Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
2011
Steven Spielberg

Tintin, oeuvre mythique d’Hergé qui aura passionné des gens du monde entier, en particulier Steven Spielberg qui s’en sera inspiré pour la saga Indiana Jones. Un premier projet cinématographique estampillé Tintin et réalisé par  Spielberg devait déjà avoir lieu en 1983, avant la mort de Hergé. L’idée reprit en 2001 mais une question se posait : acteurs live ou dessin animés ? Il est vrai que vu la qualité des production live française, le choix était suicidaire. Et finalement, grâce à une avancée technologique, le projet abouti avec le système de « motion capture », c’est à dire la reconstitution des expressions faciales d’un acteur sur un modèle 3D. C’est ainsi qu’est né Tintin…

L’histoire reprend plus ou moins fidèlement deux ouvrages de notre héros à la mèche rousse : Le Secret de la Licorne, évidemment, et aussi Le Crabe aux pinces d’or. Alors que Tintin (Jamie Bell) se promenait au marché, en compagnie de son fidèle fox-terrier Milou, il vit une maquette d’un très beau trois mats : la Licorne. Mais après l’avoir acheté, plusieurs hommes ont tenté de le lui racheter, qu’importe le prix. Etant un reporter et grand aventurier dans l’âme, il décida de mener l’enquête sur le mystère de ce bateau. Il trouvera en effet un indice caché dans un des mats. Ivanovich Sakharine (Daniel Craig), désireux de mettre la main sur le trésor indiqué par l’énigme, fait prisonnier Tintin et l’embarque dans un cargo en direction d’une troisième maquette contenant l’ultime indice. A bord du bateau, Tintin fera la rencontre du capitaine Haddock (Andy Serkis). Ensemble, arriveront-ils à percer le mystère de la licorne ?

Je suis personnellement un adepte des BD de Tintin, sans être pour autant un grand fan. D’un point de vu fidélité à l’oeuvre original, on peut dire que l’ambiance est respectée, à mi-chemin entre film policier et film d’aventure. Si les énigmes sont intéressantes, notamment grâce à l’excitation communicante de Tintin, le côté policier a tendance à plomber le film par moment car de manière générale, l’histoire n’est pas très solide ni riche. On se délectera bien sûr des âneries des Dupont/Dupond ainsi que des ruses de Milou et de l’alcoolisme chronique de Haddock. D’un point de vu graphique, on est très proche de la bande dessinée, les personnages sont très ressemblants, bien qu’on puisse croire à du live par moments grâce à une finesse des décors exceptionnelle. C’est surtout vrai dans des environnements riches de base, comme une ville, ou du moins autre chose qu’un cargo, de l’eau ou un désert. La 3D du film est utilisée de façon classique, à savoir donner une impression de profondeur mais toujours pas d’images qui sortent de l’écran. Mais globalement, on est ébloui par les graphismes. On a donc là une adaptation de très bonne facture qui bénéficie d’une grande richesse visuel et qui, grâce à une BD ayant fait ses preuves et le talant de Spielberg, prend de l’ampleur et nous offre une aventure épique.

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Le Complexe du Castor

Le Complexe du Castor
2011
Jodie Foster

Quand on veut que les choses soient bien faites, il faut le faire soit même. Et pour son troisième film en tant que réalisatrice, après 15 ans d’absence, Jodie Foster a voulu traiter d’un sujet fort : la déchéance d’un homme et comment il y fait face. Et pour redorer le blason de son ami Mel Gibson, elle lui confiera le rôle titre.

Comme dit précédemment, on suivra Walter Black (Mel Gibson), un homme effondré. Depuis deux ans, il a hérité de l’entreprise de jouets de son père mais tout ce qu’il a fait a entraîné la boîte dans une situation de quasi faillite. Sa femme (Jodie Foster), marre de traîner un boulet, lui a ordonné de quitter la maison. Son état affecte aussi ses deux fils : le plus jeune (8 ans) est presque un fantôme ignoré de tous et le plus grand, Porter (Anton Yelchin), a monté une affaire de triche. Mais tout changea pour Walter le jour de sa tentative de suicide. Il prit la décision de ne plus que parler au travers d’une marionnette de castor. Si cette thérapie laisse perplexe sa famille, elle fera néanmoins ses preuves et permettra de remettre son entreprise à flot. Mais peu à peu, Walter va sombrer dans une schizophrénie dévastatrice…

