Hop

Hop
2011
Tim Hill

Après Alvin et les Chipmunks, le principe d’intégrer des animaux en animation dans un monde réel en live est reprit avec l’histoire du lapin de Pacques. Si ce procédé fut divertissant, sans plus, dans le premier Alvin, le second opus fut un très large calvaire. Bonne ou mauvaise surprise ?

Côté histoire le ton est donné dès le début : « Bonjour, je m’appelle Fred (James Marsden), premier lapin de Pacques humain. Insensé dites-vous ? Ça prendra son sens quand vous connaîtrez toute l’histoire. » – ou pas -. Tout commença le jour où Fred alla s’installer chez le patron de sa soeur (Kaley Cuoco) parti en vacances. Alors qu’il arrivait à la propriété, il entra en collision avec un lapin : le fils du lapin de Pacques, parti de chez lui car il voudrait devenir batteur au lieu de reprendre le travail de son père. Après une rencontre chaotique, les deux compères vont devenir amis et s’entraider.

L’intro du film est un test : si vous ne riez pas à la blague Universal,  ça n’est même pas la peine de continuer. On le comprend très vite, le film ne s’adresse pas aux intellects. Outre des blagues faciles de mauvais goût, on retrouvera les habituelles conneries propres au genre, à savoir une immense incohérence autour de la mascotte. Personne, ou presque, ne s’étonne de voir un lapin parler, habillé qui plus outre. Et comme pour Alvin, il fallait forcément qu’il fasse de la musique, histoire de placer bon nombre de tubes du moment. Certains datent mais ça reste du classique. Et plus le film avance plus ça devient le bordel et votre cerveau fondra tel du chocolat. Si le sujet était à priori inintéressant, le résultat l’est tout autant.

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The Last Winter

The Last Winter
2011
Larry Fessenden

L’air se refroidit, l’hiver approche. Le chauffage marche à plein régime et les couvertures sont nos amis. Et bien que les fêtes arrivent et que l’humeur est au beau fixe, c’est avec une certaine appréhension que nous sortons de chez nous le matin. Quel est le rapport avec le film ? Ça se passe dans la neige. A dire vrai je ne sais même pas ce qui m’a poussé à voir ce film… L’espoir ?

Comme pour coller à l’actualité, le film s’attaque à un problème de taille : la pénurie de pétrole. Pour pallier au manque, les Etats-Unis ont décidé de réhabilité un ancien puis d’Alaska jugé à l’époque trop coûteux et trop difficile dû aux conditions climatiques désastreuses. Mais la nouvelle équipe sur place prend du retard pour puiser au moment le plus opportun, l’été. North industrie, l’entreprise en charge du projet, décide d’envoyer Ed Pollack (Ron Perlman) pour mettre de l’ordre. Le problème sur place c’est que des rapports indiquent de graves augmentations de chaleur répétées, bien que Ed les qualifies de « conneries de variations passagères ». Un écologiste du groupe a une théorie alarmante : le permafrost a en partie fondu et libéré un virus maléfique cherchant a tuer l’expédition. Peu à peu les gens sur place vont devenir fous…

Avec ce genre de films, on ne pouvait s’attendre qu’à deux résultats : soit une dérive horrifique probablement lamentable soit un thriller à deux balles parsemé d’effets pourris. On a clairement la deuxième possibilité ici. Alors qu’on s’attend à de grosses révélations ou à des monstres assoiffés de sang, il ne se passe rien, sauf quand Ron Perlman fait pipi au lit. Puis vint enfin l’intrigue et ses mystères freez (jeu de mot de qualité très froide). Et là, paf : rien ! Pas d’expliquations ni de dénouement explicite. Heureusement, la mise en scène est telle que l’on ne sent pas venir l’escroquerie et on a droit à des acteurs pas mauvais du tout. Mais quand on repense à toute les daubes d’épouvante se passant dans le même genre d’endroits, on se dit quand même qu’on s’en sort vachement bien comparativement, bien que le niveau reste faible.

