84m²


84m²
2025
Kim Tae-Joon

Pour une fois, ce n’est pas une série mais bien un film sud-coréen que nous allons aborder, mais toujours sur Netflix (il est important de rentabiliser un abonnement). Dans cette sorte de relecture de Fenêtre sur cour, on va à nouveau se plonger dans un quotidien de voisinage d’apparence tranquille, mais qui pourrait cacher de terribles secrets.

Primo accédant ayant cru faire une belle affaire en s’endettant très lourdement pour acheter un 84m² à Seoul, Woo-Seong va se prendre de pleine face une crise immobilière où son logement lui coûte bien plus que son prix sur le marché, tout ça pour en plus se rendre compte que ses voisins sont des plus bruyants et envahissants. Il va trouver une lueur d’espoir dans un placement en crypto censé s’envoler, devant résoudre tout ses problèmes.

Décidément, ça semble être la norme en Corée du Sud : on nous racole avec des concepts accrocheurs, mais dans l’ensemble le scénario est bancal, surtout dans sa dernière ligne droite. Déjà on passera sur l’élément déclencheur, la crypto, qui va littéralement s’envoler, chose impossible (ou clairement pas de la sorte). Ensuite, pas grand chose ne tient la route sur la gestion du bruit : comment ne pas réussir à localiser la source ? Comment ne pas se rendre compte d’une si grosse enceinte juste à côté ? Pourquoi ne jamais dialoguer directement avec les gens du 13ème ? Tout est un peu mal fait, pas très crédible, mais en vrai la gestion de la paranoïa est très réussie, le suspens est entier et niveau mise en scène est efficace. On sent clairement du sensationnalisme pas très réfléchi, mais c’est divertissant. En revanche, la fin bascule totalement dans le grotesque, le minable. Le héros est si lassant de bêtise, plus rien ne tient debout et la logique se fout la mal avec pertes et fracas. On reste abasourdi face à une résolution qui légalement n’a aucun sens, et si elle résout vraiment des choses – ce qu’on peut en douter – c’est assez nébuleux. Paranoïak n’a pas à trembler tant son statut de référence en la matière n’est pas ébranlé une seule seconde.

 

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Mr. Plankton


Mr. Plankton
2024
Hong Jong-chan

On continue de poncer le catalogue Netflix de séries sud-coréenne, en revenant cette fois aux fameux k-drama romantiques, comme ce fut le cas de l’excellent Crash Landing on you. Pas aussi culte, cette série – qui ne parle pas d’homme poisson – a tout de même eu un joli succès et semblait faire consensus. Pourtant, les prémisses sont des plus bancales pour « construire » quelque chose.

En effet, dès les premières minutes, on apprend non seulement que le héros va mourir, mais on voit aussi où il rendra son dernier souffle et qui sera à ses côtés dans un flashforward. Un spoil assez terrible, mais pas ²autant que le cœur de la série, à savoir toute l’étendue de l’égoïsme en fin de vie, sur fond de kidnapping.

On suivra ainsi Hae Jo (Woo Do-Hwan), à qu’il ne reste plus que quelques mois à vivre à cause d’une dizaines de tumeurs inopérables au cerveau. Face au spectre imminent de la mort, il va mettre un terme à son business de services à la personne, tout envoyer balader et kidnapper son ex Jo Jai Mi (Lee Yoo-Mi) le jour même de son mariage, l’embarquant au passage dans une quête pour retrouver son père biologique.

