S.O.S Fantômes 2


S.O.S Fantômes 2
1989
Ivan Reitman

Succès commercial colossal oblige, une suite au film S.O.S Fantômes a rapidement été mise en chantier, et si une série animée a vu le jour entre temps, il aura fallu cinq ans pour convaincre l’équipe de rempiler. Mais si le rayonnement américain du premier film a permis de péniblement doubler les recettes hors du pays pour un modeste mais déjà moins ridicule 103 M$, à domicile l’hystérie a froidement été douchée : malgré cinq ans d’inflation et l’excellente réputation de son prédécesseur, cette suite n’a même pas réussi à atteindre la moitié des recettes pour un médiocre 112 M$. Et quand on voit le résultat, pas de quoi s’étonner d’un tel effondrement.

Le scénario est pour ainsi dire le même à la virgule près, quasi remake du premier film. Là encore, on commence le film par la bande d’amis  (Bill MurrayDan Aykroyd, Harold Ramis et  Ernie Hudson) virés de leur précédent emploi (là par le maire pour cause de trop lourds dégâts sur la ville) et qui vont se remettre au boulot suite à une manifestation étrange ayant encore une fois touché Dana (Sigourney Weaver). Et là encore, la menace sera un esprit maléfique qui va prendre possession d’une demi-portion friendzoné par cette dernière. La même histoire, et même  Rick Moranis trouve le moyen de revenir…

Déjà que l’ennui n’était pas loin dans le premier film, voir les mêmes ressorts scénaristiques usés jusqu’à la moëlle dans une suite qui ne fait que refaire ce qui a déjà été fait, l’intérêt ne pouvait que s’effondrer. D’autant que contrairement à un Maman j’ai encore raté l’avion ou à un Very Bad Trip 2 qui font aussi le coup de la suite / repompage, il y a au moins l’intérêt de quelques gags renouvelés, la conscience de faire la même chose et d’insister dessus, et les décors changeaient radicalement (de banlieue chic à grande ville pour l’un, et de Vegas à Asie pour l’autre). Là non, la seule « nouveauté » sont les slides, une gelée rose magique qui permet de faire tout ce qu’on veut avec le scénario, sorte de potion ultime du « ta gueule c’est magique » pour justifier tout et surtout n’importe quoi. Et en cinq ans, les effets spéciaux n’ont fait visiblement aucune avancée technologique, restant à un niveau grotesque où même l’étalonnage n’est pas au programme (ah mince, c’est de nuit mais l’objet 3D est full éclairé). Une suite oui, mais pour raconter quoi ? Espérons que le troisième opus officiel trouve la réponse, car là le calvaire était consumé.

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