Voilà un sujet difficile à traiter car il faut conserver tout le sérieux et la noirceur possible. Et faire parler une marionnette de castor représentait un sacré risque comique et donc dévier du message principal : l’homme possède un mental d’acier qui fait que quel que soit le drame ou le traumatisme qu’on subit, si on en a la volonté, on peut tout surmonter. Mais pour réussir à faite passer autant de sentiments, il faut des acteurs capable de les porter. Et heureusement, le casting est très solide puisqu’en plus des trois acteurs sus-nommés, excellents d’ailleurs, on retrouvera la non moins talentueuse Jennifer Lawrence. Néanmoins, on pourra toujours reprocher au film d’être un tantinet lent et résolument trop sombre. Reste un beau film porter par un Mel Gibson bluffant.

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Power of Faith Episode I

Episode I

L’air est glacial et le sol est recouvert d’une épaisse couche de neige. Au fur et à mesure de ma marche sur ces terres inhospitalières, je sens mes forces me quitter. Et je ne suis visiblement pas le seul à l’avoir remarqué : cela fait presque vingt minutes qu’une meute de loup me piste. Heureusement, j’aperçois au loin une grotte où je pourrai me cacher.

Mais à peine m’étais-je posé que l’haleine putride d’un ours, visiblement affamé de ne pas hiberner, me prit au nez. Et quelle puanteur ! Mais comme j’étais trop fatigué, je me découpai le bras en échange du loyer. De toute façon, ça repousse en quelques jours grâce à mon pouvoir. Et d’après Nounours, c’est comme ça que je l’ai appelé, ça se digère très bien l’humain.

J’ai passé les deux semaines suivantes dans cette grotte, histoire de reprendre des forces et que mon bras, et après ma jambe, repoussent. Durant cette période, je buvais la neige fondue et mangeais les quelques animaux égarés (deux chauve-souris, un oiseau non-identifié et un rongeur bizarre). Pour mon départ, le ciel était dégagé et la chaleur reprenait ses droits. Et même si ce jour signifiait de reprendre ma quête pour sauver mon amour, j’avais entretenu une certaine amitié avec Nounours et se dire au revoir fut très dur. L’enlaçant une dernière fois, les larmes aux yeux, je lui fis un petit bisou sur la joue et lui laissa en cadeau l’amulette de Torman reçue en cadeau de la main du Roi en personne lors de la fameuse croisade de 2015.

– Merci Antoine pour ce talisman, je le porterai en ton souvenir.

– C’est moi qui te remercie Nounours, sans toi je serais probablement déjà mort.

– Et moi donc ! Elle a bien de la chance de pouvoir compter sur toi. Je te souhaite bonne chance pour ta mission.

– Adieu mon ami.

Puis l’instant d’après, je lançai une boule de feu dans le ciel pour appeler mon fidèle dragon Kirsh.

Je quittai donc l’Islande et me dirigeai vers la prison de la tour de glace du pôle. Je n’ai pas le droit à l’erreur sinon elle mourra. Son exécution est prévu pour bientôt. Mon plan était simple : casser une des vitres du troisième en vérifiant que personne ne s’y trouve, puis casser le mur de derrière, descendre en rappel jusqu’au rez-de-chaussée et enfin passer la porte des sous-sols. De là je libèrerai les prisonniers de niveau 1, casserai le mur de derrière et accèderai aux cellules où je pourrai la trouver. Malheureusement, on m’attendait… Tout se déroula comme prévu mais au moment de ressortir, les gardes les plus puissants étaient prêt à me cueillir. Mais je réussis à me cacher dans un renforcement du mur dans la salle de niveau 1 avec Alina. Nous y passâmes près de trois heures, le temps que les troupes se retirent. Passant par un chemin détourné, nous nous retrouvâmes dans une pièce circulaire protégée par quelques gardes et Christian Bale. Mais une ouverture possible me sauta aux yeux et…

« They say we’re young and we don’t know
Won’t find out till we grow
Well I don’t babay that’s true
Cause you got me and baby I got you
Babe, I got you babe, I got you, babe.