C’est assez ahurissant de vouloir construire une romance et de l’empathie autour d’un connard égoïste qui enlève à un brave homme sa fiancée le jour de leur mariage, l’embarquant contre sa volonté dans une quête bien vaine de paternité quand un simple donneur n’a moralement aucune valeur. Et tout ça dans quel but ? Ne pas passer ses derniers jours seul ? Se rattacher à une ancienne petite amie qu’il a fait souffrir pour la faire retomber dans ses bras ? C’est d’un égoïsme fou d’arracher une fille à un homme certes âgé mais foncièrement bon, qui lui assurerait un cadre de vie supérieur d’ailleurs, pour lui proposer de vagabonder quelques temps avant de subir de plein fouet un deuil destructeur. Le pire c’est que la série elle-même va me donner raison en abandonnant en cours de route cette quête du donneur 137, tout ça pour ne nous apporter aucune réponse sur ce point qui semblait central, pour dire que le père qui l’a élevé a plus de valeur. Difficile donc de trouver un quelconque intérêt à la série. A moins que ?

Heureusement, la série a tout de même de solides arguments. Les personnages sont tous très intéressants, bien développés, importants et bien interprétés. On s’attache pas mal, même en sachant que toutes leurs histoires seront vaines. Côté humour, l’efficacité est là aussi au rendez-vous, moins au niveau émotion. De même, le côté road trip dans un pays inconnu est d’autant plus plaisant, et on sent un budget certain permettant de pas mal voyager. Sur des prémices si néfastes, la série s’en sort donc avec les honneurs, malgré quelques longueurs, mais impossible de se montrer plus satisfait que ça face à tant de défaillances scénaristiques. J’en suis ressorti assez frustré et déçu, notamment à cause des retours dithyrambiques qui semblent avoir une boussole morale fracassée.

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Visions of Mana


Visions of Mana
2024
PS5

Pour information, les conditions du test ont été quelque peu mauvaises, ayant terminé le jeu en 38h étalée sur huit mois, avec aucune session de jeu n’atteignant les 2h, et restant régulièrement trois semaines entre deux sessions. Cela a donc énormément impacté à la fois ma capacité à maîtriser les mécaniques, mais aussi mon immersion dans l’histoire. Ceci étant, j’espère avoir su resté objectif dans mon analyse de l’œuvre.

Graphismes : 14/20

Si je n’ai, il est vrai, toujours pas eu l’occasion de rattraper l’opus maudit sur PS2, jamais sorti en Europe, il faut bien avouer que la transition 3D de la légendaire saga est une pleine réussite, bien que les remakes récents des opus Super Nintendo étaient déjà très gageurs, surtout plombés par leur mise en scène. La direction artistique est magnifique, et on a grand plaisir de retrouver certaines des créatures iconiques plus belles que jamais. Dommage en revanche que le gigantisme ne soit jamais tellement travaillé, ne donnant jamais de souffle épique, que ce soit dans les décors ou les monstres / boss. De même, si on a grand plaisir de découvrir chaque classe de chaque personnage, impossible de ne pas se montrer déçu de l’absence d’évolution : une classe par élément, soit huit, c’est certes deux de plus que les six (deux intermédiaires, quatre finales) de Trials of Mana, aka Seiken Densetsu 3, mais exit donc tout sentiment d’évolution. Si de surcroît chaque classe pouvait avoir deux évolutions, ça aurait été dantesque ! Mais place au vrai point quasi scandaleux : la technique. Certes cross-gen (c’est-à-dire à cheval sur plusieurs générations de consoles car étant aussi sorti sur PS4), il n’empêche que voir des animations aussi rigides, avec moult de passages où les bouches ne sont carrément pas animées, c’est honteux. On est clairement à des années lumières du niveau de finition d’un FFVII R par exemple, avec des décors assez vides et une ampleur limitée. Mais pas étonnant dans la mesure où les équipes étaient dix fois moindre que pour n’importe quel projet de la maison mère de Square-Enix.

