Le Silencieux

Le Silencieux
1973
Claude Pinoteau

La Guerre Froide, ça n’était pas qu’une histoire américano-soviétique, le monde entier était touché. Enlevé par les communistes des l’est qui l’obligeaient à travailler pour eux depuis déjà deux décennies, un chercheur français, Clément Tibère (Lino Ventura), va être à nouveau kidnappé, par les britanniques cette fois. Pour gagner sa liberté, Clément va devoir dénoncer deux espions russes qui le retenaient jusqu’alors prisonnier, lui mettant à dos le KGB, prêt à tout pour lui faire payer cette délation. Prit en charge par les services français, il va vite comprendre que ces derniers sont des incapables notoires et qu’il ne faudra compter que sur lui même pour assurer sa protection. Une seule solution, se la jouer silencieux.

À peine le film commence qu’on est déjà perdu. Qui est ce Clément, pourquoi tout le monde le cherche, que lui veut-on, etc. Des questions qui trouvent peu à peu leurs réponses, certaines par déductions, mais l’une d’elles reste un mystère total : pourquoi n’y a t-il personne de compétent en France ? Sorte de running-gag, les services de protection français se font décimer comme des bleus, compilation de trisomiques autistes qui pensent que la menace russe est une vaste blague. Et puis bon, se remettre en question, même après une dizaines de morts, ça serait trop facile ! Ne reste alors qu’un homme seul face à une menace bien réelle, une aide encombrante, des pépins par milliers et une malchance ahurissante. Ça aurait pu faire une très bonne comédie, mais le film est plus terre-à-terre, simple film d’espionnage sérieux, transformant notre poissard en héros admirable qui se dresse face à l’adversité. Le côté espionnage n’est pas bien passionnant, mais le côté survie intéresse déjà plus et le combat qu’on nous raconte est relativement réussi.

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Le Feu aux poudres

Le Feu aux poudres
1956
Henri Decoin

Comme quoi, il ne faut pas faire confiance au premier venu. Grand baron du marché noir, notamment dans le trafic d’armes, Pedro croyait trouver un bon associé en la personne de Ludovic, mais il n’en est rien. Peintre de couverture, il se faisait passer pour un revendeur de tableaux de maîtres dérobés et revendus sur le marché noir, mais en réalité il n’est autre qu’un policier infiltré tentant de mettre un terme aux ventes d’armes illicites.

Classique coup du policier en pleine infiltration, le film avait à l’époque récolté près de deux millions d’entrées, probablement sur le seul nom du réalisateur Henri Decoin pour le moins productif. Il faut dire qu’en dehors d’un Lino Ventura en simple figurant, la plupart des autres noms du casting ne nous disent plus grand chose, et l’histoire n’est pas exactement palpitante. La restauration est en revanche de qualité, que ce soit pour l’image ou le son, mais on ne peut que regretter les choix de scénario. Le film perd un temps incroyable à nous décrire le milieu du marché noir, pour au final expédier dans le dernier quart d’heure la confrontation « tant attendue ». Dommage, il y avait mieux à faire.

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Le Chemin des écoliers

Le Chemin des écoliers
1959
Michel Boisrond

Ça n’est pas parce que c’est la guerre que l’on va s’arrêter de vivre. En pleine seconde Guerre Mondiale, Antoine (Alain Delon) va inventer un pieu mensonge pour passer un peu de temps avec son aimée. Prétextant des vacances à la campagne avec son ami Paul (Jean-Claude Brialy), il va en fait passer une semaine dans l’hôtel de passe du père de ce dernier (Lino Ventura). Un plan que son benêt de père (Bourvil) n’aurait pu deviner, mais c’était sans compter sur la maladresse de Lulu (Pierre Mondy) et ses coups tordus qui vont le faire partir à sa recherche.

Pendant cette sombre période, on aurait pu croire que le monde entier restait tapi dans l’ombre à espérer des jours meilleurs, mais le film nous montre un aspect très intéressant de cette époque : les gens heureux. Tout le monde ne crevait pas de faim, certains allaient au restaurant, s’offraient du champagne, se faisaient plaisir avec d’agréables compagnies et profitaient tout simplement du bon temps. L’école n’était pas fermée et d’aucun avaient même le luxe de prendre ça avec légèreté. Un choix d’axe surprenant, quasi achronique, mais après tout on peut rire de tout, le film joue habilement sur quelques quiproquos et certaines scènes sont sympathiques, d’autant plus avec un casting si prestigieux. Vite oubliable, le film est néanmoins divertissant et simple.

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Warcraft : le commencement

Warcraft : le commencement
2016
Duncan Jones

Sorti en 1994, Warcraft fut un bon jeu STR (Stratégie en Temps Réel) et remporta un vif succès, confirmé l’année suivante par la suite, puis amplifié de manière spectaculaire avec le phénoménal Warcraft III en 2002. Si depuis un nouveau jeu de stratégie se fait méchamment attendre, la franchise a connu un bouleversement en 2005 avec l’arrivée du plus célèbre de tous les MMO RPG, World of Warcraft. De par la richesse de l’univers et la popularité colossale dont jouissait les jeux, Blizzard voulait depuis longtemps en faire une adaptation cinématographique, et après moult tumultes c’est désormais chose faite. Les adaptations de jeux-vidéo sont souvent décriés, de cuisants échecs commerciaux, et vu les difficultés qu’à connu la production du film et l’ampleur d’un tel projet, appréhender le film sereinement n’était pas aisé, mais le film s’en sort avec brio.

Condamnés dans leur monde de désolation, le film raconte comment les Orcs sont partis en quête de nouvelles terres dans le royaume d’Azeroth, réussissant à créer un passage dans leur dimension grâce à une magie aussi puissante que destructrice : le Fel. Jusqu’alors les terres du roi Llane (Dominic Cooper) étaient en paix, mais cette fois la menace est aussi mystérieuse que d’ampleur inédite. Épaulé par Medivh le Gardian (Ben Foster) et Garona (Paula Patton), une esclave du camp adverse, mi humaine mi Orc, le chef des armées Lothar (Travis Fimmel) va tenter de repousser l’invasion.

Pas forcément l’idée la plus originale ou intéressante de l’univers Warcraft, la guerre des humains contre les Orcs possède ici un axe gageure : une narration à double point de vue, principalement ceux de Lothar, chef des armées humaines, et Durothan, chef des armées des Orcs, qui va peu à peu prendre conscience du caractère néfaste de la magie du Fel et de la folie de leur gourou. Deux personnages hautement symboliques et aux rôles qui se font écho, complétant un panel très riche dont on retiendra surtout Khadgar, l’apprenti sorcier gaffeur mais au potentiel incroyable, et plus encore Garona, l’atout charme du film. Non seulement très attirante de par l’éternel fantasme de la créature divine, son personnage est aussi des plus intéressants entre son passé inconnu, son statut bâtard et son importance au sein de l’aventure. Si l’histoire est un commencement un peu timide, la richesse de l’univers du matériau de base est formidablement retranscrit, bourré de clin d’œil pour faire plaisir aux fans sans pour autant se couper des autres. Ce qui fait que le film marche à ce point, c’est aussi grâce au visuel, à la fois spectaculaire et proche de ce à quoi on était habitué, délaissant le côté ultra-réaliste habituel pour du plus fantaisiste, chaleureux et coloré (les nains difformes en sont en bel exemple). C’est un déluge d’effets spéciaux tapageurs, à l’image de ceux des jeux-vidéos, et si ça détonne un peu au cinéma, cela confère au film une identité plus forte. Un début prometteur qui se doit de remporter un vif succès car la suite pourrait être colossale, et de ses résultats dépendent aussi l’avenir de la franchise vidéo-ludique, qu’on espère radieux.

Disponible en version alternative et vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=zoi4f_WN_cU

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L’Homme en colère

L’Homme en colère
1979
Claude Pinoteau

Actif jusqu’à sa mort, Lino Ventura essaya à plusieurs reprises des percées internationales en tentant sa chance à Hollywood, ou tout du moins dans des productions en dehors de la France, mais ça ne fut jamais vraiment concluant. Néanmoins, changer d’horizon permet de sortir un peu des sentiers battus et on pouvait s’attendre à un rôle moins redondant que d’habitude, mais il n’en est rien.

Faire sa vie c’est déjà dur, mais quand en plus on le fait en débarquant dans un pays étranger sans un sou en poche, on court droit dans le mur. C’est ainsi que Julien Dupré se retrouva à faire les passeurs pour des dealers canadiens, et suite à une altercation avec les forces de l’ordres tout le monde le cherche. Son père (Lino Ventura) va alors débarquer au Canada pour tenter de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard.

Dans cet espèce de Taken avant l’heure, bien dans l’esprit d’Un Justicier dans la ville, mais en moins sombre, on suit un père qui enquête sur la disparition de son fils. Il débarque dans le pays où son enfant à disparu sans aucune information et va enquêter en tapant dans la ruche, quitte à en provoquer quelque uns et en venir aux mains. Malgré son âge avancé et son état de santé visiblement plus au top, Lino Ventura joue invariablement un type sympa et bourru à qui on la fait pas, mais le cadre et l’ambiance changent de ses productions habituelles. Si l’absence d’accent ou d’anglicismes de la part des locaux choque beaucoup, se retrouver Outre Atlantique avec le style baba-cool post hippie change pas mal la donne. L’histoire est classique et pas forcément très intéressante, mais le film se laisse regarder, d’autant que la complice du héros (Angie Dickinson) est pas mal attachante.

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Action immédiate

Action immédiate
1956
Maurice Labro

Petit film d’espionnage de série B ayant malgré tout glané quelques 1,5 millions de spectateurs en France, le film nous raconte une histoire de matériau précieux. Développé en secret par on ne sait qui, une espèce de métal permettrait de faire des balles capables de traverser n’importe quoi. Chargé de négocier l’achat dudit produit pour l’armée française, Francis Coplan (Henri Vidal) va rater le coche, son fournisseur s’étant fait escroqué et les plaquettes du métal magique se sont volatilisées. Qui les a subtilisé ? Les russes, les allemands, un groupuscule dangereux ? Qu’importe, la France les veut et les aura.

Au temps pour moi, je croyais que les balles perforantes étaient une question de technique de moulage et de technologie, pas une question de matériaux. Ah bah si en fait, mais donc le film raconte n’importe quoi ? Oui, sans problèmes. Des agents doubles, des infiltrés de partout, des traîtres, des espions comme s’il en pleuvait, et bien sûr le héros est le seul qui voit clair dans le jeu de chacun, sa perspicacité n’a aucune limite, tout comme son charme et sa capacité à faire tomber toutes les femmes : une avalanche de clichés quasi hystérique. Alors forcément, ça cabotine, Lino Ventura fait encore un personnage tertiaire venant juste la mettre à l’envers à la fin, et le pire c’est qu’il faut attendre la seconde moitié avec le voyage en Italie pour que le film démarre un minimum. Même si on est nostalgique des vieux films d’espionnage, mieux vaut se tourner vers les premiers James Bond, tout aussi pauvres scénaristiquement, mais au moins autrement plus dynamiques et tapageurs.

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Douze heures d’horloge

Douze heures d’horloge
1959
Geza von Radvanyi

Dans le temps, la justice était des plus sévères, pouvant infliger jusqu’à un an de prison pour simple état d’ébriété en public, comme nous le montrait Tous peuvent me tuer, bien que le niveau intellectuel de l’exemple en fasse une preuve irrecevable. De plus, la vie en prison était loin du confort d’aujourd’hui, tendant à décupler l’envie de s’évader pour les prisonniers ayant écopé de lourdes peines. Serge, Albert (Lino Ventura) et Kopetzky avaient réussi à se faire la malle, non sans heurt, l’un d’eux ayant été gravement touché lors d’une fusillade contre les gendarmes, mais il ont un plus gros problème en perspective pour finaliser leur plan. Pour se mettre définitivement à l’abris, il leur faut réunir une grosse somme d’argent, et la trouver ne sera pas aussi simple que prévu.

Trois compagnons d’infortune mettent les violes et on suit leur cavale avec la tentative d’exécution d’un plan un peu fumeux. L’un récupère dans le bateau devant leur servir d’amnistie, un autre fait on ne sait quoi avec un chargement de moutons tout en se prenant le choux avec un nouveau pote très collant, tandis que le troisième joue les enfoirés à batifoler avec le grand amour du premier, comme la moitié de la ville en fait. Une multiplicité de personnages et de situations qui offrent un peu de diversité, mais pas une seule des histoire n’arrive à titiller notre curiosité. Le plan a l’air d’un beau bordel, le scénariste semblant vouloir saboter le film, et au final l’ennui l’emporte.

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Ces dames préfèrent le mambo

Ces dames préfèrent le mambo
1958
Bernard Borderie

Voilà un acteur dont la foisonnante carrière m’était jusqu’alors inconnue : Eddie Constantine, américain qui a réussi à s’imposer en France après un cuisant échec à Hollywood. Il campe ici Burt Brickford, un pauvre ivrogne simplet et sans ambition, mais parfais pour une mission de chasse au trésor selon un de ses amis. Ayant découvert une carte au trésor, promesse d’une grande fortune, il va l’engager en tant que capitaine sur le bateau de Paulo (Lino Ventura) pour mettre le cap vers les caraïbes et ramasser le magot dormant. Un plan sans accroc ? Rien n’est moins sûr…

Vous êtes sérieux les gars ? Une histoire de carte au trésor en plein XX° siècle ? Si l’histoire première prête à sourire de par son caractère achronique, ce qu’ils en font par la suite n’a aucun intérêt entre des règlements de compte de bac à sable, des histoires de séductions à deux sous avec des femmes objet qui tombent comme des mouches, ou le trafic qui arrive comme un cheveux sur la soupe. Les dialogues sont navrants, d’une bêtise terrifiante, et les acteurs qui les déclament sont d’un médiocre inquiétant. Le fameux Eddie Constantine est une parodie ambulante, grande gueule pas crédible une seconde que ce soit en tant que séducteur ou grosse brute, et le fait qu’il soit le seul possédant un accent achève notre patience. Une pseudo aventure de série B franchement désagréable.

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X-Men : Apocalypse

X-Men : Apocalypse
2016
Bryan Singer

Pas forcément la saga de super-héros la plus intéressante ayant vu le jour, les X-Men étaient jusqu’alors une déception tant qualitative que financière, figurant parmi les franchises les plus chères mais les moins rentables. X-Men : Le Commencement fut même un échec assez cuisant, alors même qu’il s’agissait du meilleur épisode ayant vu le jour. Puis c’est alors qu’un épisode changea la donne : Days of Future Past. Rassemblant les casting des deux générations grâce à une histoire à double temporalité, le film confirma le nouvel élan de la franchise démarré avec Le Commencement, et les recettes s’envolèrent enfin (748 M$ dans le monde). Cette fois la saga repartait sur de bons rails, et à l’annonce de l’adaptation d’un des arcs les plus mémorable du comics, l’excitation était à son comble.

On pensait tous que le gène X était une mutation découverte très récemment, mais en réalité dès l’Egypte antique certains mutants apparurent, comme ce fut le cas En Sabah Nur (Oscar Isaac), régnant sans partage sur le monde, jusqu’au jour où il fut trahi et enterré vivant, prisonnier du sommeil de sa phase de transfert (passant de corps en corps pour récupérer les pouvoirs des autres mutants). Malgré sa dangerosité, de nombreux adeptes ont perduré, et plusieurs milliers d’années plus tard son corps fut retrouvé et réactivé. Voyant l’état du monde et l’absence de suprématie des mutants, il va réunir une équipe pour reprendre possession du monde et en bâtir un nouveau à son image.

