Warcraft III : Reign of Chaos

Warcraft III : Reign of Chaos
2002
PC

Après deux premiers volets sympathiques mais souffrant d’un manque d’originalité inquiétant, la saga Warcraft avait trouvé avec ce troisième jeu un nouveau souffle, au point de s’imposer en terme d’univers et de créer un intérêt colossal qui prit des propensions inespérées avec le célèbre MMO axé dessus : World of Warcraft. Mais avant de devenir un jeu de rôle, la saga s’était illustrée dans le domaine de la stratégie :

Graphismes : 12/20

Evidemment, dans le contexte actuel, le jeu est très laid tant son moteur 3D est dépassé. Et dans une période de transition entre les jeux de stratégie en 2D isométrique et la 3D, il est normal d’avoir des personnages aux visages un peu carrés et autres textures pixelisées. En revanche, il n’est pas normal de constater qu’il est nettement moins beau que Age of Mythologie, sorti la même année. Comme pour Starcraft II, il aura probablement été limité par son développement très long. Mais grâce à quelques effets lumineux agréables, des couleurs chatoyantes et un style certain, même si on notera une certaine redondance en ce qui concerne les environnement (forêts, plaines, grottes ou montagnes), le jeu reste aujourd’hui encore suffisamment joli pour ne pas lui en tenir rigueur.

Jouabilité : 18/20

Comme tout jeu de stratégie du genre, il se compose de campagnes représentant les races disponibles, qui se porteront au nombre de quatre : les humains, les morts-vivant, les orcs et les elfes de la nuit. Chaque campagne se joue de façon très différente et c’est d’autant plus appréciable. Le principe est de suivre une aventure en la vivant avec une race différente en s’axant principalement autour d’un héros, ou d’une héroïne dans le cas des elfes. Ainsi, soit on disposera d’une base, soit notre héros partira en formation accomplir une mission donnée. Dans tout les cas, il est impératif de faire combattre coûte que coûte son héros car si sa force n’excède que peu les soldats de base, chacun des dix niveaux qui lui sera possible de gagner décupleront sa force, sa vitalité et, must du must, lui accorderont des pouvoirs des plus impressionnant au point qu’un héros niveau 10 peut, avec seulement quelques recrues, mettre à mal une base entière ou réduire une armée en une seule attaque. Et avec une multitude d’équipement disponible, il a y a de quoi former un dieu de la guerre. Et chaque nouvelle race s’appréhende différemment et chaque héros possède des habiletés uniques et incroyables. Et malgré une difficulté assez corsée, le plaisir est immense. L’équilibre des forces est par contre très loin d’être optimal : les mort-vivants sont très lent au démarrage alors que les elfes sont à la fois les plus rapides et les plus résistant en ressources en cas de longue partie. On regrettera par contre le manque d’optimalisation des parties en ligne / LAN et des « parties scénarisées » aussi injouables.

Durée de vie : 17/20

On compte donc quatre scénario qui évoluent en complexité, difficulté et donc en temps. Ainsi, si les campagnes humaines se bouclent en 20-30 minutes, celles des Undead font plutôt 30-45 minutes, puis entre 35 et une heure pour les orcs et du 45-75 minutes pour ce qui concerne les Night Elf. Ça donne pas moins de 30 heures pour terminer l’histoire, un record. Mais malheureusement, aussi passionnante que soit l’histoire, le multijoueur n’est pas à la hauteur et ne viendra gonfler ce chiffre qu’amèrement.

Bande son : 13 ou 17/20

Les bruitages sont excellents et l’ambiance est parfaitement retranscrite aux oreilles. Mais en ce qui concerne le doublage, le résultat est très variable entre la version française et la version américaine. Et comme très souvent, le passage outre-atlantique n’est pas à la hauteur de son homologue. Il n’en reste pas moins que la localisation n’est pas mauvaise, mais comparé à l’excellence originale, ça choque. La traduction trop littérale passe souvent moins bien et la localisation manque de punch.

Scénario : 16/20

Aux vus de l’univers, on pourrait penser que rien n’a été inventé puisque toutes les bases de l’héroïque-fantaisie y sont. Le prophète, les races, le renversement du trône : toute la première partie est trop classique mais n’est heureusement que le prologue d’un tout plus vaste. La « burning legion » est aussi intrigante que charismatique avec les Dreadlord et le fameux Archimonde. Tout évoluera de façon très positive et poussée, et avec une mise en scène de qualité, cette histoire figure parmi les meilleures du genre.

Note Globale : 18/20

Jeu mythique qui aura suscité beaucoup d’intérêt et instauré des millions de fans qui se sont précipité sur le MMO dédié, le jeu n’est en rien surfait. Si son moteur graphique ne brillait déjà pas à l’époque, le jeu peut néanmoins compter sur une campagne des plus riches entre une durée défiant toute concurrence et un système quasi-parfait qui se réinvente à chaque chapitre. Assez classique dans la forme comme dans le fond, le jeu innove tout de même sur bien des point avec notamment le principe de héros, un élément de RPG qu’il incorpore avec génie. Pouvoirs jouissifs et missions jamais rébarbatives, l’esprit humains sera mit à rude épreuve pour sortir victorieux de chaque situation où patience et sécurité sont les maîtres mots. Dans son emballage un peu vieux et kitch, le jeu offre une aventure inoubliable qui n’aura malheureusement pas le multi qu’il mérite.

Publié dans Critiques, Jeux vidéo | Laisser un commentaire

Colombiana

Colombiana
2011
Olivier Megaton

Grande spécialité de la société EuropaCorp de Luc Besson, ses films d’actions sont plus ou moins réussis avec toujours cette notion de rythme, véritable marque de fabrique et gage de qualité. Quitte à foncer dans le mur, autant le faire le plus vite possible. Il officie d’ailleurs en tant que scénariste, chose qui avait particulièrement réussi pour l’explosif Taken.

Comme le titre l’indique, l’histoire trouvera ses racines en Colombie, terre natale de notre héroïne. Suite à des problèmes avec un trafiquant de drogues, la famille Restrepo se fait massacrée et leur fille de 10 ans survie de justesse en fuyant. 15 ans plus tard, Catalaya (Zoe Saldana) est adulte et a apprit l’art du meurtre avec son oncle et effectue quelques assassinats alimentaires. Mais son réel objectif est tout autre : venger ses parents.

La bande-annonce ne m’avait, à l’époque, vraiment pas convaincu. Et pour cause, que faire d’une énième histoire de vengeance ? Et sans acteurs reconnus, la curiosité n’était pas non plus tellement titillée. Mais finalement le début se montre des plus rassurants : pas de temps morts, une course-poursuite endiablée et une jeune actrice prometteuse, plus d’ailleurs que son homologue adulte. Puis le film s’enchaîne intelligemment et accumule les scènes fortes entre la discussion devant l’école et le premier meurtre. Le personnage s’installe avec une efficacité redoutable et on se prend de passion pour sa quête de justice. Le résultat manque bien évidemment d’originalité mais son rythme permet un divertissement de grande qualité pour les cinéphiles.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Les 100 plus belles femmes en images (Septembre 2012)