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Hors du temps

Hors du temps
2009
Robert Schwentke

Certains films gagnent à être connus et c’est le cas de Hors du temps. Car s’il fut un gros succès surprise aux Etats-Unis et en Angleterre, sa sortie française fut non seulement minime mais les rares salles le diffusant étaient loin d’être pleines. Et pourtant, à l’image de Quelque part dans le temps, le film est un prodige du mélange science-fiction/romance.

Le titre VO est d’ailleurs largement plus évocateur : The Time Traveler’s Wife. Ou autrement dit, la femme à travers le temps (ou les ages). En effet, on suivra l’histoire de Henry (Eric Bana) et Clare (Rachel McAdams) dans une histoire d’amour intemporelle. Tout commença lors d’un accident de voiture alors que Henry n’était qu’un enfant. Au moment de l’impact, le pouvoir de Henry se manifesta : la téléportation extra-temporelle. Le problème c’est que ce pouvoir n’est pas contrôlable et que sans crier garde, Henry peut se retrouver n’importe où n’importe quand et à chaque fois, ses vêtements restent sur place. Une vingtaine d’année plus tard, Henry se fait aborder par une certaine Clare qui semble très bien le connaître et pour cause : depuis ses six ans, un Henry du futur vient régulièrement la voir et elle en est tombée amoureuse. Et aujourd’hui, ils sont enfin réunis dans le même espace temps. Mais alors que leur vie trouvait la plénitude, ils se retrouvèrent nez-à-nez avec un Henry quadragénaire agonisant d’une balle dans le ventre avant de disparaître…

On assiste à un plein drame shakespearien où un amour trop grand ne peut que se terminer par un désastre. Mais cette inéluctable tragédie ne gâche pas pour autant le plaisir qu’a le spectateur de suivre cette magnifique romance tant les deux protagonistes la rendent authentique et réaliste. Et comme Henry le dit lui même, qu’importe ce que l’on fait, on ne peut pas changer ce qui s’est passé. Alors autant vivre le moment présent. Et si d’aucun reprocheront au film sa lenteur, et ils auraient raison, il compense par un scénario en béton et bien qu’il n’aille pas chercher très loin, il a le mérite de rester clair et compréhensible malgré la multiplicité des époques. C’est aussi ça le talent : faire un film de science-fiction réaliste, crédible, solide et néanmoins accessible. Bravo !

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Case départ

Case départ
2011
Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Lionel Steketee

Tel une bande de potes, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol, qui officient en tant que réalisateurs et scénariste, se retrouvent avec un éternel 1°assistant et ami, Lionel Steketee.

Pour ce premier film, ils s’attaquent à un sujet fort : l’esclavagisme. Pourquoi, comment ? Voilà deux grands défis. Eh bien tout simplement parce que Régis (Fabrice Eboué) et Joël (Thomas Ngijol), deux frère noirs, ne font pas honneur à leurs ancêtres entre Régis qui est le laquer du maire et Joël qui se sert de sa couleur comme excuse pour sa fainéantise. A la mort de leur père, leur tante leur remet le trésor familial : l’acte de libération d’un membre de la famille alors esclave au XVIII°. S’en foutant royalement, les deux lascars vont déchirer le papier. La tante leur jettera alors un sort les obligeant à revenir à l’époque de l’esclavagisme en 1790. Le choc sera violent !

On retrouve donc une partie de l’équipe de Fatal et à son image, le succès du film a prit de l’ampleur grâce à un bouche-à-oreille exceptionnel. La réussite du film est d’autant plus grande qu’il a dû lutter en première semaine face à Transformers 3 puis dès la deuxième semaine le choc fut contre Harry Potter 8 ! En tout cas, on peut dire que c’est amplement mérité car des blagues de grandes qualités s’enchaînent à un rythme effréné. On retiendra notamment les cultissimes « Vous dites ça parce que je suis noir ! – Bah évidemment. » « Allez debout ! – oh vos gueules y’en a qui dorment ! », en plus de tout les comiques de situations, renforcés par les excellentes prestations des deux compères. Bon, bien évidemment le film est bien pensant et à fortiori, un minimum moralisateur. Mais de par le côté décalé et tellement drôle du film, la prise de parti n’est pas une affaire politique ou philosophique. Car bien sûr, le film n’est qu’une franche comédie qui n’a pas d’autres prétentions. Et ne pas se prendre la tête et rire beaucoup dans un film au scénario original et d’actualité malgré l’époque, c’est énorme !

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Dragons : Gift of the Night Fury

Dragons : Gift of the Night Fury
2011
Tom Owens

Bien conscient que l’attente de Dragons 2, prévu pour juin 2014, est interminable, DreamWorks souhaite entretenir la flamme qui les unis à son public par le billet de court-métrages d’une vingtaine de minutes.

Cette histoire, postérieure à celle de l’épisode original et du premier OAV (Legende of the Boneknapper Dragon), se passe durant la fête du « Strogueulefort » (aucune idée de comment s’écrit un truc pareil). Alors que le village était en plein préparatif, une nuée de dragons est passée au dessus du village. Les dragons de la ville se joignirent aux autres, laissant le village vide. Que se passe t-il ?

L’intrigue ne va pas chercher bien loin mais elle reste dans l’ambiance de la saga et sa fin est très belle. On notera au passage un clin d’oeil au premier OAV par rapport au drakkar. On peut toute fois compter sur des graphismes aussi somptueux que ceux du film ainsi que les mêmes doubleurs et les mêmes musiques magnifiques. Bref, un bien beau cadeau pour les fans largement meilleur que le premier.

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Legend of the Boneknapper Dragon

Legend of the Boneknapper Dragon
2010
John Puglisi

Pour accompagner la sortie DVD/Blue-ray du mythique film Dragons, DreamWorks a choisit de produire pour l’occasion un OAV (court métrage inspiré d’une oeuvre).

Depuis les évènements du film, dragons et humains vivent en communion dans un petit village viking. Une légende, entretenue par Belfor qui en fut victime toute sa vie durant, raconte l’histoire de Pikpoketos, célèbre dragon-squelette. Harold décide de mener l’enquête avec ses  amis.

Il ne fallait pas s’attendre à tellement de la part de ce petit épisode mais on regrette que ses 12 minutes soient ponctués par des ellipses plutôt mal faites graphiquement.  Le reste est plutôt fainéant avec des décors assez vides. Heureusement, on retrouve les mêmes doubleurs et les mêmes musiques. Mais bien sûr, on est très heureux de retrouver de retrouver tous les héros du films et leurs montures mais l’écart de niveau est colossal !

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The Score

The Score
2001
Frank Oz

Des films sur des casses, c’est pas ça qui manque. La preuve en est avec Le Casse de Central Park, en salle cette semaine. Il est donc difficile de faire dans l’originalité. Reste donc à bétonner côté scénario et acteurs.

De ce point de vu là, le film fait très fort puisqu’il met en scène deux mastodontes du cinéma : Robert De Niro et Edward Norton. Le principe du film c’est que Robert, grand spécialiste des coffres cherchant son ultime coup pour se retirer, organise la récupération d’un sceptre d’une valeur de 30 millions. Et il se trouve dans la douane de Montréal mais il est adroitement surveillé. Pour investir aisément les lieux, il devra coopérer avec Edward, spécialisé dans la neutralisation des sécurités, qui se fait passer sur place pour un handicapé mental. Son statut lui permet de faire passer facilement des choses sans éveiller les soupçons. Mais les problèmes vont s’enchaîner…

Après un début très mou, les protagonistes prennent place et le plan s’élabore. Sans être d’une ingéniosité digne de Ocean Eleven, ce dernier se révèle somme toute assez rondement mené et plutôt solide. Les acteurs sont très bons, en particulier Edward Norton qui semble tout naturel en attardé. Malheureusement, la fin est convenue, classique et peu surprenante pour quiconque ayant vu un minimum ce genre de production. Certes, le film est bon mais on a typiquement le genre de film qui, même sans l’avoir visionné, vous donne une impression de déjà-vu.

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Power of Faith Episode VI

Épisode VI

Une nouvelle journée s’achève et le bilan est assez bon puisque ; malgré l’abandon de Karine qui, comme annoncé, arrête ses études pour chercher du travaille avec son BTS ; l’humeur de la classe était encore au beau fixe entre des débats intéressant le matin sur la sexualité dans les Zelda et dans le livre de la planète des singes ; puis un repas joyeux avec deux très bons amis, Maryan et Jean-Marc, suivit d’un squattage en règle chez une amie avec les deux autres ; et enfin un TD d’algorithme réjouissant dans la mesure où le prof, super sympa d’ailleurs, a expliqué à tout le monde la supériorité de ma version en terme de complexité, s’excusant par la même d’être moins bon que moi, le tout sur un ton de franche rigolade. Il est important dans la vie de savoir s’instaurer une routine saine et plaisante. Beaucoup assimilent la routine a une vie fade et ennuyeuse. Erreur ! Où est le problème de faire régulièrement des choses si elles sont parfaite ? Il n’y a qu’à voir Brice de Nice : son quotidien est sa philosophie de vie et il ne souhaite rien d’autre. Le problème c’est qu’on me met souvent des bâtons dans les roues pour mon plan. Mais il existe un moyen pour suivre à la lettre tout les plans : l’argent. Donc…
– Jérémy, comment une force colossale, des ailes, un physique de Dieu, un brushing et des yeux bleus magnifiques pourraient me faire gagner beaucoup d’argent ?
– Je pense directe au braquage mais le problème c’est que de nos jours les billets sont marqués et puis criminel c’est pas top, sauf si c’est Britney. Je te dirai bien le mannequinat mais…
– Holà, holà. Me regarde pas de haut comme ça ! Si on me file la même estrade que Sarkozy je les fait moi aussi les 1m90. Et le cinéma ? En plus ça ferai des économies niveau effets spéciaux.
– Tu connais personne et t’es pauvre, donc tu peux pas aller à Paris… Et homme-canon dans un cirque ? Avec ta régénération ça t’irais bien.
– Pas top discret quand même…
– Et sinon, tu raconte quoi ?
– J’ai fait un petit tour hier et ça c’est super mal passé :
« Comme d’habitude, après une longue journée à la fac, je rentre par les airs et me pose dans le parc à côté de la maison. Et là, paf ! Je tombe nez-à-nez avec un Xemacs. Exactement, comme la commande terminale de Linux pour exécuter le logiciel emacs, mais là n’est pas la question. Et donc là, même pas bonjour ni rien, il m’empale avec une épée conique en plein pancréas, le fourbe ! Et après il m’a jeté dans une espèce de trou noir et l’instant d’après j’étais plongé dans un infini espace noir dépourvu de gravité. Et bien que cette histoire n’a durée que quelques minute j’ai cru y être resté des semaines. Et au moment où je commençais à désespérer, une voix s’est mise à me dire que des choses gentilles : « Pourquoi vouloir y retourner ? Quel est l’intérêt de ta vie ? » « Personne ne t’aime » « Jamais personne ne t’as considéré comme son meilleur ami ». Suite à quoi mon aura s’est mise à devenir violette avec des sortes de taches noires brulant à l’intérieur. C’était en fait ma peau qui se consumait. Quelques heures plus tard le « portail » se rouvrit et mon corps délabré retomba aux pieds du Xemacs. Et il ne manqua pas de m’égorger puis me taillader le torse. Sympa comme type ouais, je me suis fait la même remarque. Et là, erreur fatale pour lui, il a dit : « Quel dommage… Dire qu’on comptait sur ce type. Quelle bêtise ! ». Ni une ni deux j’ai revêtu mon aura verte, histoire de faire repousser deux trois trucs manquant. Du coup je lui ai demandé ce qu’ils me voulaient tous mais j’ai seulement eu droit à un « on se reverra » suivit d’un swip – téléportation. »
– Drôle d’histoire n’est-pas ?
– Au moins on sait qu’à priori, si t’es suffisamment fort, ils veulent ton aide.
– Ouais mais si je les déçoit, c’est la mort. C’est pas cool ça, j’aime pas qu’on me foute la pression. Et sinon, j’y pense, tu veux voir un truc trop fort ?
– Du tout, je préfère les trucs bidons mais je voudrai surtout pas te couper dans ton élan.
Je m’enleva mon blouson, puis déboutonna ma chemise. J’ôtai ensuite ma ceinture et mon pantalon…
– Oh oh oh ! Du calme tu compte me montrer quoi Antoine ? C’est bien d’être fier de son corps mon faudrait peut-être s’arrêter là.
– Ah mais j’avais fini, c’était juste pour pas les déchirer. Et puis je connais une certaine infirmière à qui ça a fait très plaisir d’en voir plus. Elle a été très impressionnée.
– J’en doute pas… Et donc ?
Je me mis alors à quatre pattes et contracta mes muscles puis pensa fort aux ours et… Tada !
– Un ours ?
– Mourf wouf aounfe.
– Ah c’est con tu peux plus parler…
– Si si mais c’était pour le fun. Et maintenant, le grand final : déploiement des ailes !
– Ah quand même ! C’est vrai qu’un ours avec des ailes c’est déjà plus classe. Mais juste une question : pourquoi faire ?
– …
– C’est bien ce qui me semblait aussi.
– Trouble fête. Bon bah moi je vais hiberner.
– Oh le gentil nounours est fâché ?
– Ggrrrrr
– Oh la sale bête mais c’est qu’il mordrai !
Il était temps de partir. J’vais lui monter à quel point c’est classe un ours qui vole ! Allez hop décolla… BAM, en plein dans un arbre. Ah quand même ! Pas facile de soulever un ours avec des ailes, aussi puissantes soient-elles. Je me retransforma alors en humain et parti, tête baissée, entendant les rires incessant de mon ami.
Vibration… vibration… (téléphone sur silencieux qui sonne)
Allo ? Oui Jérémy ? Ah merde ! J’arrive…
C’est vrai que c’était moi qui l’avais amené et du coup, je dois aussi le redéposer.
– Ah bah c’est pas trop tôt ! Regarde la belle scelle. Mais oui mais oui, elle est pour toi !
– T’as pas trop l’impression de profiter ? Et puis j’étais un ours, pas un chien ni un cheval.
– Allez hue ! En route pour de nouvelles aventures !

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Les morsures de l’aube

Les morsures de l'aube
2001
Antoine de Caunes

Oh mon dieu ! Y’a de quoi avoir peur en voyant l’affiche qui, mine de rien, représente à merveille l’ambiance du film. Malheureusement, à la télé, on ne voit pas l’affiche, facilitant le visionnage de navets présumés. Et pourtant, une mise en garde aurait dû nous rendre méfiants : le synopsis.

Antoine (Guillaume Canet) – au passage je ne tolère pas cette utilisation abusive de mon prénom – est un parasite, un nuisible. Il ne vit que la nuit à s’incruster à des soirées huppées et squatter le jour. Et un soir, sur les conseils de son ami Étienne (Gérard Lanvin), il ira à une soirée, se faisant passer pour un ami d’un certain Jordan, légende urbaine. Et il se trouve que le propriétaire des lieux souhaiterait rencontrer ce fameux Jordan. Il engagera alors Antoine pour trouver Jordan puisque tous deux vivent la nuit. Et pour mieux l’approcher, Antoine va tenter de séduire sa sœur Violaine – ou comme elle dit « viol & haine » – (Asia Argento), une vampire gothique et nymphomane.

C’est n’importe quoi ! On assiste à une sorte de polar très déviant qui nous balance maladroitement une histoire de vampire mêlée à de l’inceste. La violence y est aussi largement gratuite et abusive. Et comme tous films policiers, le scénario très confus ne tient pas deux secondes. Heureusement, les bons acteurs, sauf la très moche Asia Argento – du moins dans ce film puisqu’il semble que normalement ça passe -, et la mise en scène dynamique sauve le spectateur de l’ennui. Mais le film replongera dans des profondeurs abyssales avec une fin des plus bizarre et irrationnelle. Bref, mieux vaut vite l’oublier…

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La Planète des singes : les origines


La Planète des singes : les origines
2011
Rupert Wyatt

Si le remake La Planète des singes fut largement rentable, il ne s’est pas fait de place dans le cœur des fans de l’oeuvre originale, la faute à une histoire et une approche totalement différente. Mais Hollywood n’en a pas pour autant fini avec la saga et nous propose de (re)découvrir les origines du bouleversement de la Terre, à savoir la prise de pouvoir des singes. Soit grosso modo un remake du quatrième volet simiesque, même si se déroulant dans un univers parallèle.

Oubliez ce que vous savez de la prise de pouvoir. Ici, l’histoire ne se résume pas en une mutation génétique logique suite à l’adoption de nombreux singes sur plusieurs générations, dû au virus ayant tué tous les chats et chiens. Non, dans ce film on suivra le docteur Will Rodman (James Franco) qui travaille sur un projet visant à guérir les cerveaux malades : l’ALZ112, un puissant virus pathogène (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler la pilule NZT de Limitless). Ce projet compte particulièrement pour lui car son père (John Lithgow) souffre d’Alzheimer à un stade très avancé. Mais un singe cobaye devint fou et compromis les test, mettant fin aux opérations. L’ordre de tuer tout les singes fut donné mais Will ne put se résoudre à ôter la vie d’un bébé et décida de le garder. Mais trois ans plus tard, son singe César (Andy Serkis en motion capture) montre des facultés étonnantes dû à l’ALZ112 transmis génétiquement. Faisant fi des interdit, Will testa la souche sur son père et les résultats furent sans appels : une rémission complète ! Mais tout dérapa le jour où César eu une altercation avec un voisin et fut envoyé dans un zoo. Se rendant compte de la situation de ses frères, César décida de lancer une contre-attaque. La révolution est en marche !

Sacrilège ! Infamie ! Effectivement, l’histoire n’est pas la même. Mais tant mieux ! Il est vrai qu’un virus ne tuant que les animaux domestiques suivit d’une hallucinante évolution génétique, c’est beaucoup moins probable que cette nouvelle version. Même si le côté scientifique ne pèse pas très lourd, il a néanmoins le mérite de rendre crédible le tout, chose inédite dans la saga. Et l’histoire parait d’autant plus plausible que la modélisation des singes, bien qu’encore imparfaite, est bluffante de réalisme (surtout avec l’orang-outan qui fait parti des nombreux clin d’œil que les fans sauront apprécier) ! On remarquera aussi que ce film n’est pas un blockbuster purement commercial : l’accent est mit sur le scénario, avec accessoirement quelques scènes plus graphiques, et le film se permet même quelques séquences émouvantes. Sans aucun doute le meilleur épisode de la saga entre la gestion du rythme, la cohérence de l’histoire, la finesse des effets numériques et le charisme des acteurs. Espérons que cette nouvelle dynamique ne perde rien de sa superbe pour la suite prévue pour 2014.

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