Aliens le retour

Aliens le retour
1986
James Cameron

Bien que l’univers laissé par Alien était possiblement riche et ouvert, autorisant une liberté totale quand à une ou plusieurs suites, il aura fallut sept ans pour qu’un scénario émerge et que le projet voit le jour. Et pour reprendre les raines, et se charger de l’histoire, rien de moins que James Cameron en personne, fraîchement couronné par son célèbre Terminator. Mais un nom mille fois plus grand apparaît au générique dans le rôle d’un des soldats, celui qui a réalisé le meilleur film de l’histoire : Bill Paxton. Mais si le projet mit tant de temps à aboutir, c’est avant tout dû à un refus de Sigourney Weaver jugeant l’idée d’une suite nuisible. Revirement justifié ou a t-elle craqué sous la pression ?

Après sa rencontre fortuite avec une espèce alien hostile lors d’une mission commerciale, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) avait réussi à s’en sortir et s’était plongée en stase. 57 ans plus tard, une équipe fini par la localiser et la secourir. Et le réveil fut difficile : en plus d’avoir perdu sa fille, les autorités la prennent pour une folle et ignorent ses menaces. Pire encore, une colonie de recherche sur la terraformation (décidément quelle richesse ce Prometheus) s’est installé sur ladite planète. Et bien évidemment, ce qui devait arriva : la colonie cessa d’émettre…

La transition entre les épisodes est naturel et l’histoire suis son cours avec logique et respect profond des codes établis, avec néanmoins quelques libertés avec notamment la mère des aliens. On regrettera d’ailleurs que la seule réelle base scénaristique, outre les aliens, consiste en la relation entre Repley et Newt, la petite fille rescapée. Le film n’apporte donc aucune forme de réponse quand à l’existence des aliens ou leur présence et même leur hostilité. De même, le point central qu’est leur vaisseau d’origine avec l’énigmatique Colosse est tout simplement oublié. Heureusement que Prometheus est là ! Mise à part ça le casting est exécrable, comme pour le premier, et à l’exception de Sigourney Weaver, tous les autres ne sont que de vulgaires et pitoyables clichés ambulants. Seul le robot est tolérable sur la fin. Côté effets spéciaux, remarquable pour l’époque, ils ont prit un sacré coup de vieux. Ce second opus se veut plus démonstratif et le film s’en retrouve moins propre, bien que plus dynamique. Et heureusement pour un film de 2h30 ! C’est d’ailleurs ce dynamisme qui permet au film de garantir qualité et intérêt. On retrouve donc une version 2.0 d’une même histoire plutôt riche mais du coup pas très originale, l’empêchant d’égaler son prédécesseur. Le film reste malgré tout l’un des piliers de la science-fiction.

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Pokémon Argent SoulSilver

Pokémon Argent
2010
Nintendo DS

Après avoir marqué les esprits en 1996, puis trois ans plus tard chez nous, par son ingéniosité, son additivité et le charme de ses créatures, Nintendo avait fait coup double en 99 (2001 chez nous…) avec 100 nouveaux Pokémon hauts en couleurs et au design encore plus réussi que les premiers. De même, le jeu introduisait un scénario plus étoffé et offrait la possibilité de refaire le précédent jeu après la ligue avec de sympathiques clin-d’œil. Pour les fans nostalgiques, il s’agit tout simplement du meilleur Pokémon, bien que la 4° génération fut très bonne, contrairement à la catastrophique 3°, et que le principe a évolué dans le bon sens. Pari risqué mais louable que de remettre au goût du jour cette mythique aventure. Reste t-elle un must ou les âges l’ont-elle rendue désuète ?

Graphismes : 15/20

Depuis l’épisode original, chaque nouvelle crue se contente de mettre à jour les graphismes sans réellement les transcender. On retrouve donc notre petit héros déformé évoluer dans un monde en 2D isométrique propre et aux couleurs chaleureuses mais où les maisons sont identiques, les spirites des personnages se répètent souvent, les paysages sont limités (forêts, plages, mers, montagnes, grottes) avec tout juste quelques variantes et on retrouve une structure ultra classique dans presque toutes les villes : centre Pokémon, boutique, arène, 2-10 maisons inutiles et 1-3 bâtiments exclusifs à la ville. A l’exception de l’unique cinématique et de Rosalia, tout est beaucoup trop redondant et cela ressemble à du travail certes propre et joli, mais il est bâclé et fait à la chaîne. Les attaques sont elles aussi efficaces mais rien d’impressionnant.