1 - Emily Osment

2 - Selena Gomez

3 - Cobie Smulders

4 - Katy Perry

5 - Jessica Biel

6 - Amanda Bynes

7 - Michelle Trachtenberg

8 - Ellen Page

9 - Emma Roberts

10 - Reese Witherspoon

11 - Olivia Wilde

12 - Kate Beckinsale

13 - Kristen Stewart

14 - Chloe Moretz

15 - Elizabeth Mitchell

16 - Shannen Doherty

17 - Jennifer Lawrence

18 - Emily Blunt

19 - Cécile de France

20 - Julie Depardieu

21 - Diane Kruger

22 - Emma Stone

23 - Keira Knightley

24 - Lilly Evangeline

25 - Gemma Arterton

26 - Vanessa Anne Hudgens

27 - Charlize Theron

28 - Emilie de Ravin

29 - AnnaSophia Robb

30 - Brooklyn Decker

31 - Rose McGowan

32 - Zooey Deschanel

33 - Madeline Zima

34 - Jennifer Aniston

35 - Maggie Gyllenhaal

36 - Anne Hathaway

37 - Astrid Berges-Frisbey

38 - Alyssa Milano

39 - Jessica Alba

40 - Brenda Song

41- Anna Popplewell

42 - Lauren Graham

43 - Kaley Cuoco

44 - Ashley Tisdale

45 - Kate Mara

46 - Kristen Bell

47 - Lindsay Lohan

48 - Isla Fisher

49 - Robin Tunney

50 - Katherine Heigl

51 - Alexis Bledel

52 - Hilary Duff

53 - Rachel McAdams

54 - Bryce Dallas Howard

55 - Elisha Cuthbert

56 - Zoe Saldana

57 - Amy Adams

58 - Penelope Cruz

59 - Teresa Palmer

60 - Jennifer Connely

61 - Michelle Rodriguez

62 - Michelle Monaghan

63 - Scarlett Johansson

64 - Sandra Bullock

65 - Julia Roberts

66- Jennifer Garner

67 - Kirsten Dunst

68 - Drew Barrymore

69 - Leslie Mann

70 - Jennifer Morrison

71 - Kate Winslet

72 - Natascha McElhone

73 - Rosario Dawson

74 - January Jones

75 - Sara Paxton

76 - Amanda Righetti

77 - Elizabeth Banks

78 - Megan Fox

79 - Halle Berry

80 - Natalie Portman

81 - Ali Larter

82- Audrey Tautou

83 - Miley Cyrus

84 - Léa Seydoux

85 - Katie Holmes

86 - Marion Cotillard

87 - Catherine Zeta-Jones

88 - Jennifer Love Hewitt

89 - Mélanie Doutey

90 - Jennifer Lopez

91 - Amanda Seyfried

92 - Sophie Marceau

93 - Noomi Rapace

94 - Virginie Eifira

95 - Monica Belluci

96 - Angelina Jolie

97 - Eva Longoria

98 - Kate Hudson

99 - Cameron Diaz

100 - Lisa Edelstein

Publié dans Classement | Laisser un commentaire

Top 100 des plus belles femmes (Septembre 2012)

Rang change Ancien rang Meilleur rang Prénom Nom
1 33 34 1 Emily Osment
2 0 2 2 Selena Gomez
3 3 6 3 Cobie Smulder
4 0 4 3 Katy Perry
5 0 5 4 Jessica Biel
6 -3 3 2 Amanda Bynes
7 0 7 5 Michelle Trachtenberg
8 0 8 6 Ellen Page
9 0 9 7 Emma Roberts
10 0 10 8 Reese Witherspoon
11 0 11 11 Olivia Wilde
12 0 12 11 Kate Beckinsale
13 0 13 13 Kristen Stewart
14 0 14 10 Chloe Moretz
15 0 15 12 Elizabeth Mitchell
16 0 16 9 Shannen Doherty
17 0 17 17 Jennifer Lawrence
18 0 18 14 Emily Blunt
19 0 19 11 Cécile de France
20 0 20 13 Julie Depardieu
21 0 21 16 Diane Kruger
22 0 22 15 Emma Stone
23 0 23 21 Keira Knightley
24 0 24 23 Lilly Evangeline
25 0 25 24 Gemma Arterton
26 0 26 25 Vanessa Hudgen
27 0 27 27 Charlize Theron
28 0 28 26 Emilie de Ravin
29 0 29 18 Annasophia Robb
30 2 32 30 Brooklyn Decker
31 -1 30 20 Rose McGowan
32 -1 31 21 Zooey Deschanel
33 0 33 17 Madeline Zima
34 0 34 22 Jennifer Aniston
35 0 35 23 Maggie Gyllenhaal
36 0 36 14 Anne Hathaway
37 0 37 30 Astrid Berges-Frisbey
38 1 39 28 Alissa Milano
39 1 40 34 Jessica Alba
40 1 41 35 Brenda Song
41 1 42 34 Anna Popplewell
42 1 43 35 Lauren Graham
43 7 50 43 Kaley Cuoco
44 0 44 39 Ashley Tisdale
45 45 Kate Mara
46 -1 45 33 Kristen Bell
47 -1 46 41 Lindsay Lohan
48 -1 47 42 Isla Fisher
49 0 49 44 Robin Tunney
50 1 51 50 Katherine Heigl
51 1 52 51 Alexis Bledel
52 1 53 52 Hilary Duff
53 1 54 53 Rachel McAdams
54 1 55 54 Bryce Dallas Howard
55 1 56 55 Elisha Cuthbert
56 1 57 46 Zoe Saldana
57 -9 48 43 Amy Adams
58 0 58 47 Penélope Cruz
59 0 59 49 Teresa Palmer
60 0 60 32 Jennifer Connely
61 0 61 37 Michelle Rodriguez
62 0 62 48 Michelle Monaghan
63 0 63 49 Scarlett Johansson
64 0 64 52 Sandra Bullock
65 0 65 53 Julia Roberts
66 0 66 61 Jennifer Garner
67 0 67 62 Kirsten Dunst
68 0 68 63 Drew Barrymore
69 0 69 69 Leslie Mann
70 70 Jennifer Morrison
71 -1 70 39 Kate Winslet
72 0 72 38 Natascha McElhone
73 0 73 57 Rosario Dawson
74 -3 71 43 January Jones
75 -1 74 60 Sara Paxton
76 -1 75 64 Amanda Righetti
77 -1 76 70 Elizabeth Banks
78 -1 77 71 Megan Fox
79 0 79 71 Hall Berry
80 0 80 74 Natalie Portman
81 0 81 73 Ali Larter
82 0 82 76 Audrey Tautou
83 -82 1 1 Miley Cyrus
84 84 Léa Seydoux
85 -7 78 65 Katie Holmes
86 -3 83 36 Marion Cotillard
87 -3 84 81 Catherine Zeta-Jones
88 -3 85 82 Jennifer Love Hewitt
89 -3 86 83 Mélanie Doutey
90 -3 87 78 Jennifer Lopez
91 -3 88 79 Amanda Seyfried
92 -2 90 80 Sophie Marceau
93 -4 89 89 Noomi Rapace
94 0 94 77 Virginie Efira
95 0 95 88 Monica Bellucci
96 0 96 90 Angelina Jolie
97 0 97 91 Eva Langoria
98 -7 91 81 Kate Hudson
99 -7 92 82 Cameron Diaz
100 -7 93 83 Lisa Edelstein
Publié dans Classement | Laisser un commentaire

Le Phare du bout du monde

Le Phare du bout du monde
1971
Kevin Billington

Souvent, le film n’est pas celui qu’on croit. Sa véritable origine est d’ailleurs très révélatrice et, après avoir vu le film, explique bien des choses : il s’agit d’une adaptation de Jules Vernes. Romans fantastiques, de science-fiction ou bien d’aventure, cette nouvelle épopée est bien différentes des autres.

Tout commence paisiblement sur une île rocheuse alors qu’un brave capitaine et son matelot viennent faire escale au phare pour attendre leur navire. Ils patientent donc avec le gardien du phare : Denton (Kirk Douglas). Mais soudain, le vent se mit à tourner et un voilier fit son apparition. Et alors que Denton surveillait le phare, les deux autres rendirent visite aux arrivants. Pirates fous et psychopathes, ils fendirent sur eux et les massacrèrent sans autre forme de négociation. Heureusement pour lui, la distance lui aurait permis de fuir, mais c’était sans compter sur le fait que leur accostage fut prémédité : ils savent pour Denton. Traqué, il devra se monter fort et rusé pour survivre. Ou faire n’importe quoi, ils sont de toute façon tous très cons…

Parler de déception serait un euphémisme hilarant. Tout commence assez bizarrement entre des personnages énigmatiques, un ton pesant, des musiques saccadées et une ambiance autant malsaine qu’envoûtante. Le spectateur sent qu’il va se passer quelque chose d’énorme. Puis les pirates arrivent et c’est un déchaînement de violence gratuite et sordide qui pèse d’une lourdeur infinie sur un Kirk Douglas au charisme prodigieux. L’homme seul et traqué par des chiens enragés, en voilà une perspective des plus réjouissantes et intéressante. On se retrouve à mi-chemin entre Seul au monde, Shutter Island et La Planète des Singes. Du très très lourd ( j’étais d’ailleurs parti sur une base d’au moins quatre étoiles) ! Mais chaque pas supplémentaire ne sera que désastre et désolation. Denton va se révélé d’une connerie hallucinante et rien ne viendra justifier la présence ni le comportement des intrus. Chaque décision prise va à l’encontre de toute notion de survie et de logique. Avec tant de bêtise et un rythme infâme, le film évoluera tristement vers le nanar… Ce qui s’annonçait comme un thriller psychologique exceptionnel va s’avérer être une vaste plaisanterie qui fera rire par dépit.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Août 2012

Statistiques 2012
mai juin juillet août
Nombre d’articles 24 29 34 26
Visites 535 815 590 466
Visiteurs 339 618 375 271
Pages vus 2545 3482 2675 1907
Nombre moyen de pages vus 4,76 4,27 4,53 4,09
Temps moyen passé sur le site 2min10 2min14 3min55 2min41
Taux de rebond 12,52% 6,99% 8,64% 11,16%
Nouvelles visites 59,81% 74,36% 61,19% 55,36%
Profil technique
Chrome 224 342 272 248
Firefox 179 262 170 118
Internet Explorer 59 126 87 54
Safari 46 58 35 34
Opera 7 12 8 3
Mozilla Compatible Agent 14 6 6 3
Android Browser 2 6 8 6
Opera Mini 1 1 1 0
Konqueror 3 0 0 0
RockMelt 0 1 0 0
sonyericsonk810i 0 1 0 0
IE with Chrome frame 0 0 1 0
Playstation 3 0 0 1 0
Trafic
Moteur de recherche 418 614 385 298
Site référent 87 140 160 146
Accès direct 30 61 45 22
Publié dans Statistiques du site | Laisser un commentaire

La Horde

La Horde
2010
Yannick Dahan, Benjamin Rocher

Comme le disait Sam Witwicky, « sous la carapace se cache la richesse ». Et bien ici, sous le classique et la misère se cache le plagia. Alors que le film commence douloureusement dans un univers policier avec les habituels discours aussi vides que le jeu des acteurs, on nous lâche d’emblée et dans la confusion la plus totale sur une histoire de vengeance. Un gang aurait, semble t-il, tué un flic, et une bande du service crie justice. Ainsi, une demi-douzaine de policiers cagoulés débarquent dans immeuble et réclament le sang des meurtriers. Mais tout va très très mal se goupiller : alertés par un concierge trop bruyant, les malfrats vont ouvrir le feu à travers la porte. L’un d’eux meurt sur le coup puis deux autres sont froidement abattus. Les trois restants seront quand à eux faits prisonniers. Mais alors que la séance de torture allait démarrer, d’étranges halos et d’énigmatiques grognements vont interrompre la réunion. Que se passe t-il ? Quelques minutes plus tard, l’un des guetteurs revient en mode zombie et s’attaque, mâchoire en avant, à ses amis. Trois chargeurs vidés dessus n’y font rien, il se débat telle une créature immortelle, jusqu’à ce que le chef sorte son fusil et lui fasse sauter le caisson. Mais qu’est ce que c’est que ça ?

Trop occupé à se lamenter sur les acteurs atroces et les dialogues pathétiques, le spectateur ne se doutait pas de ce qui l’attendait, et les scénaristes non plus d’ailleurs. Telle une perruque dans la soupe, on nous balance une invasion de zombies sans autre forme d’explication. Soit, c’est un choix audacieux. Par contre, le cerveau était-il obligatoirement à ce point en option ? Quelle meilleure place que le toit d’un immeuble ? La vue est dégagée, cela permet une évacuation en hélicoptère et l’armée peu nous repérer aisément. Vouloir quitter une place aussi stratégique ne devrait être qu’un cas d’extrémité majeur : se nourrir. Il faut en tout cas avoir un sacré plan pour tenter une sortie. Non ? Eh bien non : ils quittent le toit sans autres pensées que sortir. C’est malheureux un instinct de survie aussi dangereux… Le film contrebalance donc son casting ingrat et ses dialogues insipides par une histoire misérable. Le résultat est passablement grotesque…

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Peggy Sue s’est mariée

Peggy Sue s'est mariée
1987
Francis Ford Coppola

En voilà un titre pour le moins non-accrocheur, et accessoirement quasi hors sujet. Surtout que cette affirmation (« s’est mariée ») est des plus variables quand on prend on compte le thème du film : le voyage temporel. Il y a un certain suspense autour de ce fait marital et le titre n’en est que plus mauvais, mais bon…

L’histoire prend place en 1985, à la fête symbolique pour les 25 ans de la promotion du lycée de Peggy Sue (Kathleen Turner), qui s’y rend avec sa fille (Helen Hunt), qu’elle a d’ailleurs eu avec son petit ami de l’époque : Charlie (Nicolas Cage), de qui elle s’apprête à divorcer. La soirée classique par excellence où tout le monde se met en avant et déballe aux autres sa carrière infiniment supérieure, ou ses réussites familiales. C’est alors que prise de vertiges, Peggy Sue s’effondra par terre. Mais son réveil fut encore plus brutal : elle était retournée en 1960 ! Que faire ? Profiter des disparus, se réconcilier avec sa famille ? Et que faire de Charlie, le beau gosse qui s’est tapé un jeunette vingt ans plus tard ? Nouveau départ, nouvelle vie.

