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Voyage

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Lost in Sea

Cela fait maintenant quelques jours que je vogue sur ces mers hostiles avec pour seuls compagnons les maigres poissons ayant accepté de se prendre dans mon piètre filet. Le soleil frappe, la soif fait rage et mon corps se morfond sur le planché ensanglanté de mon petit voilier bien mal indiqué pour les longues traversées. Mon bras est encore groggy de la terrible blessure subie à ma dernière escale. Un amirale de la marine… J’aurais dû me méfier d’avantage. En même temps, avec cette connerie de mur immense, je devais soit passer en dessous soit au dessus. J’ai jamais compris le principe des bulles de savons et comme j’avais pas envie de me noyer et que de toute façon mon rafiot était foutu, escalader m’était apparu comme le meilleur choix. Après quoi j’ai juste voulu traverser tranquille mais ces bougres de Tenryubito ont fait les malins. Du coup, forcé, je leur ai latté la gueule mais ça a pas plu à la marine qui m’a mit une prime de deux milliards sur la tête. Il est vrai que j’ai aussi détruit leur palais et jeté les restes par dessus bord. Mais comment savoir que ça allais atterrir sur un navire de guerre et que son amirale aller le prendre mal ? Même pas eu le temps de dire bonjours qu’il m’avait déjà empalé le bras. Du coup, question d’équitabilité, je lui avait brisé les jambes. Normal quoi. Et me voilà naviguant dans le nouveau monde sur l’un des bateaux les plus miteux, affaibli et affublé d’une prime parmi les dix plus hautes effectives.

(Bruit de vague)

Diantre que ce passe t-il ? Oh, un navire. Quelle étrange proue à tête de lion… Le drapeau n’est pas banal n’ont plus.

  • Excusez-moi, pourriez-vous m’aider ?
  • Yo oh oh, salutations voyageur !
  • (Oh putain ! Un squelette qui parle…)
  • Aie aie, moi c’est Franky ! Sacrée blessure que vous avez là.
  • Oh-la oh-la ! Il faut que je vous examine !
  • (Un robot et un renne, carrément. Ça risque d’être amusant cette histoire)
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Very Bad Trip

Very Bad Trip
2009
Todd Phillips

Tout simplement l’un des plus gros succès pour une comédie, le film a provoqué une sacré vague d’engouement surprenante. D’autant qu’à l’époque, aucun des acteurs n’était alors connu. Pourtant, le film repose sur deux choses représentant l’oxymore de l’originalité : Las Vegas et la gueule de bois (d’où le titre VO, Hangover ou comment traduire de l’anglais par de l’anglais). Ça ne date pas d’hier, Las Vegas a inspiré une pléthore de film au point de provoquer pour beaucoup une allergie. Alors pourquoi une telle réussite ?

Le principe du film est ultra basique : quatre potes (Bradley Cooper, Ed Helms et Zach Galifianakis) partent en virée à Las Vegas pour l’enterrement de vie de garçon du futur marié (Justin Bartha). Arrivé sur place, ils montent sur le toit et portent un toast à cette soirée. Après ça, black-out total. Au réveil, la chambre d’hôtel est saccagée, des animaux se baladent, il y a un tigre dans la salle de bain, un bébé dans le placard, des bouteilles partout et tous ont la gueule de bois de leur vie. Tous ? Non : le marié a disparu.

L’objectif du film était clair : faire un bon gros délire sur des pauvres types dans une brume incroyable suite à la plus grosse soirée de leur vie. Après, le reste du film consiste en un jeu de piste nous faisant découvrir toutes les dérives et les abus de la soirée. Y’a pas à dire, ils en ont vécu des choses. Le problème, c’est que depuis il y a eu Projet X qui le surclasse largement dans l’excès et la folie. Mais le film peut ici compter sur un quatuor, enfin plutôt trio vu que le marié est rapidement écarté, assez drôle et bien défini avec le gros psychopathe barbu, le beau-gosse irresponsable et le coincé de première (et bien sûr le marié). Seul Bradley Cooper est immédiatement sympathique et charismatique mais les deux autres vont progressivement prendre de l’ampleur jusqu’à devenir très intéressants. Et puis finalement, le film aurait pu se passer dans n’importe quelle autre grande ville puisque le côté casino et compagnie est relégué en second plan. Sans atteindre des niveaux de drôlerie infini, le film est sympathique, original et a des personnages attachants. La fin rehausse le niveau avec le magnifique album photo très instructif. Néanmoins, le tout manque un peu de folie et mériterait un décor plus surprenant.

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La Cabane dans les bois

La Cabane dans les bois
2012
Drew Goddard

Le projet fut l’un des plus chaotique de l’histoire du cinéma. Le tournage eu lieu en 2009 et le film fut bouclé quelques moi plus tard. Mais entre temps, la société produisant le film (la MGM) connu des difficultés financières terribles et le film fut jeté aux oubliettes, malgré un coup énorme pour le genre : 30 millions $. Mais finalement, en 2011, lors de la sortie de Thor, avec en acteur principal Chris Hemsworth, présent au casting de ce film, le projet refit surface et connu même une transposition 3D, abandonnée par la suite. Puis le projet a traîné et fut annulé car trop coûteux (45 millions). Et finalement, trois ans après avoir été fini, le film sortit enfin sur les écrans du monde entier grâce à son scénariste et producteur Joss Whedon, actuellement propulsé par Avengers qui bat des records dans tout les pays. Et le résultat fut finalement très satisfaisant puisque le film enregistre des records pour un film d’épouvante-horreur.

L’histoire démarre de façon assez banale : cinq jeunes qui partent en vacances dans une vieille cabane perdue. Mais il s’agit en fait d’une mise en scène orchestrée par une société secrète à la Hostel qui filme et piège des gens dans le seul but de les voir mourir. Ainsi, une équipe de chercheurs et autre techniciens s’amusent, en plus de répondre aux exigences, à pimenter le jeu en intervenant et pariant sur leur destin. Face aux monstres et malédictions qui s’abattront sur eux, ils n’auront que leur libre arbitre. Mais comment lutter contre un système dont on ignore l’existence ?

Allô, ici l’hôpital psychiatrique ? C’est pour interner de toute urgence les scénaristes du film, visiblement tous dérangés. Si au début tout semble normal pour le genre (groupe de jeunes débiles, gars qui fait peur, zombies), ça évolue très vite dans le malsain avec cette organisation secrète qui dispose sans réserves de leurs vies. Soit. Mais après, ça devient bizarre : des monstres qui apparaissent, des murs numériques, une machination mystérieuse, des énigmes entourant la cabane. Le spectateur est rapidement perdu dans un flot d’informations surnaturelles et inexplicables. Mais dans un premier temps, pour éviter de trop y réfléchir, on nous inonde de clichés ambulants tels la chaudasse-blondasse, le macho baraqué, le junky baba-cool, le black intello ou encore la vierge coincée. Le tout saupoudré avec un humour piquant et très noir comme avec la version japonaise ou tout simplement l’acheminement des morts. La seconde moitié du film accumule toute la folie et l’atroce imagination des plus dangereux aliénés des asiles. Véritable musée des horreurs mêlé à une grave dépression et une fatalité face à la mort pleinement exposée. Qu’on aime ou pas, le film possède une histoire solide et originale du genre qui marque de par son abomination. Mise à part ça, les acteurs sont mauvais et la réalisation très bonne mais plombée par des effets bidons et inconsistants. De plus, malgré le malaise, le film ne fait pas très peur. Toujours est-il que les amateurs seront ravis, les autres salueront l’effort d’originalité.

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Le Prénom

Le Prénom
2012
Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte

Très grand succès théâtrale avec plus de 250 représentations, les deux metteurs en scène de la pièce ont décidé, comme ce fut le cas avec Le Père Noël est une ordure, de la transposer au cinéma. Comme souvent, le film est un huis clos et a pour thème le choix d’un nom pour un enfant.

Ainsi, Vincent (Patrick Bruel), sa femme Anna (Judith El Zein) et le meilleur ami Claude (Guillaume de Tonquédec) se retrouvent pour un repas chez la sœur de Vincent, Elisabeth (Valérié Benguigui), et son mari Pierre (Charles Berling). Le dîner aurait dû bien se passer mais lorsque Vincent annonça le nom de son futur fils, il jeta un froid auprès de sa famille. S’en suit alors une immense dispute qui virera au règlement de compte et aux attaques personnelles.

La pièce fut un immense succès certes, mais elle ne fut représentée qu’à Paris. Lors de la diffusion de la bande-annonce pour cette version cinéma, le public découvrit un film à priori extrêmement classique et franchouillard mais avec un atout certain : la curiosité. Quel est donc ce prénom ? La réponse était disponible sur internet : Adolf. Cette révélation m’a enlevé toute envie de voir ce film d’autant qu’il fait parti de la liste des prénoms interdits. Bref, un mauvais film reposant sur une ineptie. Mais les critiques élogieuses et les plus d’un million de spectateurs en première semaine eurent raison de mes craintes. Et effectivement, c’est Adolf. Mais à partir de ce moment là, le film va nous prouver sa puissance avec une finesse impressionnante et des dialogues très forts. Avant de voir ce film, on ne peut pas imaginer ce qui nous attend. C’est drôle, fort, inattendu et ça fuse ! Malgré tout, on notera quelques baisses de rythme dû aux répercutions des discutions qui cassent par moment l’ambiance. De même, les acteurs ont un peu trop traîné sur les planches et le résultat, bien que très bon, fait un peu théâtrale. Reste un film percutant, original, surprenant et terriblement drôle.

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American Pie 4

American Pie 4
2012
Jon Hurwitz, Hayden Schlossberg

Si il a existé quatre épisodes spin-off de la saga en direct-to-DVD avec l’habituel père de Jim (Eugene Levy), la vraie saga American Pie s’était arrêtée il y a neuf ans maintenant. Et réveiller une franchise, c’est toujours compliqué. Chaque année, la rumeur de cette fameuse réunion revenait sans jamais s’avérer exacte. Et enfin, la voilà ! Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Les acteurs voulait se diversifier. Pourquoi revenir ? Ils ont presque tous raté leur carrière. Et sachant que le troisième opus était loin d’être une réussite, difficile d’envisager cet ultime épisode sereinement.

Après tout ce temps, qu’est-ce qui pourrait bien rassembler la quasi intégralité du casting des premiers épisodes ? Facile : une réunion d’anciens élèves (organisée par John Cho). Le temps a passé et Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan) ont eu un enfant, Kevin (Thomas Ian Nicholas) s’est marié, Finch (Eddie Kaye Thomas) est un voyageur, Oz (Chris Klein) a fait carrière à la télé et Stifler (Seann William Scott) est resté lui-même (J. Jones, qui aurait dû jouer le rôle de sa femme, n’a pas voulu signé). Cette réunion sera très importante pour tous : Jim souhaite redonner un coup de fouet à son mariage, Kevin reverra Vicky (Tara Reid), Oz retrouvera son grand amour Heather (Mena Suvari) et Finch et Stiffler veulent simplement profiter de l’instant.

Le prétexte est facile et le ton de départ est aussi jouissif qu’inquiétant. Revoir la bande au complet est extraordinaire et ravive la flamme nostalgique mais la morosité nous gagne aussi : le temps n’est plus aux excès et à la déconnade mais aux responsabilités, la routine, l’ennui et la résiliation. Tous semblent malheureux et mécontents de leurs vies. Puis c’est les retrouvailles, l’ambiance essaye de monter, mais ils sont clairement devenus trop vieux pour ça. Au milieu de tout ça quelques scènes sortent du lot et des comiques de situation emportent un peu le film mais ça peine à décoller. Dans la seconde moitié, ça devient tout de suite plus intéressant : les problèmes tendent à se résoudre, des vérités font place et quelque chose de fort se passe. Éternel couple des deux premiers volets, Oz et Heather se retrouvent, guidés par le destin. C’est tellement vrai et fort. Incontestablement un pilier du film. Et finalement, le dernier quart d’heure emporte tout sur son passage en enchaînant les temps forts, l’apparition de tout les seconds rôles de tous les films (ou presque), de grands moments de poésie, de tendresse et des scènes à mourir de rire. Plus le film avance et plus le constat est évident : cette réunion est une grande réussite. Un retour triomphale et inratable !

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Raspoutine

Raspoutine
2012
Josée Dayan

Énigmatique moine russe ayant peut-être était à l’origine de multiple miracles, Raspoutine aura été source d’inspiration, avec d’ailleurs un autre mystère qui entourait la famille Romanof, celui d’une des filles de la famille royale ayant échappé à la mort : Anastasia. Mais depuis le fameux film d’animation, on a pu identifier son corps dans la fosse commune de sa famille, mettant un terme aux spéculations. C’est d’ailleurs ce passage illustrant la barbarie russe, et plus particulièrement celle de la guerre, qui inaugurera le film : la fusillade de la famille impériale.

Semble t-il très fidèle à la réalité (mais comment en être sûr ?), le film retrace le parcours de Raspoutine (Gérard Depardieu). Alors pauvre paysan bourru, Grogori (de son prénom) décida de se faire moine et de prier pour les miséricordieux. Touché par la voix de dieu, il aida les gens avec un véritable don surnaturel guérissant des maladies jusque là incurables. A tel point que la famille royale employa ses services pour sauver leur pauvre fils hémophile. Par ses seules prières, il le guéri. Petit à petit, il s’établit comme un faiseur de miracle. Son importance était telle que lorsque la guerre mondiale fut déclarée et qu’il s’y opposa, il fut perçu comme une véritable menace pour le pays.

Coïncidences, miracles ou pure magie, personne ne le saura jamais. Encore est-il que Raspoutine a sauvé de nombreuses vies, notamment au sein des Romanof, et qu’il s’est sauvagement opposé à la guerre et a tout fait pour convaincre Nickolas II de ne pas entrer dans ce combat. Mais il y a aussi le fait que la situation l’a transformé en alcoolique notoire et dépravé de la pire espèce. Qui était t-il ? Un fou, un escroc, un messie, l’incarnation d’un ange ? Certains le verrons comme un homme foncièrement bon et généreux qui succomba à la dépression et aux péchés, d’autre comme un grossier personnage à la moralité douteuse mais aux actes bénéfiques. Après ce film, le mysticisme reste entier et chacun croira ce qu’il voit et ressentira pitié ou admiration mais dans tout les cas, la fin est une atrocité qu’on ne peut que condamner. Après, si on ne s’intéresse pas au sujet, autant passer son tour. Sinon, il s’agit d’un film relativement bien fait et interprété correctement mais ça reste très mou et ennuyeux par moments.

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Admis à tous prix

Admis à tous prix
2007
Steve Pink

Généralement, un sort funeste frappe la plupart des teen-moovie tel American Pie : un arrêt brusque de la carrière de ses acteurs, ou alors une petite dans les sous-productions (direct-to-DVD). Mais ici, c’est tout le contraire qui c’est passé : jusque-là pas très connu, les trois principaux acteurs du film sont très rapidement devenus des stars incontournables, particulièrement Justin Long et Jonah Hill, et dans une moindre mesure Blake Lively. Les raisons d’un destin plus favorable ?

Aux Etats-Unis, les études supérieures ne sont pas financées pat l’état et c’est ainsi qu’après le lycée, les étudiants doivent dépenser entre 10 000 et 30 000 $ par semestre, ceci incluant le logement, quasi automatique. Mais dans un monde difficile, ce gouffre financier est une étape obligatoire pour toute personne souhaitant réussir. Mais de par la privatisation des écoles, leur nombre de place est limitée et c’est comme ça que, entre autre, le finissant Bartleby (Justin Long) s’est retrouvé rejeté par la totalité des écoles où il avait postulé. La situation est critique, ses parents le rejettent et la société l’abandonne. Même si ça n’est pas une vraie solution, il va créer avec quelques amis le site du SHIT (South Harmon Institute of Technologie), une école qui daigne l’accepter (et pour cause puisqu’il l’a inventé). Mais ses parents demandent à l’accompagner pour la rentrée et il décide de louer un ancien hôpital psychiatrique et en faire son école. Et très vite, les choses vont le dépasser et le SHIT va devenir plus vraie qu’il ne l’aurait jamais espéré.

L’idée de départ est excellente : créer une école fictive pour faire bonne figure. La mise en place est d’ailleurs ingénieuse et réaliste. Puis quelque chose d’inattendu va arriver : l’établissement va devenir effectif et acquérir quelques 300 étudiants. C’est d’autant plus intéressant que tous furent rejetés et que l’école représente leur dernière chance. Le discours d’intégration est mémorable. C’est là toute la force du film car en plus de compter sur des acteurs sympathiques et un héros incroyablement charismatique, le film véhicule un message magnifique de tolérance, d’entraide et de courage. Si certains passages sont plombés par des conneries purement américaines, comme le vieux relou pseudo-professeur d’économie qui est d’une grossièreté insupportable, le film est porté par un Justin Long parfait et de grands moments avec des dialogues forts, percutant et pertinents. D’un plutôt bon niveau comique, le film est d’une profondeur rare.

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Avril 2012

Statistiques 2012
janvier février mars avril
Nombre d’articles 40 29 35 28
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Nombre moyen de pages vus 5,2 5,94 6,11 5,44
Temps moyen passé sur le site 3min33 3min37 4min28 3min34
Taux de rebond 18,51% 12,59% 14,04% 11,93%
Nouvelles visites 46,05% 56,93% 41,38% 49,49%
Profil technique
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Un hiver à Central Park

Un hiver à Central Park
2011
Don Roos

Sorti à quelques semaines de la remise des Oscars, le film était déjà mort lorsque Natalie Portman fut couronnée meilleure actrice. Petite production passée inaperçu, le film a connu une seconde jeunesse en DVD où, sans atteindre les sommets, les ventes ont permis de relever la tête et exister.

Le sujet du film n’a rien de réjouissant ou heureux : il parle de comment une famille essaye d’avancer malgré la mort de leur fille de trois jours. C’est d’autant plus dur que cet enfant était à l’origine du divorce entre Jack et Carolyne (Lisa Kudrow) puisque Jack la trompait avec Emilia (Natalie Portman) qui tomba enceinte. Et au milieu de tout ça, William, le fils de Carolyn et Jack, qui se retrouve tiraillé entre le deuil, la garde partagée, les crises de chacun et sa propre volonté.

Voilà un film qu’on pourrait qualifier de drame familial puisqu’il n’épargne personne. Tout le monde a droit à son lot de malheur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le temps est à l’orage et aux larmes. Dire que le film est triste serait un doux euphémisme tant la morosité nous gagne. Difficile de savoir quelle torture ça doit peut être pour une femme enceinte de regarder ça. Heureusement, l’épaisse couche noire de ce ciel apocalyptique laissera place à un gris plus chatoyant. Parler de happy end serait exagéré mais comparé au reste du film, c’est un véritable oasis. C’est dommage car la réalisation est correcte et les acteurs sont plutôt, mention spéciale à l’excellente, et pour le coup bouleversante, Natalie Portman. Mais si pour un tel sujet le film est très bon, y adhérer requiert soit une dépression totale (histoire de se dire qu’il y a toujours pire) soit un surplus de bonheur (mais dans ce cas là autant l’annihiler avec Krabat).

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