Shooter tireur d’élite

Shooter tireur d'élite
2007
Antoine Fuqua

Un jour, le soldat Bob Lee Swagger (Mark Wahlberg (Very Bad Cop, Fighter)) est envoyé en mission au Maghreb. Il est tireur d’élite et est chargé de la surveillance d’un site stratégique. Mais la présence des États-Unis étant confidentielle, alors qu’un imprévu survient et qu’un combat éclate, Bob est abandonné sur le terrain et son coéquipier y perd la vie. 3 ans plus tard, une agence gouvernementale vient le chercher pour qu’il se charge de sauver le président, supposément menacé par un autre tireur d’élite qui annonce le tuer avec une portée de 1,6km. Mais tout ça n’était qu’un mascarade dont Bob Lee Swagger va payer la note…

Le film n’est pas qu’une brute de blockbuster américain comme on en voit une dizaine par an. Pour une fois, on a un vrai scénario amplifié par une mise en scène des plus efficaces qui nous offre nombre de rebondissements et de révélations, sans en oublier de mettre la dose d’explosions et de gun fight et autres courses poursuite. Le film est donc extrêmement rythmé et dynamique. La présence de Mark Wahlberg fait aussi un bien fou au film vu la qualité d’interprétation, de même que celle de Kate Mara. Il ne fait peu être pas ses cascades mais au moins, il y met tout son cœur et ça se sent. Un film d’action américain subtil, c’est une perle rare qui en vaut le détour.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Potiche

Potiche
2010
François Ozon

Voilà une affiche qui a de quoi faire très peur quand on sait que bien souvent, un défilé de stars sert à masquer un grand vide. En l’occurrence, il s’agit du scénario vu et revu qui accumule une quantité folle de clichés. C’est d’ailleurs le principe du film.

Dans une France des années 70, Fabrice Luccini est un PDG tyrannique qui se tape sa secrétaire(Karine Viard), sa femme Catherine Deneuve est une potiche, sa fille est une extrémiste et son fils un vrai-faux pédé communiste. Mais il va un jour tomber malade suite à une grève et il sera remplacé par sa femme. Ses nouvelles responsabilités et ses retrouvailles avec son ancien amant Gérard Depardieu vont lui ouvrir les yeux sur ce qu’elle est et ce qu’elle voudrai être.

Comme à son habitude, Fabrice Luccini est nul, ce qui se révèle être judicieux au vu de son rôle de tortionnaire. A noter que le film a été nominé 7 fois mais n’a reçu aucune récompenses, même pas celui du Gérard du plus gros cul pour Catherine Deneuve, qui pourtant l’aurai mérité. De manière générale, les performances ne sont malheureusement pas sans nous rappeler le théâtre avec l’outrance des jeux et certaines comiques empruntées à Molière. Mais encore une fois, c’est fait exprès. A en croire que Ozon est complètement fou… Le film est drôle et a son propre style mais qui ne plaira probablement pas à tout le monde.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Martyrs

Martyrs
2008
Pascal Laugier

Un martyr c’est une personne qui meurt pour sa religion. Donc déjà ça c’est raté puisque dans le film, c’est une personne qui meurt mais y résiste et a donc assister à l’au-delà. Niveau histoire, on suit deux filles Lucie et Anna. Elles se sont rencontrées dans un hôpital à l’âge de 10 ans alors que Lucie a été retrouvé mutilé sur une route. Cette dernière dit avoir subit moult tortures et est suivie par un mort qui lui veux du mal. 15 ans plus tard, elle croit avoir retrouvé les gens qui lui ont fait ça et décide alors de tous les tuer. Anna arrive sur les lieux désemparée et constate la boucherie démentielle. Elle est convaincu de la folie de son amie jusqu’à ce qu’elle se rende compte que la maison est construite sur un bunker renfermant une personne profondément mutilé. Mais c’est alors que l’organisation responsable du site arrive et fait subir le sort de martyr à Anna…