Jouabilité : 16/20

La base du jeu est simpliste et ultra classique : attraper des Pokémon, les faire combattre et évoluer et remporter des badges. Et ce avec 6 Pokémon dans son équipe avec 4 attaques chacun. Cela n’a pas évolué d’un iota depuis les origines et bien que la formule soit toujours incroyablement prenante et addictive, on aimerait voir apparaître de temps à autres des surprises ou au moins une forme d’innovation comme avec les version Diamant/Perle/Platine. Par contre, on notera un problème de dosage de la difficulté lors du passage de Johto à Kanto puisque les bougres de champions y sont directement plus forts que la ligue. De même, Red et la seconde version de la ligue ont une puissance bien trop élevée par rapport aux possibles entraînements et level-up. La mise à niveau est interminable… De plus, sur les quelques 493 Pokémons, seule la moitié est disponible sur la cartouche.

Durée de vie : 17/20

Obtenir les 8 badges et vaincre la ligue Pokémon vous prendra environ 15-20 heures, soit le plus faible temps de la saga. Néanmoins, vous aurez ensuite accès à une nouvelle région et 8 champions de plus, rallongeant la durée de 5-6 heures. Il faut donc compter entre 25 et 30 heures pour obtenir tout les badges, vaincre Red et rebattre la ligue. Plus près de 35 si vous comptez faire gonfler votre pokédex et partir à la chasse aux Pokémon légendaires. Malheureusement, une fois la première ligue vaincue, le jeu perd beaucoup d’intérêt.

Bande son : 15/20

Le jeu se contente de remasteuriser les anciennes musiques du jeu pour les rendre moins 8bits. Entre nostalgie et renouveau, le jeu est agréable à l’oreille. Les différentes attaques émettent des sons appropriés, de même que lors des apparitions. Mais encore une fois, une évolution n’aurait pas été du luxe tant le principe est fossilisé. Les Pokémon n’ont pas le droit de faire valoir leur rage de combattre ou leur douleur face à une terrible attaque ?

Scénario : 4/20

Un enfant décide de partir seul affronter de dangereuses routes de nuit comme de jour, frapper jusqu’à épuisement de pauvres bêtes dans le but de les enfermer à vie dans de petite sphères et ne les faire sortir que pour se battre. Il voyagera à travers le monde, de ville en ville, amassant des badges et maltraitant chaque créature qui aura le malheur de croiser son chemin. Mais tout va bien : sa mère économise pour lui et son voisin le professeur lui a fourni une bête assoiffée de sang. Mais attention : il ne faut pas oublier de réduire en esclavage le plus d’animaux possible !

Note Globale : 15/20

Dix ans plus tard, la légende renaît, comme ce fut le cas avec les très bons rouge-feu vert-feuille qui introduisirent pas moins de 9 îles très attractives. Ici, sauf les sœurs kimonos nuisibles, il n’y a aucun apport notable. Tout a été un portage bête et méchant. Mais si le jeu originel était si bon, ça n’est pas un problème ? Eh bien si, le jeu souffre de la concurrence et il ne tient pas la comparaison avec ses homologues de la même console de par son manque totale de ficelles scénaristiques et d’originalité. Si les bases du jeu sont terriblement addictives et profondément sympathiques, le résultat manque de vie et de personnalité. Les nouveaux venus y trouveront là une version archaïque, les nostalgiques y trouveront un réveil difficile face à une réalité bien là : le jeu a mal vieilli.

