UM2 unrated

Bienvenu !
Petite visite personnelle et humoristique de la fac de science de Montpellier, non sans rappeler un certain temple bouddhiste d’il y a quelques années. Bonne découverte à tous !

https://www.youtube.com/watch?v=OuWza_n9jZ0

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Kidon

Kidon
2014
Emmanuel Naccache

En dehors de Largo Winch, la carrière de Tomer Sisley est bien morne. Nouveau coup dur avec cette production israélienne qui, malgré la notoriété croissante de la part de Kev Adams occupant un rôle secondaire clef, n’a presque pas obtenu de diffusion, et encore moins de campagne marketing. Sans doute un éclair de lucidité tant le résultat est laborieux.

Inspiré d’une histoire vraie sur des agents du Mossad (services secrets israéliens) identifiés à Dubaï lors d’un assassinat, le film détourne quelque peu les faits. Ici, ils s’agit carrément de quatre agents du Kidon, unité ultra secrète embarquée dans une mission connue d’un seul homme : le numéro deux du Mossad, le vice-capitaine. Mais quand les visages des quatre agents vont fuiter sur les médias, un énorme couac administratif va semer la confusion alors même que des informations confidentiels sont sur le point d’être échangées.

Quand on veut se la jouer gros film d’espionnage aux intérêts colossaux, il faut en avoir les moyens. Avec son budget ridicule de 4 M€, le film n’a malheureusement pas pu faire grand chose. Quelques beaux décors, mais la réalisation est maladroite, probablement plombée par des caméras de piètre qualité, mais plus grave encore, le film ne compte qu’une seule scène d’action : un combat mou et horriblement voir pas du tout chorégraphié. Les acteurs sont mauvais, la construction du film brouillonne, et il y a surtout un manque de rythme quasi rédhibitoire. Le film n’en est pas pour autant inintéressant : son histoire est une sorte de puzzle gigantesque aux rebondissements innombrables, peut être trop d’ailleurs, mais ça a au moins le mérite d’être soigné, cohérent et ambitieux. Énorme potentiel scénaristique, mais l’amateurisme de la réalisation et le cadre indigeste réduisent quasiment tous les efforts à néant.

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La Crème de la Crème

La Crème de la Crème
2014
Kim Chapiron

Bêtement le genre de film tué par sa propre promo. Personnellement, après avoir vu la bande-annonce, je pensais pouvoir résumer le film en un trio arrogant qui joue les proxénètes dans leur université de bobos, le tout dans le vacarme continue des fêtes nocturnes. Oui, cela correspond à une partie du film, mais heureusement il ne se limite pas à la décrépitude humaine.

Dans la fameuse école HEC, meilleure école européenne de commerce, se trouve la crème de la crème, l’élite de demain. Pourtant, cela n’est pas suffisant à Dan (Thomas Blumental) et à son colocataire pour se trouver une copine. Si on représentait le marché du sexe comme n’importe quel autre marché, on dirait que leur côte est trop basse. Une idée va alors germer dans son esprit et celui de Kelly (Alice Isaaz) : et si on payait de jolie filles pour faire remonter la côte de clients en prétendant être leur cavalière ? Épaulés par Louis (Jean-Baptiste Lafarge), ils vont alors monter un commerce qui déviera de plus en plus vers le proxénétisme.

On pensait ce genre de choses réservées à nos confrères américains, mais c’est quasiment une plongée au cœur d’une de leurs universités que le film nous offre, faisant écho à ce modèle de perfection qu’est The Social Network. On y retrouve la course à la meilleure idée, le principe de castes, de clubs donnant accès à une reconnaissance infinie, ou encore tout ce qui entoure l’immense défouloir festif qui permet d’oublier le poids colossal de leurs études. Sans valoir son homologue outre-Atlantique, le film possède tout de même nombre de ses qualités, comme son casting très solide, son idée commerciale réaliste et intéressante (ici le principe rappelle un peu le vote des filles les plus hot avec leurs côtes Ra et Rb), son ambiance prenante ou encore son rythme maîtrisé. Le film est très drôle, pertinent et percutant, et possède en plus une bande son surprenante. En fait, peu de choses à reprocher au film, si ce n’est sa fin, un peu tronquée et trop surréaliste, dénotant à côté du reste. Comme quoi, le cinéma français n’est peut-être pas perdu.

