Batman Forever

Batman Forever
1995
Joel Schumacher

Après avoir massacré à deux reprises le personnage de Batman, Joel Schumacher remplace Tim Burton pour ce troisième volet de l’homme chauve-souris. Niveau casting, seul les acteurs secondaires sont conservés : Batman change (enfin !), les méchant aussi (tant mieux) et Catwoman n’est plus là (on s’en fout). Va-t’il réussir à faire de Batman un héros ? Pas sûr…

Pour ses nouvelles aventures, Batman (Val Kilmer) devra affronter deux vilains méchant : Double Face (Tommy Lee Jones) et l’Homme Mystère (Jim Carrey). Double face veut tuer Batman car il croit que c’est sa faute si il est comme ça et l’Homme Mystère en veux à Bruce Wayne de ne pas avoir validé son projet de contrôle neuronal. Et encore une fois, une belle blonde, Docteur Chase Meridian (Nicole Kidman), va flasher sur Batman. Pour s’aider, Batman va recruter un trapéziste, Dick Grayson/Robin (Chris O’Donnell).

Si Val Kilmer est un meilleur Batman, tout le reste est à chier. Le personnage de Double face est insupportable, surjoué et débile. Mais ça n’est rien comparé à l’Homme Mystère qui en plus d’être particulièrement inutile, constitue le pire méchant de toute l’histoire de Batman avec ses phrases à la con, ses cheveux rose et ses costumes vert ou gris-vert. Le Docteur Chase Meridian est tout autant une catastrophe car même si son personnage est interprété correctement, non seulement son utilité est inexistante mais en plus elle gène le déroulement de « l’histoire ». De même, Robin est un ahuri de première et sa présence rabaisse encore un peu plus le niveau intellectuel du film. La mise en scène aurait pu être meilleure mais c’était sans compter sur la touche très flash et coloré de Joel Schumacher qui ne colle absolument pas avec l’univers. Nouveau réalisateur, nouveau Batman, nouveau plongeon dans les abysses. Néanmoins, les simple d’esprit riront peut être de ce navet, pas moi…

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Batman, le défi

Batman, le défi
1992
Tim Burton

Après un premier épisode très mou doté d’un Batman pitoyable, sachant qu’on reprend à la fois Michael Keaton pour Batman et Tim Burton à la réalisation, on peu penser que ce second aura les mêmes tares. Qu’en est-il ?

Si une once d’espoir persistait, elle disparaîtra durant la catastrophique présentation de l’abandon du pauvre bébé mal-formé qui deviendra le Pingouin (Danny DeVito). Le un peu moins inconnu Batman (Michael Keaton), après avoir affronter le Joker, se frottera donc logiquement avec le Pingouin. Ce dernier est devenu un malfrat et officie avec des clowns. Pour son plan machiavélique, Pingouin s’en prendra à Max Shreck (Christopher Walken), gentil patron mais qui a commit l’irréparable : après qu’une employée, Selina (Michelle Pfeiffer), est découvert un de ses projets secrets, dans un excès de stress, il la défenestra. Depuis, Selina est devenue Catwoman…

Le scénario est à nouveau rachitique et malgré une augmentation très conséquente de budget (35 – 80 M$), le film possède les mêmes problèmes de fusillades bidons, effets ratés et aspect kitch de Gotham. Batman est toujours une mauviette en puissance et n’arrive décidément pas à être un héros. L’idée de Danny DeVito en Pingouin est excellente mais le résultat est médiocre entre le maquillage raté et le surplus d’accessoires et de bave verte. De même, si Michelle Pfeiffer fait une Catwoman très sensuelle, son costume est passablement mauvais. Et à nouveau, le film pèse très lourdement ses deux heures tellement le rythme est mou et l’action faible ou mal faite. A oublier très vite…

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Batman

Batman
1989
Tim Burton

Batman, c’est avant tout un comics-book créé par Bob Kane racontant l’histoire de Bruce Wayne, un milliardaire américain qui, de par l’état de délinquance de Gotham, décide de jouer la nuit venue les justiciers en enfilant un super costume de chauve-souris. Après être passé par la case dessin animé, qui fut un grand succès, Batman connu sa première vraie adaptation cinématographique en 1989 grâce à nul autre que Tim Burton.