Un grand fantasme qui ne remonte pas d’hier : revivre sa vie, mais en se souvenant de tout, pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Le cadre très rétro ne change rien à la donne, c’est une expérience qui ne peut qu’être passionnante. L’immersion est excellente et si le décalage des deux époques a moins d’impact, l’effet est ressenti. Bien évidemment, pour être à peu près crédible à 18 comme à 33 ans, les acteurs approchent plus de la trentaine et cela se traduit par des lycéens plutôt attardés, mais cela est et a toujours été. Et avec un casting cinq étoiles, on l’oublie facilement. On notera d’ailleurs la présence discrète de Jim Carrey, pas encore connu à l’époque. L’idée de départ est donc bonne et est pas mal exploitée avec d’un côté des passages assez drôles, et de l’autre des moments plus émotionnels avec l’attendrissant Nicolas Cage qui joue les romantiques avec son cheveu sur la langue et sa maladresse perpétuelle. On reste dans du très classique, et donc pas spécialement original, mais on en apprécie chaque nuance, et un petit film mignon et léger, c’est toujours bon à prendre.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Bliss

Bliss
2009
Drew Barrymore

Pour son tout premier film en tant que réalisatrice, Drew Barrymore va s’attaquer au Roller Derby, mélange de sport de contact et course sur roller. Particulièrement présente dans les années 60, cette discipline très particulière fait son grand retour aujourd’hui et aura inspiré le livre « Whip it », dont le film est l’adaptation.

Celle qui nous plongera au cœur des rollers, c’est Bliss (Ellen Page), une finissante qui jongle entre l’école, son boulot de serveuse, et la passion de sa mère (Marcia Gay Harden) pour les podiums et autres concours de beauté auxquels elle l’oblige à participer. Mais alors qu’elle allait voir son tout premier match de roller derby fortuitement, elle se prit de passion pour ce sport féminin ultra-violent et décida de participer au recrutement. Excellente sur la vitesse, elle fut immédiatement prise. Mais comment vivre sa passion quand personne ne vous encourage, et pire, vous pousse à abandonner vos rêves ?

Le sujet est pour le moins original, d’autant que si le sport est reconnu aux Etats-Unis (et a même inspiré les films de science-fiction Rollerball), il est pour ainsi dire inexistant outre-Atlantique. Et quand on voit cette bande de brutes se foutre des coups de hanches et de coudes plus ou moins réglementaires, on ne peut que se prendre de sympathie pour elles. On notera d’ailleurs dans le groupe, outre la délurée Drew Barrymore en mode castagne, la désormais incontournable Kristen Wiig. Le concept marche bien et avec un entraîneur souffre-douleur un peu cinglé, on obtient un film sympathique et très frais. Un fois installé, le film n’évoluera malheureusement plus beaucoup et ne nous surprendra que très peu, de même que seules deux équipes s’affrontent à l’infini, mais le résultat reste très divertissant et le charme de Juno n’a rien perdu de sa superbe.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Un jour

Un jour
2011
Lone Scherfig

Comme près d’un film sur deux, on se retrouve une nouvelle fois face à une adaptation d’un roman : le best-seller éponyme de David Nicholls, d’ailleurs au centre du film puisqu’il en a écrit le scénario. On pourra néanmoins se rassurer un tant soit peu en apprenant que le succès du livre se fit sur la durée.

L’histoire reposera sur une romance des plus classiques : deux meilleurs amis. Leur rencontre eu lieu le 15 juillet 1988 alors qu’ils terminaient leurs études. – Les acteurs avaient sept et six ans mais bon… – Ce jour là, au lieu de coucher ensemble, Emma (Anne Hathaway) et Dexter (Jim Sturgess) ont décidé de devenir amis. Une bêtise qui leur coûtera très cher puisqu’il sont en fait amoureux et que Emma va enchaîner les boulots de merde et renoncer à ses rêves tendis que Dexter va sombrer dans toutes les formes d’addiction en plein méandre télévisuel. Mais qui sait, peut-être qu’un jour…

L’histoire nous balance trois gros clichés d’emblée : « les hommes sont des lâches immatures », « les femmes sont connes et ne savent pas ce qu’elles veulent » et « l’amour entre amis est toujours plus fort ». C’est du vu et revu à l’infini. Au moins, la structure est intéressante : le film ne nous raconte qu’une journée par an, le 15 juillet. On regrettera par contre que les changements physiques dus à la vieillesses soient si peu convaincant. Reste le couple Anne Hathaway / Jim Sturgess tant esthétique qu’efficace. Si le film trouve clémence à nos yeux, c’est principalement grâce à leur charme et à leur talent, et certes aussi grâce à quelques rebondissements et une fin intelligente. Le passage de pommade est utile et donne une touche poétique qu’il manquait depuis le début. Ça n’excuse pas la quasi absence d’originalité mais force est de reconnaître que le film est plutôt solide et que si on passe outre l’habituelle bêtise amoureuse, l’histoire vaut le détour.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire