My Week with Marilyn

My Week with Marilyn
2012
Simon Curtis

Norma Jeane Baker (ou Mortenson), alias Marilyn Monroe, après une enfance difficile (violée deux fois lors de sa dixième année, notamment par Mr. Monroe, le mari de sa sœur), démarra sa carrière à 18 ans en tant que mannequin avant de se lancer à Hollywood qui fit d’elle une actrice trois ans plus tard. Très vite, elle devint une star mondiale et incontournable, surtout au près des hommes pour qui elle représentait le fantasme absolu et elle était décrite comme parfaite. Une légende dit même que ses fameuses courbes correspondent exactement au nombre d’or. Mais finalement, en 1962, alors âgée de 36 ans, elle fut victime d’une overdose. Prévisible selon ses proches. Et cinquante ans plus tard, un biopic assez spécial voit le jour.

Plutôt que de parler de la star, le film va l’aborder via une approche extérieure, celle de Colin Clark (Eddie Redmayne). Passionné de cinéma, il aimerait devenir un grand réalisateur et décide donc de quitter les Etats-Unis pour un poste à Londres où il sera assistant réalisateur de troisième équipe sur le film Le Prince et la danseuse (1957). Si son poste n’a aucune valeur, participer au film représente beaucoup puisque l’un des rôles principaux est tenu par ni plus ni moins que Marilyn Monroe (Michelle Williams). Les quelques semaines que dureront le tournage du film et la rencontre avec Marilyn marquera sa vie à jamais.

Même si une très grande partie d’entre nous n’était pas né durant sa vie, et malgré les efforts vestimentaires et de maquillage, il est difficile de croire plus d’une seconde à un retour d’entre les morts. Michelle Williams a peut-être un corps relativement similaire à Marilyn mais son visage n’a pas grand chose à voir, elle fait trop jeune et a les traits trop fins. La véracité et l’authenticité ont d’ailleurs étaient le dernier des soucis quand on voit à quel point le rôle de Marilyn se voit magnifié et idéalisé. Son rôle de petite fille fragile et dépressive n’est qu’une invention du film puisqu’elle aurait été épouvantable et mal-polie par principe. C’est dommage car si on met de côté cet « arrangement », le film est pas mal, intéressant, émouvant et attendrissant. Les acteurs sont d’ailleurs très bons même s’il est regrettable que Emma Watson ne fasse que de la figuration. Malgré l’ignorance et l’indifférence, le film arrive à raviver une flamme de nostalgie imaginaire. Il semblerait que moins on en sait et plus les défauts s’effacent face aux qualités effectivement plus importantes. Chacun y verra ce qu’il souhaite.

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Lock Out

Lock Out
2012
James Mather, Stephen St. Leger

Avant même sa sortie, le film a fait une erreur de marketing incompréhensible, désastreuse et irrémédiable : son titre. Initialement intitulé MS One : sécurité maximale, le film s’encombrait certes d’un titre long et bizarre mais il avait le mérite d’en avoir un pertinent, original et qui met dans l’ambiance souhaité : la science-fiction. Au lieu de ça, le choix fut porté sur un pauvre Lock Out sorti de nulle part et qu’on semble avoir entendu mille fois. Et quand on change le titre de son film à peine un mois avant sa sortie, on peut largement soupçonner Luc Besson, producteur et scénariste du film, de douter lui même de son projet.

Comme bon nombre des films de ce genre, l’action se déroule dans le futur, en l’occurrence en 2079. Victime d’un complot, ou c’est du moins ce qu’il croit, un policier du nom de Snow (Guy Pearce), se retrouve obligé d’accepter une mission sous peine de se voir plonger en stase trente années durant (condamnations à la Demolition Man). En effet, il se trouve que durant une enquête sur la conditions des détenues à la prison spatiale de MS One menée par Emilie (Maggie Grace), la fille du président des Etats-Unis, un prisonnier s’est échappé et a libéré tout les autres criminels. Elle se retrouve otage de 497 meurtriers et autres violeurs. Pour racheter sa liberté, Snow va devoir s’infiltrer dans la prison, retrouver la fille du président puis prendre la fuite afin de laisser l’armée faire son raid.

Comme promis, le film est un plutôt bon thriller avec une bonne grosse dose d’action et d’humour. L’histoire ne va pas chercher très loin puisque ce n’est qu’un huis-clos dans l’espace consistant en une simple mission de sauvetage avec une petite enquête en trame de fond. Par contre, elle met en avant deux héros charismatiques et sympathiques avec un Guy Pearce gonflé à bloc et avec une bonne répartie et une Maggie Grace sublime et pas si potiche que prévu, elle apporte au contraire un sacré plus. Mais le film est aussi un double gros plantage : la réalisation est médiocre lors des scènes d’action intenses et l’univers n’est pas crédible. Le film se passant supposément en 2079, plusieurs faits entre en conflit niveau cohérence. D’un côté le paysage urbain est quasi-inchangé, les voyages spatiaux impossibles ; et de l’autre, on se trouve en présence d’une immense station spatiale (même pas orbitale puisqu’elle ne se crash pas uniquement grâce à une interaction humaine) avec une innovation technologique aussi compliquée que de dépasser la vitesse de la lumière : la stase, sorte de cryogénisation. En effet, si le corps n’est pas plongé instantanément (en moins de 0.01 seconde) à -200°C, l’ADN est détruit et le réveil est impossible. D’un point de vu scientifique, le film est une aberration. L’idée de départ était bonne et les acteurs assurent bien mais le film est entaché par une réalisation mauvaise et une crédibilité limité.

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La digne héritière

La digne héritière
2010
Mark Griffiths

Regarder un film au hasard à la télé, c’est très risqué mais ça permet de temps à autre de découvrir une petite perle oubliée. D’autant que sur le papier, le film possède deux qualités plutôt prometteuses : Shannen Doherty, la magnifique Prue Halliwell de Charmed, en vedette ; et aussi un fait pour le moins alléchant, le film est tiré de faits réels. Et généralement, quand une histoire est vraie, elle a toujours plus de profondeur et de force que la plupart des banales romances. Pour un genre souvent fade, c’est toujours ça de prit.

Le film raconte l’histoire de Emma Silver, une animatrice radio de Seattle. Sa vie va basculer le jour de l’enterrement de son grand-père, propriétaire d’une ferme en campagne. Le problème c’est qu’il devait encore 75 000 $ à la banque et que pour sauver la maison, Emma doit rassembler avant novembre cette somme. Pour y arriver, en suivant les traces de son défunt parent, elle va se lancer dans la très populaire compétition de pousse du fameux cucurbitacée qu’est la citrouille.

C’est à peine croyable ! Mon dieu, comment est-ce possible ? Elle part en campagne, change de vie, tombe amoureuse du voisin, se voit proposer un poste en ville, gagne le prix, refuse le poste et fini avec le voisin ? On s’y attendait pas ! Heureusement, pour enlever tout doute face à cette histoire, on nous en informe l’authenticité. Ouf !
Mais de qui se moque t-on ? Déjà, faire le film le plus prévisible du monde, c’est beaucoup, mais qu’en plus ce soit tiré de faits réels, c’est le pompon. Heureusement, malgré le fait qu’il s’agisse d’un téléfilm, les acteurs ne sont pas trop bidons et la réalisation  passe aussi. Et si l’histoire est navrante de banalité, elle reste mignonne et surtout courte, ce qui est un avantage certain pour éviter l’endormissement précoce. Ainsi, si le film n’est pas fondamentalement mauvais, il reste passablement inutile.

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L’Incroyable Hulk

L'Incroyable Hulk
2008
Louis Leterrier

Marvel était bien embêté puisque leur première version de Hulk fut massacrée par la critique et connue des difficultés sévères au boxe-office. De plus, la nouvelle politique était de préparer Avengers et donc de fournir une continuité, fini les exercices de style. Et pour éviter l’effet « voir deux fois le même film », le reboot était impossible.

Le plus compliqué, c’est au niveau du scénario : on ne peut ni faire une suite ni re-raconter les origines du géant vert. La solution fut trouvée tout simplement grâce au générique d’introduction nous faisant comprendre que suite à une expérience ratée, Bruce Banner (Edward Norton) s’est retrouvé muté en Hulk et a involontairement blessé son amie Betty Ross (Liv Tylor), s’attirant ainsi à la fois les foudres du père (William Hurt) et sa convoitise militaire. Pour leur échapper, Bruce s’est enfui au Brésil où il tente de trouver un antidote à sa colère dévastatrice. Mais l’armée a retrouvé sa trace et a mit son meilleur agent sur le coup : Emile Blonsky (Tim Roth).

Côté scénario, s’émanciper de l’histoire de la manipulation génétique du père de Bruce est salvatrice et permet la mise en place d’une quête plus profonde et intéressante. Sans être l’un des meilleurs du genre, le film est presque intelligent. C’est aussi le jour et la nuit pour ce qui concerne les acteurs : Edward Norton est excellent et les autres ne s’en sortent pas mal du tout. Niveau effets spéciaux, étant donné que cinq années se sont écoulées, c’est forcément beaucoup mieux et plus convaincant. Hulk obtient ainsi un modèle crédible et esthétique. La dose d’action est mise et la réalisation du franchie roi-lapin fonctionne. Tout simplement aucunes comparaisons possible avec le premier. Quel dommage que les chiffres ne furent pas à la hauteur et que l’aventure prit fin prématurément…

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Avengers

Avengers
2012
Joss Whedon

Depuis une dizaine d’années, nos salles obscures accueillent un grand nombre d’adaptations de comics estampillés Marvel. Si chacune se justifiait plus ou moins, l’idée de les réunir dans la fameuse ligue des Avengers se concrétisait sous forme de teasing à la fin de chaque films depuis 2008. Et le voilà enfin : le film réunissant Iron Man (Robert Downey Jr.), Hulk (Mark Ruffalo), Captain America (Chris Evans), Thor (Chris Hemsworth) et bon nombre de personnages secondaires issus de tout les univers tels Nick Fury (Samuel L. Jackson), La veuve noire (Scarlett Johansson), Hawkeye (Jeremy Renner) ou encore Loki (Tom Hiddleston). Par contre, pour des questions de droits, d’autres Avengers emblématiques tels Spider-Man (appartenant à Sony) et Wolverine (propriété de la Fox) ne sont pas de la partie. Face à tout ça, une seule question se pose : foutoir total ou cross-over ultime ?

Comment réunir tout les super-héros du monde (= des Etats-Unis) ? Quelle catastrophe pourrait bien avoir lieu ? Quelle est cette dangereuse menace qui pèse sur notre planète ? Comme prévu avec la fin du film Thor, Loki a trouvé un moyen de revenir dans notre monde grâce à une étrange source de pouvoir : le cube cosmique. Il planifie d’ouvrir grâce à ça un portail vers un autre monde et relâcher sur la Terre une armée bien décidée à anéantir l’humanité. Mais l’équipe du SHIELD a un plan pour défendre notre planète, une alliance entres les plus puissants et courageux super-héros : les Avengers !

Peut on réellement parler de scénario quand il s’agit ni plus ni moins d’un prétexte bidon pour réunir les plus grandes icônes de Marvel ? Eh bien oui, quand même, ne serait-ce pour l’effort de cohésion bâtie durant tout les précédents films. Et force est de reconnaître que ça tient la route malgré un défaut assez prononcé : le SHIELD. Une nouvelle arnaque en perspective puisqu’il est évident que si le mystère reste entier sur l’organisation et que son chef, Nick Fury, semble inutile, c’est sans nul doute pour préparer les déjà annoncées suites de Avengers. Choix certes judicieux mais ça laisse un sacré vide côté histoire. Elle est d’ailleurs assez largement centrée sur le personnage de Iron Man, permettant au passage de constater qu’il file le grand amour avec Pepper (Gwyneth Paltrow) -ouf -, mais c’est bien normal : c’est leur plus grande réussite et Robert Downey Jr. est exceptionnel dans le film et sa personnalité, son charisme et sa répartie portent à eux seul le film. Les trois autres sont relégués en seconde place, surtout Hulk qui se voit attribué un nouveau interprète qui n’a donc pas la force de l’expérience. Mais avoir un film pour se porter ne suffit pas : Captain America officie en tant que sous-héros et Thor n’est plus appuyé par son comique de situation et est de toute façon sous-exploité. Mais malgré le mélange des univers et parfois de registre, le film arrive malgré tout à bien synthétiser le tout et offre un ensemble convaincant, drôle et très solide. Mais bien évidemment, une production de ce genre ne serait rien sans effets-spéciaux et grosses explosions. De ce côté là, on est très très bien servit entre la réalisation propre, le porte-avion volant, les différents combats et surtout, la guerre finale. Certes, l’action se déroulant quasi-exclusivement sur Terre, les environnements ne peuvent impressionner autant qu’un Thor mais le résultat est excellent. D’autant que la 3D est assez bonne bien que cette technologie semble de plus en plus être un fardeau. Un tel cross-over était risqué mais finalement l’ambiance des films se mélangent harmonieusement et, bien qu’il ne soit pas dénué de défauts, le résultat est très bon. L’avenir de Marvel semble des plus radieux.

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Hulk

Hulk
2003
Ang Lee

Autre héros de Marvel emblématique des Avengers, Hulk fut une adaptation problématique. Ce premier film se heurta à une réception difficile au niveau des critiques et au box-office où il ne brilla pas tellement. Il est vrai qu’un géant vert distributeur de légumes ou proposant des prêts, ça a de quoi laisser perplexe.

Comme pour tout bon premier film de super-héros, le film raconte les origines de son héros. Si certains films ont mieux réussi que d’autre cette étape (comme par exemple les excellentes présentations de Batman Begins ou Captain America), elle reste un point primordial. Et c’est là que échouera une première fois le film : un physicien psychopathe en quête de régénération cellulaire va inoculer une mutation pathogène à son fils. Trente ans plus tard, Bruce Banner (Eric Bana) va lui-même, par pur hasard, se lancer dans la recherche d’une cure pour guérison spontanée à coup d’ondes gamma. Mais suite à un accident de travail, il va s’en retrouver irradié et cela va réveiller en lui les gènes implantés par son père. Et dès qu’il s’énerve, il devient grand, fort et vert.

Le constat est irréfutable et malheureux : Hulk n’a pas la carrure d’un héros (du moins dans ce film là). Son histoire est risible, irréaliste et scientifiquement parlant, frise le ridicule. Et comme bien souvent, il faut attendre 45 minutes pour que le film démarre réellement. Mais démarre t-il vraiment ? Non. Le rythme est d’un bout à l’autre lent et seul la séquence de fuite dans les montagnes sort du lot. Le reste consiste en une démonstration de la nullité extrême des acteurs, surtout l’inexistante Jennifer Connelly qui est aussi insipide que débile. Le père de Hulk est quand à lui tout simplement navrant. Mr. moustache est tout aussi mauvais. Mais la palme de canard revient incontestablement à Eric Bana qui parvient au triple exploit de n’avoir aucun charisme, aucun talent et aucun charme. La réalisation bande-dessinée n’est pas géniale non plus et même si la grosse production est là, le reste est anecdotique ou gênant. Cela aurait pu marquer la fin de Hulk mais finalement, cinq ans plus tard débarquait L’Incroyable Hulk, reléguant celui-ci au rang de brouillon raté. Ce qu’il est…

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Iron Man 2

Iron Man 2
2010
Jon Favreau

Suite à l’imposant succès de Iron Man, l’occasion d’amasser le pactole une nouvelle fois grâce à une suite ne pouvait décemment pas être refusée. Et du coup, la question de la légitimité du film se pose. Plus que fréquent, on pourrait parler de systémique de la nullité quand il s’agit de suites à Hollywood. Très souvent, les suites ne servent qu’à extorquer facilement notre argent en inondant le film avec un budget pharaonique pour endormir le spectateur sous une avalanche de jolis effets spéciaux. Iron Man en sera t-il l’exception ?

Après avoir rabattu d’innombrables clichés sur les arabes, le film va nous confronter à un autre cas d’irrespect et de racisme : le bon gros russe alcoolique et barbare qui pue et se racle la glotte en parlant. Alors que Tony Stark (Robert Downey Jr.) a révélé au monde son identité secrète de justicier, un ennemis prépare un plan contre lui dans le but de venger son père : Ivan Vanko (Mickey Rourke). Mais ça n’est pas le seul problème de Tony : le palladium de son réacteur miniature l’empoisonne dangereusement et ses jours sont comptés. Résigné, Tony lègue son entreprise à Pepper (Gwyneth Paltrow) et laisse son ami Jim Rhodes (Don Cheadle) lui voler une armure pour l’armée, mécontente de la fermeture de l’usine d’armement de Stark Industrie. Est-ce la fin d’Iron Man ?

Plus que jamais, on sent l’envie de la Paramount de faire gonfler l’attente autour de son Avengers. Ainsi, le SHIELD (avec en plus de Nick Fury (Samuel L. Jackson) l’apparition de La veuve noire (Scarlett Johansson)) est plus que jamais présent (avec en post-générique un teaser pour Thor). Si cette participation n’a pas beaucoup d’influence, on notera tout de même l’enrichissement de l’histoire qui montre des signes d’améliorations par rapport au premier. En revanche, l’histoire d’Ivan est un tel cliché que cela plombe pas mal l’intrigue. Heureusement, le film peut toujours compter sur Robert Downey Jr. pour porter le film, notamment lors des passages plus sombres. Dommage d’ailleurs que l’humour du premier film s’efface. Côté effets spéciaux, c’est assez largement concentré sur la fin lors de l’intense final spectaculaire et poignant. On regrettera qu’il n’y en ai que si peu. De plus, même si l’idylle fini par prendre, la frustration de voir Tony et Pepper se tourner autour depuis deux film pesait très lourd. D’autant qu’une excellente scène de romance-comique présente dans la bande-annonce fut coupée au montage. L’équipe du film a tenté de préserver l’ambiance du premier film tout en essayant d’améliorer quelques points mais les décisions prises pour cette suites ne payent pas vraiment et sans être complètement déçu, on en attendait clairement plus de sa part. Mais rien n’est perdu et tout espoir est permis pour le futur Iron Man 3 prévu pour mai 2013.

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Iron Man

Iron Man
2008
Jon Favreau

Demain sort dans nos salles françaises le très attendu Avengers réunissant une pléthore d’icônes des Marvel. Iron man est l’un des piliers les plus importants de l’histoire. Il est aussi l’une des adaptations de comics les plus rentables qui soient (585 M$ pour 140 M$ de budget). Le film marque d’ailleurs le début du long marketing d’Avengers avec l’apparition du SHILD et surtout, dans la scène post-générique, celle de son chef : Nick Fury (Samuel L. Jackson).

Contrairement aux autres films de super-héros, Iron man n’est pas un mutant ou autre personnage aux super-pouvoirs. Non, il ne s’agit que de Tony Stark (Robert Downey Jr.), un fabriquant d’armes. Il est extrêmement riche, boit comme un trou, et collectionne les conquêtes et les voitures. Grâce à son talent d’ingénieur, il créé sans cesses de nouvelles technologies d’armement pour servir les Etats-Unis. Mais sa vision des choses va amèrement changé quand il se verra confronter à la dure réalité de la vie, prisonnier aux mains de terroristes arabes équipés de ses propres armes. Il se verra forcé à construire une machine de guerre. Mais à la place, il va concocter une armure aux pouvoirs surpassant tout ce qui a été fait. Conscient du problème, Tony va se confectionner l’armure ultime et défendre sa nation par ses propres moyens.

L’effet est immédiat et sans appels : Tony Stark a une classe folle. Mégalomane dépressif, ce héros pas commun a un charisme incroyable et dégage une sympathie naturelle. Découvrir un nouveau super-héros, comment il s’est fait, le processus évolutif, c’est sans aucuns doutes un évènement marquant et mémorable. Bien que le film ne se démarque pas tellement des autres gros blockbusters dans la mesure où l’accent est mit sur les effets spéciaux, les grosses explosions et une réalisation dynamique, il possède néanmoins une marque de fabrique qu’on qualifiera de branchée et décontracte. Ce résultat, il est dû en partie aux acteurs plutôt bons, particulièrement le trio de tête Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow et Jeff Bridges. Le film possède aussi une originalité peu banale : il est réaliste. Dans un avenir relativement proche, il est tout à fait concevable que de telles technologies voient le jour. Par contre, le vieux cliché des gentils américains contre les vilains barbus des collines est particulièrement encombrant et dérangeant. Le coup du gentil médecin et du méchant blanc ne changera pas la donne. Reste un film attrayant et distrayant qui se place comme un bon Marvel.

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Matrix Revolutions

Matrix Revolutions
2003
Andy Wachowski, Larry Wachowski

Tournée en simultané de Reloaded, le film vient clore la trilogie Matrix et peut-être mettre un terme à la guerre qui oppose les hommes et les machines. Mais vu le piège grossier et lamentable que constituait le second volet ayant extorqué quelques 742 millions $, le sort de cet ultime épisode fut sceller avant même sa sortie et la chute fut rude (427 M$, plus faible encore que le premier). Cela présume t-il la qualité du film ?

Comme on le savait déjà, les machines s’apprêtent à franchir les murs de Sion et mettre un terme à la rébellion humaine. La situation est grave et Morpheus (Laurence Fishburne), une fois avoir repris Néo (Keanu Reeves) aux mains du Mérovingien (Lambert Wilson, toujours accompagné de Monica Bellucci), doit se dépêcher de retourner aider Sion. De son côté, Néo part avec Trinity (Carrie-Anne Moss) à la cité des machines pour proposer un pacte avec les machines : la mort de l’agent Smith (Hugo Weaving) en échange de la paix.

Les 45 premières minutes du film sont assez pathétiques avec des pseudo dialogues philosophiques tristement débiles et qui sonnent creux. C’est mou, mal fait, confus et sans le moindre intérêt. Bref un concentré des défauts du second. Mais finalement le film continu son cours et met en avant de belles scènes de guerres, quelques discours forts et, enfin, de bonnes idées scénaristiques, quoique entaché par d’autres choix moins biens sentis. On appréciera aussi difficilement la fin car si elle colle parfaitement et fait preuve de pas mal de classe, on aura du mal à avaler le côté cyclique et inévitable qu’elle implique. Le genre de fin à la Mass Effect 3 qui passe très mal, même si au moins Shepard met définitivement fin à la menace (sauf si il meurt avant et que donc les machines gagnent). Pourquoi ce sont les gens les plus méritants qui doivent se sacrifier pour sauver l’humanité ? Foutus machines… Mais la Matrice sera bientôt réactivée car en 2014 sera tourné Matrix 4 et 5 avec peut-être à la clef un gagnant définitif de la guerre. Encore faudrait-il que la qualité soit au rendez-vous. Vers quels abysses la saga pourrait-elle d’avantage s’enfoncée ? Une chose est sûre, notre impatience n’a d’égal que notre anxiété…

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Extrêmement fort et incroyablement près

Extrêmement fort et incroyablement près
2012
Stephen Daldry

Quasiment passé inaperçu dans les salles de cinéma lors de sa sortie, le film avait pourtant attisé la curiosité lors de sa nomination surprise pour rien de moins que l’Oscar du meilleur film. Surprise similaire à celle de Winter’s Bone l’année précédente. Mais bien évidemment, il n’eu pas le prix…

Comme bien d’autre ont essayé auparavant, le film va s’attaquer à un sujet douloureux et encore frais dans bon nombre de mémoires : le 11 septembre 2001. Cette tragédie sera ici abordée par la famille Schell qui y perdit Tomas (Tom Hanks), un mari, un père. Le jeune Oskar (Thomas Horn) se retrouve alors seul avec sa mère (Sandra Bullock) qui a bien du mal à soutenir la famille. Un an après la mort de son père, Oskar se décide enfin à retourner dans sa chambre. Cherchant des souvenirs ou des messages qu’il aurait pu lui laisser, il va tomber sur un vase contenant une clef adressée à un certain Black. Convaincu qu’il s’agit d’un signe de son défunt père, Oskar va se lancer à l’aventure, bien décidé à découvrir ce qu’ouvre la clef.

Après un petit début tranquille, le film nous balance d’un coup le 11 septembre. Était-ce utile ? Y’a quand même d’autres moyens pour faire mourir quelqu’un. Admettons… La suite du film consiste en une immense recherche d’un certain Black qui serait probablement détenteur de ce qui doit être ouvert. Les aboutissants de la raison de cette aventure sont d’ailleurs un peu confus. Les différentes personnes rencontrées sont intéressantes et sont l’occasions de passages émouvant. Le tout devient nettement plus passionnant lors de l’arrivée du locataire qui donne plus de profondeur à l’histoire. Néanmoins, il apporte aussi son lot de prévoyances faciles et plus grave encore, des questions non abordées. La fin se perd beaucoup avec ses choix scénaristiques discutables et le côté brouillon de certains passages. Et si les acteurs sont plutôt bons, on regrettera la simple figuration des monuments du cinéma que sont Tom Hanks et Sandra Bullock. Si le film est intéressant, il n’est très certainement pas une œuvre émouvante à grande capacité émotionnelle. Le potentiel était là mais l’amateurisme et le manque de finitions plombent beaucoup trop le film…

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