Point de commencement ici, on entre directement dans un Gotham relativement paisible. De temps à autre, une légende raconte qu’une chauve-souris s’attaque aux gens. Comme la plupart des légendes, les histoires sont fondées. Un mystérieux homme inconnu de tous, Bruce Wayne (Michael Keaton), enfile le soir venu un costume à l’effigie des chauves-souris. Ce dernier attire l’attention de quelques journaliste comme Vicky Vale (Kim Basinger). Mais un beau jour, un vrai ennemi fit son apparition : Jack Napier/le joker (Jack Nicholson). Ce sera l’occasion pour Batman de s’imposer comme le protecteur de la ville.

Les années sont passées mais dans l’ensemble, le film, malgré un tout petit budget, reste encore très bien fait. Quoique la mise en scène connait quelques ratés, notamment lors de fusillades ou autres scènes avec arme à feu. Malheureusement, même si l’ambiance du film est assez proche de la série, on devra faire avec d’impardonnables choix. Outre le choix d’un noir pour Harvey Dent/Double face, on devra subir un Alfred inexistant et un Batman faible, mou et sans charisme. Pire encore, son personnage est d’autant plus mauvais qu’il n’existe qu’en Batman. Que fait t-il le reste du temps ? Une chose est sûre, il n’est pas un descendant de grand patron. Mais d’où vient son argent ? On atteint là un énorme degré de je-m’en-foutisme. A noter que si Jack Nicholson est un bon joker, il reste largement en dessous celui de The Dark Knight… Difficile de regarder ce film sans le comparer à ceux de Christopher Nolan et  soyons clair, le film ne tient pas la comparaison. Acteurs bof, mise en scène désuète, rythme lent. Difficile d’y trouver de l’intérêt…

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La Petite Lili

La Petite Lili
2003
Claude Miller

Le défaut le plus récurent dans le cinéma français est l’absence total de scénario. L’espoir est ici permis si on prend en compte qu’il s’agit là d’une adaptation de La Mouette de Anton Tchekhov. Il se passe forcément un petit quelque chose dedans, non ?

Bien vite, le masque tombe et révèle un paroxysme d’horreur à la française : sus au scénario ! Point de noeuds au cerveau, on a là une énième situation de vie.
Ainsi, on retrouve dans un cadre campagnard un réalisateur amateur, Julien (Robinson Crusoé Stévenin), complètement nul à chier ; une grosse allumeuse, Lili (Ludivine Sagnier) ; un autre pseudo réalisateur, Brice de Nice (Bernard Giraudeau) ; une mère, pseudo actrice, très chiante, Mado (Nicole Garcia) ; une amoureuse transi alcoolique, Jeanne-Marie (Julie Depardieu) ; ou encore Simon (Jean-Pierre Marielle) le vieux dormeur. Et tout ce « beau » monde va s’aimer et s’engueuler. Ça c’est du scénario en béton !

Malgré quelques acteurs habituellement bons, le résultat est catastrophique. Seul Jean-Pierre Marielle s’en sort convenablement et il sauvera un temps soit peu le début grâce à son humour. Malheureusement, le rythme du film est mauvais et « l’histoire » n’a aucun intérêt. Pire encore, le dernier tiers consiste en une adaptation cinématographique du début. Mortellement chiant…

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Fatal

Fatal
2010
Michaël Youn

Il s’agit là du tout premier film réalisé par Michaël Youn en personne. Par contre, les autres films où il était acteur ne sont pas rassurants du tout. Si Coursier s’en sortait plutôt bien, difficile d’oublier les catastrophiques Incontrôlable et La Beuze. Néanmoins, Fatal porte sur un sujet intéressant : l’adaptation en film du personnage de Fatal Bazooka de ses sketchs musicaux.

