The Tourist

The Tourist
2010
Florian Henckel von Donnersmarck

Après La vie des autres, Florian Henckel von Donnersmarck s’attaque au pays de l’oncle Sam avec du lourd : The Tourist. Comme son nom l’indique, le film s’axera autour d’un touriste Américain incarné par Johnny Depp, qui tombera « par hasard » dans un train Paris-Venise sur un agent secret anglais : Angelina Jolie. Cette dernière se sert en fait de lui comme couverture pour son ami Alexandre pour récupérer plus d’un milliard volé à un mafieux russe.

Comme vous pouvez aisément le deviner, le scénario est ultra cliché et ne sera que prétexte à un duo d’affiche massif comme se fut le cas pour un autre film d’espionnage sorti peu avant : Night and Days. Mais contrairement à ce qu’on aurai pu croire, ce n’est pas un film d’action ce qui fait qu’on se focalise plus sur le scénario ce qui n’est assurément pas une bonne chose vu son côté bancale. Même le fameux duo de choc n’est pas si efficace à part peut-être pour Johnny Depp qui, même s’il n’est pas au mieux de sa forme, livre un touriste timide et simplet de bonne facture. Il est d’ailleurs le meilleur élément du film. Si le scénario possède quelques incohérences et une fin prévisible, le film reste un bon divertissement.

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Faster

Faster
2011
George Tillman Jr.

Dwayne Johnson alias « The Rock » le septuple champion du monde de catch s’est spécialisé dans les comédies tel Maxi Papa, Max la menace ou Fée malgré lui mais aussi dans les bon gros films d’action comme c’est le cas ici. Dwayne joue un taulard fraichement sorti d’une peine de 10 ans pour complicité de braquage suite auquel son frère fut tué une fois à la planque. Et maintenant que Dwayne est libre, il est bien décidé à retrouver les meurtriers de son frère. Mais alors qu’il commence les premiers meurtres, la police se lance à sa poursuite de même qu’un tueur à gage mystérieux…

Chose rare pour un film d’action brutale : le film est structuré méthodiquement par un scénario pas trop vide. Si la plupart des mystères planant sur le héros se dissipent assez vite, on a le droit à quelques rebondissements notamment vers la fin. Bon alors bien sûr on n’échappe pas aux classiques du genre tel les fusillades où personne ne touche personne ou encore les éternelles courses poursuites en voitures de sport. Les acteurs ne sont pas géniaux y compris Billy Bob Thornton (Bad Santa, L’œil du mal) qui s’offre au passage une coloration pour ses cheveux normalement grisonnant. Pour la réalisation, c’est plutôt efficace et dynamique bien qu’on notera un petit coup de mou au milieu. Une valeur sûr pour  les mordus d’action.

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127 heures

127 heures
2011
Danny Boyle

Mister Danny Boyle ne fait jamais deux fois la même chose. Après de l’horreur dans 28 jours plus tard, de la science fiction avec Sunshine ou de la comédie-dramatique pour le fameux Slumdog Millionaire, le revoilà avec au programme l’adaptation d’un fait véridique arrivé aux États-Unis en 2003. Il s’agit d’un homme qui part à la découverte des gorges de l’Utah. Mais alors qu’il glisse sur une pierre bancale, cette dernière cède et lui tombe sur le bras, l’immobilisant impuissant au fond d’un ravin sans moyens de communications et très peu de vivres. Il passera 127 heures dans son trou avant de prendre l’ultime décision…

Si dans ce genre de cas la réalisation peut difficilement briller, on pourra tout de même compter sur de beaux paysages et une image propre. Si on pouvais craindre un certain ennui avec un personnage bloqué sous une roche durant les 3/4 du film, il n’en est rien. Très bel effort de dynamisme à ce niveau là. A noter par contre un problème de cohérence au niveau pilosité faciale du héros qui mystérieusement ne pousse pas en 5 jours. Niveau acteurs, il n’y en a pas tellement d’autre que notre aventurier interprété avec brio par James Franco (Le fils du bouffon vert dans les Spiderman, Tristan & Yseult) qui était d’ailleurs nominé pour l’oscar du meilleur acteur mais qu’il n’a pas obtenu faute à une concurrence historique. Concurrence qui a aussi privé le film de tout oscars malgré une nomination massive. N’en reste pas moins que le film est bon et est mené par une main de maître. Néanmoins âmes trop sensibles s’abstenir.