Si les première 30 minutes sont haletantes et riches en suspense, le reste du film n’est qu’horreur, violence gratuite qui ne fait que rendre mal à l’aise le spectateur qui non seulement aura du mal à soutenir certaines scène inhumaine, mais ni trouvera surtout strictement aucuns intérêts. Pire, le film s’achève sur le summum de l’atrocité. Pascal Laugier est coupable de la réalisation et du scénario et mériterai pour ça une place à l’asile. A moins d’être un véritable psychopathe avide de corps mutilé et vouant un culte à Hostel chapitre II, passez votre chemin.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Layer Cake

Layer Cake
2005
Matthew Vaughn

Tel un gros enculé de première, Daniel Craig (James bond) nous compte son histoire dans la mafia de la drogue à Londres. Il commence en nous expliquant à quel point il est balèze et que dans la vie, il faut un projet et s’y tenir. Il a d’ailleurs prévu de prendre sa retraite sous peu (eh oui a 37 ans). Mais avant ça, il a une dernière mission : refourguer à quelqu’un 1 millions de pilules d’extasie (ou dérivé) qui ont été volé. et en même temps, le grand boss prévois de faire sauter Daniel.

Bon déjà, faut s’intéresser un minimum à ce genre de film pour accrocher sinon c’est mort. Après, il faut pouvoir supporter un Daniel Craig arrogant, prétentieux et imbuvable. De plus, si la mise en scène est explosive, le film n’est pas exempt de temps mort. Pire, le film n’apporte rien d’original au genre. De toute évidence, le film a été sponsorisé par les Whisky Jamson, au vu de la quantité astronomique prise quotidiennement par l’ensemble des acteurs. De plus, on nous inflige une fin des plus mauvaise qui aurai largement mérité un razzie award du pire acteur pour Daniel Craig, qui n’a de toute façon aucun talent et s’évertue à le prouver à chacun de ses films. Heureusement, Matthew Vaughn a depuis réussi à rebondir de se bide (11M$) grâce à kick-Ass. A éviter donc…

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Dernier présage

Le Dernier présage
2007
Mark Fergus

Très petite production, le film à   néanmoins fait un sacré bide avec un peu moins de 0.4M$ dans le monde. Il a même fallut attendre avril 2011 pour le voir débarquer en France en direct-to-DVD. Et pourtant, le film propose quelques acteurs de taille avec dans le rôle principal Guy Pearce (La machine à explorer le temps, Memento) et dans des rôles secondaires William Fichtner (The Dark Knight, En pleine tempête) et J.K. Simmons (les Spiederman, Les Chèvres du Pentagone).

Le titre original du film est First Snow (ou première neige en français) ce qui est beaucoup plus subtil qu’en français. En effet, le titre nous dit d’emblée que quelqu’un va mourir alors qu’en VO, il s’agit d’une référence à quand et comment. C’est donc par hasard que la voiture Guy tombe en panne dans un trou pommé où il rencontrera un médium qui lui prédira avec exactitude plusieurs fait troublants. Il s’inquiète alors de la crise faite par ce dernier lors de la dernière prédiction et retourne le voir. Il lui annonce alors qu’aux premières neiges, il va inéluctablement mourir. Après avoir essayer par tout les moyens d’y échapper, Guy va ouvrir les yeux sur son destin et décider d’organiser l’après lui.

Si le scénario est très bon et les acteurs pas trop mauvais, le film souffre d’un rythme affreusement lent qui nuis gravement à l’éveil du spectateur. Le bilan est à ce niveau là très lourd puisque sur les 1h30 de film, seul les 20 dernières minutes valent le détour. Il faudra donc être patient pour ce film, tout ça pour avoir une fin triste. A réserver aux amateurs de drames psychologiques.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Red

Red
2010
Robert Schwentke

Red, n’a rien à voir avec la couleur rouge, il s’agit des initiales de Retraités Extrêmement Dangereux. Ces retraités sont campés par un quatuor de malade : Bruce Willis, Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren. Ils sont tous d’anciens membres de  la CIA et ils savent des choses qui ne doivent pas être divulguées. C’est pourquoi, Karl Urban est chargé de les tuer. Mais il va vite comprendre qu’il n’a pas affaire à des sous-agents, bien au contraire.

