Stars 80

Stars 80
2012
Frédéric Forestier, Thomas Langmann

En 2006, deux producteurs ont décidé de sortir de leurs trous de purs has been des années 80 et de partir en tourner avec eux. Alors que tout le monde se foutait d’eux, le succès fut énorme, calmant les dubitatifs. Emmené par Richard Anconina et Patrick Timsit, pour le duo de producteurs, le film reprend donc cette histoire, nous montrant la tournée des has been, petite au début, puis qui prendra une ampleur colossale, finissant au Stade de France.

Certains furent des immenses stars à leur époque, d’autres possèdent encore une certaine notoriété, alors que les plus malchanceux ne furent que le succès d’un tube. Au programme, Lio, François Feldman, Jean-Luc Lahaye, Jeanne Mas, Gilbert Montagné, Sabrina, Début de soirée, Desirless, Cookie Dingler, Emile & Images, Patrick Hernandez, Peter & Sloane, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader, Valéry Zeitoun ou encore Léopold Nord & Vous. Une liste exhaustive aux styles variés, mais tournant principalement autour du pop rock.

D’un point de vu cinématographique, le film est très mauvais. L’histoire est pour ainsi dire inexistante, juste prétexte à ressortir de vieux titres des cartons. Les petites vies des ex stars sont absurdes, les deux producteurs n’ont pas une histoire très approfondie, et en ce qui concerne la banque, c’est du grand n’importe quoi. Alors forcément, il ne faut pas s’étonner de voir les acteurs en petite forme, pour ne pas dire plus méchant. Tout juste pourra t’on compter sur quelques scènes drôles, entre parodies des chanteurs et auto-dérision, comme Jean-Luc Lahaye faisant un clin d’œil à ses accusations de pédophilie. Dans tous les cas, mieux vaut voir le film pour ce qu’il est : un concert de titres passés de mode mais toujours considérés comme des classiques et qu’on a grand plaisir à réentendre.

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Soyez sympas, rembobinez

Soyez sympas, rembobinez
2008
Michel Gondry

Inspiré par un épisode de la série The Amanda Show où des propriétaire peu scrupuleux faisaient passer des parodies de grands classiques tournées par eux mêmes pour les vrais, Michel Gondry détournera ici ce concept pour une pure comédie américaine.

Propriétaire d’un magasin de location de VHS en pleine révolution du DVD, Fletcher (Danny Glover) se trouve au bord du gouffre, écrasé par des frais de restaurations de son immeuble qu’il ne peut recouvrir. Il décide de remettre son commerce en cause, et part une semaine chercher des idées de relance. Pendant ce temps, Mike est chargé de s’occuper du magasin, mais avec son ami Jerry (Jack Black), les choses ont mal tourné. Par accident magnétique, il effaça toutes les cassettes, détruisant tous leurs produits. Mais quand une cliente (Mia Farrow) leur demanda celle de SOS Fantômes, ils eurent l’idée de refaire eux même le film. Le film eu l’effet d’une bombe  : du pur nanar, tellement affligeant que s’en est hilarant. Très vite, tous le monde se mit à réclamer tel ou tel film en version « suédée »(faite par leurs soins), créant un véritable phénomène.

Après un début un peu cabotin qui rame avec ses blagues vaseuses et sa parlotte inutile, on entre dans le vif du sujet, qui passe malheureusement par du grand n’importe quoi : l’homme magnétique. La scène de la pisse d’acide est juste honteuse. Le principe du film, c’est donc deux potes, puis aidés peu à peu par toute la ville, qui refont à leur sauce et selon leurs souvenirs les films qu’ils exposaient dans leurs rayons. On y retrouvera 2001 : l’odyssée de l’espace, Rocky, Robocop, Le Roi Lion, Rush Hour 2 et d’autres films moins connus. Une idée réjouissante et très drôle, qui marche très bien avec les premiers essais, mais qui a tendance à se tasser au fur et à mesure, tombant dans du cinéma d’auteur, privant le spectateur des références, et étant des films assez tristes, perdant l’effet comique de parodie. Le film ronronne très vite, ne faisant plus évoluer le concept. Quand à la fin, elle part sur le jazzman, montrant un film ennuyeux sur un homme inintéressant. La projection est d’ailleurs risible, multipliant les erreurs flagrantes comme une tête qui cache le projecteur ou un public privé du son mais qui s’en fout. Quel dommage, cette belle idée originale et amusante ne sera que trop peu ou trop mal exploitée. Une petite déception.

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Il ne faut jurer de rien !

Il ne faut jurer de rien !
2005
Eric Civanyan

Adaptation de la pièce de Alfred de Musset de 1836, le film se passe en pleine révolution française, qui se finira par la guillotine du pouvoir en place : Louis XVI et Marie-Antoinette.

Un cadre difficile, mais Van Buck (Gérard Jugnot), propriétaire d’un magasin de tissu, arrive à faire de confortables profits. Néanmoins, cherchant à se renouveler constamment, et étant en affaire avec la baronne de Mantes, il se rêve à ajouter ce noble nom à son enseigne. Une chance, cette dernière cherche à marier sa fille Cécile (Mélanie Doutey), et accepte en échange de quelques gages de la promettre à son neveu, Valentin (Jean Dujardin). Seul problème, Van Buck ne l’a pas revu depuis des années, et il traîne dans les bas fonds de la société, titubant ivre dans les bordels. Appâté par l’argent et aimant les paris, il accepte de se marier avec Cécile, mais à la condition que s’il réussi à obtenir ses faveurs d’ici deux jours, et prouver qu’elle n’est qu’une dévergondée sans intérêt, il soit absout de cette obligation et empoche un beau pactole. Mais à sa grande surprise, cette dernière ne sera ni docile ni repoussante, bien au contraire.

On se retrouve devant un habile mélange entre une comédie-romantique classique et un film d’époque sur les frivolités de la bourgeoisie (même si cette vertu semble improbable). Un bon trio comique entre le vieil avar, le jeune fougueux lâche, et la jeune pucelle désirable. Des mécanismes certes érodés et qui ne surprendront que trop peu, mais l’ambiance de l’époque rend le film un peu plus original. Ça n’a visiblement pas été assez : sans être non plus un bide colossal, le film n’a enregistré que 887 688 entrées, soit la moitié de ce qu’il aurait fallut pour l’amortir. Il est vrai que le film manque un peu d’ambition, et que sa fin traîne maladroitement et longuement, perdant au passage la simplicité qui le caractérisait. Mais il faut tout de même reconnaître que son casting est bon, surtout la magnifique et aguicheuse Mélanie Doutey, particulièrement séduisante dans ce film. De plus, la fraîcheur de l’ambiance (sauf à la fin) est salvatrice, nous faisant passé un agréable moment. Et dans une industrie cinématographique française frileuse qui n’ose plus, voir un film qui sort du lot fait plaisir.

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Paperboy

Paperboy
2012
Lee Daniels

Comme avec Monsieur Flynn, on se retrouve devant une adaptation d’un roman, celui de Pete Dexter, où son romancier est à nouveau producteur, mais ici il ne s’agit pas d’une autobiographie, simplement le témoignage d’un journaliste. L’histoire contée fut bien réelle, et elle se déroula en Floride en 1969.

Renvoyé de son université, Jack (Zac Efron) se vit obligé de retourner vivre chez ses parents, s’occupant de livrer les journaux pour l’agence de son père. Un quotidien plat et ennuyeux, du moins jusqu’à l’arrivée de son frère (Matthew McConaughey). Rédacteur dans un journal de Miami, il souhaite enquêter sur Hillary Van Wetter (John Cusack), reconnu coupable du meurtre du shérif de la ville, et condamné à mort. Ayant décelé de nombreux vices de procédures et des failles aberrantes dans la défense, il est bien décidé à lancer une investigation pour éviter le meurtre d’un innocent. Pour mieux l’approcher, il décide d’entrer en contact avec Charlotte (Nicole Kidman), une femme débridée qui entretien une relation écrite avec le détenu. Fasciné par elle, Jack tombera immédiatement sous son charme, ne se rendant pas compte du danger qu’elle représente.

Nous replaçant dans une époque festive et insouciante, le film nous berce de ses couleurs vives et du bonheur simple de la vie. Tout le monde mène tranquillement sa barque, voguant à son aise et acceptant sa place de bon cœur. Tout semble possible, facile, et l’espoir n’est que prophétie. Une petite enquête journalistique et c’est l’aventure qui nous appelle. On vie en plein la libération sexuelle avec les mouvements hippies, et le film possède des scènes scandaleusement érotiques comme celle du parloir, et on en redemande bien évidemment. Alors bien sûr, malheur à qui ne saura se montrer patient, désespérant de sa solitude, mais l’histoire semble touché par la grâce, en pleine plénitude. Seule ombre à ce tableau, l’antipathique noir qui pète plus haut que son cul, faisant preuve d’une telle arrogance et d’un tel dédain purement raciste que sa place dans la société, qu’on se serait dit juste et mérité, perd tous sens. Puis dans une seconde partie, la joie s’efface peu à peu, et tout part en vrille, à tel point qu’on a du mal à y croire. L’histoire d’homosexuel arrive comme un cheveu sur la soupe, et d’un point de vue de la cohérence la question se pose. Le pire sera sans doute la fin, stupide et inintéressante, faisant fi de tous bons sens. C’est bête, alors que les personnages étaient intéressants, les acteurs très bons, l’histoire sympa et le cadre idyllique, tout s’effondre au fur et à mesure, nous laissant au final dubitatif. Quand la réalité plombe la fiction…

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Hope Springs

Hope Springs
2003
Mark Herman

Au doux royaumes des comédies romantiques, nombreuses sont celles à atterrir dans nos bacs à DVD dans l’indifférence la plus totale, alors que de sombres daubes continuent de déferler sur nos écrans. Dans tout les cas, mieux vaut rester à l’affût.

Oh homme brisé, pars te reconstruire ! Artiste peintre anglais, Colin (Colin Firth) est rentré un jour chez lui le cœur brisé, lisant abattu le faire-part  de mariage de sa fiancé Vera (Minnie Driver), annonçant son mariage imminent avec un autre homme. Ahuri et désemparé, il fuit aux Etats-Unis changer d’air, s’installant dans une ville dont le nom semblait providentiel : Hope (en français, espoir). Accueilli chaleureusement dans cette petite ville de la région des lacs, il fera la rencontre de Mandy (Heather Graham), une jeune femme surprenante. Joviale et entreprenante, elle chamboulera sa vie, lui apportant une fougue et une passion jusqu’alors inconnues. Mais c’est alors que Vera le retrouva, voulant lui expliquer que l’invitation était bidon, visant à le faire réagir face à leurs fiançailles qui s’éternisaient depuis déjà trois ans. Boulette…

Pour cette belle petite romance fluette, on suivra un triangle amoureux, où le Don Juan est tiraillé entre sa fiancé qui tente de le récupérer, et la gentille fofolle qu’il vient de rencontrer. Alors bien sûr, l’issue finale n’est guère sujette au suspense, mais qu’importe. Les décors sont dépaysants, l’histoire agréable, les acteurs bons, les rebondissements cocasses, et l’amour nous embaume. C’est frais, poétique, divertissant, et redonne le moral. Que demander de plus ? Une histoire, de l’envergure, de l’ambition, et surtout une prévisibilité moins grande. Certains passages manquent aussi cruellement de finition, comme celui du service rendu au maire : tout ça pour ça. La fête de la reine démontre aussi un manque de soin : évoquée puis montrée, mais largement esquivée. Clairement pas un must du genre, le film reste avant tout très agréable et sa simplicité nous enchante.

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Le Règne du feu

Le Règne du feu
2002
Rob Bowman

Et si les dragons n’étaient finalement pas qu’un mythe ? Après tout, sinon d’où viendraient les légendes ? Dans sa jeunesse, à l’époque où sa mère travaillait à l’extension des métros de Londres, Quinn (Christian Bale) était tombé sur une étrange cavité où les murs suintaient et où le sol était jonché d’œufs. Ce n’est que quand les galeries s’embrasèrent qu’il prit conscience de la situation : il venait de réveiller un dragon en hibernation.

Deux décennies plus tard, l’humanité est au bord de l’extinction. Les dragons se sont multiplié, brûlant tout sur leur passage. Les guerres atomiques et le souffle destructeur de l’ennemi détruisirent peu à peu toute trace de notre civilisation. Quinn fait parti des rares survivants, et s’est retranché dans une vieille forteresse d’Irlande, espérant se faire oublier des volatiles. Mais la situation est critique : ils n’ont plus eu de contact avec d’autre colonies depuis des années, et les ressources résistent difficilement aux passages des dragons, mettant chaque jour un peu plus leur survie en péril. Mais un jour, une escouade militaire apparue, cherchant une base pour la nuit. Affirmant être des chasseurs de dragons, ils cherchent à mettre un terme à leur règne. L’espoir serait-il entrain de renaître ?

À mi-chemin entre le survival-horror et le bon gros film d’action, le film s’axe autour de réfugiés qui tentent de survivre à une situation de mort imminente mêlée à une malnutrition sévère, puis qui décident de prendre les armes et d’affronter ces créatures à la carapace imperméable aux balles, et aux aptitudes physiques bien supérieures aux meilleurs avions de chasse. Possédant un style visuel moyenâgeux très sombre, le film met en avant l’angoisse de leur réalité en rapprochant l’environnement et les jeux de lumière à la personnalité du dragon, froid et sombre, et crachant ses flammes destructrices. D’une modélisation parfaite, cette créature mythique est glorifiée par des effets lumineux superbes et une réalisation propre et très lisible. Certaines scènes sont incroyables, notamment la première chasse de dragon, et toute la partie en vol. Au delà de ça, on retrouve un très bon trio de musclés : Christian Bale, Matthew McConaughey et Gerard Butler, de quoi faire fantasmer les filles. Assez rythmé et pêchu, le résultat est très divertissant. On regrettera seulement des explications un brin superficielles et une logique plus que discutable – par exemple pourquoi ne pas faire un bunker et y planter des aliments qui n’ont pas besoin du soleil ? -, de même qu’un côté Aliens le retour en version dragon trop prononcée, mais après tout cela reste du grand spectacle réussi.

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End of Watch

End of Watch
2012
David Ayer

D’une arrogance infinie, le réalisateur se disait confiant quand au succès de son film aux Oscars, fier d’avoir fait un film sur l’enfer de la délinquance et l’insécurité de là où il a grandit. Le réveil fut brutal : même pas nominé aux Oscars (alors de là à en gagner…), le film n’a remporté qu’une place dans le top dix des meilleurs films indépendants selon le Nationnal Board of Review. Peu glorieux…

Filmé en found-footage façon reportage, le film nous immisce dans la police de Los Angeles, l’un des endroits les plus dangereux de par la forte implantation des cartels de drogues mexicains, et la présence importante des communautés noires de grand banditisme. Pour cette plongée en territoire hostile, on retrouvera les officiers Taylor (Jake Gyllenhaal) et Zavala (Michael Peña), meilleurs potes et policiers en excès zèle, puis amants et pères la journée terminée. Un quotidien difficile quand on ne sait pas si on reviendra chez sois le soir.

End of Watch signifie deux choses : soit fin de rapport, soit mort dans l’exercice de ses fonctions. Le film joue sur cette ambivalence, confrontant nos deux policiers à des situations stressantes et périlleuses. À chaque voiture arrêtée, à chaque inspection de maison, le même suspense angoissant, faisant craindre à chaque seconde le coup de feu meurtrier. Plutôt bien construite, l’histoire – bien que ne possédant pas vraiment de lien scénaristique – monte crescendo dans la violence, renouvelant un peu l’intérêt. Mais entre deux missions, les interminables discutions insipides et les pseudo romances (avec Anna Kendrick pour l’officier Taylor) nous font paraître le temps long, surtout que les cacophonies incompréhensibles sont nombreuses. Et bien sûr, même si cela fait parti de l’immersion, la caméra reste avant tout vomitive, cadrant frénétiquement. En plus, la fin est tout simplement médiocre, jouant la carte de la fainéantise et du gros cliché. Donc au final, l’expérience n’est pas franchement concluante.

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Monsieur Flynn

Monsieur Flynn
2012
Paul Weitz

Inspiré d’une histoire vraie, le film est l’adaptation de la biographie de Nick Flynn – qui officie au passage en tant que producteur – sobrement intitulée Another Bullshit Night in Suck City, soit « une autre connerie de nuit dans une ville de merde ». Connu pour ses recueilles de poèmes, l’écrivain livre ici une période sombre de sa vie, mais surtout de son père.

Abandonné très jeune par son père (Robert De Niro), Nick Flynn (Paul Dano) aura grandi aux côtés de sa mère (Julianne Moore) jusqu’à sa majorité, mais elle choisit de se donner la mort peu après. Vacant de petits boulots en petits boulots, il échouera dans un quartier défavorisé de New-York, cohabitant avec la misère et la drogue. Un beau jour, alors qu’il n’avait pas eu de contact avec son père depuis 18 ans, ce dernier se manifesta, demandant de l’aide pour un déménagement. Apparemment dans la tourmente, se démenant comme chauffeur de taxi, il disparu comme il est apparu, sans crier gare. Mais quelques semaines plus tard, alors que Nick travaillait dans un centre pour SDF, il croisa son père, lui aussi à la rue.

Parmi les histoires vraies notables sur une descente aux enfers, le film n’arrive certainement pas à se hisser au niveau du film Le Soliste, mais grâce à son excellent casting (notons au passage la présence de Olivia Thirlby) il tire tout de même son épingle du jeu. D’un ton très sombre, il n’hésite pas à montrer la misère humaine dans ses formes les plus décadentes, établissant les plus grands méfaits de l’alcool. Le film contient certaines scènes chocs, mais les plus dures d’entre elles sont imagées, racontant qu’un SDF ne vit généralement pas plus d’un an, ou parlant d’un ivrogne incontinent. Une grande intensité dans l’émotion donc, et une force indéniable dans la narration. Malheureusement, le film étant plombé par d’incessantes longueurs, l’effet dramatique perd en efficacité. Mais le plus problématique est sans aucun doutes son absence de morale, et sa fin plutôt morose, montrant que la vie est une éternelle source de déception. Le film aurait mérité un peu de nuances pour éviter de nous perdre dans son flot de noirceur.

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Mai 2013

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Et soudain, tout le monde me manque

Et soudain, tout le monde me manque
2011
Jennifer Devoldere

Comme souvent avec les films français, point de scénario à l’horizon, juste une réalisatrice qui nous raconte sa vie, ses relations tumultueuses, et surtout son rapport problématique avec son père. Une histoire banale pourrait-elle se démarquer ?

On suivra donc la vie perturbée de Justine (Mélanie Laurent), qui à presque trente ans n’a toujours rien dans la vie. Éternelle célibataire incapable de rester avec le même homme plus d’un instant, elle n’a ni logement ni vrai travail, vacant à droite et à gauche. Se disant artiste, elle n’a jamais mené un projet à bien. Mais sa plus grande déception dans la vie est son père, Eli (Michel Blanc). Jamais très présent ni affectif, il s’apprête à 60 ans à avoir un enfant avec sa nouvelle femme : une aberration. Déjà source de beaucoup de tension, la famille va imploser.

Difficile d’imaginer devant pareille histoire une quelconque ambition ou envergure, tant tout semble plat et sans le moindre intérêt. Et le constat parle de lui même : l’héroïne est insipide. Mais le film n’est pourtant pas totalement à jeter, notamment grâce à Michel Blanc, qui fait un père touchant, et parfois très drôle dans ses relations avec les ex de sa fille. On retrouvera dans cette liste exhaustive Manu Payet, toujours accompagné par sa femme Géraldine Nakache, qui amène lui aussi sa touche humoristique. Le film trouvera même un peu d’émotion et de profondeur dans la seconde partie, quand le problème d’alvéole s’y mêle. Des acteurs plutôt bons, quelques passages intéressant : on évite le pire. Le film n’est pas très intéressant mais peut éventuellement se regarder.

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