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Anastasia

Anastasia
1998
Don Bluth, Gary Goldman

Quelle meilleure occasion de se refaire ce classique de Disney qu’une sortie Blue-ray ? Le film a marqué la fin d’une ère pour Disney, celle des contes de fée à l’ancienne avec comme à l’accoutumé un ou plusieurs méchants qui veulent du mal aux gentils avec bien sûr une histoire d’amour entre souvent une princesse et un prince charmant, pas souvent prince d’ailleurs. A ceci près que l’histoire qu’on nous compte est celle, romancé et faussé, de la famille des Romanov, derniers Tsars de Russie, tous assassinés par Rasputin durant la révolution. Sauf Anastasia et sa grand-mère qui ont réussis à s’échapper grâce à un cuisinier Dimitri. C’est là qu’on diverge de la réalité puisque la grand-mère fut sauvée car elle était en Belgique et Anastasia fut tuée lors de l’assaut, bien qu’on ne le sut que quelques années plus tard lors de la découverte de la fausse où était enterrés les Romanov. Période durant laquelle une inconnue s’est fait passer pour Anastasia auprès de la grand-mère. Or dans le film, l’usurpatrice est la vraie princesse. Et y’a aussi Rasputin qui a des pouvoirs magiques…

Si le scénario semble diverger assez radicalement du style classique des Disney, il n’en est rien. Le principe du conte de fée est largement respecté, de même que les codes usuels de la maison aux grandes oreilles puisque les chansons foisonnent. Mais si dans la plupart des autres films ça gonfle, la pilule passe ici beaucoup mieux du fait de la qualité exceptionnelle des musiques comme « le froid de décembre » , qui doit être particulièrement douloureux à Saint-Pétersbourg, ville où était le château des Tsars. On notera aussi que Anastasia bénéficie de la doubleuse officielle de Julia Roberts, pour le plus grand bonheur de nos oreilles, décidément chanceuses. Néanmoins, force est de constater que le nombre d’images est trop faible aux vus des saccades faciales lors des dialogues. De plus, Rasputin est sans nul doute le méchant le plus bidon de toute l’histoire de Disney, ce qui est fort dommage… Reste un Disney honorable avec une bande sonore de très grande qualité.

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Tout va bien, The Kids Are All Right

Tout va bien, The Kids Are All Right
2010
Lisa Cholodenko

Si les césar récompensent de façon inversement proportionnelle à la qualité du film, on a normalement des choix de nominations et récompenses plus judicieux aux États-Unis. Alors quand on sait que le film était nominé en tant que meilleur film, meilleur actrice (Annette Bening), meilleur acteur dans un second rôle (Mark Ruffalo) et meilleur scénario original, on ne peut que foncer les yeux fermés, d’autant plus que le film à reçu les prestigieux Golden Globes du meilleur film de comédie ou comédie musical ainsi que meilleur actrice pour la même catégorie pour Annette Bening. Mais qu’en est-il vraiment ?

Deux enfants, Mia Wasikowska (Alice au Pays des Merveilles) et Josh Hutcherson (Le secret de Terabithia, Voyages au centre de la terre 3D), cherchent leur père c’est-à-dire leur donneur de sperme de leurs mamans gouines incarnées par Julianne Moore et Annette Bening.

Non seulement le « meilleur scénario original » est très faible, mais il est en plus d’une lourdeur infâme. Pire encore : la soit disant meilleure comédie n’est pas drôle une seule seconde ! Annette Bening n’est pas non plus une grande actrice car en plus de jouer très mal faisant que le spectateur souhaite son départ, elle est aussi une torture insupportable pour les yeux de par le degré de mocheté dont la pauvre est atteinte. A la rigueur Mark Ruffalo est bien  mais il était largement meilleur dans Shutter Island. Même une fois accepté ce couple de lesbiennes dérangeant, il n’y a rien. La fin pour sa part est pitoyable alors qu’il y aurai eu moyen de donner enfin un intérêt au film. Navrant…

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Horreurs !

Voici deux des films dont je n’ai dernièrement pas réussi à finir de regarder tellement ils sont mauvais :

W. - L'improbable Président
2008
Oliver Stone

L’idée de faire un film sur George W.Bush est certes très mauvaise mais pas autant que la façon dont l’a traité Oliver Stone, déjà coupable du catastrophique Wall Street, le II n’étant sauvé que grâce à Shia LaBeouf. Le film ici est laborieusement composé de passages sur l’histoire de George, le gars sympa, et George le président. Le côté président ressassant inlassablement les guerres connus dont on a que trop soupé et le reste est soporifique au possible. Le tout est raccordé de façon douteuse donnant un côté brouillon et une mollesse honteuse.  W.-L’improbable daube.

L'Affrontement
1983
Paul Newman

Mais que s’est-il passé ? Étant trop jeune pour connaître Paul Newman, je fonce les yeux fermés croyant en le supposé talent de ce dernier. Quelle erreur ! Il y a une totale absence de scénario : Paul Newman devient aveugle et du coup lui et son fils cherchent du travail. Et s’il n’y avait que ça, mais non ! Les acteurs sont ridiculement nuls, les dialogues d’une bêtise à en pleurer à la limite du nanar et des incohérences de taille tel Paul Newman qui a un enfant hispanique (si c’est bien le père). La plupart des scènes sont affligeantes de connerie et la présence de Morgan Freeman ne change en rien la donne tellement il est un cliché ambulant sur les noirs. L’affrontement se solde sur un double K.O…

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The Town

The Town
2010
Ben Affleck

Comme tout le monde, Ben Affleck s’essaye à la réalisation, sans oublier pour autant de se donner le rôle principal. Et comme tout premier film, mieux vaut jouer l’assurance avec un sujet vu maintes fois et qui marche souvent : des braqueurs. Ici, une petite bande très bien organisée braque banalement une banque mais le problème c’est qu’un nouveau (Jeremy Renner (Démineur)) tout juste sorti de prison est un peu incontrôlable et décide de prendre en otage une jeune employé du nom de Claire (Rebecca Hall (Le Prestige, Le Portrait de Dorian Gray)). Mais alors que les mission et les problèmes s’enchaînent, Ben s’éprend de Claire et voudrai mettre fin à tout ça. Mais il n’est pas maître de ses choix…

Si le film semble être un classique de Thriller de braquages, il possède néanmoins une mise en scène extrêmement efficace, des acteurs plutôt bons et surtout, des costumes exceptionnels. Durant deux attaques, l’équipe sera déguisé en démons rockeurs ou bien encore en bonnes sœurs zombies. Et ce n’est pas la seule trouvaille du film. Ce n’est pas parce que un genre est souvent représenté, et ce de la même façon, que ça l’empêche d’être bon. Très bonne dynamique générale pour ce film fort divertissant.

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La Fusion Hydraulique

La Fusion Hydraulique

Vous connaissez la fusion hydraulique ? Non ? Eh bien moi non plus mais c’est pas grave !

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Saint John Of Las Vegas

Saint John Of Las Vegas
2008
Hue Rhodes

A l’image du Dernier Présage, le film a mis 3 ans pour ce décider à finalement sortir chez nous en direct-to-dvd. Il est vrai que dans nos contrées, le nom de Steve Buscemi ne dit rien à personne et pourtant… Vous avez pu voir cet éternel second rôle dans Be Bad !, Copain pour toujours, The Island, Spy Kid 2 & 3, Big Fish, Armageddon, The Big Lebowski, Les ailes de l’enfer ou encore Pulp Fiction. Et une fois n’est pas coutume, il est ici le personnage principal du film. Il y joue un agent d’assurance accro aux jeux de grattage. Il mène tranquillement sa vie jusqu’à ce que son patron le convoque pour lui proposer de devenir agent des fraudes, ce qui représente une sacré augmentation. Pour sa première mission, il devra aller près de Las Vegas. La tentation est terrible…

Les acteurs s’en sortent à peu près mais le film pêche par sa mollesse, ce qui est un comble pour un film d’à peine 1h15. L’histoire en elle même n’est pas passionnante de même que les protagonistes qui semblent se résumer à leurs passions avec l’accro aux jeux de grattage, la collectionneuse de smiley, etc… Le film a aussi un côté très amateur malgré le fait que les acteurs sont pour la plupart des têtes plus ou moins connu avec quelques guest tel Danny Trejo (Machete, les Spy Kid)  ou John Cho (American Pie, Harold & Kumar). Bref, passez votre chemin, y’a pas grand chose à voir…

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The Legend of Dragoon

The Legend of Dragoon
1999
Playstation

Graphismes : 16/20

À la manière des Finals Fantasy, le jeu propose des environnements 2D avec des personnages en 3D, et pour les combats de la 3D intégrale. Si les décors ne sont pas ce qu’il se fait de mieux, on notera en revanche que les personnages principaux sont bien travaillés, contrairement à nombre d’intervenants, et que les combats sont parmi les plus beaux de la console. En plus de quelques trop rares cinématiques, on aura le droit, via le mode combat à des séquences 3D graphiquement supérieures. Malheureusement, aucunes animations n’impressionnera, de même pour les boss, à part peut-être l’attaque ultime de l’Archange contre Méru, et ce probablement à cause d’un moteur graphique trop sophistiqué, limitant la surenchère d’effets visuels.