Bien souvent, un gros casting sert à combler nombres de vides. Mais pas ici, oh non. Action et humour sont au programme de ce film bien bourrin qui pourra compter sur de bonnes séances de gun fight, course poursuite et autres explosions en tout genre, le tout servi sur un lit de gags de bonne facture. Le film est rythmé et très divertissant. Malheureusement, on dénotera trop d’action et pas assez d’humour pour hisser le film au niveau de Night and Days. Très bon film malgré tout.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Hot Fuzz

Hot Fuzz
2007
Edgar Wright

Actuellement en salle dans Paul, le duo Simon Pegg & Nick Frost est devenu ce qu’il est grâce à Shaun of the dead et surtout Hot Fuzz. Le film nous offre une approche jamais vue du monde des policiers. Simon est sans aucuns doutes le meilleur policier du monde : taux d’arrestations record, travaille proprement, fait tout à une vitesse de malade et n’a pas peur de s’investir à 100% dans son job. Et comme toujours, les petits premiers, ça énerve. Londres décide donc de l’envoyer en pleine campagne pour qu’il décompresse. Mais dès son arrivée, il se rend compte que des jeunes boivent illégalement de l’alcool. Mais après un grand ménage, il va comprendre que la police est ici un tas de glandeurs dont le meilleur est Nick, bien qu’il soit un bouseux décérébré. C’est alors qu’il va devoir faire face à une série « d’accidents ».

Comme pour Paul, le duo nous livrent un scénario hilarant qui adore jouer sur l’absurde. Le film est vraiment à mourir de rire entre le sérieux de Simon qui va à 200 à l’heure et le village rempli de débile profond qui ne font que boire, manger et dormir. La mise en scène et les acteurs sont excellents et on ne s’ennuie pas une seule seconde. On nous gratifiera même de quelques rebondissements scénaristiques inattendus. Très bon film qui nous prouve le talent de Simon & Nick, qui ont même réussi à faire encore mieux avec Paul.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire

Raiponce

Raiponce
2010
Byron Howard, Nathan Greno

Depuis quelques années, Disney s’efforce de rendre ses films plus accessible aux adultes. Et force est de constater que la qualité de ces derniers augmente considérablement, grâce notamment à une forte diminution des chansons et à des gags plus évolués, mise à part le cafouillage de La Princesse et la grenouille.

Tout le monde connait à peu près l’histoire de la princesse à la chevelure si grande qu’elle permet de hisser quelqu’un au sommet de la tour. Ici, cette princesse, c’est Raiponce. A son plus jeune âge, elle fut enlevé par une vielle sorcière envieuse de son pouvoir. En effet, ses cheveux peuvent guérir et surtout, empêcher la sorcière de vieillir. A l’âge de 18 ans, Raiponce en a marre et décide pour la première fois de sa vie de sortir voir les lanternes lancées chaque année pour son anniversaire. Elle s’y rendra donc en compagnie de Flynn Rider, voleur pourchassé entre autre par Maximilien, un cheval de la garde royale.

Si l’histoire semble plutôt destinée aux enfants, elle est extraordinairement accessible aux adultes grâce à quantité de blagues et d’humour qui ne sont pas sans nous rappeler l’hilarant Kuzko.  Les dialogues de qualité sont aussi renforcés par de très bons doubleurs dont Romain Duris en prince charmant qui vaut clairement le détour. Le cheval Maximilien est une pure trouvaille avec son caractère mi-chien/cheval mi-homme. Le film est aussi d’une beauté à couper le souffle grâce à son budget pharaonique de 260M$, ce qui en fait la 3° plus grosse production de l’histoire derrière Pirates des Caraïbes 3 et Superman Returns. Les studios Disney se portent décidément très bien.

Publié dans Cinéma, Critiques | 3 commentaires

2012 : Supernova

2012 : Supernova
2011
Anthony Fankhauser

2012 est un sujet très à la mode en ce moment et il n’est pas étonnant de voir quantité de film foisonner à ce sujet. Voici probablement le plus mauvais d’entre eux. Tellement mauvais qu’à côté la version de Roland Emmerish semble un véritable chef-d’œuvre dont la qualité des acteurs n’a d’égale que celui du scénario impressionnant. Sa réalisation est aussi un émouvant hommage aux faux-raccords qui pullulent et tous plus flagrants les uns que les autres.

Si l’idée d’une supernova qui menace la Terre n’est pas si mauvaise, on ne peut pas en dire autant pour le reste. C’est bien simple, tout est collector entre le jeu des « acteurs », dont le plus connu est Brian Krause (Léo dans Charmed), et le coup de « hum qui c’est qui m’a attaqué ? », toutes les deux minutes « avez vous des nouvelles de ma femme et de ma fille ? » (Non bordel ! Elles sont tellement connes que dix kilomètres c’est pas faisable », « vite sortons de la voiture, on ira plus vite à pied ! », « je suis russe et j’ai un gros accent », « avez vous des nouvelles de ma femme et de ma fille ? », « Une tornade ? Vite entrons dans la maison en bois qui résiste miraculeusement aux tornades qui vont moins vite que nous en marchant. », « Arg, un gros séisme, la caméra bouge et on fait semblant d’avoir du mal à marcher droit », « Encore attaqué ? On aurai dit une femme mais je suis trop con pour le remarquer », « Ma femme et ma fille ? Va chier ! », « Partons dans l’espace sauver l’humanité », « C’était donc la chinoise ? C’est pas comme si c’était la seule femme, mais à part ça, ça va bien », « Oh non il est mort ! Mais non, surprise en mousse ! ». Vous l’aurez compris, ce film est clairement un nanar dans toute sa splendeur. Avis aux amateurs.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire

Tron l’héritage

Tron l'héritage
2011
Joseph Kosinski

28 ans après le premier, Tron revient pour une aventure épique riche en action. L’histoire, après un épilogue 7 ans après les aventures de 1982, est centré sur le fils de Kevin Flynn (Jeff Bridges) : Sam (Garrett Hedlund (Troie, Eragon)), alors âgé de 27 ans. Ce dernier s’est retrouvé dès ses 7 ans orphelin suite à la mort prématuré de sa mère (inconnue pour des raisons pratiques) et la disparition de son père. Mais 20 ans plus tard, l’ancien bureau de son père envoie un message à Alan (créateur de Tron) qui en parle avec Sam, qui décide d’aller voir ce qu’il en est. C’est alors qu’il se retrouve digitalisé dans un univers virtuel où il retrouvera son père, exilé à cause d’un logiciel appelé Clu qui essaye de rendre parfait le monde, ce qui inclus la suppression des ISO, êtres virtuel vivant sortant du néant. Et durant 20 ans, Kevin a patienté piégé dans son propre univers sans aucuns moyen de remédier à la situation. Mais avec l’aide de la dernière ISO, Quorra (Olivia Wilde (13 dans House, Cowboys & Envahisseurs)), ils vont tenter de sortir du monde par la porte ouverte par Sam.

Le titre du film est mal choisi car il n’a pas grand chose à voir avec Tron puisque celui-ci ne sera « visible » que 30 secondes. De plus, les univers des deux volets n’ont rien en commun entre le premier totalement virtuel avec des couleurs flash jouant beaucoup sur le bleu et rouge alors que le second est une réplique de la réalité en noir avec une ambiance gloque, le tout décoré par des néons soit rouge (méchants) soit blanc (« gentils » qui étaient en bleu autrefois). Du coup, la claque visuel n’est pas là, ou du moins pas autant que prévus. Si le héros semble excellent en se la jouant Bruce Wayne (Batman) qui a la classe, la masque tombera bien vite une fois entré dans le monde numérique. Le côté science-fiction est très bancale, surtout comparé à Code Lyoko, maître suprême des voyages numériques. On regrettera aussi le look de certains personnages comme Castor/Zhus. Même la bande son signée Daft Punk est moins bonne que celle de 1982 dans le sens où l’ambiance qu’elle dégage ne devrai pas correspondre au film, si ce dernier avait été un temps soit peu fidèle à son prédécesseur. Mais tout n’est pas si noir (sauf pour les décors sombre) grâce à notamment des effets spéciaux de très bonne facture et à de grosses scènes d’action. Si le film est un mauvais Tron 2, il reste un bon divertissement.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire