Men In Black III

Men In Black III
2012
Barry Sonnenfeld

Après dix ans d’absence, les Men in Black reviennent enfin, malgré de grosses difficultés. En effet, le tournage avait commencé avant même la fin de l’écriture du script qui avait du mal à justifier un retour dans le temps, qui, aux origines, constituait le seul scénario… Mais après tout, certains grands films ont eux aussi eu des problèmes techniques et la saga a un réel potentiel que les 215 millions de budget du film pourrait très bien réveiller.

Après avoir sauvé la Terre par deux fois, J (Will Smith) et K (Tommy Lee Jones/Josh Brolin) sont confrontés à une nouvelle menace : Boris l’animal. Ce dangereux alien avait tenter dans le passé de détruire notre planète avec ses congénères. Et à l’époque, K l’en avait empêché puis mit en prison avec en souvenir un bras en moins. Mais aujourd’hui, il a réussi à s’échapper de sa prison et a utilisé une machine à voyagé dans le temps, normalement prohibée, pour retourner en 1969 et tuer K avant les évènements. Et du jour au lendemain, en allant tranquillement au boulot, J apprend de par O (Emma Thompson/Alice Eve) que K est mort depuis plus de 40 ans. Pire encore, ceux de l’espèce de Boris arrivent sur Terre pour nous exterminer. J devra remonter lui aussi le temps pour sauver K et toute l’humanité.

Avec un second opus passablement mauvais, l’excitation de revoir nos hommes en noir est égale à la crainte de revoir la saga sombrer. Les premiers instants laissent eux mêmes une impression mitigée entre un nouveau méchant cliché mais stylé et une évasion classieuse mais débile, bien que drôle. Mais finalement, cette nouvelle menace va se révélée être de loin la plus intéressante et avec un ambassadeur on ne peut plus charismatique que les précédents. De même, les deux premiers films n’avaient pas spécialement brillé par leur histoire. Or ici, on se surprend à constater un scénario plutôt bien ficelé, intéressant et solide. Mieux encore, on sent une profondeur jamais atteinte jusqu’alors. Le saut dans le temps est une double réussite puisque le K jeune surclasse son homologue et l’époque est sujette à des blagues de premier choix tant efficaces que fines. Mieux encore, le film est plus centrée sur le personnage de Will Smith permettant ainsi de constater toute la dimension de son talent. Et cerise sur le gâteau, le film accueil un personnage surprenant : Griffin. Extraterrestre capable de voir le futur et les différentes réalités, il donne au film plus d’émotion que l’on aurait jamais espéré, avec aussi des scènes très drôles mêlées avec cette nostalgie empathique qui le caractérise. Et avec son budget colossal, le film se donne enfin les moyens d’être graphiquement agréable avec une réalisation à la hauteur de l’évènement. On s’attendait à une nouvelle déception ou au mieux un film sympathique mais tout les spéculateurs vont tomber de haut. Men In Black III aura su sublimer tout ce qui avait fait le succès du premier et balayé les erreurs du second. Une réussite aussi inattendue que spectaculaire !

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MIIB

MIIB
2002
Barry Sonnenfeld

D’après la fin de Men in Black, l’un des deux héros du film prend sa retraite, mettant ainsi un terme aux aventures de nos agents. A l’heure où le troisième opus sort, la question de la légitimité d’une suite se posait déjà lors de ce second film. Mais avec 589 millions $, la logique laisse place à l’appât du gain. Et généralement, ça se fini très mal…

Comme l’annonçait la fin du premier film, J (Will Smith) est désormais seul depuis le départ de son ami et collègue K (Tommy Lee Jones). Ses prétendants-partenaires défilent et craquent rapidement tandis qu’il se donne à fond dans son travail et cherche à combler le vide laissé par K. C’est alors qu’une extraterrestre débarqua sur notre planète pour y chercher la lumière de Zarka, supposément ailleurs depuis le rejet de son accueil. Mais il semblerait bien qu’elle soit sur Terre. Pour mieux appréhender cette situation et résoudre l’énigme, il n’y a qu’une solution : retrouver le Men in Black s’étant occupé de l’affaire une trentaine d’années auparavant, K.

Le force du premier film était son univers riche et décalé empli d’un humour percutant et d’un style fort. Mais si le style n’a pas changé, ce qui veux aussi dire une réalisation mauvaise, le reste ne suit pas. Si le début recèle quelques scènes intéressante sur J, l’histoire est anecdotique, débile et passablement chiante. Tout ce qui entour la méchante est lamentable entre des personnages secondaires atroces et des animations honteuses. Pour ce qui est de l’humour, le niveau s’effondre et atteint des profondeurs abyssales. Pire encore, le film tarde à démarrer et son rythme est souffreteux. Tout simplement mauvais. Heureusement, le duo de choc fait son grand retour et maintiennent quelque peu le film. D’autant que la sympathique Rosario Dawson prête main forte, même si cela se fait au détriment de la doctoresse-mortuaire. On retrouve donc l’essence de ce qui faisait la force et le charme du premier mais avec un niveau intellectuel à la ramasse et une histoire exécrable. On tombe de haut et méchamment !

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Men in Black

Men in Black
1997
Barry Sonnenfeld

Incroyable phénomène, Men in Black avait méchamment squatté les conversations dans les cours d’écoles. A tel point qu’au même titre qu’un jeu Super Nes, la cassette était l’une des valeurs sûres du troc. Pire encore, les lunettes de soleil se rependaient plus vite qu’un tsunami. Mais 15 ans après et à quelques heures de la sortie du troisième opus, que vaut réellement le film ?

Adaptation d’un comics-book sorti en 1992, le film nous invite à entrer dans l’univers top secret des extraterrestres. Ayant été confronté à l’un d’eux dans l’exercice de sa fonction de policier, James Edwards (Will Smith) va faire preuve d’une telle maîtrise que sa prestation va lui attirer les convoitises du MIB, organisation secrète s’occupant des aliens en transit ou logeant sur Terre. Il se verra formé par l’agent K (Tommy Lee Jones) et devra affronter une terrible menace pour sa première affectation : sauver le monde d’une fin probable dû à la disparition d’une galaxie.

Le film commence très fort entre ses protagonistes charismatiques et son humour piquant. Mieux encore, les toutes premières scènes sont d’anthologie avec la course et plus encore les examens à la fois très amusant, intelligent et pertinent (dangereuse cette fille entrain de lire…). Mais très vite une lourdeur s’installe : le « méchant » du film. Outre sa modélisation/maquillage passablement grossière, même pour l’époque, son charisme et son but (juste histoire de dire c’est moi qui l’ai ?) restent mystérieux. D’ailleurs, si la plupart des effets-spéciaux sont sympathiques, les différents extraterrestres sont ratés. Tant pis. Heureusement, l’ambiance décalée et le personnage du docteur redonnent un peu de couleur au film qui, malgré ses nombreux défauts, reste un grand classique de la science-fiction, bien que la science semble lointaine. Au final, il s’agit d’une très bonne idée brillamment portée et drôle mais qui souffre d’une réalisation bas de gamme et d’une certaine fainéantise scénaristique.

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Je te promets

Je te promets
2012
Michael Sucsy

Le film est tiré d’une histoire vraie survenue en 1993 aux Etats-Unis et qui avait bouleversé le cœur de l’Amérique. L’histoire fut même racontée par les deux protagonistes dans leur livre The Vow. L’histoire traversa probablement l’Atlantique mais je ne m’en rappelait pas. Néanmoins, avec le troisième meilleur démarrage de l’histoire aux Etats-Unis pour une romance et une saint-Valentin rentrée dans la légende, le film avait sérieusement de quoi susciter la curiosité.

L’histoire était supposément très intéressante : Leo (Channing Tatum) et Paige (Rachel McAdams), un jeune couple de mariés très heureux, subirent un terrible accident de voiture. Paige fut la plus touchée et a subit un traumatisme cérébral important nécessitant de la plonger dans le coma. A son réveil, elle avait oublié ses cinq dernières années, dont les quatre qu’elle a passé avec Leo qui lui est maintenant complètement étranger. Dans ses souvenirs, elle était fiancé à un autre (Scott Speedman) et poursuivait encore ses études de droits. Pour sa famille (le père étant incarné par Sam Neill) avec qui elle s’est disputé et rompu les liens, la situation est inespérée. Mais pour Leo, le cauchemar est complet. Comment faire tomber deux fois une même fille amoureuse ?

Généralement, l’adaptation d’histoires vraies est du pain bénit tant ça rend le film infiniment plus profond et solide. Pour ce genre d’histoire, c’est tout simplement énorme. La connexion est immédiate et le coup de foudre magique et naturel. Certes, certains effets dramatiques ont été rajouté mais le fond y est. Émouvant du début à la fin, le film impressionne de par l’alchimie parfaite et incontestable qui se dégage entre nos deux âmes sœurs portées par une Rachel McAdams attendrissante et un Channing Tatum bluffant de par son talent, son intensité émotionnelle, son charisme et sa volonté. Lui même jeune marié, il connu des difficultés sur le tournage de par l’émotion qu’il lui provoquait. Sa performance s’en retrouve stupéfiante. Magré ça, le film connait quelques longueurs et son réalisme n’a d’égal que sa prévisibilité. Et histoire vraie oblige, la fin est celle que vie encore le couple originel. Si elle reste joyeuse, un certain regret pèse plutôt lourd. Néanmoins les amateurs de tire-larmes seront très satisfait car ils y trouveront tout de même une histoire magnifique appuyée par un duo remarquable. Le dédain de la presse pour ce film est honteux et relève d’une jalousie criminelle et d’un manque de fair-play quand à la suprématie cinématographique américaine.

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Contrebande

Contrebande
2012
Baltasar Kormakur

Dans une semaine marquée sous le signe de Cannes, j’ai décidé de boycotter De rouille et d’os. Le second en compétition ne passant pas à une heure pratique, mon second choix s’est vu reporté sur celui-ci, qui bien qu’ayant eu un succès surprise aux Etats-Unis, me laissait dans une incertitude la plus totale quand à la qualité du film. Mais au moins le casting est très bon.

Le sujet du film ne parle à priori à personne : le « métier » de contrebandier. Il s’agit de faire passer en douce des marchandises par bateau en espérant pas se faire gauler. Le but étant ou de ne pas payer des frais de taxes ou plus fréquemment, dans l’optique de faire entrer des drogues et autres produits dont la possession est condamnable. Chris Farraday (Mark Wahlberg) était l’un d’eux mais après son mariage avec Kate (Kate Beckinsale), il a décidé de se ranger. Mais ce ne fut pas le cas du frère de Kate et lors d’une inspection des douanes, il dû balancer à la mer cinq kilos de cocaïne qu’il devait livrer à un truand (Giovanni Ribisi), lui même employé de Sebastian (Ben Foster), le meilleur ami de Chris. Et pour rembourser la dette de son beau frère, Chris va devoir reprendre du service.

Le film prend place avec une histoire relativement originale puisqu’axée sur des contrebandiers, profession peu reconnue et peu représentée. On se demande pourquoi ? Mais très rapidement une constatation s’en dégage : on s’en fout. Ça pourrait-être n’importe quel autre escroquerie du genre que ça ne changerait rien. En réalité, le film cache une histoire ultra classique de mafioso et autres petites frappes cherchant à se faire du fric. Heureusement, le rythme est plutôt bon et la mise en scène pas mal pour le budget (25 M$) qui semble avoir été un frein. De plus, comme on s’en doutait, le casting aide à faire passer cette re-sauce, bien que tous soient dans une petite forme. Un peu de fainéantise scénaristique mais quelques bonnes idées y émergent de temps à autre permettant de tenir en haleine le spectateur. Le résultat est donc plombé par l’effet « film déjà vu cinquante fois » mais ça reste sympathique et divertissant.

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Les Beaux gosses

Les Beaux gosses
2009
Riad Sattouf

Improbable succès surprise, le film ne se destinait pas à grand chose. Et pour cause : il s’agit d’une comédie sur des ados débiles et sentimentalement attardés. Et pourtant, le film le fut acclamé par la critique et les spectateurs ont répondu présent : 894 277 entrées. Certes ça n’est pas non plus extraordinaire mais en pleine période de crise, l’été 2009 fut l’un des pires de l’histoire, bien que ce fut mérité vu l’avalanche de navets. L’objectif du film était simple : faire rire en étant réaliste. Report par dépit ou mission réussie ?

Comment se passe la vie d’un 3° ? A quels genres de problèmes fait-il face ? Pour répondre à ses questions tant fondamentales que philosophiques, le film nous propose de suivre le quotidien de Hervé (Vincent Lacoste), un gros blaireau plutôt laid, au style sale et à l’intelligence aussi développée que sa politesse, soit inexistante. Du coup, il galère avec les filles, se fait martyrisé par les autres élèves et traîne avec trois autres paumés. Victime de ce qu’il est, il subit sa vie de merde. Mais quand Aurore va entrer dans sa vie, les choses vont changées. Ou pas…

Le choc est plus que thermique, il est épidermique. Comment des êtres humains normaux peuvent engendrer de tels déchets à ce point cons. Certes, on n’attend pas d’un 3° de pouvoir discuter littérature ou science-fiction, quoiqu’il pourrait, mais le niveau est des plus inquiétant. Conscient qu’ils font souffrir des gens et qu’ils participent au vicieux cercle de torture psychologique, ces ados s’entêtent à se conduire comme des abrutis finis et préfèrent se cracher dessus plutôt que de coexister. Le pire, c’est que la réalité n’en est pas si éloignée et que cela tant à être une généralité, donnant une crédibilité au film et condamnant l’humanité. Du coup, d’un côté on rit beaucoup du pathétique des situations, et de l’autre on ressent cette douleur, cette même brimade que certains parmi nous ont subit. La vie est parfois cruellement drôle. Cela donne un film intelligemment débile qu’on appréciera plus ou moins en fonction de notre vécu et expériences personnelles.

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10 bonnes raisons de te larguer

10 bonnes raisons de te larguer
2000
Gil Junger

Le teen-moovie a connu un nombre de représentants assez énorme et si certains furent très bons, une grande majorité ne mériterait pas le droit d’être diffusée. La grande vague commença fin des années 90 avec des films considérés comme emblématiques tel American Pie ou encore celui-ci. Et si à l’époque le casting de cette adaptation de La mégère apprivoisée de Shakespeare n’avait rien d’exceptionnel, le trio principal a aujourd’hui prit de l’ampleur : Heath Ledger, Julia Stiles et Joseph Gordon-Levitt.

L’histoire est quand à elle des plus classiques : un nouveau, Cameron (Joseph Gordon-Levitt), tombe « amoureux » (= attirance hormonale) de l’allumeuse du lycée, Bianca. Mais le problème c’est que son père est très strict : pour qu’elle puisse sortir, il faut que sa sœur Kat (Julia Stiles) sorte aussi. – Drôle de logique au passage. – Mais il se trouve qu’elle est considérée comme une chipie de la pire espèce et personne ne veut sortir avec elle. – Vu le canon que c’est, la logique en prend encore un sacré coup. – Finalement, le nouveau va demander au riche et beau-gosse Joey de payer un pauvre type paumé, Patrick (Heath Ledger), pour qu’il puisse sortir avec Bianca, mais qui prévoit elle de bien être avec Joey, laissant Cameron pour compte. Et, truc de fou tellement qu’on s’y attend pas, Patrick va tomber amoureux de Kat.

Ça n’est pas nouveau, Shakespeare n’était pas un grand scénariste, comme nous l’a prouvé l’anémique Roi Loin. Sans atteindre un tel vide, l’histoire est quand même très limitée et son déroulement est un modèle de prévisibilité. D’ailleurs, chose étonnante, les clichés du films sont typiques des années 80, ce qui donne un côté très rétro au film, même pour son époque. Mais bon, si le film brillait de façon remarquable par certains aspect, on aurait pu complètement oublier son absence d’originalité. Mais malheureusement, les différentes romances n’ont aucune profondeur. Et pour cause : dans chacun des deux couples finaux, l’un des deux manque de charisme : l’insipide actrice interprétant Bianca et le pas très convaincant Heath Ledger. Mais d’un autre côté, le film peut compter sur l’attendrissant Joseph Gordon-Levitt et l’émouvante Julia Stiles qui est indéniablement LE point fort du film. Du coup on se retrouve avec une idée de départ sympathique mais sans originalité ni poésie et un casting faiblard mais pas dénué de talents. Divertissant mais sans plus.

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Dark Shadows

Dark Shadows
2012
Tim Burton

Ces derniers temps, l’adaptation de séries cultes des années 70-80 se fait légion avec les récents L’Agence tous risques, The Green Hornet ou le prochain 21 Jump Street. Et ici, il s’agit d’une adaptation de la série éponyme de Dan Curtis, d’ailleurs à l’origine du projet du film. Mais décédé en 2006, il n’aura pas pu voir le résultat. C’est finalement le grand maître du fantastique Tim Burton qui se chargera du film. D’autant plus logique quand on sait que Dan Curtis lui même avait choisit Johnny Depp pour le rôle de l’emblématique vampire Barnabas Collins.

C’est d’ailleurs autour de lui que le film prendra place. Tout commença en 1752 alors que la riche famille des Collins venait d’étendre son empire maritime sur la côte Est des Etats-Unis. Mais vingt ans plus tard, alors que leur fils Barnabas avait mit le monde à ses pieds et sacralisé son nom, Angelique Bouchard (Eva Green), une vile sorcière, s’éprit de lui. Mais le cœur de Barnabas appartenait à Josette et il lui refusa son amour. Prit d’une rage terrible, elle jeta une malédiction sur sa famille et envoûta sa bien-aimée pour qu’elle se jette du haut d’un falaise. Et Barnabas, dans un désarrois des plus total, se donna lui aussi la mort. Ou tenta du moins… Angelique l’avait transformé en vampire. Mais consciente qu’il ne lui donnera jamais son amour, elle convainc le village de l’enfermer dans une tombe pour qu’il y pourrisse pour l’éternité. Mais deux cent ans plus tard, un chantier le déterra…

Le film repose principalement sur trois choses : son casting, principalement porté par le talent incomparable de Johnny Depp ; le décalage temporel sujet à l’humour ; et l’ambiance étrange et fantastique des lieux. Il faut bien dire que la liste du casting donne le tournis : Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter (forcément avec son mari Burton), Jackie Earle Haley et la star montante Chloë Moretz. Et tous, sans atteindre des sommets, sont en plutôt bonne forme. Le travail fait sur les décors, les costumes et certains effets spéciaux forcent le respect car on retrouve l’ambiance des années hippies tout en ayant un film qui fasse contemporain. On en retire deux-trois scènes très drôles. Le reste fait très mystique et on est véritablement happé par cet univers. Par contre, le film n’est pas des plus fluides et le rythme est un peu lent même si on ne s’ennui jamais. Il y a certaines facilités, des choses trop attendu mais cela reste un très bon Burton qui nous livre encore une fois un film unique. Selon les résultats en salles, une suite est dors-et-déjà prévue et on imagine sans mal ce qu’il peu advenir. Espérons que les spectateurs répondent en masse car on en redemande !

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Un mariage en cadeau

Un mariage en cadeau
2011
Michael Feifer

Lors d’une terrible nuit d’hiver, alors que l’obscurité régnait, une catastrophe frappa les Etats-Unis. Tout les dix milles ans, un alignement galactique ouvre un portail vers un monde disparu, celui des démons de l’ancien temps. La dernière fois, les atlantes se sacrifièrent pour sceller la porte et sauvegarder une partie de l’humanité. Cette fois, la malédiction fut sans précédents : Michael Feifer, réalisateur du film, fut obliger de faire le plus gros cliché ambulant de l’histoire, sacrifier les neurones du monde entier et sauver une fois de plus notre espèce. Malheureusement, n’ayant pas eu de diffusion suffisamment large, le film n’a pas atteint son objectif et certains irréductibles lisent encore des livres et savent conjuguer. Mais les démons perçoivent encore la possibilité d’une menace humaine et réclament la connerie absolue. La tâche sera ardue…

Tout cela est bien évidement un délire total suite à l’un des films les plus navrant de l’histoire. Il est d’ailleurs peu probable que le film soit le fruit d’un pari perdu mais en réalité le reflet d’un vide cérébral dangereux. Pour éviter de trop inquiéter le spectateur sur l’issue finale de cette innovante comédie-romantique, le film commence tout simplement en nous présentant les futurs mariés. Mais aussi les narrateurs omniscient de l’histoire : leurs chiens respectifs. Et c’est dans la mièvrerie la plus totale que nos tourtereaux se trouveront et « tomberont amoureux ». La suite, cela dépend de votre faculté à supporter une telle absorption de neurones, consiste en une continuité de bons sentiments et de discutions fades, creuses et aux dialogues inutiles. C’est presque trop con pour être vrai. Donc à moins d’être mentalement déficient, bourré ou complètement stone, il n’y a strictement aucune chance pour que vous accrochiez à ça.

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The Faculty

The Faculty
1999
Robert Rodriguez

Très fort succès ayant propulsé son réalisateur Robert Rodriguez, désormais incontournable de par son innovation et son originalité, le film réunissait un Elijah Wood au sommet de sa gloire, le fraîchement débarqué Josh Harnett, et d’autres acteurs ayant percé par la suite tels Jordana Brewster et un prestigieux cortège professoral porté par Famke Janssen, Salma Hayek ou encore Robert Patrick.

Quand on pense aux Invasions extraterrestres, on pense aux grands classiques du genre : Independance Day, Mars Attacks, AlienLa Guerre des mondes, District 9… Deux choses reviennent fréquemment : un budget énorme et une attaque massive, sauf rares exceptions. Ici, un seul extraterrestre nous attaque, mais avec roublardise : pas de grande démonstration de force ni de contacts. Le plan prend ça source dans un lycée d’une petite ville tranquille où l’envahisseur relâche des vers qui s’immiscent dans un hôte et en prend le contrôle. Très vite, l’épidémie se répand…

Pas forcément revendiqué en tant que tel, le film est clairement de série B. L’histoire ne tient pas debout, la mise en scène est presque drôle, les faux-raccords sont innombrables, les acteurs assez mauvais et les effets-spéciaux sont ridicules. Ce qui devait être un film d’horreur se transforme en farce et les pseudo suspenses sont noyés dans un flot d’humour à moitié voulu. Mais après tout, qu’importe la façon du moment où on rit. Par contre, l’ambiance est vraiment unique et les personnages sont attachants de par leur naïveté et leur irresponsabilité. Le concept est donc intéressant et original, mais bancal. Un bon fond mais une mauvaise forme.

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