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Présumé Coupable

Présumé Coupable
2010
Peter Hyams

Inexplicablement diffusé nationalement exclusivement en Espagne et en Italie malgré un casting plutôt connu (deux acteurs de séries très populaires, et surtout une vedette d’envergure), le film se présente comme un thriller sur un procès, chose classique au cinéma, surtout en l’état, mais quelques surprises viendront agrémenter le tout.

Toujours le métier le plus pourri au monde (dans le sens gangrené par des ordures), le film se centre sur un journaliste C.J. Nicholas (Jesse Metcalfe), prêt à tout pour faire sensation. Sa nouvelle proie ? Mark Hunter (Michael Douglas), procureur général et futur sénateur au nombre de victoire égales à son nombre de procès. Un taux de réussite parfait néanmoins récent, et le fait que cela soit systématiquement dû à une preuve ADN découverte en cours de procès l’intrigue, le poussant à croire qu’il fabrique ses preuves. Pour en être sûr, il va rassembler des preuves contre lui-même dans une affaire de meurtre pour porter le chapeau puis révéler la supercherie lorsqu’une preuve ADN serait présentée.

Bon, de base je crache à la gueule des journalistes, et en plus l’idée de se faire passer pour un meurtrier, risquer la peine de mort, tout ça pour démasquer une fraude et faire la une des journaux, c’était bien là les prémices d’un film de connard. Degré de sympathie initiale à zéro donc, même avec la petite Master de Dr House (Amber Tamblyn). Mais bon, la structure est solide, l’idée assez élaborée, et on fini par se prendre au jeu, d’autant que les acteurs s’en sortent bien. Puis vient la couille dans le potage qui fait plaisir, surtout que amplement méritée. Certes ça va loin, mais ça pimente les choses. Le problème, c’est que globalement le film est ultra classique, très prévisible. Un fait gênant qui nous empêche de pleinement apprécier ce jeu de magouilles, mais la fin vient contrebalancer cette conclusion hâtive en prouvant un degré supplémentaire de recherche scénaristique, imbriquant chaque détail pour une pirouette surprenante et particulièrement agréable. On reste dans du cinéma modeste, mais bel effort d’écriture.

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Hubert Marcheciel

Salutations !
Nouveau sketch disponible sur ma chaîne Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Oc2v7yidagw

Les plus attentifs remarqueront la ressemblance avec l’une de mes dernières nouvelles, Garden Man. Effectivement, la nouvelle a servi de base au sketch, mais pas plus que le roman « Ma vie contre la mienne » auquel le sketch fait quelques clin d’œil.

À partager sans modération !

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Hypnose

Hypnose
2000
David Koepp

Comme tout bon circonspect de la vie que vous êtes, vous avez sans doute plusieurs fois au cour de votre existence gloussé intérieurement en assistant à l’une de ces ridicules démonstrations d’hypnose qui pue l’arnaque et le publique soudoyé. Vous le savez au fond de vous : les pouvoirs paranormaux ça n’existe pas, pas plus que les fantômes, preuve de la grande crédibilité de certaines personnes qu’on envie pour leur vision optimiste.

Lui aussi moqueur par rapport à tout ça, Tom (Kevin Bacon) va faire une expérience des plus étranges lors d’une soirée sur ce thème. Après avoir eu de terribles visions pendant la nuit, il va se rendre compte qu’il voit désormais des apparitions d’un autre monde. L’une d’elle se fait très présente : Samantha (Jennifer Morrison). D’abord dubitatif et persuadé de sa folie, tout va prendre sens lorsqu’il fera appel à la sœur de Samantha (Liza Weil) pour surveiller son fils, lui aussi victime de ces visions, qui lui apprendra la disparition de cette dernière.

Le film est un véritable paradoxe. Malgré une sortie d’importance, un acteur principal d’envergure et un budget correct, le film a une apparence de série B. Même les films d’horreur récents au budget largement moindre arrivent à proposer une réalisation de standard classique, alors que celui-ci possède un aspect incroyablement kitsch. Les effets spéciaux ne sont pas géniaux et la mise en scène laisse à désirer. Pourtant, malgré l’aspect relativement conventionnel de son histoire, le film fait preuve d’un travail particulièrement méticuleux au niveau de son histoire, chaque détail ayant un sens, une importance, rien n’est laissé au hasard. Un soin très rare pour une production de seconde main, bien qu’on en prend conscience que tardivement. Pas spécialement original ni très recherché, pas effrayant pour un sou, le film est néanmoins cohérent dans ce qu’il propose, et il le fait assez bien dans le fond. Pourquoi pas, mais mieux vaut tout de même avoir un intérêt particulier pour le sujet.

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The Two Faces of January

The Two Faces of January
2014
Hossein Amini

Tout juste débarqué aux Etats-Unis avec quatre mois de retard, ce film à la sortie confidentielle reposait pourtant sur un casting solide, un cadre agréable, et le romancier dont l’œuvre est ici adaptée se charge lui même du film. Pourtant, le film a fini sa course avec un peu moins d’un million entrées dans le monde.

On a pas tous la même façon de régler nos problèmes. Pour Chester (Viggo Mortensen), trésorier responsable de la ruine de bon nombre d’américains très aisés, l’idée était de sillonner l’Europe en compagnie de sa jeune épouse Colette (Kirsten Dunst), allant d’un hôtel luxueux à autre, armé de faux papiers, espérant profiter longtemps de son pactole. Mais seulement voilà : un homme de main d’un important client de Chester vint réclamer son argent, énervant quelque peu le fraudeur, passant de escroc à assassin. Témoin de cette affaire, Rydal (Oscar Isaac), guide touristique avec qui le couple en fuite a sympathisé, se propose alors de les aider en les cachant à Chypre.

Aidé par une belle réalisation chaleureuse, pleine de couleurs et de vie, le film n’est pas aussi légers qu’il y paraît. Entre jalousie maladive et paranoïa aiguë, le film met en avant un Chester instable, inquiétant. Le monde semble tourner rond et paisiblement pour tous, sauf lui, en proie à la terreur, la folie et la violence. Il créé à lui seul une grande partie du suspense du film de par son comportement à la logique décalée, bien qu’établie, et on sent que si le film doit partir en vrille, ça sera de son dû. Les autres acteurs n’en déméritent pas, le fameux guide étant lui aussi un personnage trouble et intéressant. Le scénario est en revanche beaucoup plus plat, se limitant à un triangle amoureux en fuite. Mais le vrai problème vient du rythme, très mal dosé entre une amorce qui ne pose pas assez de bases, une développement ennuyeux et vide, puis la fin, traînante jusqu’à la conclusion, expédiée. Pour une adaptation, il est étonnant de constater une importance à ce point prédominante de la forme, mettant largement en avant les failles d’un livre qui paraît particulièrement chiant. Pas mal de bonnes choses, mais une telle histoire vaut-elle vraiment la peine d’être racontée ?  Je ne pense pas.

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Le Pactole

Le Pactole
1984
Jean-Pierre Mocky

Jamais carrière aussi importante n’aura été aussi insignifiante. Réalisateur d’une quarantaine de films, Jean-Pierre Mocky n’aura jamais connu le moindre succès critique et encore moins publique : aucun de ses films ne fut recensé au box office. On pourrait presque avoir de la pitié pour lui, mais quand il nous pond pareille insulte au cinéma, on aurait plutôt tendance à dire que c’est mérité.

Quasiment le point le moins mauvais et pourtant, le film nous raconte une énième histoire de flic ripoux, en l’occurrence Richard Bohringer. Marre de sa petite vie trop dure, il va décider un beau jour de braquer l’hyper marché du coin, y dérobant plus de sept cent mille francs, de quoi pouvoir voir venir. Seulement voilà, un mystérieux persécuteur vient perturber son bonheur. Patrick Sébastien (oui oui, celui là même) enquête quant à lui sur le fameux braquage.

De toute ma vie je n’ai jamais vu une direction d’acteurs aussi lamentable. Le film n’est pas parodique, il s’essaye même au drame avec la persécution et la folie, et pourtant les acteurs ne semblent pas être au courant. Ça déclame son texte en regardant la caméra, ça surjoue en permanence, et surtout ça ne sait pas jouer la comédie. Le panel d’émotions est en fonction des acteurs soit inexistant, soit forcé à l’extrême, donnant lieu en début de film à l’une des morts les plus bidons jamais vu, au point qu’on s’attend à ce que le gars se relève mort de rire la seconde d’après. Et c’est bien là tout le problème du film : on ne sait jamais à quoi s’attendre tant rien ne semble être fait exprès. Le hasard à l’état brut, improvisant le film dans son intégralité. C’est incroyablement bancal, incohérent, mou et ennuyeux. Rien ne saurait retenir votre attention, et je me demande encore par quel miracle j’ai tenu jusqu’au bout.

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Maléfique

Maléfique
2014
Robert Stromberg

Après le désastre du Monde fantastique d’Oz, Disney semblait avoir rectifié le tir avec son nouveau conte, délaissant l’univers gnangnan classique pour se plonger sur la cas de Maléfique, la terrible sorcière de La Belle au bois dormant sorti il y a 55 ans. Des critiques élogieuses, une place extraordinaire dans le box-office mondial (actuellement second de l’année avec 757 M$ au compteur) : de quoi sérieusement s’enthousiasmer. Pourtant, le film est en partie une déception de part plusieurs choix scénaristiques et artistiques malheureux.

On le sait tous : l’histoire originale consistait à suivre le combat du prince Philippe pour atteindre la tour du château où la méchante Maléfique (Angelina Jolie) retenait le corps endormi de la princesse Aurore (Elle Fanning), plongée dans un sommeil éternel dont seul un baiser pourra sauver. L’idée est ici de nous faire découvrir les origines de cette emblématique figure du mal, autrefois resplendissante fée ailée, protectrice du royaume magique de la Lande, qui fut trahie par celui qu’elle croyait être son aimé, le cupide roi Stéphane (Sharlto Copley, encore et toujours dans un rôle d’enfoiré).

Ah la la, quel gâchis ! On est pas passé loin d’un très grand film, des pistes excellentes ont été données, mais jamais pleinement exploitées, et plein de choses imparfaites viennent modérer nos ardeurs. Fait exprès ou non, l’aspect visuel du film est raté. Bien sûr, le design de Maléfique jeune est incroyable, de même que certaines scènes de vol, mais tout le reste sonne atrocement faux, dans les mêmes propensions que Oz : des couleurs largement trop flashy, des monstres qui puent les effets spéciaux bâclés, et l’aspect global est carrément cartoonesque. Mais le pire reste à venir. Alors que Maléfique est d’une beauté enivrante, que ces cornes et ses ailes lui octroient un charme fou et que comme son visiteur, on tombe amoureux, le scénario, pour tenter d’expliquer la malédiction jetée plus tard sur Aurore, va faire en sorte que ce dernier lui préfère l’argent et le pouvoir, chose irréaliste et incohérente. La méchanceté n’est jamais vraiment par la suite, ça n’est qu’une pauvre femme blessée victime d’injustice, et qui au final ne se venge pas. Elle se veut comme une mère pour Aurore, et cette logique connait quelques ratés en cours de route, tout cela pour recoller avec l’histoire de base, sentie comme un boulet qu’on traîne péniblement. Donc malgré des idées brillantes autour du personnage de Maléfique, l’histoire et les autres personnages, de même que le poids de l’adaptation, viennent alourdir et affaiblir le film.

Autre énorme gâchis du film : la princesse Aurore. Si on oubli, et il le faut de toute urgence, l’insupportable trio de fées servant de tutrices, son développement est une série de sans-fautes. Elle s’ouvre au monde avec une pertinence et une innocence magnifique, nous faisant presque verser une larme quand elle attrape affectueusement la main de maléfique, reconnaissant en elle l’être d’amour qu’elle est. Elle noue une relation extraordinaire avec le corbeau (Sam Riley) avec ce naturel à vous faire le cœur quand elle joue avec lui, son ange gardien, et lui faisant tourner la tête en lui rendant sa bienveillance. On sent en la petite phrase « comme tu es beau mon corbeau » l’étincelle d’un futur amour, qui viendrai encore une fois presque nous mettre la larme à l’œil quand ses yeux se posent sur sa forme humaine des années plus tard, quand leur différence d’âge devient presque acceptable, donnant une leçon de maître à toutes les précédentes tentatives de justification d’un amour de ce type (cf Jacob et Renesmée dans Twilight 5). Mais patatras : ça ne sera pas le cas, et l’amour est décidément bien loin dans ce film, même si cela permet une alternative au réveil qui – dans des conditions optimales et sans tous ces choix désastreux – aurait été bouleversante. Tout simplement rageant de voir une si grande partie de ce potentiel émotionnel noyé. Bien sûr, le film reste une grosse production divertissante, et Angelina Jolie resplendi dans son rôle plus profond que l’on pouvait espérer, mais malgré tous ses efforts le film n’a pas réussi à dépasser son statut de conte pour enfant, et c’est terriblement dommage.

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Poupoupidou

Poupoupidou
2011
Gérald Hustache-Mathieu

Certes star intemporelle qui gardera à jamais un statut de fantasme mystique pour certains, Maryline Monroe n’en reste pas moins morte depuis 52 ans, peu de gens l’ayant donc connu de son vivant (surtout qu’elle ciblait alors un public déjà adulte) et l’idée d’un film hommage par le biais de références pouvait laisser dubitatif. Et effectivement, au final on ne voit pas bien l’intérêt.

Convié chez le notaire pour la mort de son oncle qui lui confia son chien (mais que cet enfoiré a laissé sur le bas côté de la roule en plein blizzard), l’écrivain David Rousseau (Jean-Paul Rouve) croisa sur la route de Mouthe un brancard, qui ramassait le corps sans vie de la petite starlette locale Candice Lecœur (Sophie Quinton). Intrigué par sa beauté, il va commencer à s’intéresser à sa vie, aux raisons de sa mort. Une enquête va alors débuter, mais il n’est clairement pas le bien venu.

Une petite ville provinciale du Jura prise sous la neige : la décors idéal pour une enquête bien sale sur un petit lieu d’apparence tranquille mais qui va révéler de sombres secrets. Un romancier qui s’occupe de mener les affaires, c’est là une situation très classique, mais après tout certains films ont fait leur preuve par ce biais. Les acteurs sont plutôt bons, pas de soucis de ce côté là, la réplique de Maryline est attendrissante – encore que (et difficile de posséder toutes les références plus subtiles) – et l’investigateur est charismatique, bien que doublé d’un connard fini. Non, le réel problème du film vient de l’enquête, poussive et inintéressante au possible. C’est maladroit sans être drôle, c’est laborieux sans être difficile, et on se confronte à une censure mais sans la résistance qui va avec. Le film avance donc dans un rythme atroce sans qu’il n’y ait de logique dans la démarche, aboutissant donc à un thriller stéréotypé, dénué de suspense et d’enjeux. Le film n’est pas mal fait, au contraire, mais ce qu’il propose est trop conventionnel et pas suffisamment poussé pour attiser notre intérêt.

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