Premiers crus

Premiers crus
2015
Jérôme Le Maire

Premier exportateur de vin au monde, la France est une terre de tradition qui tient ses vignes en haute estime, et il n’est pas rare qu’elle y consacre un film. On pense notamment au récent Tu seras mon fils, mais il y a aussi nos amis Outre-Atlantique qui s’y sont intéressés au travers d’une reposante balade appelée Une Grande année, prouvant l’intérêt cinématographique d’un tel sujet.

Probablement l’un des vins les plus connu au monde, le Bourgogne a perdu depuis bien des années son prestige dans l’exploitation de François Maréchal (Gérard Lanvin), complètement fini depuis l’éclatement de sa famille. Il tenait jusqu’alors son vignoble à bout de bras avec l’aide de sa fille (Laura Smet) et de son genre (Lannick Gautry), mais n’ayant plus sorti une cuvée correcte depuis des années, les invendus se sont accumulés autant que les dettes et il se retrouve dans l’impasse, obligé de céder le domaine. Ayant fait fortune dans l’œnologie où il s’est imposé comme une pointure, son fils (Jalil Lespert) ne voulait pas en entendre parler, et pourtant il va décider de reprenne les rennes des terres de ces ancêtres.

Qu’on parle de vignes ou autre, au fond les thèmes abordés par le film sont plutôt classiques. On parle beaucoup de tradition, avec d’ailleurs un rapport inversé intéressant où c’est le jeune qui privilégie les techniques ancestrales, on parle d’amour, et comment pourrait-il en être autrement avec une si grosse bombasse que Alice Taglioni, on parle de quête de soi, de dépassement, d’espoir et tout un tas d’autres thèmes universels, et ça marche assez bien. En revanche, l’histoire n’innove pas en grand chose, le rythme laisse à désirer, le développement est ultra prévisible, et puis surtout il y a lui. Personnage principal du film, le fils est malheureusement interprété par Jalil Lespert, une sous-merde absolue. Il est rare de voir une si grosse gueule de con jouer à ce point aussi mal, et il trucide le film à lui seul. Un sabotage pareil, ça relève du talent ! Incapable d’articuler correctement, il semble dénué de toute sorte d’émotion, et quoi qu’il fasse il n’est pas crédible. En ressort un aspect bancal, maladroit, ennuyeux. Pas un si mauvais film, mais quand un point central déconne si fort, difficile de tellement adhérer.

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