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Les 100 plus belles femmes en images (Juin 2012)

1 - Miley Cyrus

2 - Selena Gomez

3 - Amanda Bynes

4 - Katy Perry

5 - Jessica Biel

6 - Cobie Smulders

7 - Michelle Trachtenberg

8 - Ellen Page

9 - Emma Roberts

10 - Reese Witherspoon

11 - Olivia Wilde

12 - Kate Beckinsale

13 - Kristen Stewart

14 - Chloe Moretz

15 - Elizabeth Mitchell

16 - Shannen Doherty

17 - Jennifer Lawrence

18 - Emily Blunt

19 - Cécile de France

20 - Julie Depardieu

21 - Diane Kruger

22 - Emma Stone

23 - Keira Knightley

24 - Lilly Evangeline

25 - Gemma Arterton

26 - Vanessa Anne Hudgens

27 - Charlize Theron

28 - Emilie de Ravin

29 - AnnaSophia Robb

30 - Rose McGowan

31 - Zooey Deschanel

32 - Brooklyn Decker

33 - Madeline Zima

34 - Jennifer Aniston

35 - Maggie Gyllenhaal

36 - Anne Hathaway

37 - Astrid Berges-Frisbey

38 - Emily Osment

39 - Alyssa Milano

40 - Jessica Alba

41 - Brenda Song

42 - Anna Popplewell

43 - Lauren Graham

44 - Ashley Tisdale

45 - Kristen Bell

46 - Lindsay Lohan

47 - Isla Fisher

48 - Amy Adams

49 - Robin Tunney

50 - Kaley Cuoco

51 - Katherine Heigl

52 - Alexis Bledel

53 - Hilary Duff

54 - Rachel McAdams

55 - Bryce Dallas Howard

56 - Elisha Cuthbert

57 - Zoe Saldana

58 - Penelope Cruz

59 - Teresa Palmer

60 - Jennifer Connely

61 - Michelle Rodriguez

62 - Michelle Monaghan

63 - Scarlett Johansson

64 - Sandra Bullock

65 - Julia Roberts

66- Jennifer Garner

67 - Kirsten Dunst

68 - Drew Barrymore

69 - Leslie Mann

70 - Kate Winslet

71 - January Jones

72 - Natascha McElhone

73 - Rosario Dawson

74 - Sara Paxton

75 - Amanda Righetti

76 - Elizabeth Banks

77 - Megan Fox

78 - Katie Holmes

79 - Halle Berry

80 - Natalie Portman

81 - Ali Larter

82- Audrey Tautou

83 - Marion Cotillard

84 - Catherine Zeta-Jones

85 - Jennifer Love Hewitt

86 - Mélanie Doutey

87 - Jennifer Lopez

88 - Amanda Seyfried

89 - Noomi Rapace

90 - Sophie Marceau

91 - Kate Hudson

92 - Cameron Diaz

93 - Lisa Edelstein

94 - Virginie Eifira

95 - Monica Belluci

96 - Angelina Jolie

97 - Eva Longoria

98 - Tea Leoni

99 - Courtney Cox

100 - Shannon Elizabeth

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Top 100 des plus belles femmes (Juin 2012)

Rang change Ancien rang Meilleur rang Prénom Nom
1 0 1 1 Miley Cyrus
2 0 2 2 Selena Gomez
3 0 3 2 Amanda Bynes
4 0 4 3 Katy Perry
5 0 5 4 Jessica Biel
6 0 6 6 Cobie Smulder
7 0 7 5 Michelle Trachtenberg
8 0 8 6 Ellen Page
9 0 9 7 Emma Roberts
10 0 10 8 Reese Witherspoon
11 37 48 11 Olivia Wilde
12 -1 11 11 Kate Beckinsale
13 7 20 13 Kristen Stewart
14 1 15 10 Chloe Moretz
15 -2 13 12 Elizabeth Mitchell
16 -4 12 9 Shannen Doherty
17 21 38 17 Jennifer Lawrence
18 -4 14 14 Emily Blunt
19 -3 16 11 Cécile de France
20 -3 17 13 Julie Depardieu
21 -3 18 16 Diane Kruger
22 -3 19 15 Emma Stone
23 -2 21 21 Keira Knightley
24 -1 23 23 Lilly Evangeline
25 -1 24 24 Gemma Arterton
26 -1 25 25 Vanessa Hudgen
27 27 Charlize Theron
28 -2 26 26 Emilie de Ravin
29 -2 27 18 Annasophia Robb
30 -2 28 20 Rose McGowan
31 -2 29 21 Zooey Deschanel
32 32 Brooklyn Decker
33 -11 22 17 Madeline Zima
34 -4 30 22 Jennifer Aniston
35 -4 31 23 Maggie Gyllenhaal
36 -4 32 14 Anne Hathaway
37 -4 33 30 Astrid Berges-Frisbey
38 -4 34 30 Emily Osment
39 -4 35 28 Alissa Milano
40 -4 36 34 Jessica Alba
41 -4 37 35 Brenda Song
42 -3 39 34 Anna Popplewell
43 -3 40 35 Lauren Graham
44 -3 41 39 Ashley Tisdale
45 -3 42 33 Kristen Bell
46 -3 43 41 Lindsay Lohan
47 -3 44 42 Isla Fisher
48 -3 45 43 Amy Adams
49 -3 46 44 Robin Tunney
50 -3 47 45 Kaley Cuoco
51 29 80 51 Katherine Heigl
52 6 58 52 Alexis Bledel
53 6 59 53 Hilary Duff
54 6 60 54 Rachel McAdams
55 6 61 55 Bryce Dallas Howard
56 6 62 56 Elisha Cuthbert
57 -8 49 46 Zoe Saldana
58 -8 50 47 Penélope Cruz
59 -8 51 49 Teresa Palmer
60 -8 52 32 Jennifer Connely
61 -8 53 37 Michelle Rodriguez
62 -8 54 48 Michelle Monaghan
63 -8 55 49 Scarlett Johansson
64 -8 56 52 Sandra Bullock
65 -8 57 53 Julia Roberts
66 -3 63 61 Jennifer Garner
67 -3 64 62 Kirsten Dunst
68 -3 65 63 Drew Barrymore
69 69 Leslie Mann
70 -4 66 39 Kate Winslet
71 -4 67 43 January Jones
72 -4 68 38 Natascha McElhone
73 -4 69 57 Rosario Dawson
74 -4 70 60 Sara Paxton
75 -4 71 64 Amanda Righetti
76 -4 72 70 Elizabeth Banks
77 -4 73 71 Megan Fox
78 -4 74 65 Katie Holmes
79 -4 75 71 Hall Berry
80 -4 76 74 Natalie Portman
81 -4 77 73 Ali Larter
82 -4 78 76 Audrey Tautou
83 -4 79 36 Marion Cotillard
84 -1 83 81 Catherine Zeta-Jones
85 -1 84 82 Jennifer Love Hewitt
86 -1 85 83 Mélanie Doutey
87 -1 86 78 Jennifer Lopez
88 -1 87 79 Amanda Seyfried
89 89 Noomi Rapace
90 -2 88 80 Sophie Marceau
91 -2 89 81 Kate Hudson
92 -2 90 82 Cameron Diaz
93 -2 91 83 Lisa Edelstein
94 -1 93 77 Virginie Efira
95 -1 94 88 Monica Bellucci
96 -1 95 90 Angelina Jolie
97 -1 96 91 Eva Langoria
98 -17 81 63 Tea Leoni
99 -17 82 80 Courtney Cox
100 -8 92 74 Shannon Elizabeth
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Echange standard

Echange standard
2012
David Dobkin

De nos jours, de moins en moins de comédies américaines franchissent nos frontières ou se retrouvent alors dans une diffusion symbolique (tout juste dix écrans). Certes, le film eu le droit à un peu plus de 100 salles mais entre sa déception aux Etats-Unis et une presse sévère, le film passa totalement inaperçu. Il faut bien dire que scénaristes de Very Bad Trip ou pas, l’histoire sent le réchauffé :

Dave Lockwood (Jason Bateman) est un brillant avocat qui trime dur pour sa famille mais pour lui la vie défile sans saveur entre ses corvées enfants, le boulot et les plaisirs interdit (Olivia Wilde). Il envie beaucoup plus la vie tranquille et décomplexée de son meilleur ami Mitch (Ryan Reynolds) qui ne bosse presque jamais, étant acteur, dort autant qu’il veut, fait ce qu’il veut et peut baiser qui il veut. Mais pour Mitch qui se voit comme un éternel enfant qui a raté sa vie et qui ne sera jamais l’acteur qu’il rêvait d’être, la vie de Dave lui semble idyllique entre une réussite professionnelle, des enfants aimants et une femme sublime (Leslie Mann). Tout deux démoralisés et fantasmant sur la vie de l’autre, pissant dans une fontaine, ils firent le vœux d’échanger leurs vies. Et au matin, leur souhait était exhaussé.

Après une bonne couche d’humour ultra-américain, au sens propre et figuré, on tombe sur le scénario le plus original de l’histoire : changer de corps suite à un vœux. Si si, ils l’ont re*10²² fait. Ainsi, en un quart d’heure le film obtient le statut de grosse daube débile irregardable. Pire encore, le changement de corps est brouillon, abrupt et perd le spectateur. Le changement est trop rapide, les personnalités pas assez tranchées et le passage ne se fait pas. Puis bizarrement, une sympathie se dégage des deux protagonistes et le charisme de Ryan Reynolds nous happe et les différentes situations deviennent plus intéressantes, complexes voir émouvantes. Et entre chaque gag lourd, le film fait preuve de poésie, intelligence et finesse. Petit à petit une cohésion émerge et un déclic se fait à tel point que la seconde moitié est franchement bonne avec une fin réellement amusante, forte et joyeuse. Pour peu qu’on supporte le démarre poussif, on découvrira une sympathique comédie emmenée par des personnages charismatiques et attachants.

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Ma Première fois

Ma Première fois
2012
Marie-Castille Mention-Schaar

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Marie-Castille a voulu transposer sa propre histoire à l’écran en racontant sa première histoire d’amour de laquelle naquis une petite fille. Mais certains faits du films diffèrent de la réalité comme les destins des deux protagonistes qui se retrouvent inversés ou encore la durée de l’histoire racontée qui dans le film s’enchaîne au lieu de s’étendre sur dix ans.

Dans le film, les deux futurs tourtereaux se nomment Sarah et Zach. Leur rencontre se fit lors de leur dernière année au lycée alors que Zach changeait une nouvelle fois d’école pour cause d’indiscipline. Pour Sarah, il représente tout ce qu’elle déteste : un homme narcissique, imbu, racoleur, dragueur, prétentieux, imprévisible et mystérieux. Mais dans sa petite vie de princesse bourgeoise réglée et planifiée, elle ne put résister à l’appel de l’ange démoniaque et succomba à la pire des malédictions : le coup de foudre.

Le film démarre de façon extrêmement classique et semble partir comme une banale romance. Mais rapidement, une ambiance tendue s’en dégage et les problèmes de chacun donnent une atmosphère sombre et pesante voir morose. Il n’y aura d’ailleurs pas beaucoup de nuance dans ce ciel orageux puisque les trop rares scènes de romance n’apportent pas tellement de gaîté. Heureusement, l’histoire entre les deux protagonistes est solide, mignonne et relativement naturelle. Néanmoins, si les acteurs sont plutôt bons, on regrettera l’habituel et gênant écart d’âge entre celui des acteurs et leur rôle. Des acteurs de 20-25 ans en terminal, ça choque et enlève beaucoup de crédibilité à l’histoire. Elle se terminera d’ailleurs de façon triste et prévisible. Et si elle ne fait que donner plus de puissance dramatique au film, elle lui en coûte la bénédiction du spectateur, noyé dans la noirceur de l’histoire. Cette romance pour les bourges est assez bien faite et forte émotionnellement mais sa lenteur et son manque de joie de vivre l’empêche de correctement convaincre.

