L’Arbre

L'Arbre
2010
Julie Bertuccelli

Adaptation d’un roman de Julie Pascoe, le film raconte comment une famille a vécu la mort de leur père. La mère, Charlotte Gainsbourg, tombe dans une terrible dépression et déambule dans la maison tel un zombie. La petite Simone est pour sa part convaincu que son père s’est réincarné dans leur immense figuier. Les deux plus jeunes garçons semblent s’en foutre royalement. Reste l’aîné, le seul de la famille à rester normal. Mais pas question de se morfondre !

L’histoire est ultra basique et classique, même si son développement reste assez original. Mais au moins, on sait et comprend tout ce qui se passe, il n’y a ni ambiguïté sur les personnages ni sur l’histoire. On notera à ce sujet un phénomène assez étrange : alors que le film est prévisible, classique et avec des acteurs somme tout assez moyens, l’ennui est très loin. Malgré de multiples longueurs, le film arrive à nous embarquer dans son histoire qui ne manque pas de rebondissements. Et même si les paysages australiens sont désespérément vides, l’arbre majestueux dans ce « désert » créé un décalage face à la sécheresse, renforçant leurs deux caractéristiques. Pour ceux qui savent patienter, il s’agit là d’un film regardable.

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Cemetery Junction

Cemetery Junction
2010
Stephen Merchant, Ricky Gervais

Jamais entendu parler de ce film ? Eh bien oui, c’est normal : cette petite production anglaise aura été un simple direct-to-DVD de par chez nous, genre fréquemment présent sur Canal+ actuellement gratuit sur Canalsat.

Le film se déroule en 1973, dans la petite ville de Cemetery Junction. On y suivra trois ami, Cliff, Snork et Feddie, à un moment particulièrement lourd de conséquences : le passage dans la vie active. Le gros Snork, dont le physique est méchamment ingrat, est surveillant de quai à la gare ; Cliff rêve de se barrer et ne plus revoir son branleur et fainéant de père ; et Freddie, plus simple, cherche une vie de bureau tranquille, une femme, une maison, des enfants. C’est ainsi qu’il en viendra à travailler pour M. Kendrick (Ralph Fiennes) dans le cadre de démarchage pour des assurances. Mais son ancienne ami Julie, fille de son patron, va lui ouvrir les yeux sur les autres possibilités de la vie que le libre arbitre nous offre.

Le film dresse un portrait peu flatteur de l’Angleterre des années 70 entre misogynie et racisme. De plus, la totalité des hommes de la classe aisé, et une bonne partie des autres, sont de véritables connards avec Snork qui se permet d’insulter les gens les plus gentils, ou encore M. Kendrick, plus grand mufle du monde avec sa femme, mais aussi avec son meilleur employé, qui aura comme cadeau après 43 ans passés dans la boite un simple saladier en verre. La politesse est elle aussi aux abonnés absents. Du coup, on prend largement en sympathie Cliff et Freddie, tout d’eux contre le système à leur manière. Le film est une véritable bouffée d’humanisme bien senti et intelligent dont le message n’a rien perdu de son importance car aujourd’hui encore, certains personnes n’arrivent pas à vivre avec leur temps et traitent les femmes, et les gens jugés inférieurs, comme de la merde. On regrettera par contre le manque cruel de dynamisme à l’ensemble, surtout pour le début, affreusement somnolant. Mais qu’importe si le message passe !

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Crime d’amour

Crime d'amour
2010
Alain Corneau

Le film retrace une partie du parcours professionnel de Isabelle (Ludivine Sagnier) au sein d’une entreprise de marketing, dirigée par Christine (Kristin Scott Thomas). Leur partenariat se passe très bien et les deux femmes entretiennent une relation amicale, avec des désirs lesbiens refoulés. Isabelle faisant un boulot formidable, Christine l’envoi au Caire pour y promouvoir une idée de vente pour un produit. Mais en réalité, pendant ce temps là, Christine en profite pour préparer dans son dos sa promotion aux Etats-Unis. Mais à son retour, Isabelle décide d’entrer discrètement en compétition pour le poste à New-York. Va s’en suivre une lutte sans merci entre ces deux femmes, aboutissant au meurtre de Christine par Isabelle.

Les deux premiers tiers du film sont méchamment mous et peu passionnant. Entre ça et la prestation très moyennes des rôles féminin, le résultat est peu ragoutant. Puis le meurtre arrive, finement préparé et calculé. Mais finalement, on se rend compte que tout ce qu’elle a fait est de s’auto-accuser indirectement. Mais quelle connerie se dit-on ! Mais en réalité, le plan est vraiment bon, quoique déjà vu et amené maladroitement. On essaye de sa mettre à sa place et comment on aurai maquiller le meurtre. Et évidemment, le spectateur n’aura aucun mal à trouver une fin hautement plus réussie. Mais reste que cette fin rehausse le niveau et ravive l’intérêt du public. A condition bien sûr d’avoir tenu suffisamment longtemps.

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In Hell

In Hell
2003
Ringo Lam

Pauvre Jean-Claude Van Damme… Depuis la mise à mort de sa carrière au milieu des années 90, la quasi totalité de ses films n’arrivèrent jamais jusque dans les salles. Ce dircet-to-DVD n’en fait pas l’exception. Et comme pour la plupart de ses films, il s’agit d’un film d’action, mais pas que.

Alors que Kyle (JCVD) rentrait tranquillement chez lui, sa femme l’appela. Mais soudain, sa femme fut attaquée par un cambrioleur qui tenta de la violer. Kyle assiste par téléphone à la scène, impuissant. A son arrivée sur les lieux, il la retrouve sur le lit, froidement assassinée, puis tombe nez-à-nez avec le meurtrier. Bien décidé à le tuer, Kyle le poursuivra dans toute la ville, avant d’être stoppé par la police. Le meurtrier étant d’origine russe, le proccès aura malheureusement pour Kyle, lieu en Russie. Effectivement, l’accusé sera relâché et blanchi (merci à toi corruption). Mais un tel crime ne pouvait rester impuni et Kyle fit justice lui même en prenant l’arme d’un garde et en abattant le bourreau de sa femme. Mais le prix de la vengeance sera lourd : il sera envoyé dans la pire prison du monde…

L’idée de départ à déjà été vu 100 fois, de même que l’univers carcéral. Et effectivement, le film n’apportera rien d’original. On retrouve le coup classique de la domination policière abusive, les gros durs leaders, les faibles qui jouent les femmes, et bien sûr le fait que tout les prisonniers soient gay. Néanmoins, JCVD est assez bon et son personnage a un côté très humain, de même que son mystérieux compagnon de chambre. De plus, le film est bien fait et réussi à nous embarquer dans cette histoire, malgré une baisse de régime au milieu. Mais pour JCVD, le chemin sera encore bien long pour remonter la pente…

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Rêve

C’était une belle après-midi d’automne : le ciel était dégagé et l’air encore chaud. Pris d’une soudaine envie de grand air, je m’étais mis sur un banc jonchant les rives du lez. Puis d’un coup, comme attiré par le ruissellement de l’eau, je m’avançai vers le point le plus proche. C’est à ce moment là qu’une « connexion » eut lieu et que la gravité elle-même se mit à changer, de sorte qu’un mur d’eau se retrouva devant moi. Et progressivement, je m’enfonçais dans les abysses, m’éloignant définitivement de la surface. Rapidement, je fut plongé dans le noir le plus total. Et pourtant, après plus de deux minutes d’immersion, l’oxygène ne semblait pas être un problème. Mais les minutes passaient et l’idée de rester seul dans le néant jusqu’à ma mort ressemblait à une prémonition. J’essayais de focaliser mes pensées sur le contact de l’eau, mais en vain… À la place, je me remémorais un passage du film « La Cité des anges », celui où Nicolas Cage raconte à son collègue les différentes réponses que lui ont donné ses patients sur ce qu’ils ont préféré durant leur vie. Et moi, qu’est-ce que ce serait ? Après une longue réflexion, une réponse claire m’est apparue : le plaisir charnel et spirituel de dormir blotti contre la personne que l’on aime et ressentir son être comme partie intégrante de soi.
Soudain, une lumière apparue au loin. Était-ce elle ? Alors que tout espoir avait disparu, que toute volonté avait quitté mon corps, cette lumière m’ensorcelait et je nageais le plus fort possible. Plus j’approchais et plus cet ange de lumière m’apparaissait comme la silhouette d’une femme. Mes yeux me jouaient-ils un tour ? Non, impossible, elle était bien là devant moi et réelle : la fille de mes rêves.

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Septembre 2011

Statistiques 2011
mai juin juillet aout septembre
Nombre d’articles 52 53 58 40 38
Visites 456 431 506 604 798
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Pages vus 2268 2740 3004 2559 3456
Nombre moyen de pages vus 4,97 6,36 5,94 4,24 4,33
Temps moyen passé sur le site 5min11 5min50 4min54 2min38 2min14
Taux de rebond 25,66% 33,87% 27,27% 18,05% 9,52%
Nouvelles visites 30,70% 21,81% 29,64% 51,82% 70,30%
Profil Technique
Chrome 60 210 288 258 317
Firefox 336 161 111 200 267
Internet Explorer 38 47 91 116 132
Safari 10 8 11 26 67
Opera 6 0 2 1 6
Mozilla Compatible Agent 2 3 1 0 1
Android Browser 0 1 1 0 7
Opera Mini 0 0 1 0 0
Konqueror 4 1 0 0 0
SAMSUNG-GT-S5230 0 0 0 0 0
Playstation 3 0 0 0 1 1
Trafic
Moteur de recherche 365 379 447 543 712
Site référent 75 41 43 33 39
Accès direct 16 11 16 28 47
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Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith

Star Wars : Episode III - La Revanche des Sith
2005
George Lucas

Après deux épisodes pas vraiment convaincants, mais regorgeant d’idées et de potentiel, George Lucas va tenter de parfaire sa stratégie en proposant une histoire plus sombre et mature avec le spectre de Vador et la montée en puissance du côté obscur de la force.

Suite à la grande bataille introduisant les clones comme armée de la République, le conte Dooku (Christopher Lee) pu s’échapper et a même pu depuis former un apprenti : le général Grievous. Ces derniers ont aussi kidnappé Palpatine, le chancelier suprême. Pour les contrecarrer, le conseil décide d’envoyer deux Jedi : Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor), promu maître, et son coéquipier Anakin Skywalker (Hayden Christensen), libéré du statut de Padawan et a donc les cheveux plus longs. Une fois la formalité du sauvetage passé, Anakin se retrouve entre deux feux : Palpatine qui abuse de son pouvoir pour propulser Anakin et de l’autre, le conseil des Jedi, bien décidé à le brider. Mais après un rêve comme celui pour sa mère, mais ici au sujet de Padmé (Natalie Portman), il se mettra en quête d’une solution pour déjouer la mort. Le côté obscur de la force en est-il la réponse ?

Très très grande évolution scénaristique ! L’histoire est « forte », sombre, prenante et regorge de clin d’oeil (tel les hommages musicaux), tous amenés avec le plus grand soin. Ça y est, le lien est fait et assez bien fait. On regrettera seulement, cohérence oblige, le caractère particulièrement horrible de la fin puisqu’elle détruit à la fois les héros physiquement et dans nos coeurs, les seuls restant sombrant dans le désarroi. Mais ce qui permet toute cette cohérence, c’est surtout l’évolution considérable accomplie par Hayden Christensen qui arrive à se dresser au statut de héros charismatique, probablement dû à ses cheveux. Pour ce qui est de la qualité graphique, pas de grand changement, c’est toujours aussi beau, notamment dans les effets de lumière, sauf en ce qui concerne les êtres non-humains. Néanmoins, la réalisation a elle aussi mûrie et donne lieu à des scènes très réussies. George Lucas a finalement réussi à améliorer son concept et livre là une transition parfaite vers les trois plus vieux films, quoique postérieures du point de vue de l’histoire.

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Star Wars : Episode II – L’Attaque des clones

Star Wars : Episode II - L'Attaque des clones
2002
George Lucas

Après un premier épisode décevant « massacré » par la presse, le défi était de taille pour George Lucas car il ne peut se permettre de perdre ses fans vu le prix de ses films (117 M$) s’il veut pouvoir clore tranquillement sa trilogie.

Pour l’histoire, on prend la même et on change les nom : le maître Jedi, donc barbu et cheveux long, est désormais Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) et son Padawan Anakin Skywalker (Hayden Christensen), logiquement avec des cheveux courts et une mèche très longue dans le cou. Et comme pour le premier, on attente à la vie de Amidala (Natalie Portman), maintenant simple sénatrice. Et se coup-ci, c’est -en apparence – une rébellion des séparatistes. Mais en réalité, c’est le conte Dooku, seigneur Sith, (Christopher Lee) qui manigance contre la république en s’alliant une fois de plus avec la fédération du commerce. Pendant ce temps, Obi-Wan suit la trace des assaillants de Amidala, le conduisant jusqu’à un site fabriquant une armée de clones pour le compte de la république.

D’un point de vu esthétique, c’est une révolution ! L’image est beaucoup plus soignée, les couleurs resplendissent, les environnements sont variés, vastes et splendides, le tout avec des effets de lumière maîtrisés. Mieux encore, les effets spéciaux ne sont pas vilains et pour ce qui est des races, même si le design reste forcément mauvais, un énorme effort permet de rendre la cohabitation crédible. Et cerise sur le gâteau, on nous gratifie d’une bande-son très bonne. Un emballage parfait en somme. Mais malheureusement, l’histoire est d’une platitude sans nom et pire encore, la pseudo histoire d’amour-pédophile entre Natalie Portman et Hayden Christensen donne un côté débile à l’ensemble, notamment à cause de leur deux prestations lamentables. De plus, le film souffre d’un rythme des plus mous. George Lucas rate une fois de plus le coche et se fourvoie à pondre un chef-d’oeuvre. Dommage…

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Star Wars : Episode I – La Menace fantôme

Star Wars : Episode I - La Menace fantôme
1999
George Lucas

Après avoir révolutionner la science-fiction avec ses Star Wars, même s’il n’a réalisé que le premier puis scénarisé les six, George Lucas à succombé à l’appât du gain, et aux demandes des fans, et a ressuscité la saga, le temps d’une trilogie originelle pour expliquer comment en est-on arrivé à Dark Vador.

L’univers de la saga était à l’époque composé d’une infinité de planètes habités par autant d’êtres différents. Pour exercer une sorte de contrôle et appliquer une loi universelle, la République fut créer et est actuellement dirigé par la reine Amidala (Natalie Portman). Mais une ombre menace cet équilibre : la fédération du commerce. Deux Jedi, Qui-Gon Jinn (Liam Neeson) et Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor), furent d’ailleurs envoyés pour entamer des négociations, mais au lieu de ça, ils furent attaqués. Après avoir prévenu la reine du danger, et échappé de peu à la fédération. Pour réparer leur vaisseau endommagé durant leur fuite, ils se réfugient sur Tatooine où la fédération est absente.

Près de 12 ans ont passé et même avec une ressortie Blu-ray, l’image est terne, les couleurs fades et les effets spéciaux désuets, surtout en ce qui concerne les autres races humanoïdes. Si le film pouvait se vanter d’offrir du grand spectacle, ça n’est assurément plus le cas entre les « bestioles » au design hasardeux et à l’animation catastrophique, les affrontement spatiales bidons ou encore la bataille finale. Au niveau des personnages, les deux Jedi sont intéressants et interprétés par de grands acteurs mais sinon, la reine n’a aucune crédibilité, Jar Jar Binks est insupportable, de même que toute son espèce, et le pauvre Anakin Skywalker n’a pas eu la chance d’être interprété par Haley J Osment. Mais même si l’histoire est un peu faible, l’univers est tellement riche et passionnant que le film se laisse assez bien regarder et même s’il a vieilli, il n’est pas encore ridicule. On notera aussi, pour des raisons alimentaires, que le film ressortira en février en version 3D. Le pire, c’est qu’avec l’exemple du Roi Lion, il est probable que les fans replongent.

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Mes meilleurs copains

Mes meilleurs copains
1989
Jean-Marie Poiré

Pour cette comédie française de Jean-Marie Poiré, on retrouve un casting hors norme avec presque que des monuments du cinéma. En effet, le film raconte comment cinq copains vont se retrouver autour d’une vieille connaissance le temps d’un weekend. Ces cinq amis sont interprétés par Gérard Lanvin, riche homme d’affaire, Christian Clavier, un dentiste écrivain à ses heures perdus, Jean-Pierre Bacri, un pédé râleur, Philippe Khorsand, le réalisateur cocu, et Jean-Pierre Darroussin, l’éternel optimiste simplet dont le cerveau est sous morphine. Tous se réunissent en l’honneur de Bernadette, une ancienne amie devenue une chanteuse de classe mondiale. Quelques années auparavant, ils formaient un groupe de musique révolutionnaire (hippie) et vivaient en coloc où joints et alcool étaient leur seule nourriture. Mais ont-ils vraiment changés ?

Comme d’habitude en France, pas de scénario et ce n’est pas les flash-back qui y changeront quelque chose. Tout est prévisible, cliché et souvent assez mal fait. De plus, le casting imposant n’est qu’une façade car les acteurs n’ont clairement pas de quoi pavoiser. Mais en revanche, l’humour sauvera le film de la noyade (dans l’alcool). En plus du personnage décalé et hilarant de Jean-Pierre Darroussin, avec notamment le St Emilion qui se boit comme de la bière, on notera nombre de scènes cocasses ou impromptus qui égayeront le film grâce à un rythme assez soutenu en gags. Mais ça ne suffit pas à pleinement le rattraper, d’autant qu’il semble s’éterniser.

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