Jouabilité : 12/20

Peut mieux faire. Je ne reviendrais pas sur le manque d’évolution des classes, gâchant un peu le plaisir d’une montée en puissance qui ne se ressent pas, ou encore l’attaque ultime avec L2 qui devient carrément une perte de temps en fin de jeu tant sa puissance devient anecdotique. On est sur du action RPG moderne classique, mais sans la fougue et la maîtrise d’un FFVII Rebirth. La caméra est plus capricieuse, voir atroce avec son système de lock flingué, et la répétitivité devient vite patente. Débloquer les esprits et les classes associées, avec les pouvoirs liés, permet de ne pas s’en rendre compte trop vite, mais dès la moitié du jeu que tout s’installe, plus rien ne viendra redynamiser quoi que ce soit. Pire, le choix des personnages n’en sera que très peu un, puisque sur trois personnages, le héros est obligatoire, et Julei est le seul capable d’utiliser de la magie curative, et Careena est la seule capable de ressusciter un allié. Et il sera quasi impossible de réussir les derniers boss sans ce trio quasi imposé, même en mode facile. Côté quêtes, mise à part chercher tous les points bleus sur les cartes et accepter les missions en chemin qui se font sans réfléchir en tuant tout sur son passage, il n’y aura que les défis des esprits, débilement durs, surtout les tours finales, et ça ne fait qu’entretenir un cercle de difficulté où l’on devient plus fort pour effectuer des missions plus dures. Rien de bien original ou passionnant. Reste le chapitre 10, une hérésie qui se débloque post-game alors même que le boss de fin est horriblement dur et qu’un peu de level up en amont aurait été apprécié, tout ça pour un Demomana du pauvre.

Durée de vie : 16/20

Si le jeu n’était pas aussi dur il pourrait facilement se boucler en 20-25 heures en traçant, mais inimaginable d’entrer dans la dernière ligne droite en dessous du niveau 60 sans les dernières armes et armures et avec des objets à foison. J’ai pour ma part fini le jeu (chapitra 9) en 35 heures, en ayant fait quasiment toutes les missions (excepté les tours des esprits, trop dures, et probablement quelques quêtes perdues en chemin). Pour du RPG moderne, c’est presque inespéré, et avec un meilleur équilibrage ou un mode Facile réellement facile, ça m’irait très bien. En revanche, pour ceux qui adorent poncer des jeux pendant au moins 50 heures, le titre est un peu court et ne propose que peu de contenu annexe.

Bande son : 15/20

Quelques thèmes repiqués des opus légendaire qui font résonner la fibre nostalgique et les musiques originales sont réussies, mais rien d’aussi marquant. Deux doublages sont disponibles, comme souvent, japonais et anglais. Les deux sont très cartoonesques, mais ça reste plutôt bien dans l’ambiance.

Scénario : 06/20

Bon… Alors déjà l’histoire est globalement un immense plagiat de FFX avec les tributs / sacrifices et les amants maudits, et le jeu ne l’égalera jamais de près ou de loin en intensité émotionnelle ou en profondeur philosophique. Oui, c’est potentiellement passionnant de voir un monde si lobotomisé que sacrifier régulièrement des gens, souvent des enfants, pour le bien commun semble normal, d’autant qu’on est arrivé à un tel niveau d’endoctrinement que les gens y voient là l’honneur suprême, mais c’est tellement mal fait. Les protagonistes sont d’une naïveté ahurissante, et la faiblesse de leurs convictions est affligeante. Pareillement pour l’ancien héro légendaire ayant sombré dans la folie : c’est traité de façon bien trop clichée et superficielle. Et constamment le jeu vient faire des clin d’œil à Seiken Densetsu 3 et Secret of Mana, des illustres ancêtre jamais égalés ni dans leur fun, ni dans leur grandeur. Un jeu qui peine à exister pour lui-même.

Note Globale : 12/20

Passé les premières heures qui nous agitent des doudous nostalgiques avec un immense plaisir récréatif, passé la première moitié linéaire mais qui avait le mérite de faire découvrir le monde, les personnages et faire mumuse avec les classes débloquées au fur et à mesure, l’étendu du vide est saisissant. Le gameplay n’a pour ainsi aucune évolution au cours de l’aventure, la technique fait peine à voir derrière une direction artistique magnifique mais qui ne sauve pas tout, et surtout l’histoire peine à exister au delà de la nostalgie. Le potentiel est là, la saga pourrait rayonner encore aujourd’hui, mais visiblement les ambitions étaient trop limitées, et pas sûr qu’un nouvel essai ne survienne dans un avenir proche.

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Mr Wolff 2


Mr Wolff 2
2025
Gavin O’Connor

Neuf ans déjà depuis la claque Mr Wolff, qui fut un double succès, critique et commercial. Une suite a immédiatement été annoncée, d’autant qu’entre temps les deux frères têtes d’affiche ont vu leurs carrières décoller, Ben Affleck étant considéré par beaucoup comme le meilleur Batman de l’histoire, tandis que Jon Bernthal est devenu le Punisher où chacune de ses apparitions est une master class. Une suite particulièrement attendue donc.

Sortir de sa retraite fut fatal. Enquêtant sur des disparitions d’enfants et des meurtres qui y sont liés, l’ancien inspecteur Ray (J.K. Simons) va être froidement abattu. Par qui, pourquoi ? Dans ses derniers instants, il nota un nom sur sa main, un dernier S.O.S. : Christian Wolff (Ben Affleck), le comptable. Pour cette mission, il fera appel au plus dangereux des mercenaires, son frère (Jon Bernthal).

Le résultat est très perturbant, étant à la fois une grande réussite et un immense ratage. Exit le thriller d’action ultra percutant avec un scénario si solide qu’il impressionne jusqu’à sa toute fin. Ici, le scénario est poussif à l’extrême, un chaos archi brouillon aux poncifs éculés, allant jusqu’à nous ressortir une mafia mexicaine. On souffle fort. Mais à côté de ça, le duo de frère est touchant, drôle, conférant une vraie âme au film, nous offrant moult passages de simple découverte, des moments de vie, qui atteignent des sommets au niveau alchimie et efficacité. Que ce soit le speed dating ou chacune des discutions / sorties entre frère, tout est incroyable. En vrai, le film aurait dû être bien plus focalisé là dessus, poussant les curseurs à fond sur la comédie et l’émotion, car le reste à côté est tellement fade. Reste maintenant à savoir si conclusion de la trilogie il y aura. Au niveau sortie en salles, le budget ayant doublé pour atteindre les 80 M$, le score actuel inférieur à 110 M$ est une catastrophe absolue et devrait clore instantanément le débat. Mais en vrai, c’est à peine moins que le premier alors que la sortie fut éclipsé par des succès colossaux en face, ayant de justesse atteint la troisième place à sa sortie et ayant été éjecté du top 10 au bout de trois semaines malgré un bon maintient, et il faut rappeler que dans de nombreux pays dont la France, sa sortie fut directement sur Prime Video où en un mois (donc sans les Etats-Unis où il est sortie sur Prime après) il est déjà le second film le plus vu de tous les temps. Tout reste possible donc, mais espérons que le scénario sera meilleur ou que le focus sera davantage mis sur le duo.

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The Woman King


The Woman King
2022
Gina Prince-Bythewood

Si l’on étudie partiellement l’histoire du colonialisme, on aime à laisser entendre que les colonies se sont construites à partir de rien, où l’on a pratiquement sauvé des quasi animaux pour en faire de vrais humains civilisés. On appelle même ça le complexe du sauveur blanc, où l’on se persuade soi-même du bienfondé de ses actions car la culture à laquelle on est confronté est si loin de nos standards qu’on ne la comprend ni ne la considère même comme une réelle forme de culture, juste de la barbarie primitive.

Dans cette optique de nous apprendre ce que l’Afrique avait à offrir avant le colonialisme, le film va nous faire découvrir ce qui a été le royaume le plus riche de l’histoire africaine, le royaume de Dahomey. Une tribu très progressiste puisqu’elle avait fait des femmes Agojiés (dirigée par Viola Davis) leur fer de lance militaire, leur fierté locale. Plus encore, il existe la tradition du Kpojito où le roi (John Boyega) peut nommer une femme pour diriger avec lui. Ensemble, ils vont se dresser face à l’envahisseur blanc (Hero Fiennes Tiffin) et les traitres à leur cause.

