La Belle et la Bête

La Belle et la Bête
1992
Gary Trousdale, Kirk Wise

Etant actuellement en train de me refaire Kingdom Hearts II et n’ayant pas revu le film depuis sa sortie Blu-ray, toutes les conditions étaient réunies pour revoir le film. Près de 19 ans ont passé depuis la sortie et les films d’animation sont ceux qui vieillissent le plus vite et le plus mal. Ce grand classique Disney est-il toujours un monument du cinéma ?

Comme le laisse entendre le titre, il s’agira d’une improbable histoire d’amour entre une belle jeune fille et une affreuse et terrifiante bête. Deux ans auparavant, une vieille dame frappa à la porte d’un prince pour lui demander l’hospitalité. Mais ce dernier, repoussé par l’apparence de la femme, décida de la chasser. Mais elle était en réalité une sorcière mettant au défi le cœur du prince. Pour le punir, elle le changea en monstre, de même que pour ses domestiques. Pour briser la malédiction, et ainsi redevenir humain, il devra apprendre à aimer et être aimer en retour, et ce avant ses 21 ans. Depuis, il vit caché de tous et se morfond, résigné de par sa situation irrémédiable. Mais un beau jour, un homme égaré se réfugia dans le château, une folie, et la bête s’empressa de l’enfermer dans les cachots. Inquiète pour lui, sa fille, Belle, trouvera elle aussi le château, et proposera sa vie contre celle de son père, acceptant de devenir la prisonnière de ces lieux. Sa présence constituera une aubaine pour tout le monde qui voit en elle une possibilité de guérison.

Vu et revu mille fois, il ne s’agit que d’acceptation des différences et autres sentiments mielleux envers les gens différents. Mais outre le fait que l’histoire soit irréaliste, le couple Belle/Bête ne tient pas la route et ne convaincra personne. On notera d’ailleurs que la personnification liée aux domestiques est amusante mais largement exagéré faisant comme si il y avait 200 domestiques et quasiment 0 meubles et objets. Ce qui convainc pleinement en revanche, c’est les graphismes. La version Blu-ray y est probablement pour beaucoup mais on constate que les décors sont colorés, vivants et extrêmement détaillés. En revanche, les personnages sont assez minimaliste et pas tellement expressif. Reste aussi les chansons ; qui ont d’ailleurs valu l’oscar de la meilleure chanson et celle de la meilleure musique ; certes trop nombreuses et envahissantes, qui sont non seulement bien interprétées et accompagnées mais aussi intelligentes (texte non ridicule). Comme bien souvent avec Disney, la forme a été beaucoup plus privilégié que le fond, donnant un film sympathique et mignon mais à l’intérêt plus que limité.

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