Personnage dérivé du mot apocalypse, qui signifie révélation, Apocalypto est bien à l’image de son personnage dans le comics, à savoir un être quasi divin capable de révéler le véritable potentiel des mutants en les amenant à la prochaine étape de l’évolution. Un fait particulièrement visible pour Angel, moins pour les autres, et en dehors de ce fait l’histoire ne suit pas du tout celle des comics, et ce qui est fait n’est pas si intéressant. On ne voit pas bien qu’elles sont les motivations d’Apocalypto, quel est son plan pour changer le monde, ses pouvoirs n’impressionnent pas et de manière générale il manque de charisme. Un manque de charisme qu’on retrouve chez la plupart des nouveaux arrivants, que ce soit Cyclope (Tye Sheridan), Jean Gray (Sophie Turner), Diablo (Kodi Smit-McPhee), Tornade (Alexandra Shipp) ou Psylocke (Olivia Munn). Heureusement, on retrouve Eric / Magneto (Michael Fassbender), Charles Xavier / Professeur X (James McAvoy), Raven / Mystique (Jennifer Lawrence),  le Fauve (Nicholas Hoult), un cameo de Logan (Hugh Jackman) ou encore Peter / Vif-argent (Evan Peters) qui nous régale une fois de plus avec une scène à haute vitesse, mais les nouveaux, pas très convaincants malgré la carrière en pleine explosion de leurs interprètes, ont tendance à prendre trop de place. Sachant que le prochain film prévu pour 2020 devrait être basé sur eux, c’est dommage.

Une histoire et des personnages décevants, mais le visuel spectaculaire auquel Bryan Singer nous avait habitué n’a pas le même impact, tombant dans la surenchère sans jamais offrir de scène vraiment mémorable en dehors de celle de Quicksilver. On note même un plan grossier, celui où Jean Gray  flotte dans les airs sur la fin, une incrustation sur fond vert particulièrement criarde. Beaucoup de scènes de combats, un sentiment de grandeur général, et globalement le film est très divertissant, mais entre des protagonistes et une histoire qui laissent dubitatifs, sans compter les problèmes chronologiques (personnages trop vieux par rapport à la première trilogie qui ne devraient même pas être nés pour certains, et le casting original n’a que peu évolué depuis Le Commencement, alors même que 20 ans se sont écoulés), on a du mal à se montrer enthousiaste.

Disponible en version alternative et vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=EUE2Grm4LFY

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The Boy

The Boy
2016
William Brent Bell

Avec une sortie mondiale et un budget très faible, les films d’horreur sont souvent de très belles réussites commerciales, et en voici l’une des premières de l’année. Habitué des films d’horreur, le réalisateur nous avait présenté il y a quelques années Stay Alive, l’un des plus originaux du genre où virtuel et réalité se mêlaient, faisant de ce nouveau projet une potentielle bonne surprise. Bousculant un peu moins les codes du genre, le film nous réserve tout de même quelques belles idées.

Certaines annonces manquent parfois de transparence. Engagée en tant que baby-sitter, Greta (Lauren Cohan) cru d’abord à une plaisanterie, mais non : l’enfant dont elle doit s’occuper n’est autre qu’une sinistre poupée à l’effigie de leur enfant mort. Profitant des vacances des parents et maîtres des lieux, elle va stopper ses activités de lecture, cours, repas et habillage de poupée, dénuées de sens. Des choses étranges vont alors se manifester.

D’apparence, le film est extrêmement banal et le cas est résolu en deux seconde : la poupée est hantée et elle veut qu’on respecte le programme, sinon ça risque de mal se passer. Deux questions principales se posaient alors, à savoir comment allaient réagir les protagonistes et qu’elle est la nature exacte de l’esprit frappeur. On se dit alors qu’il pourrait très bien s’agir d’un tout autre fantôme aux motivations inconnues, ou bien qu’on a affaire à non pas un mais plusieurs esprits. Les questions se bousculent tendis que le film dissémine les informations sans vraiment nous confiner dans des certitudes absolues avant la révélation. Sans parler de coup de maître, le scénario est plus intéressant qu’à l’accoutumée, les acteurs ne font pas série B et les effets horrifiques sont efficaces. Difficile de se rater avec une poupée effrayante dans un immense manoir glauque, mais le film le fait bien et trouve quelques idées originales.

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