Antwone Fisher

Antwone Fisher
2003
Denzel Washington

Comme bon nombre d’acteurs, Denzel Washington s’essaye à la réalisation. Il choisira l’histoire vraie de Antwone Fisher (très beau prénom à condition de savoir l’écrire) un jeune marin  de l’armée qui, après plusieurs problèmes de comportement, se voit envoyé vers un psy incarné par Denzel. Il lui confiera alors son passé d’orphelin battu (et plus si affinité) par sa famille d’accueil et bien d’autres problèmes encore. Le scénario est d’ailleurs écrit par Antwone Fisher en personne.

Les acteurs ne sont pas géniaux et Denzel a visiblement perdu en efficacité de par sa double implication. Le film souffre aussi d’un rythme lent et de passages à vide. Si le film est tiré d’une histoire vraie, elle n’en reste pas moins « classique » et donne une impression de déjà vu. Mais comme elle est racontée par celui qui l’a vécu, la vision retranscrit n’est pas objective et donc assez largement faussée ne la rendant pas si véridique que ça. Du coup, même si le personnage est attachant, on ne trouvera que peu d’intérêt au film.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire

Les Portes du temps

Les Portes du temps
2007
David Cunningham, David L. Cunningham

Alors que nombre de bons romans fantastiques cartonnent, le choix d’une adaptation cinématographique s’est portée ici sur le livre « The dark is rising » de Susan Cooper. Si pour des raisons de four colossal le budget du film n’a pas été dévoilé, difficile à croire que quelqu’un ayant lu le script ou le livre est accepté de financer le film. Non contant de n’avoir aucune originalité, le film multiplie les clichés. Ainsi, un adolescent de 14 ans (Alexander Ludwig) apprend qu’il est le 7° fils du 7° fils (très très grosse famille dit donc) et de surcroit (parce qu’en fait, il a un frère jumeau caché !) qu’il est le chercheur de symbole. Eh oui car le monde est un conflit perpétuel entre les lumières et les ténèbres et il doit rassembler 6 symboles pour affronter les méchants et  faire gagner les gentils, youpie. Et pour trouver les symboles c’est mystère et boule et de gomme avec voyage dans le temps pour récupérer l’artefact et on s’en fou de comment ça marche, on n’est pas là pour réfléchir. Et forcement, il y a une fille, les méchant gagne au début et perdent à la fin.

Dommage que le scénario soit aussi vide et recyclé car on peut aussi compter sur de très mauvais acteurs, une réalisation pourrie et des effets spéciaux presque au niveau des années 50. La mise en scène est génial et c’est avec bonheur qu’on repense aux moments où le caméraman se casse la gueule et fait des roulades mais ça tourne quand même. Le combat final est lui sublimé par des jeux de lumières à rendre épileptique un aveugle. Le chef d’œuvre n’était pas loin. Dommage …

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Bienvenue à Zombieland

Bienvenue à Zombieland
2009
Ruben Fleischer

Dire qu’il n’y a jamais eu de comédies de zombies serai faux puisqu’on a déjà eu ce genre avec le très bon Shaun of the dead. Il n’en reste pas moins que cette alliance est rare alors que souvent efficace comme c’est le cas ici. L’histoire est simple : suite à une épidémie de viande avarié des humains se transforment en zombies, mais on s’en fou. L’important c’est les non-zombies. Jesse Eisenberg (The Social Network,  Le Club des empereurs) s’est fixé une liste des choses à faire, ou ne pas faire, pour survivre. Il fera la connaissance de trois autres humains sur sa route : Woody Harrelson (Sept Vies, 2012) un tueur de zombies fan de twinky (beignet), et deux sœur maligne : Abigail Breslin (L’ïle de Nim, Un jour, peut-être) et Emma Stone (Easy A, Marmaduke).

Les acteurs sont tous très bons. Les différents protagonistes sont bien travaillés et ont chacun un style propre et amusant, même si les filles sont un peu en retrait par rapport aux géniaux Jesse et Woody qui méritent clairement le détour. L’humour gore tout en finesse du film marche à la perfection. Mention spéciale pour le passage avec Bill Muray (Un jour sans fin, Ghostbuster) vraiment marrant. A noter une référence à Facebook où Jesse dit qu’on peut enfin s’en passer alors qu’un an après, il en devient l’inventeur avec The Social Network. La sauce prend largement et la surprise est au rendez-vous tant la qualité est bonne. On a hâte de les retrouver en 2012 pour la suite de leurs aventures.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Blonde contre-attaque

La blonde contre-attaque
2003
Charles Herman-Wurmfeld

Le monde est-il fou ? On est en effet en droit de se poser cette question quand on pense à l’écart entre les deux films tant cette suite est lamentable. Difficile à croire qu’avec les même acteurs ; ou presque puisque sa meilleure amie de fin de premier film n’a pas rempilé ce qui est fort regrettable ; on puisse faire à ce point moins bien. Le problème réside principalement dans le « scénario ». Alors que celui du premier était travaillé et intéressant, même s’il ne cassé pas trois pattes à un dragon, on a ici un scénario négatif : Reese Witherspoon organise son mariage avec Luke Wilson, mais au moment d’inviter la mère de son chien (oui, oui vous avez bien lu et ça fait mal), elle se rend compte que cette dernière est un cobaye au service d’une agence de cosmétiques. Elle décide  alors de faire voter une loi interdisant les essayes sur les chiens.

Si la quasi totalité des acteurs ont rempilé, ils ne sont ici que l’ombre d’eux même et ne savent plus jouer, à supposer qu’il savaient. Alors que le budget du film a plus que doublé, on jurerai être en présence (ou plutôt absence) d’une histoire d’un teen-moovie direct-to-dvd. Pire encore : alors que les blagues et autre gags du premier étaient tout public, on aura beaucoup de mal avec l’américanisation extrême qu’on subit. Le spectateur se prendra la tête entre les mains à plusieurs reprises en se disant « non ! C’est pas possible ! Mais quelle honte ! ». Souvent les suites déçoivent, mais là, on atteint des sommet. Fans du premier abstenez vous.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Revanche d’une blonde

La Revanche d'une blonde
2001
Robert Luketic

Il y a souvent une blonde décérébré dans les comédies américaines mais elles font rarement l’objet du rôle principal. Ici la blonde c’est Reese Witherspoon (Tout… Sauf en famille ! Comment savoir ?) et, lorsque son copain la lâche car elle est trop déjanté et spéciale pour faire femme de politiscien, décide de se lancer dans des études à Harvard pour y faire du droit et surtout récupérer son copain. Mais dans cet univers froid et austère, difficile de survivre. Surtout quand elle se rend compte que non seulement elle a été remplacé mais aussi qu’il est fiancé à la remplaçante. Mais la blonde n’a pa dit son dernier mot !

On pouvait craindre le pire et bien plus encore mais que nenni ! En plus de posséder un soupçon de scénario, le film peut largement compter sur la prestation de Reese Witherspoon qui excelle avec brio dans son rôle taillé sur mesure. Certains acteurs secondaire « guest » fond plaisir avec notamment Ali Larter (Heroes, Destination finale 2 & 3) et Luke Wilson (Motel, Idiocratie). Si quelques blagues sont limites, la majorité passe bien et les non-américain rigoleront autant. A noter une magnifique réplique collector : »Comme ça, il va se gratter la tête. Ça fera des vacances à ces couilles ». C’est finalement une bonne surprise couronné par une très grande réussite financière dont à découlé deux ans après La blonde contre-attaque.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Tête de Turc

Tête de Turc
2010
Pascal Elbé

Quand un film se lance dans la politique d’acceptation et le bon sentiment ça fait bien chier et Pascal Elbé derrière (et devant) la caméra, ça ne change rien. Le thème du film sera donc la banlieue sensible du 93 et sa haine de la  police. C’est donc en confondant le gyrophare d’un médecin avec celui d’un policier que des jeunes caillassent la voiture et y balancent un cocktail Molotov. Mais le jeune Bora, responsable de l’explosion, décide d’aller sauver le médecin. Avec la loi du silence des banlieue, personne ne parle, personne ne balance. Mais le frère du médecin (Roschdy Zem) est policier et décide de lancer sa propre enquête pour démasquer le coupable.

Réalisation propre, rythme soutenu mais sujet de merde et acteurs moyens. On sent qu’il y avait du potentiel mais ils sont complétement noyés dans le flot de bons sentiments et de morale. Le film a surtout servi à Pascal Elbé pour tester ses capacités de réalisateur qui s’avèrent bonnes aux vus du film et des 4 nominations dont celle du césar de la meilleur première œuvre, même si au final, aucun prix n’a été décerné. Mais par rapport à la plupart des daubes françaises, on s’en sort pas si mal.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Philibert

Philibert
2011
Sylvain Fusée

Voilà un genre bien dangereux : une parodie-humoristique de film de cape et d’épées. On devrai être proche du bon nanar mais non ! Le principe du nanar c’est qu’on ne rit pas pour les blagues mais parce que c’est ridicule, ce qui n’a visiblement pas été compris ici.

Ne regardez surtout pas la bande-annonce du film puisqu’on y retrouve la quasi totalité du scénario. Le syndrome « t’as vu la BA, t’as vu le film » atteint ici des sommets frôlant les 100%. C’est donc l’histoire de Philibert (Jérémie Renier (Pièce montée, Cloclo)) qui, à la mort de son père adoptif, part venger son père biologique assassiné par Clotindre (Alexandre Astier (Kaamelott)). Sur la route, il rencontrera un manant, qui deviendra son valet (Manu Payet ( Coco, L’Amour c’est mieux à deux)), ainsi qu’un ange répondant au nom d’Inès (Elodie Navarre).

Mise à par Jérémie, tout les acteurs sont mauvais et semblent perdus. Et du coup, leur frustration est communicante et nous non plus, on y croit pas. De plus, le combat final est péniblement étalé sur plus de 20 minutes pour éviter de faire un film trop court (même si Disney ne se gène pas pour sortir un Winnie l’ourson de tout juste 68 minutes). Exprès, pas exprès, difficile de savoir si les nombreux faux raccords et incohérence scénaristiques sont volontaires. De manière général, on se demande aussi où sont passés les 12.1M€ de budget. Ce qui est sûr en revanche, aux vus des premières estimations donnant la première semaine à 45 000 entrés malgré une large diffusion (360 salles), c’est que au mieux seulement le dixième du film sera amorti et ça fait mal. Au final, à part la chanson, peu de choses viendront sauver le film de son naufrage colossal. Dommage car l’idée de départ était bonne.

Publié dans Cinéma, Critiques | 8 commentaires

Unstoppable

Unstoppable
2010
Tony Scott

L’histoire est inspiré de faits réels ayant eu lieu aux États-Unis. Il s’agit d’un train qui, suite à une connerie aussi énorme que le ventre de celui qui l’a faite, va se retrouver sans personne à bord et plus grave encore : il accélère vite. Après moult échecs, deux conducteurs (Denzel Washington et Chris Pine(Star Trek))de trains vont tenter de stopper eux-même le train.

Ce qui est très fort dans le film c’est que avec un scénario anecdotique et finalement peu d’action, la réalisation est tellement bonne que la pilule passe très bien. C’est d’ailleurs Tony Scott(Top Gun 1 & 2(2012), Le dernier samaritain) qui est à la réalisation. Il avait déjà travaillé avec Denzel Washington dans Man on Fire, Déjà Vu et L’Attaque du métro 123. Par contre, il est dommage que la palanqué de bons acteurs soient si peu mis en valeur et exploité. Du coup, chaque personnage est épuré et effacé. Reste un gros film bien fait qui aura le mérite de captiver son public et c’est déjà beaucoup.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Fusion Hydraulique

Publié dans Photo | Laisser un commentaire

Sans plus attendre

Sans plus attendre
2008
Rob Reiner

Sans plus attendre, c’est l’histoire de deux hommes qui se rencontrent sur leurs lits de mort. Morgan Freeman est un ancien mécano à la retraite et Jack Nicholson un important homme d’affaire milliardaire. Tout deux sont atteints d’un cancer et cohabitent dans la même chambre d’hôpital. Alors qu’ils se lient d’amitié, les deux hommes parlent de ce qu’ils auraient aimé faire et décident de dresser une liste de chose à faire avant de mourir. Et en avant pour l’aventure !

Si le film est très mou, à l’image des vieux, et possède aussi quelques longueurs, on pourra néanmoins compter sur de bons acteurs (surtout Morgan Freeman), un excellent scénario et de très beaux passages tantôt drôles tantôt émouvants. Mais alors que derrière cette magnifique aventure pèse le spectre de la mort, une conclusion inattendu arrive et ajoute beaucoup d’intérêt au film. Certes, le chef-d’œuvre est loin mais le film est original et son approche commune est rattrapé par une fin soignée. Si vous n’avez pas peur d’en ressortir avec le cafard, foncez.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire