Une nouvelle chance

Une nouvelle chance
2012
Robert Lorenz

En dehors des Etats-Unis, le Baseball n’existe pour ainsi dire pas, alors difficile de nous intéresser en pareille situation. Il n’y a qu’à voir : malgré des qualités indéniables, le récent Moneyball n’a que partiellement réussi à nous convaincre. Pourtant, certains films sont si exceptionnels qu’ils transcendent leur sujet, mais n’est pas Un parcours de légende qui veut !

Vieux, quasi aveugle et à la sénilité bien engagée, Gus (Clint Eastwood), malgré ses 80 ans passés, continue son boulot de recruteur pour l’une des plus grandes équipes de Baseball d’Amérique. Mais son patron (John Goodman) s’inquiète de sa santé, et il va demander à la fille de Gus, Micky (Amy Adams), de s’occuper de lui pour accompagner sa fin de saison avant une retraite qui les soulagera tous. Mais difficile de renoncer à un métier auquel on a consacré sa vie.

La première partie du film est catastrophique, voir carrément insupportable. On y découvre un vieil homme minable et désagréable qui crache sur quiconque aura le malheur de croiser son chemin, on vomit sa fille arrogante qui traite les gens comme son père lui a apprit, et on se contrefout de l’ancien joueur blessé devenu recruteur (Justin Timberlake). Ça ne fait que parler Baseball, faisant des références que personne d’autre qu’un natif n’aurait, il ne se passe rien, et il n’y a ni suspense ni but précis. Par la suite, on comprend que Justin ne sert que d’Apollon pour une romance insipide, et avec le rythme atroce dont souffre le film, le spectateur se transforme en narcoleptique. Ce n’est finalement que dans le dernier tiers qu’on se décide enfin à nous offrir des plans corrects faisant honneur au sport, et apportant quelques enjeux sympathiques. Une bien maigre consolation qui ne nous réconciliera que trop tard, il est vrai que les piètres performances des acteurs n’aidant pas à l’immersion. D’un ennui mortel pendant une grosse partie, le film ne sera pas celui qui fera sortir le Baseball de ses frontières.

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