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Recherche bad boys désespérément

Recherche bad boys désespérément
2012
Julie Anne Robinson

Le métier de scénariste n’existe presque plus. Forcément, plus le temps passe et plus un grand nombre de sujets sont traités. Raisonnement limité voir débile qui démontre une fainéantise croissante qui fait que presque un film sur deux est une adaptation de « best-seller ». Et il semblerait que ce film soit donc tiré d’un roman d’une certaine Janet Evanovich. Or le problème c’est que l’originalité fait défaut en littérature plus que n’importe où ailleurs. Et ça se sent…

En ce moment, c’est la crise. – Ah bon ? – Du coup, la pauvre Stéphanie Plum (Katherine Heigl) fut virée de la boutique de lingerie où elle travaillait. Semble t-il que tout les commerces de proximité font faillite. Mais heureusement pour elle, une agence de chasseurs de primes accepte de l’engager. Ainsi, en échange de 8% de la caution, elle rapporte (ou tente de rapporter) un fugitif à la police. Pour sa première mission, elle doit traquer et arrêter un policier en caval : Joseph Morelli (Jason O’Mara), celui à qui elle avait donné sa fleur lors de ses 17 printemps.

On a donc là un film pseudo-policier avec une enquête bidon menée par une héroïne sans une once charisme. Tout est téléphoné, attendu et sans le moindre rebondissement. Pire encore, l’histoire ne vaut rien entre ses personnages aux motivations d’arrivistes cupides et son milieu incohérent voir inquiétant. La police, tous des lavettes, semble n’avoir rien à foutre de la criminalité et laisse simplement une agence de chasseurs de primes, à priori pas très légale, s’occuper de faire « respecter la loi ». Et laisser une jeune femme inapte et instable partir seule à la poursuite de la mafia semble tout à fait normal. Et si au moins les acteurs y croyaient… Mais non : tous plus lamentables les uns que les autres ! Avoir un physique ne fait pas tout, bien au contraire. Et que dire de l’humour inexistant, de cette romance vide ou des scènes d’actions toujours pas trouvées ? Sans être véritablement mou ni inintéressant, le film cumule un sacré nombre de tares démontrant un je-m’en-foutisme des plus puissants. Ne même pas essayer, c’est s’assurer une bonne grosse daube bien méritée.

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Expendables : unité spéciale

Expendables : unité spéciale
2010
Sylvester Stallone

A quelques semaines de sa suite, il était grand temps de voir ce bon gros délire signé Sylvester Stallone qui rassemble un très grand nombre de gros bras armés amateur de musculation. Outre certains grand catcheur/boxeur tels Couture, Lundgren ou Steve Austin, on retrouvera Jet Li, Jason Statham, Mickey Rourke, Bruce Willis et même Arnold Schwarzenegger dans un cameo. Bref, un casting de fou furieux pour un film de grosse brute. Mais cela suffit t-il à faire un film ?

Tout ce beau monde forme un commando spécial chargé de s’occuper de diverses mission pour la sécurité de l’Etat. Et après avoir brillamment sauvé un bateau de l’attaque de pirates, l’équipe se voit confier la tâche de reprendre une île des mains d’une armée locale trempant dans des affaires d’extorsion et de drogue. Mais en réalité il semble que cette opération soit un coup du FBI voulant régler ses comptes avec un ex-agent visiblement reconverti en tant que bras droit de la milice oppressante. Une affaire qui sent pas bon tout ça…

On peut le dire, le scénario du film n’est qu’un prétexte à ce rassemblement. Il n’y a qu’une menace, bien définie, et aucun rebondissement ne viendra bouleverser l’ordre établi. Le tout saupoudré d’une romance pas plus épaisse. Pire encore, si le charisme de Stallone et Statham sont intact de par leur importance, tout les autres ne font que de la figuration et l’avalanche de personnages fait plus brouillon qu’autre chose. Un ratage donc ? Non, bien au contraire. Le film enchaîne les scènes d’actions intenses entre gros combats de fou avec effusion de sang et scènes de guerre où les morts s’entassent par dizaine chaque seconde et où les explosions se comptent par hectare. Le napalm est lâché sans interruption dans ce déchaînement de violence et de rage. Le niveau intellectuel du film est inexistant, sa cohérence absente et la demi-mesure est bannie. Un des films les plus bourrin qui soit. Les amateurs jubileront, les autres passeront.

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La Tête en friche

La Tête en friche
2010
Jean Becker

Cette petite adaptation française du livre de Marie-Sabine Roger avait forte impression lors de sa sortie cinéma et avait tout de même conquit plus d’1,2 millions de spectateurs. Certes le chiffre n’est pas mirobolant mais n’étant pas une grosse production, on peut espérer que son succès soit dû à d’indéniables qualités.

Le film nous présente un personnage très français et bien bourru : Germain (Gérard Depardieu). Il est la bonne poire du village, le bon copain. Un peu débile voir attardé, il se traîne, va au bar avec ses amis, file un coup de main, vend ses légumes. Un quotidien morose et profondément ancré. Mais alors qu’il allait au parc voir ses pigeons, il fit la rencontre de Margueritte, une vieille dame de 95 ans. Elle est menue, classe et cultivée. Son exact opposé. Mais avec elle il va trouver cette mère aimante qu’il n’a jamais eu, une amie qui lui faisait défaut. Et tous les jours, il s’assois sur le banc du parc pour l’écouter lire et s’instruire. Plus que le goût de l’apprentissage ou de la littérature, Germain va apprendre à aimer.

Un peu lent à démarrer, le film s’axe autour d’un personnage grossier, maladroit et rustre. Un gros ours mal léché et simplet. Puis vint Margueritte avec qui tout prendra forme et elle donnera petit à petit un cœur et une instruction à notre anti-héros. Assez maladroitement abordé, son enfance est instructive et intéressante, donnant plus de profondeur à son personnage mais aussi à sa mère. Et puis on fini par s’y attacher grâce à son évolution positive qui redonne à Gérard Depardieu sa prestance de la grande époque avec son final mignon et poétique. Ça n’est certainement pas un grand film mais on se laisse facilement émouvoir par ce couple spirituel qui nous fait rêver.

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Moonrise Kingdom

Moonrise Kingdom
2012
Wes Anderson

En ouverture du festival de Cannes, le film est lui aussi rentré bredouille. Néanmoins, le film, avant même sa sortie, avait intrigué et captivé ne serait-ce de par son casting hallucinant jamais vu auparavant de par sa qualité, sa puissance, sa renommé : Bruce Willis et Bill Murray, deux des plus grands piliers de l’histoire du cinéma, Edward Norton, Frances McDormand ou encore Tilda Swinton. Cache misère ou coup de génie ? Ce coup-ci pas discussions : presse et spectateurs ont acclamé ce qui va se révélé être un film surprenant et jubilatoire.

Le film prend place dans les années 60 dans un joyeux camp scout tenu par le très enthousiaste chef scout Ward (Edward Norton). Mais un matin, c’est le drame : une de ses jeunes recrues a disparu ! Orphelin et mal-aimé, Sam, 12 ans, a prit la fuite pour rejoindre son amour rencontré l’an passé : Suzy (dont les parents sont Bill Murray et Frances McDormand). Et tout deux, grâce à l’entraînement scout de Sam, vont tenter une aventure solitaire. Mais Ward, épaulé par le capitaine Sharp (Bruce Willis) en charge de l’île, est bien décidé à les retrouver.

Le film commence par une scène exceptionnelle à pleurer de rire où Ward fait l’inspection du camp et se rend compte de la disparition incongrue de Sam. C’est ce qu’on appelle la force tranquille : le décalage et la nonchalance de ce scout en puissance font de lui un animateur parfait mais aussi un grand candide impayable. Le chef de la police n’est pas non plus en reste puisqu’il manie son île d’une main de femmelette attardée. Mais sa bêtise n’a d’égal que son grand cœur faisant de lui un personnage charismatique, attachant et émouvant. Edward Norton et Bruce Willis font un travail extraordinaire et donnent encore plus de profondeur, de comique et d’émotion au film. Mais ce qui fait la réelle force du film, c’est bien les enfants. Tost ces petits scouts sont heureux et le rendent bien et leur participation est jouissive. Mais le plus fort reste bien sûr le couple Sam/Suzy. Improbable aux premiers abords, leur histoire va rapidement devenir une évidence magique et surréaliste. Et chaque pas dans l’histoire sera à mourir de rire mais aussi incroyablement émouvant avec des rebondissements tout aussi surprenants. Et la bonne surprise est totale puisque le final est en apothéose et sublime tout ce qui précédait. Un casting cinq étoiles pour une histoire magnifique et servi par un humour d’une rare finesse.

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