Jouabilité : 18/20

Si le jeu reprend les principes de bases des RPG tour par tour classiques, il réussi néanmoins à les rendre plus dynamiques qu’à l’accoutumé en intégrant un principe de combos. Autrement dit, chaque personnage gagne au fur et à mesure des niveaux des combos se présentant au moment de la frappe par un carré et au bon moment, il faut appuyer sur croix ou sur rond si l’ennemi tente de parer le coup. Le nombre d’attaques lors d’un combo peut s’élever à 7. Et tout les 20 combos réussis, votre combo gagnera en puissance et/ou SP avec un niveau maximal à 5. Si à la fin tout les combos sont au niveau 5, un nouveau combo dévastateur est accessible. Mais rassurez-vous, pour les lents un objet – cependant très onéreux – permet de réussir chaque attaque du combo sans rien faire. Mais en plus de ce système, vous aurez la possibilité de vous transformer en Dragoon. Pour cela, il suffit de charger une jauge grâce aux SP gagnés lors des combos. Le mode Dragoon permet de doubler sa défense et d’utiliser de puissantes attaques magiques. Les SP gagnés permettent aussi de gagner de l’expérience Dragoon dont le niveau est lui aussi limité à 5. Il est néanmoins regrettable que la force des dragoons soit de moins en moins intéressante au fur et mesure de la progression dans le jeu, voir carrément handicapante dès les derniers combos débloqués, bien supérieurs aux attaques dragoons.

Durée de vie : 17/20

On est plutôt proche du maximum pour le genre puisqu’on compte au bas mot 40 heures de jeu avec 10 heures pour le CD1, 6 pour le 2, 12 pour le 3 et de même pour le CD4, chose inhabituelle puisque généralement le dernier CD ne contient que le dernier donjon avec le boss de fin, mais c’est ici le plus fourni. En revanche, on déplorera le très faible nombre de quêtes annexes, s’élevant péniblement à quatre, rajoutant seulement 3-5 heures de jeu.

Bande son : 17/20

Pour l’époque, il était rarissime de trouver des voix dans un jeu et on comprend pourquoi. Si on apprécie l’effort fait pour avoir mit des voix et de surcroît les avoir doublé en français, on ne peut que constater que la qualité sonore laisse à désirer lors des cinématiques et que certains, comme le roi Albert, n’a visiblement pas été gâté. Les musiques environnementales passent pour leur part très bien, notamment pour le palais de cristal à Denningrade où on se surprendra à rester immobile pour en apprécier la mélodie.

Scénario : 20/20

Je suis bien évidement conscient que le scénario n’est pas parfait, loin s’en faut. L’échec du jeu peut se comprendre quand on regarde avec quelle maladresse nous est contée l’histoire. La mise en scène est régulièrement mauvaise, rendant même parfois le jeu ridicule. Certains passages font un peu cliché et d’autres encore sont complètement dispensables. Mais il n’en reste pas moins que l’histoire en elle même est extraordinaire, magnifique et que son potentiel est illimité. Son univers est sans aucun doute l’un des meilleurs de l’histoire du jeu vidéo. En gros, Soa le créateur a créé l’arbre divin qui a donné naissance à 108 espèces. 11000 ans avant le jeu, une guerre éclata entre les voliens (107°) et les humains (106°). Ces derniers pour se délivrer du joug volien ont fait appel aux dragoons, les chevaliers-dragons. Et Aujourd’hui, le dieu de la destruction (108°) menace la Terre de l’extinction et les dragoons sont à nouveau appelés à sauver le monde… Si un remake verrai le jour, le chef d’œuvre serait au rendez-vous.

Note globale : 18/20

Injustement relégué au rang de RPG de seconde main, le jeu pêche principalement par sa mise en scène bancale et la maladresse du scénario. Mais ce serait une bien belle erreur que de passer à côté de ce jeu ô combien exceptionnel. Le système de combat est dynamique, original et bien ficelé grâce aux combos. Les transformations en Dragoon sont propres et inspirées et donnent une tout autre dimensions aux combats. Il est par contre regrettable que le design des dragons soit à ce point raté. Les graphismes sont bons mais ne transcendent pas, la faute à des animations paresseuses. Malgré une présentation catastrophique, le scénario à un potentiel lattant inimaginable qui vaut clairement le détour. Fan de RPG ou d’héroïque-fantaisie, foncez !

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