Si on passe outre le niveau de romance un peu abusé avec le viol, l’enfant, le métisse qui cherche sa vraie nature, qui se doit forcément de pencher vers le Dahomey, ou encore le forçage abusé autour du colonialisme et « les blancs tous pourris », ce qui n’est certes pas une mince affaire et explique probablement l’échec critique et commercial du film hors Etats-Unis où la culture afro-américaine est très forte, eh bien le film est plutôt bon. On a une belle histoire très ludique, avec une jeune fille qui comme le spectateur, découvre cette culture, ces traditions, et va s’y épanouir. L’aspect communautaire fonctionne bien, les relations entre les personnages sont émouvantes ou inspirantes, et les séquences de combats musclées ne manquent pas. Avec en plus ces teintes très ocres et tout ce qui entoure le peuple du royaume, le film a en plus une belle identité visuelle. Une finesse digne d’un 36 tonnes pour tous ses messages politiques et féministes, mais au delà de ça, l’histoire est captivante et le divertissement est assuré.

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Ballerina


Ballerina
2023
Chung-Hyun Lee

Eh non, il ne s’agit pas du spin-off de John Wick, qui avec le covid et les reshoots s’est prit quelques années de retard puisqu’à l’origine il devait sortir avant le quatrième opus. Ce projet devait donc sortir après, mais il a finalement vu le jour avant, aidant peut-être pas mal à la confusion et sa mise en avant sur Netflix, n’hésitant pas à mettre côte à côte Bullet Train et Bullet Train Explosion, comme s’ils étaient liés alors que le second est un film japonais qui n’a absolument rien à voir. Bref.

Dans la nuit tourmentée de Seoul où s’adonnent les pires vices, Okju (Jeon Jong-seo) va découvrir horrifiée le suicide de son amie ballerine. La raison ? Un dealeur psychopathe qui l’a violé et filmé à son insu, la détruisant psychologiquement. En son honneur, elle va décider de rendre justice elle-même et partir en quête de ce monstre pour le tuer, loin de se douter de toute l’étendue de l’univers criminel qui l’entoure.

Le concept d’une vengeresse est gageur, les bases du scénario sont intéressantes, mais le développement est poussif et l’exécution maladroite. Si j’ai eu grand plaisir à retrouver la ravissante Jeon Jong-seo de l’excellent The Call, et qu’elle électrise toujours autant l’écran, ni les chorégraphies ni la mise en scène ne rendent correctement justice à l’action, toujours un peu brouillonne. De même, la cohérence global est mauvaise, montrant l’héroïne tantôt en difficulté en 1 V 1, tantôt pleinement à l’aise face à un hangar entier de truands. Pareillement, elle enquête péniblement et se prend des murs tout du long, pour finalement tout résoudre avec une facilité déconcertante en dix minutes à la fin. Un équilibrage à la truelle, pour du « divertissement » vite oublié.

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Vermines


Vermines
2023
Sébastien Vaniček

Encensé par la presse, encensé par les spectateurs et près d’un quart de million d’entrées pour du cinéma horrifique français, une performance exceptionnelle tant ce genre est quasi inexistant de par chez nous. Sorti dans les derniers jours de 2023, je l’avais alors zappé pour mon top, mais avec son arrivée sur Netflix c’était enfin l’occasion de le rattraper. Alors, vraie bonne surprise ?

Dans un quartier difficile de Paris où habitant rime avec délinquant, un gros teubé fasciné par tout ce qui est répugnant va ramener chez lui une espèce rare d’araignée du désert, apparemment très dangereuse. Et effectivement, elle va vite pondre puis répandre terreur et mort dans tout l’immeuble.

Pardon ? Ou quand le chauvinisme annihile toute forme d’objectivité. Sous prétexte que la gestion de l’horreur est plutôt réussie, que la réalisation est correcte et que les FX sont crédibles, on lui passe tous ses défauts. Déjà le côté banlieusard est lourd au possible, une avalanche de stéréotypes avec que deux blancs (Finnegan Oldfield et Jérôme Niel) qui se la jouent grosse racailles pour ne pas être en reste. C’est raccord avec le genre horrifique, mais ça fait très série B indigne d’une sortie en salles. Et comment ne pas parler du scénario, d’un niveau de connerie ahurissant, flinguant tout potentiel intérêt. Outre le double postulat abruti où des connards ayant constaté la dangerosité de l’animal décident tout de même de le vendre, puis l’inconscient qui ramène ça chez lui sans aucune précaution, il faut bien dire que tout ce qui suit est encore pire. Le paroxysme avec « nique la police » prouve que la sélection naturelle ne fait plus son travail, et suivre une telle brochette de merdes humaines est pénible, d’autant que justice ne sera pas totalement rendue, avec une morale affolante. Techniquement irréprochable, voir abouti, le film est en revanche un naufrage d’écriture, un calvaire à suivre. Si ça n’était pas français, les critiques auraient été, sans aucun débat possible, totalement assassines.

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Squid Game 3


Squid Game 3
2025
Hwang Dong-hyuk

Nous y voilà, la fin de la série phénomène Squid Game, trouvant là sa dernière partie, sept mois après la seconde, bien qu’en réalité la seconde et troisième partie auraient dû sortir ensemble tant l’intrigue est brutalement coupée en plein milieu. Un Squid Game 2 ô combien frustrant tant pas grand chose n’avançait, et la conclusion était donc attendue au tournant. Un final à la hauteur ?

Niveau histoire, on reprend exactement à la fin de la deuxième partie, alors que Gi-Hun a essuyé un cuisant échec et que l’inspecteur Hwang cherche encore et toujours la fameuse île. Les jeux vont alors reprendre, comme si de rien n’était, alors que les VIP s’apprêtent à arriver pour les derniers jeux. Quelqu’un pourra-t-il les stopper ?

Alors, que dire… Final « réussi », pour une série avec globalement un arrière goût de raté. Dans les bons points, on pourrait dire que le premier jeu (et quatrième de la partie en cours) est très réussi, avec un concept de portes qui fonctionne bien, et le design à la laser game est très bon, mais impossible de ne pas se dire que c’est un peu celui des billes de la première saison où la finesse s’envole, passant de perdre coûte la vie, à carrément les joueurs qui doivent se tuer entre eux. Il faut désormais se salir soi-même les mains, ce qui nous fait passer un cap dans la monstruosité. Un maître mot pour cette troisième saison d’ailleurs, avec le fameux bébé dont on ne pouvait que redouter l’arrivée. Eh bien son traitement, sans trop en dire, n’aura de cesse que de montrer l’aliénation ambiante, mais redorant quelque peu le personnage de Gi-Hun, que j’ai détesté dans la première saison, mais qui aura su faire son chemin de rédemption par la suite. On pensera aussi au trio de femmes formé dans le second épisode, comptant parmi les personnages les plus réussis et attachants. De même, pour une démarche si nihiliste, la série reste cohérente jusqu’au bout dans ses objectifs, ce qui est louable.

Place maintenant à tout ce qui ne va pas. Outre le quatrième jeu, qui dans ses tenants et aboutissants est une repompée du jeu de bille sans la finesse et l’horreur psychologique qui allait avec, y allant frontalement, les jeux ne sont pas foufous. En même temps, on reprend des jeux simples pour enfants, c’est l’idée, mais les limites sont de plus en plus flagrantes. Ensuite, l’effet waouh de l’univers se dissipe avec le temps, et les musiques si marquantes de la première saison sont bien moins utilisées, voir carrément absentes. Mais vient surtout le plus gros problème : les personnages. Mise à part le héros, aucun n’aura de développement digne de ce nom, et pour cause, quand on est mort, on ne peut plus faire grand chose. Mais dans l’interstice, on espérait des tentatives de rédemption, de la justice punitive, mais rien. La chaos règne en maître, personne n’en sort grandi, voir n’en ressort tout court. On pense notamment à 125, le frêle jeune homme constamment rabaissé, qu’on espérait voir se reprendre en main, mais qui au contraire va sombrer dans la drogue et devenir à l’image de celui qu’il haïssait. C’est brillant de nihilisme, mais en termes de développement de personnage, c’est catastrophique. De même, le désormais meme du gars le plus inutile de l’histoire n’est clairement pas surfait tant l’inspecteur Hwang est un boulet ne servant au final à presque rien. Et puis surtout, on pensera à 333, le père du bébé, dont on espérera constamment qu’il retrouve le droit chemin, voir qu’il s’en sorte avec 222, la mère, et qu’ils élèvent ensemble leur fille. Que nenni, il prendra constamment la décision la plus vile et la plus lâche, ne portant ses couilles que pour assumer d’être la pire merde de l’humanité. Magnifique… On pourrait aussi parler du rythme, puisque qu’en 13 épisode, les saisons 2 et 3 n’ont que six jeux, comme la première saison en 9 épisodes, et Hwang compressait alors son rôle et celui de la nord coréenne. Plus j’y pense et plus la première saison me manque, alors même que j’avais été passablement déçu (épisode 2 inutile, mérite des personnages inversement proportionnel à leur réussite, héro lamentable). La série ne mérite largement pas son succès, mais espérons que la suite / spin-off américain corrige certains défauts.

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Escape Game 2 – Le Monde est un piège


Escape Game 2 – Le Monde est un piège
2021
Adam Robitel

Après l’énorme succès du premier qui annonçait directement une suite, les choses n’ont pas traîné puisque à peine deux ans plus tard la suite sortait déjà, mais clairement trop tôt. Période terrible que la réouverture partielle des salles pendant la crise du Covid où tant de films – surtout les suites de franchises – s’y sont cassés violemment les dents, et celui-ci n’y a malheureusement pas fait exception : score divisé par trois au global, notamment hors Etats-Unis où la chute de 75 % en France est très représentative. Et pourtant…

Les deux survivants du premier jeu (qui n’ont d’ailleurs pas touché les 10 K$) vont partir en quête de justice, traquant l’organisation derrière leur escape game de la mort, sans se douter qu’en réalité, ce sont eux qui les traquent. Pensant les avoir retrouver, ils vont au contraire se retrouver à nouveau plongés dans un nouvel escape game plus retord, car reprenant uniquement des vainqueurs de précédentes éditions.

Le principe m’a un peu fait peur, traumatisé par l’injustice d’un Hostel II qui se torchait totalement avec son prédécesseur, annihilant tous les enjeux ultérieurs. Mais en fait, on est plus proche d’une approche à la Hunger Games 2, qui reprenait lui aussi de précédents vainqueurs pour faire une édition ultime, renforçant ce sentiment d’injustice archi frustrant qui sera donc l’enjeu principal. En revanche, vouloir retoucher à l’histoire du premier volet en rajoutant l’histoire de la fille de Deborah Ann Woll sonne comme opportuniste, permettant de recapitaliser un peu sur le seul membre un tant soit peu connu du casting. De même, cette fois la balance penche un peu plus vers un manque de réalisme avec les lasers dans la salle de la banque. Mais en dehors de ça, le film est une très bonne surprise, encore plus efficace et poussé que le premier jeu avec des salles encore plus imaginatives et abouties, pour un suspens haletant et un rythme particulièrement maîtrisé. Vraiment dommage que son échec relatif, tout de même plus de 53 M$ pour un budget de 15 M$, ait mis à l’arrêt la franchise, car le concept marche vraiment bien.

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