The Words

The Words
2012
Brian Klugman, Lee Sternthal

Alors qu’il y a un peu plus d’un an sortait Un homme idéal, la France découvrit un peu plus tard un nouvel arrivé directement dans les bacs, pourtant sorti trois ans plus tôt aux Etats-Unis et dans certains autres pays : The Words. Malgré un casting exceptionnel et un nombre de salles conséquent, le film n’a pas rencontré son public, expliquant sa localisation tardive, mais mieux vaut tard que jamais car comparé au remake français non assumé, on est à des années lumières au dessus.

En pleine promotion de son nouveau roman, Clayton Hammond (Dennis Quaid) entame la lecture des premiers chapitres de son livre. Il retrace l’histoire de Rory Jansen (Bradley Cooper), écrivain sans le sou qui bataillait pour vivre de son art, mais malgré un intérêt certain, aucun éditeur ne lui accordait la moindre publication, jusqu’au jour où sa femme (Zoe Saldana) va lui offrir une vieille sacoche d’époque. Alors que de longues décennies s’étaient écoulées, un manuscrit s’y trouvait encore, narrant la jeunesse d’un militaire américain (Jeremy Irons / Ben Barnes) qui en pleine Seconde Guerre Mondiale trouva la femme de sa vie (Nora Arnezeder) au coin d’un café parisien. Bouleversé par cette histoire, il va la faire passer pour sienne, conquérant ainsi le cœur des éditeurs et des lecteurs, le propulsant parmi les plus grands écrivain de sa génération.

Là où le remake français ne s’intéressait qu’à l’écrivain et ses angoisses, l’histoire est ici d’une richesse infinie. L’histoire se présente sous une triple narration où un écrivain raconte la vie d’un autre écrivain, issu de son imaginaire, s’étant approprié le manuscrit d’autrui, tout en s’intéressant de près à l’histoire dudit manuscrit où son auteur nous narre à son tour sa jeunesse. Une double imbrication où chaque histoire est passionnante, certes aidée par le casting hors du commun très en forme de surcroît (on retrouve aussi J.K. Simmons et Olivia Wilde), mais pas uniquement. Très propre, reposant sur des couleurs chaleureuses magnifiées par des lumières enivrantes, la réalisation est de toute beauté, renforçant la légèreté d’action et de ton, certes ponctuée par quelques tragédies. Une poésie évidente se dégage du film, notamment au travers de musiques sublimes, lui conférant une ambiance digne des plus belles fables. Un film fort, émouvant et palpitant.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.