Kingsman : Services secrets

Kingsman : Services secrets
2015
Matthew Vaughn

Si les films d’espionnages sont en général gage de qualité avec le renouveau de la saga James Bond, les Mission : Impossible et la première excellente trilogie Jason Bourne, les déclinaisons plus jeunes et décalées sont souvent elles aussi très sympathiques à l’image de deux Cody Banks ou de Alex Rider. Donc voir arriver un nouveau dans la course ne pouvait qu’être une bonne nouvelle, surtout quand on a aux commandes Matthew Vaughn qui adapte une fois de plus un comics, et le résultat est toujours aussi génial.

À croire que la moitié de Londres est composée d’agents secrets, on découvre ici une toute nouvelle organisation secrète d’espionnage britannique : les Kingsman (comptant dans leurs rangs Michael Caine et Mark Strong). Suite à une mission de sauvetage (pour un Mark Hamill obèse méconnaissable), l’un des leurs s’est fait tuer, ouvrant donc la porte au recrutement. Chacun des membres des Kingsman se doit alors de présenter son candidat, et pour Harry Hart (Colin Firth), son choix se portera sur le fils d’un de ses anciens collègues mort au combat : Eggsy (Taron Egerton). Alors que le milliardaire Valentin (Samuel L. Jackson) s’apprête à mettre à exécution un plan machiavélique, la relève se prépare.

Malgré des qualités indéniables et un style fun qui sait parler aux jeunes, Kick-Ass et X-Men : first class n’étaient pourtant pas des modèles de rentabilité, loin s’en faut. Alors pourquoi lui, pourquoi maintenant ? Les films d’espionnage n’ont jamais été aussi populaires, et le travail du réalisateur étant particulièrement valorisé par une communauté de fans, le voir aux manettes d’une parodie déjantée pouvait en effet être explosif, mais de là à faire autant d’entrées (404 M$ au dernier pointage), le film a visiblement su convaincre au delà du cercle habituel. Bien sûr, on peut attribuer une grande partie du succès à l’exceptionnel Colin Firth qui n’en fini plus de démontrer l’infinité de son talent et de sa classe, mais il est aussi particulièrement bien épaulé, non seulement par des colosses du milieu, mais aussi par un jeune héros débutant prometteur, une nouvelle tête rafraîchissante pour un personnage très bien écrit auquel on s’identifie aisément. Le rythme est excellent, le montage dynamique, et l’humour marche parfaitement, brisant le côté classique et prévisible du scénario par des gags totalement gratuits mais jouissifs à l’image de la princesse. Une suite est déjà en préparation, une nouvelle réjouissante tant le potentiel est grand, et en l’occurence pleinement exploité. Une belle surprise qui a su tirer son épingle du jeu, et c’est amplement mérité.

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