation père / fils qui forment un duo d’enquêteurs / randonneurs sur les traces dudit chien, mais ça reste du classique choc des générations. Un fils assez lambda donc, qui se regarde certes sans déplaisir, mais qui sera bien vite oublié.
