Gen V – Saison 2

21 mai 2026 0 Par Antoine


Gen V – Saison 2
2025
Michele Fazekas & Tara Butters

Alors que la série The Boys s’est achevée hier avec sa cinquième et dernière saison, je me devais de rattraper d’urgence la seconde saison de Gen V, bien qu’ayant été particulièrement dubitatif par rapport à la première cuvée. Un rattrapage d’autant plus important qu’à l’origine ce spin-off adolescent centré sur l’université Godolkin devait se poursuivre au delà du show principal, avec à minima une saison 3, finalement annulée, et peut-être que les intrigues allaient se rejoindre finalement. A l’heure d’écrire ses lignes, j’ai vu les cinq premiers épisodes de la saison 5 de la série mère, mais aucune trace de l’équipe B, et je vois mal comment les wagons vont être raccrochés.

Suite à la mort de l’acteur incarnant André, la saison a été complétement réécrite pour se centrer en partie sur lui, mort hors champ dans la série, devenant un nouvel enjeu de vengeance pour ses amis. Ainsi, Marie Moreau (Jaz Sinclair), Emma (Lizzie Broadway) et Jordan Li vont tant bien que mal essayer de se remettre de la trahison de Cate (Maddie Phillips) et Sam (Asa Germann) et réintégrer l’université, d’autant qu’un nouveau doyen, Cipher (Hamish Linklater) semble avoir plusieurs longueurs d’avance sur le groupe, enquêtant pour  Starlight (Erin Moriarty) et la résistance au sujet d’un mystérieux projet Odessa.

En voilà une sacrée remontada ! J’avais passablement été ennuyé par tout ce qui entoure le côté « jeunesse dépravée », et clairement la série a mis un sacré coup de frein, bien que gardant ce côté provocant parfois un peu gratuit, mais l’irrévérence est un peu moins lourde. On passe également beaucoup moins, voir quasiment plus du tout, de temps dans les soirée, et la présence de drogues est assez limitée, voir intelligemment utilisée pour une fois, montrant la détresse et l’instabilité. Les personnages gagnent en profondeur avec le temps, et la série maîtrise toujours autant l’art du spin-off avec des connexions toujours plus grandes avec la série mère avec plus que de simples cameo de la part de Firecracker (Valorie Curry), Sage (Susan Heyward), Edgar (Giancarlo Esposito), The Deep (Chace Crawford) ou encore A-Train (Jessie T. Usher), d’autant que l’histoire n’a rien de minime, ramenant carrément Godolkin (Ethan Slater) au centre de l’intrigue, bien que la fin soit carrément expéditive. Le scénario avance bien plus rapidement, le petit groupe entrant dans la résistance dès le premier épisode, et on sent que le budget a largement été revu à la hausse, plus généreux en scènes d’action. Quelques points me dérangent toujours un peu, comme une provocation parfois très puérile, une dénonciation / embrassement du wokisme cochant toutes les cases pour énerver des deux côtés, mais clairement cette seconde saison devient agréable à suivre, ce qui relève du miracle vu le départ et la mort d’un de ses meilleurs protagonistes.