Debout les campeurs et hauts les cœurs ! Oubliez pas vos bottes parce que ça caille… «

Putain de réveil… Ah là là ! J’étais en train de faire un rêve super pourtant ! Tiens, ça me fait penser, est-ce vrai ? Je me mis à contracter très fort mon avant bras. Une chaleur monta progressivement et une flamme bleue tournoya autour. Un large sourire se dessina sur mon visage. Il fallu que j’en eus le cœur net… Après m’être levé du lit, j’ôtai le haut de mon pyjama et contracta fortement mes muscles du dos. Et comme prévu, deux grandes ailes bleu flamboyaient derrière moi.

– Pas de doutes, j’ai bien le pouvoir !

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Le Maître des sorciers

Le Maître des sorciers
2008
Marco Kreuzpaintner

Ya, ya genau. Das ist eine Deutsche Produktion. Le Maître des sorciers, ou Krabat en VO, est comme son nom l’indique l’adaptation du, apparemment très connu, roman Krabat écrit en 1971 par Otfried Preußler. Le livre fut déjà l’objet d’une adaptation cinématographique allemande en 1977, mais bon…

Krabat, en plus de signifier corbeau en allemand, est aussi le nom de notre héros. Le film se déroule en 1646 lors de la guerre de 30 ans en Allemagne. Le jeune Krabat, alors âgé de 14 ans (il a 16 ans à la fin mais 18 en vrai), est orphelin et va de ville en ville avec deux amis pour mendier. Mais une nuit, une hallucination parlant de corbeaux lui demanda de devenir apprenti dans un moulin. La misère, le froid et la famine le rongeant, Krabat décida de délaisser ses amis et d’aller au moulin. Sur place, en échange d’un toit et de sa nourriture, il devra travailler très dur dans des conditions épouvantable (neige, froid glacial, rations minimalistes, horaires interminables et bizutage). En plus de leur maître, onze autres apprentis vivent au moulin. Mais une fois son initiation finie, Krabat fut mit dans la confidence : leur maître est un sorcier. Il étudiera luis aussi la magie noire et apprendra à devenir fort, faire léviter des objets ou encore se transformer en corbeau. Mais derrière tout ça se cache une vérité bien sombre : chaque année un apprenti est sacrifié pour permettre au maître de survivre…

Maltraitance, froid, famine, esclavagisme, violence, réprimande, frustration et mort sont les maîtres maux de ce film résolument très sombre. N’espérez pas y trouver une étincelle de joie, une seule lueur d’espoir. Oh non ! En regardant un tel film vous subirez au mieux un profond malaise, au pire vous sombrerez dans un désespoir infini. C’est là la force des acteurs, même si le fameux Krabat semble avoir un palet dans la bouche, puisqu’on ressent avec eux cette joie, ce courage, cette volonté de vivre qui nous quitte. L’ambiance du film est incroyablement malsaine et ne ressemble à rien de connu. La qualité graphique est d’ailleurs à souligner tant elle donne une dimension dantesque à ce mal, cette présence maléfique qui nous oppresse. Véritable ovni cinématographique, ce film est un pur remède contre la bonne humeur. Oh gens infortunés, mourants asphyxiés, sachez reconnaître votre bonheur suprême face à la vélocité de l’adversité !

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Hercule

Hercule
1997
John Musker, Ron Clements

Il fut une époque où la Grèce était autre chose qu’une créance de 100 milliards et elle figurait même parmi les pays les plus important au monde. Le film se situe pour sa part dans la Grèce antique, alors que Zeus mis au monde un fils : Hercule. Mais Hadès, frère de Zeus (et Poséidon), désireux de prendre le pouvoir depuis toujours, a eu vent d’une prophétie selon laquelle dans 18 ans, si Hercule meurt, il régnerait sur l’Olympe. Il envoi alors Peine et Panique s’occuper du bébé. Pour se faire, ils doivent lui faire boire jusqu’à la dernière goutte d’un violant poison. Mais finalement, Hercule survécu et vivat en tant qu’homme des années durant. Mais sa force colossale lui fit se poser des questions et on lui révéla alors ses origines. Mais pour pouvoir retourner à L’Olympe, il devra faire ses preuves sur Terre pour récupérer son statut de dieu. Philoctete (Patrick Timsit), un expert dans l’art de former un héros, prendra en charge l’éducation de Hercule.

Hercule est l’un des derniers Disney à respecter l’antique tradition, à savoir une palette de couleurs très colorées et flash et des chansons à répétition. Mais malheureusement, la plupart du temps ce sera les cinq muses chantant du gospel. Un véritable supplice pour les oreilles… Pire encore, ces chansons n’apportent rien à l’histoire, bien au contraire : elles cassent le rythme du film. Dommage car la mythologie grecque est très riche mais elle est largement sous exploitée ici. Et si Hercule est un héros au fort capital sympathie, son arrogance et sa connerie nous empêche de pleinement le soutenir. Mais la palme du pire personnage revient à sa copine Megara très superficielle, allumeuse et nymphomane. Et bien évidemment, tout est prévisible du début à la fin. Et pourtant, la richesse du mythe et la qualité des décors recelaient un potentiel énorme ! Le film ne conviendra guerre plus qu’aux enfants ignorants et peu regardants…

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Power of Faith – Intro

Intro

Le bruit des sirènes retentit, les médecins sont en panique. Tout est flou autour de moi. Est-ce un effet secondaire de la morphine ? Je n’arrive pas bien à ressentir ce qui se passe, tout juste entend-je ce qu’ils se disent.

– Bordel, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
– Difficile à dire, on l’a retrouvé comme ça.
– Où ça ?
– Dans une ruelle. Et c’est pas tout… A côté de lui il y avait sept corps qui gisaient.
– Morts ?
– Plutôt deux fois qu’une, une vraie boucherie ! Un décapité, un autre la tête broyée, un les deux bras arrachés, mort vidé de son sang. J’en passe et des meilleurs !
– Et lui, on a quoi ?
– Jambe droite cassée, bras droit aussi avec hémorragie interne, multiples lésions crâniennes, côtes fêlées, brûlures aux mains et blessures de couteau aux bras et au ventre. Il a déjà perdu près de trois litres…
– Mais pourquoi on s’acharne ? Il va crever d’une minute à l’autre !
– Normalement oui mais ses fonctions sont stables.
– Mais comment est-ce possible ?
– On a déjà stoppé l’hémorragie et ses blessures ont cicatrisées.
– Mais qu’est-ce que… Ses yeux bougent !
– Arrêtez de gueuler comme ça, je suis pas sourd. Si je comprends bien je vais bien ?
– Restez assis monsieur, vous êtes fou !
– Elle va bien ?
– Qui ça ?
– La fille voyons ! A votre avis pourquoi j’ai fracassé ces types ?
– C’est vous seul ?
– Bon je perds mon temps ici moi…
Après un bref état des lieux je me rends compte qu’ils n’ont pas touché à mon portefeuille. Ainsi ils ignorent mon identité. Il est temps…
Avec une vitesse phénoménale, je me débarrasse de mes perfusions, puis, avec un puissant coup de pied, éjecte la porte arrière de l’ambulance, m’élançant dans les airs. Une aura bleue recouvre l’ensemble de mon corps et dessine deux immenses ailes flamboyantes de trois mètres d’envergure. Très vite je peux me cacher dans les nuages, me donnant l’occasion de me remémorer cette éprouvante journée.

Alors que je prenais tranquillement le tram pour la fac, je regardai paisiblement le paysage urbain défiler sous mes yeux. Soudain, une fille d’une vingtaine d’années, se trouvant dans une ruelle, fut violemment frappée au visage par un type peu inspirant. Puis il la bloqua par terre, le reste je ne pouvais que l’imaginer, le tram continuant à avancer. En quelques secondes j’aurai été à l’arrêt et il ne m’en aurai fallu guerre plus pour revenir sur cette scène de crime et peut-être sauver cette fille. Un contre un, pourquoi pas ? Il avait l’air certes costaud mais j’étais moi même musclé et j’avais fait sept ans de karaté. Des mots comme « folie », « danger », « mort » luttaient dans mon esprit contre des « non-assistance à personne en danger », « héroïsme », « devoir », « le bien ». Que faire ?
Je descendis finalement à l’arrêt, bien décidé à la sauver. Mais tout de même conscient du risque. Je prévins (en vain ?) un passant du probable danger de la fille, et prochainement du mien, et qu’il devait donc prévenir qui de droit (police et ambulance, sait-on jamais).
C’est donc le cœur vaillant que je courus au secours de la « princesse ». A mon arrivée sur place je trouvai effectivement la fille et son agresseur, prêt à passer à un autre niveau. Et dans l’élan de ma course, je lui envoyai le plus violent de mes coups de poing, lui fracassant le nez, la mâchoire, lui déchaussant quelques dents, et avec ma bague, lui arrachai une partie de sa joue gauche. Et avant qu’il n’ai eu le temps de tomber, je le relançai d’un violent gauche dans la poitrine, lui broyant probablement bon nombre de ses côtes. Et là, ce fut le drame…
Juste derrière se tenaient pas moins de six de ses copains, sortant déjà couteaux et autres canifs. M’emparant de toute ma colère disponible, je contractai le plus fort possible les muscles de mes bras et serrant mes mains comme un malade. Le premier s’avança vers moi, et avec toute la force que je préparais, je ramenai mes poings de chaque côté de sa tête avec une violence terrible, à tel point que mes mains traversèrent son crâne. Le deuxième n’eut pas le temps de comprendre que déjà mon coude perforait sa cage thoracique, stoppant net l’activité de son cœur. Puis d’un coup de pied je retournai le couteau du troisième en plein dans sa gorge et avec un second coup sa tête tomba par terre. Les quatrième et cinquième me prirent sur le côté, m’entaillant les bras puis m’enfonçant chacun leur lame dans le ventre. Et avec une force sans pareille, je me saisis desdits couteaux que je plantai entre leurs yeux. Puis, les ressortant de leurs cadavres, je tranchai les bras du dernier qui mit quelques minutes à se vider de son sang.
Et dans cet excès de rage, mon corps se mit à brûler d’un bleu vif avant qu’une vive douleur me fit exploser le bras et la jambe. Puis après, je me suis évanoui à cause de la douleur inouïe.
La suite, vous la connaissez.

N’empêche, je suis actuellement à quoi, 200 voire 500 mètres d’altitude ? Quoique, c’est nuageux par ici… J’ai peut-être dépassé le kilomètre, je m’y connais pas bien. Mais bizarrement, je ne souffre d’aucun manque de chaleur, cette aura bleue m’a en plus soignée toutes mes blessures. Classe ! Mais quand même, faut que je me trouve des lunettes d’aviateur, ça fouette les yeux la vitesse. Je fais quoi, du 200km/h ? Sans forcer en plus. Je vais peut-être tenter une accélération…
L’air s’engouffre dans mes cheveux les faisant virevolter (merde mon brushing !), mes joues se déforment, mes vêtements claquent contre mon corps, le son du frottement avec l’air m’explose les tympans. Pas de doute, je peux aller très vite !
Je me mis à penser à toutes les possibilités offertes par un tel pouvoir : tourisme, super-héros ou tout simplement des trajets quotidiens plus courts. Et ça tombe bien puisque je n’ai pas mon permis ! Je suis censé le repasser une troisième fois en novembre. J’ai bon espoir car mon meilleur ami Jérémy l’a eu lors de son troisième essai. Et puis pour les trajets cours, la voiture vaut peut-être mieux que les grandes ailes bleues, et puis c’est plus discret. Néanmoins, mon pouvoir me permettra de me rendre tranquillement dans des endroits plus isolés et attrayants comme la Lozère. Je connais une personne qui habite à 15 km de chez moi mais j’aurai plus de chance de la voir en Lozère, pourtant située 150 km plus loin. Je pourrai aussi m’envoler vers Paris et retrouver un autre de mes meilleurs amis : Willy. Tant de pouvoir, tant de possibilités et pourtant je suis seul. Si je me fais remarquer on me pourchassera, si on me découvre on me tuera et si j’en parle à quelqu’un je le mettrai en danger.
Ah, voilà le parc près de ma maison, je n’ai plus qu’à me poser, rentrer et réfléchir à tout ça. De toute façon, je ne maîtrise probablement qu’une petite partie de mon pouvoir et peut-être arriverai-je à œuvrer discrètement ?
Et malgré cette solitude et ce désespoir qui me gagnent, j’irai de l’avant.

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Sortilège

Sortilège
2011
Daniel Barnz

Contrairement à ce que certains ont dit ou pensé, ça n’est pas une transposition contemporaine du mythique film La Belle et la Bête de Walt Disney, bien qu’ils n’aient pas inventé l’histoire. Non, il s’agit de l’adaptation du livre Beastly de Alexandra Flinn.

Le film raconte donc comment Kyle Kingson (Alex Pettyfer), jeune beau, riche et arrogant, s’est fait maudire par une sorcière qu’il a rejeté. Elle le condamne donc à vie à être un monstre, affublé de multiples scarifications et tatouages. Son seul espoir est de trouver l’amour au delà des apparences et que cette personne lui dise « je t’aime ». Le tout dans un laps de temps de une année. Mais Kyle se retrouve rejeté par son père et vit cloîtré chez lui, ne sortant que le soir pour admirer en cachette Lindy Taylor (Vanessa Hudgens) pour qui son coeur bat. Mais un soir, il se retrouve témoin d’un affrontement entre le père de Lindy et des mafieux. Kyle intervient alors pour les sauver mais l’un d’eux fini par se faire tué par le père. Il confie alors la protection de sa fille à Kyle. La proximité arrivera t-elle à les réunir ?

Il est évident que l’histoire est largement inspirée de son aîné. On retrouve presque tout les codes entourant la bête avec la malédiction, l’arbre qui flétri et l’amour purificateur. L’histoire se révèle plutôt bien faite et touchante même si pas très plausible. Mais la grâce et le talent Vanessa Hudgens font qu’on arrive malgré tout à y croire un temps soit peu. A noter aussi le génialissime Neil Patrick Harris qui nous fait bien rire et qui vaut le détour. On a donc là une très jolie histoire d’amour certes mielleuse et irréaliste mais le casting est bon, la musique très belle et tout fini pour le mieux dans le meilleur des mondes. De quoi ravir les amateurs de romance.

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Atlantide, l’empire perdu

Atlantide, l’empire perdu
2001
Kirk Wise, Gary Trousdale

Pour une fois, Disney ne se contentera pas d’une simple adaptation d’un conte quelconque. On a le droit à une histoire originale axée autour de l’un des plus grands mystères de notre Terre : l’Atlantide. Une multitude de récits et écrits relatent un cataclysme ayant détruit une société largement plus développée qui aurait inspiré les civilisations et leur monuments, comme par exemple les égyptiens et leurs pyramides. D’aucuns pensent qu’un météore tombé à proximité aurait enfoui l’île sous une immense vague d’eau et qu’elle serait maintenant au fond de la méditerranée ou de l’atlantique. D’autres pensent que le phénomène de Pangée aurait fait dérivé leur continent et que le pôle sud est en réalité l’ex Atlantide.

Le film opte pour la fameuse grande vague, provoquée par la propre technologie atlante. Mais grâce au sacrifice de leur reine, le cristal, source de leur pouvoir, les protégea en enfouissant une partie de l’île dans les abysses de l’atlantique. Le film se poursuit au XX° siècle, avec le professeur Milo Thatch. Ses recherches sur le sujet lui font état d’un livre se trouvant en Island, le livre du berger, indiquant le chemin vers l’Atlantide. Mais bien évidemment, personne ne le prend au sérieux et il ne trouvera pas le financement pour son expédition. Mais fort heureusement pour lui, feu son grand-père, lui aussi passionné du mythe, a trouvé le livre et un de ses amis lui a promis de financer l’aventure. C’est donc Milo qui prendra sa place car ses compétences linguistiques lui permettent de traduire les écrits atlantes, faisant de lui un membre indispensable. Quels secrets recèlent les abîmes de la Terre ?

Il est difficile de bien se rendre compte si une pareille histoire est plausible. En revanche elle a le mérite d’être cohérente, solide et riche. Plus encore, elle se révèle très mature et est surtout clairement orientée pour les adultes avec de la violence, du sang, des morts. On esquive aussi les blagues les plus élémentaires, bien que le film conserve une part d’humour. Pas non plus de chansons débiles à déplorer mais au contraire des musiques sublimes et épiques. On notera aussi un casting vocal prestigieux avec Michael J. Fox (du moins son doubleur officiel) pour Milo ou encore Jean Reno et Patrick Timsit. Mais ce qui impressionne le plus c’est peut-être les graphismes. Les couleurs resplendissent, les personnages ont un design réussi bien qu’assez minimaliste, les jeux de lumière sont parfaits et les décors forcent le respect et rivalisent avec ceux des studios Ghibli. La ville de l’Atlantide rayonne et nous subjugue, de même que toute la technologie qui les entoure. Probablement le meilleur Disney de l’histoire, à égalité avec La Planète au Trésor, excellant tous les deux dans l’art de l’aventure. Dommage que ça soit si court…

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Ma part du gâteau

Ma part du gâteau
2011
Cédric Klapisch

Chaque film de Cédric Klapisch est un évènement couronné de succès au box office. Et celui là se taillera tout autant sa part du gâteau avec plus d’un million d’entrées. Néanmoins, les critiques furent beaucoup moins positives que d’habitude. A qui/quoi la faute ?

Histoire de faire un sujet d’actualité, il sera question de traders avec leur disproportion, leur égocentrisme et leurs répercutions alarmantes. On suivra donc France (Karin Viard), une ouvrière ayant perdu son emploi suite à la fermeture de son usine de Dunkerque, provoquée par des traders. Après une tentative de suicide réussie (le but étant d’attirer l’attention), elle partira à la recherche d’un job de femme de ménage à Paris (DSK où est tu ?). Elle finira par se faire embaucher par un très riche trader, Steve (Gilles Lellouche), qui lui demandera aussi de faire du gardiennage pour fils. Mais malgré leur statut social opposés (prolétaire – patron), une certaine amitié naîtra.

L’idée de base est assez mauvaise et horriblement cliché : la gentille fille pauvre, le riche connard. Et tout du long, on sera cantonné à ce problème. Du coup, tout est banal et prévisible, sauf la fin, mais qui se révèle d’un niveau de connerie hallucinante ! Et il faudra aussi faire avec une Karin Viard lamentable et qui en fait des caisses. Dommage car le film est plutôt sympa et le rythme est bon. Mais au final, le résultat est brouillon, incohérent et pas réaliste pour un sou.

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La Planète au Trésor, un nouvel univers

La Planète au Trésor, un nouvel univers
2002
Ron Clements, John Musker

Comme d’habitude avec Disney, point d’histoire originale mais à la place l’adaptation d’un conte très connu. Il s’agit ici du célèbre livre « L’Île au Trésor » de Robert Louis Stevenson. Le bilan du film est très contrasté puisque malgré l’acclamation de la presse ; qui juge le film comme l’un des, si ce n’est même le, meilleur Walt Disney de tout les temps ; sa sortie en salle fut catastrophique : 109.5 millions pour un budget de 140, soit le plus gros ratage financier de Disney. D’où vient ce décalage ?

Côté histoire, comme le laisse présager le titre, il s’agira d’une aventure futuriste, axée autour d’une mystérieuse planète censé garder les trésors du plus grand pirate de l’histoire. C’est du moins ce que raconte les légendes. Jim Hawkins fut bercé toute son enfance par ses récits. Mais un beau jour, la réalité va rattraper la fiction : un mystérieux inconnu s’échoua à l’auberge de la mère de Jim et, avant de mourir, lui légua une étrange sphère dorée qui se révélera être une carte menant à la fameuse planète. Et dans un dernier souffle de vie, l’étranger le mit en garde contre un cyborg dont le désir cupide est dangereux. Le docteur Doppler, ami de la mère de Jim et voyageur dans l’âme, décide d’y financer une expédition.

Depuis la fin des années 90, Disney a changé radicalement sa façon de concevoir ses films, qu’il destine désormais à toute la famille sans privilégier les enfants outre mesure. C’est comme ça que des films plus ambitieux et adultes tel que celui là ont vu le jour. L’histoire est beaucoup plus mûre, le héros (assez classieux et mystérieux) est lui aussi évolué et il réagit de façon posé et intelligente. Mieux encore, s’en est fini des chansons omniprésentes à la con, tout juste en aura t-on une petite mais malgré tout sympathique. Par contre, niveau cohérence il faudra repasser entre le froid et l’absence d’air propres à l’espace qui ne semblent pas déranger nos voyageurs. Mais c’est aussi une prise de partie : l’espace lui même est vu comme un immense ciel où certaines espèces d’animaux vivent. Il ne faut pas le prendre au sens littéral mais plus comme une idée poétique. Au niveau graphique, la pâte artistique classique est conservée, à savoir des personnages plutôt minimalistes – quoique parmi les plus travaillés du studio – et des environnements très beaux, voir ici éblouissants dans certaines scènes spatiales qui donnent lieux à de sublimes jeux de lumières. On assiste donc à un beau film intelligent et mature qui fait honneur à Disney, et plus encore, une aventure originale et prenante qui fait rêver.

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