Fatal Bazooka (Michaël Youn) est une très grande star dans le milieu de la musique. Ses chansons rap trustent systématiquement la première place des ventes. Il coule des jours heureux dans sa grosse maison. Mais un beau jours, un nouveau chanteur d’électro-bio, Chris Prolls (Stéphane Rousseau), lui vole la vedette. D’années en années, Fatal Bazooka sombre dans l’oubli et l’alcool tandis que Chris Prolls enchaîne les victoires et autres récompenses…

En choisissant un tel sujet, il est impossible de briller de par le scénario. En revanche, le film est très drôle et enchaîne les gags collectors car outre les deux chanteurs très bons dans leurs rôles respectifs, on retrouvera un Fabrice Eboué hilarant avec ses appels à son avocat avec « 12/18 ans, c’est pareil ! En plus elle mettait du rouge à lèvre cette salope », « C’est vrai que je lui est un peu rouler dessus mais qu’est-ce qu’il faisait sur le trottoir aussi ? » ou encore « Je vais quand même pas aller en prison pour deux malheureux kilo de cocaïne, on n’est plus au moyen-âge ». De même, que Vincent Desagnat, complètement fou. Par contre, on regrettera la si faible présence des chansons de Fatal Bazooka, les nouvelles étant très en dessous. Pire encore, les chansons électro-bio de Chris Prolls sont non seulement soûlantes mais aussi très mauvaises. Reste une bonne comédie musical très rythmé comme on en voit jamais en France.

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End Game

End Game
2008
Alex Jones

Et si jamais une élite préparait un gouvernement mondial dans le but de tous nous contrôler ? C’est du moins la théorie qu’avance, et va tenter de prouver, Alex Jones, réalisateur de ce documentaire.

Il y a 2300 ans, Rome pratiquait déjà ce principe de gouvernement mondial mais ça n’a pas tenu.
Par la suite, à l’époque de Napoléon, les banques amorçaient une nouvelle fois cet ordre mondial. Grâce à une avance sur l’information, les banques purent annoncer la victoire de napoléon à Waterloo, faisant chuter les actions anglaises de 98% puis les acheter en attendant la vraie annonce sur le statut de la bataille. Grâce à quoi, les banques prirent le contrôle du trône d’Angleterre.
Durant les guerres mondiales, les banques usèrent de leur argent pour prêter aux deux côtés et ainsi influencer leurs sorts. Alex Jones avance même la thèse suivant laquelle les banques seraient responsables de la guerre de 14-18.
Aujourd’hui encore, un projet de gouvernement mondial est plus que jamais d’actualité avec le groupe Bilderberg qui rassemblerait quelque 125 des plus important et riches hommes du monde. Le premier acte de leur plan fut l’U.E qui rempli pleinement son rôle. D’ici une décennie, cette élite mettra en place l’UNA (Union Nord Américaine) comprenant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. De même, un gouvernement asiatique est quasiment en place.
Le but final de ce gouvernement mondial est de réduire la population à 500 millions d’habitants (-80%), de les parquer dans des villes prisons ultra surveillés, le tout contrôlé par une poignée d’hommes à la tête d’une armée mondiale.

Voilà en gros les principaux thèmes abordés par Alex Jones dans son documentaire fait visiblement avec passion. Mais où est la vérité ?
Si le contrôle des banques et d’autres faits, comme la campagne de stérilisation et d’euthanasie sur les attardés et les handicapés ont été pratiqués sur plusieurs dizaines de millions de personnes par les Américains et les Allemands durant la seconde guerre mondiale, sont véridiques, tout ce qui entour la fondation Bilderberg n’est fondé que sur des spéculations et le projet de l’UNA est très loin de l’aboutissement. Reste que si ça s’avérait vrai, ça serait terrifiant.

On a donc là un documentaire relativement bien ficelé qui pose des questions importantes et préoccupantes sur notre avenir, même si aucunes personnes actuellement vivantes ne devraient y assister. Le spectateur ouvrira aussi les yeux sur bon nombre d’atrocités commises aujourd’hui encore. Réalité ou paranoïa, l’avenir le dira à nos enfants…

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Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2

Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2
2011
David Yates

Au bout de dix ans et sept films après le tout premier film d’Harry Potter, adapté du roman de J.K. Rolling, la saga a fait ses derniers adieux. Le final est-il à la hauteur de l’attente des fans ? Assurément, mais une chose est sûre : l’attente était immense, le film ayant amassé plus de 1,3 milliard de dollars.

Suite directe du précédent film, Harry (Daniel Radcliffe), Hermione (Emma Watson) et Ron (Rupert Grint) continuent leur chasse aux Haorcrux. Il leur en manque encore trois (enfin quatre, mais surprise). Après en avoir récupéré un à Gringot, tout trois se rendirent à Poudlard où se cacherait l’un d’eux. Une course contre-la-montre pour détruite les derniers fragments d’âme débute alors entre les défenseurs de Harry et l’armée Voldemort (Ralph Fiennes), tout deux bien décidés à se lancer dans une ultime bataille.

Si le précédent aurait dû l’être, ce huitième volet est le premier en 3D. Cool ! Eh bah non. La quasi totalité des scènes n’utilisent même pas de relief et il n’y a que le classique effet d’assombrissement de perceptible. Seule la scène finale de Voldemort utilise plutôt bien la technologie, même si on avait le même procédé en largement mieux dans Dragons. Bref, une arnaque ! Heureusement, le reste des effets spéciaux sont beaux et la mise en scène toujours proche de la perfection. Pour ce qui est de l’histoire, on pensait avoir déjà tout découvert, mais ce dernier tour de piste réserve de belles surprises, que ce soit avec le huitième Haorcrux – certes logique et donc prévisible, mais d’une grande force émotionnelle – ou les histoires de Dumbledore ou Rogue (Alan Rickman), aussi tragiques qu’émouvantes. L’accent est d’ailleurs vraiment beaucoup mit sur le drame, non sans quelques regrets dus à l’effet boucherie / hécatombe, mais avec le recul et la vision de Game of Thrones, la plupart des morts sont justifiées et rajoutent de la crédibilité à l’ensemble. Attendu depuis les prémices, l’affrontement ultime tient pour ainsi dire toutes ses promesses : des combats épiques, des créatures magiques, de la magie comme jamais on en a vu, le tout avec l’intégralité du casting d’origine (à un Albus près). La cohérence est indiscutable, la boucle est bouclée et avec une classe monumentale. Ce qu’on regrettera cependant, et c’est directement imputable au livre, c’est qu’il n’y a pas de fin digne de ce nom. Après le combat, pas de fête ni de scènes guillerettes pour célébrer la victoire. On passera directement à une petite séquence de deux-trois minutes censée se passer 19 ans plus tard alors que Harry et Ginny / Ron et Hermione amènent leurs enfants au quai 9 3/4 en direction de Poudlard. On notera d’ailleurs que cette séquence est atrocement mal faite car les acteurs semblent n’avoir que 25 ans et non pas 36, mais la symbolique est forte et percutante. On a donc là un dernier chapitre particulièrement réussi, bien que l’apport 3D soit anecdotique, mais qui ne conclu qu’une partie de l’histoire, celle entourant Voldemort. Et pourtant, Harry Potter c’était tellement plus… Et il est peu probable que la nouvelle saga des Créatures fantastiques vienne combler nos attentes, mais en l’état, il s’agit tout simplement de l’une des meilleures saga de l’histoire qui aura su continuellement se renouveler pour offrir un final en apothéose.

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Apparences

Apparences
2000
Robert Zemeckis

Un film de Robert Zemeckis avec un beau casting et un pitch sympathique. Voilà qui promet assurément beaucoup.

Norman (Harrison Ford) et sa femme Claire (Michelle Pfeiffer) habitent dans l’ancienne maison du père de Norman, dans un coin pommé des Etats-Unis. Cette année, un évènement chamboulera leur quotidien : leur fille part pour l’université. Norman travaillant tout les jours à son labo de recherche, Claire se retrouve seule dans la maison. Autour d’elle, des choses bizarres se passent et le nouveau voisin semble louche. La dernière fois qu’elle a vu sa femme, elle paraissait affolée et paniquée. Plus encore, Claire est victime de manifestations. Qui est-ce et pourquoi ?

Est-ce un cas « classique » de paranoïa comme dans le génialissime Paranoiak ? Tour à tour, le film nous fait croire puis démentir des certitudes avec beaucoup de savoir faire. Les acteurs ne sont pas géniaux mais ils parviennent à nous faire entrer dans l’histoire. Par contre, tout le début du film ratatine méchamment et la première moitié en est passablement lente et ennuyeuse. Mais heureusement, la fin rattrape un peu la mise avec plus de dynamisme, de révélations, coup de théâtre et autres retournements de situations. Même si au final, elle reste convenue et prévisible, dans une certaine mesure (presque évident 15 minutes avant). On a donc là un film sympathique et bien fait mais qui ne restera assurément pas dans les annales.

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Simon Konianski

Simon Konianski
2009
Micha Wald

Voici ce que l’on appel un film juif. Dans le film, presque tout le monde est juif, seul quelques goy sont présents, il n’est question que de la religion judaïque et autre problèmes itinérant aux juifs.

Le « héros » de l’histoire est Simon Konianski (Jonathan Zaccaï), difficile de faire plus juif comme nom. Il a récemment été quitté par sa goy de femme qui s’amuse à danser nue au théâtre et à forniquer avec un colosse brésilien. Leur union a tout de même laissé quelque chose : leur enfant Hadrien, comme le mur. Simon retourne donc chez son père qui ne manque pas une occasion de le rabaisser et de tout faire pour le virer de chez lui. Mais finalement, se sera le père le premier à partir, suite à son décès. Simon « décide » donc d’aller l’enterrer en Ukraine.

Pas vraiment de scénario, on se contente de suivre une vie terne et sans intérêt. A l’image de A Serious Man, le film vaut pour son second degré. A savoir que les coutumes juives sont tellement ridicules par moment que s’en est drôle. On dénombre en effet beaucoup de passages comiques, surtout durant le voyage vers l’Ukraine. Mais malheureusement, le film souffre atrocement d’un rythme d’une lenteur absolue. A l’image de Simon, le film est mou et se contente de se laisser traîner. Bref, malgré quelques rires, l’ennui est de mise.

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Les Schtroumpfs

Les Schtroumpfs
2011
Raja Gosnell

Ah ça calme ! En avant première, antoinelepage.fr est fier de vous présenter la critique d’un film évènement de l’été : Les Schtroumpfs. Je remercie au passage mon ami Jeremy Chalbos pour m’avoir invité à la séance grâce à son invitation canal +. Alors, ça schtoumpfs ?

Créé par le belge Peyo, Les Schtroumpfs raconte l’histoire de petits hommes bleus vivant dans une forêt magique. Ils vivent une petite vie tranquille, ou presque. En effet, le village et ses habitants sont régulièrement la cible du méchant sorcier Gargamel (Hank Azaria) accompagné de son vil chat Azrael. Lors d’une de ses attaques, alors que tout le monde fuyaient, schtroumpf maladroit prit la mauvaise voie. Voulant lui porter secoure, le grand schtroumpf, schtroumpf à lunettes, schtroumpf grincheux, schtroumpf écossais et la schtroumpfette se retrouvent projetés, de même que Gargamel et Azrael à leur poursuite, à New-York. Ils seront recueillis par deux humains : Patrick (Neil Patrick Harris) et Grace (Jayma Mays) Winslow. Schtroumpf alors !

Comme prévu, le scénario est affligent de bêtises et ne tiens pas la route deux minutes. Si dans leur monde les schtroumpfs semble plutôt bien modélisés, dans le notre, le constat est tout autre. Le choc des cultures est improbable et la cohabitation semble irréaliste. Mais de toute façon, on ne s’attendait pas à autre chose. Pour se qui est de la 3D, le résultat est assez classique : c’est complètement inutile et mal fait. Et pourtant, moult scènes en abusent et on sent un réel effort d’intégration de la technologie mais malheureusement, excepté quelques passages schtoumpfés, elle ne servira qu’à ajouter un léger effets relief à peine perceptible, contrairement à l’effet secondaire : l’obscurcissement de l’image, beaucoup plus flagrant. Reste l’humour du film, qui a fait pleurer de rire l’ensemble des enfants de la salle mais aussi les autres, et c’est là la grande surprise. Effet de masse ou réel intérêt, un grand nombre de scènes feront largement rire les plus grand avec notamment les gags sur Gargamel et son chat, intergénérationnel, mais aussi les allusions sexuelles entourant la schtroumpfette. Et même à force, le comique de répétition s’installe et certaines blagues catastrophiques finissent par avoir raison de notre jugement. Assurément pour les enfants, le film n’en reste pas moins accessible et fera schtroumpfer quiconque n’étant pas trop exigent.

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