Gatsby le Magnifique

Gatsby le Magnifique
2013
Baz Luhrmann

Célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald publié en 1925, il a déjà connu quelques adaptations cinématographiques, mais clairement aucune avant lui n’ont eu l’occasion de réunir 105 M$ de budget, le cachet des acteurs y étant pour beaucoup. Gros succès surprise, le film ayant été jugé trop mauvais pour les Oscars, sa sortie avait été repoussée pour la période estivale des blockbusters, le présentant comme un film « pop-corn » avec une reconversion 3D. Une campagne saluée car récolter presque 350 M$ dans le monde n’était pas évident, d’autant que les 145 M$ locaux tiennent du miracle avec une sortie une semaine après Iron Man 3 et une semaine avant Star Trek Into Darkness.

Prenant place dans les moments fastes de l’Amérique du début des années 20, le film nous conte le passage passionné et inoubliable de Nick Carraway (Tobey Maguire), jeune diplômé aspirant écrivain, mais qui fut prit dans la vague capitaliste et insouciante de la finance, alors qu’à Wall Street le cours de la bourse s’envolait chaque jour. Une vie faite de mondanités, au fond assez banales et qui lui ont laissé un souvenir amer. De cette vie il ne retiendra que Gasby (Leonardo DiCaprio), cet énigmatique voisin dont la maison se transformait chaque soir en épatante soirée grandiloquente où toutes les personnes les plus influentes célébraient la vie, sans même connaître ne serait-ce que le visage de cet hôte tapit dans la foule, attendant en réalité l’amour de sa vie, Daisy (Carey Mulligan).

Plus que classique dans sa narration, le film nous conte une histoire qui semble tellement loin, d’autant que la surenchère de moyens, de couleurs et la mise en scène aérienne n’aident pas à s’en rapprocher, le côté surréaliste prédominant. Mais d’un autre côté, avec un tel casting (citons aussi Isla Fisher et Jason Clarke) et un Gatsby aussi énigmatique, on est happé par cette histoire. Malheureusement, bien que son passé soit intéressant, il n’est pas aussi incroyable qu’on aurait souhaité, la légende dépassant la réalité. Et même si son interprète est toujours excellent, son personnage saoule pas mal avec ses « vieux frère », tic de langage insupportable. Un Gatsby pas si « magnifique », une histoire d’amour bancale (sa revisite dans la seconde saison de Californication est largement plus forte), une époque qui nous échappe de par sa mauvaise représentation, une longueur mal réglée : le film n’est clairement pas bon. Une large déception au vu du tapage qu’il a généré.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.