Send Help

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2026
Sam Raimi
Contre proposition intéressante, dans un contexte de saint Valentin le maître de l’horreur Sam Raimi a prit la tradition du contre-pied en faisant l’inverse : un homme et une femme qui se font la guerre, avec une idée très amusante sur le papier, et qui semblait prometteuse puisque le succès fut au rendez-vous entre de bonnes critiques et pratiquement 100M$ au box office mondial.
Très introvertie et négligée, Linda Liddle (Rachel McAdams) s’était vue promettre une promotion après de longues années de labeur, mais quand le boss va passer l’arme à gauche, laissant les rennes à Bradley (Dylan O’Brien), son fils, les choses vont bien changer. Uniquement intéressé par les apparences, la tchatche plutôt que le travail acharné, il va faire passer un arriviste avant elle, la plongeant dans une rage intérieure. Elle sera néanmoins conviée à un voyage d’affaire en Thaïlande, et quand le jet privé de la compagnie va se crasher, dont seule elle et son boss en ressortiront vivants, l’occasion d’inverser les rapports de force va se présenter.
Le concept était vraiment gageur sur le papier : la petite timorée Linda, la risée de son travail, qui se révèle être une wonder woman de la survie et qui en profite pour retourner totalement son boss, voir le torturer si besoin. Et sur certains points cela fonctionne, notamment concernant le personnage dudit boss, faux de bout en bout et dont l’arrogance et le dédain n’auront aucune limite. Un vrai connard dans toute sa splendeur, dont la non évolution psychologique montre le profond enracinement de sa déconnexion avec le monde. Concernant Linda, elle va effectivement montrer des aptitudes impressionnantes, de quoi redonner une pleine confiance en son potentiel, non ? Eh bien c’est là que le bas blesse, elle non plus n’aura pas – ou presque – d’évolution psychologique non plus, étant en réalité déjà convaincu de ses talents dès le début, mais dont la timidité la freinera de bout en bout. Pire, le délire emprise psychique / torture n’en restera qu’à une note d’intention, n’allant pas très loin, voir nulle part, au contraire du gore à la gratuité absolue, et disproportionnée. En résulte un divertissement sympathique, mais loin de son plein potentiel.
