Comme des riches

27 octobre 2026 0 Par Antoine


Comme des riches
2025
Amin Harfouch

La haine des gens me dépasse complètement. Sorti dans un été assez chargé il est vrai, le film y a salement bidé, n’atteignant même pas les 100K, mais ce qui est le plus choquant est l’accueil critique alors reçu, se classant tout simplement parmi les films les plus détestés de l’histoire : 1.2/5 la presse, 1.3/5 les spectateurs et 3.5/10 sur IMDb, un niveau si bas que moins d’une dizaines de films peuvent prétendre à une telle impopularité. Eh bah merde alors, fallait me prévenir ! Moi ? Bah j’ai ri, et plutôt bien.

Il faut savoir jouir des plaisirs simples de la vie : Saint-Tropez, le champagne, les casinos et les yachts. C’était là le bon plan ultime de Claude (Philippe Katerine) et Giuseppe, anciennement Mahmoud qui s’est réinventé italien pour le lore, qui avait jusqu’alors la garde du plus grand yacht de la baie. Seulement voilà, leur patron va le mettre en vente, et des princes saoudiens sont déjà sur le coup. Que faire ? Giuseppe va alors faire intervenir son frère et ses potes pour se faire passer pour les princes et faire capoter la vente.

Pardon, mais j’ai ri, et même de bon cœur et pas qu’une fois. Il n’est pas étonnant de retrouver Philippe Lacheau et son comparse Tarek Boudali passer une tête (à noter aussi les présences de Alice Dufour, Frédérique Bel et Frank Gastambide), on retrouve la folie et le tempo comique qui a fait leur succès : des situations rocambolesques, too much mais totalement assumées, pour une comédie bien barrée et efficace. On a là trois jeunes de banlieue qui ont baigné dans les musiques rap où l’argent est la seule chose qui compte, à ne rêver que de ça, et ils vont s’y vautrer avec un plaisir de sale gosse sans éducation bien marrant. C’est généreux, tout s’enchaîne à rythme effréné avec moult gags réussis comme le coup de proposer 200€ à la femme au bar, et peut-être que si on devait se montrer critique sur un ou deux points, ça serait la gestion des vrais princes qataris, invraisemblablement malmenés (jamais ils n’accepteraient pareil traitement), et la fin est un peu une succession de deus ex machina où tout semble partir dans toutes les directions, même si j’ai personnellement trouvé ça pas mal dans le genre déboire ultime. Vraiment rien à redire à cette comédie, basique mais efficace, où je me suis bien amusé tout du long.