The Bling Ring

The Bling Ring
2013
Sofia Coppola

Parfois, la pomme tombe très loin de l’arbre. Pour Sofia Coppola, c’est à peine si on arrive à croire à l’existence de l’arbre, tant son travail est en totale opposition avec celui de son illustre père. Bon d’accord, lui aussi avait des problèmes de rythme, mais jamais comme un Somwhere, véritable remède contre l’insomnie. Alors quand elle se la joue Spring Breakers en montrant les dérives des jeunes, on n’est pas immédiatement là à sauter de joie.

Tiré d’un article de Vanity Fair (attention la classe !), le film retrace l’histoire vraie des « braqueurs d’Hollywood ». Élève en échec, le jeune Marc va intégrer un nouveau lycée, et ce n’est pas de l’aide qu’il va trouver, bien au contraire. Tombant sur un groupe de pétasses écervelées (dont fait partie Emma Watson) et lobotomisées par leurs magazines de mode et people, elle vont se jeter sur ce cliché d’homosexuel, trouvant là le « pote gay dont elles rêvaient ». Encore plus ahuri qu’elles, il va les aider à localiser et piller les maisons de stars. Va alors commencer une série de braquages dont ils ne sauront s’en sortir.

Se moquer de pareils déchets d’humanité, c’est très bien, mais le problème c’est qu’il faut le faire avec beaucoup d’humour et de dérision pour qu’on puisse sentir le côté satyrique. Mais il n’en est rien : le film fait trop premier degré. Alors très vite, toutes ces expéditions chez Paris Hilton, Lindsay Lohan et autre Orlando Bloom qui se terminent en poudrage de nez en boîte de nuit, ça saoule. Puis quand s’en vient les dérives, on s’indigne. Entraîner sa petite sœur de 13 ans dans des cambriolages et l’inciter à se droguer, c’est déjà pas brillant, mais quand ils s’attaquent à la maison modeste d’une petite star telle que Rachel Bilson, le mauvais goût devient insupportable et on ne souhaite plus que voir mourir tout ce petit monde dans d’atroces souffrances. Si l’objectif était de donner des envies de meurtre, d’incendier tous les lycée et les collèges qui pullulent de ce genre de petits cons, c’est particulièrement réussi. À ceci près bien sûr que la réalisation est mauvaise et que certains passages sont interminables. De même, les acteurs sont détestables, une prouesse néfaste en quelque sorte. Donc à moins d’enchaîner sur une Purge après avoir vu le film, l’intérêt n’est que punitif.

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