Minuit à Paris

Minuit à Paris
2011
Woody Allen

Un Woody Allen, c’est un peu comme les dragées surprises de Bertie Crochue : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Et ce coup-ci, il s’attaque à Paris. Mon dieu quelle originalité ! Et bien en fait pas forcément.

Le film se déroule donc à Paris en 2010. Gil (Owen Wilson) et Inez (Rachel McAdams) y passent un peu de temps avant leur mariage pour que Gil y trouve l’inspiration qui lui manque pour parachever son roman. Mais un soir où Inez sortait seule, Gil flâna de nuit dans les rues de la capitale et alors qu’il se posait sur les marches d’une édifice, une vieille Peugeot s’arrêta près de lui et des personnes lui demandèrent de monter. Durant la soirée, il fit la connaissance de F. Scott et Zelda Fitzgerald ou encore Ernest Hemingway. Que se passe t-il ? Voyage temporel, hallucination, rêve ? Et le lendemain, sur le même pallier, à minuit pile, la voiture repassa et Gil reparti en 1920, époque qu’il qualifie « d’âge d’or ». Et encore une fois, des personnages emblématiques de l’histoire se tenaient là à ses côtés : Salvador Dali (Adrien Brody), T.S. Eliot, Pablo Picasso et son amie Adriana (Marion Cotillard). Mais finalement, était-ce si bien que ça le passé ?

Durant une grande partie du film le spectateur se demandera ce qu’il en est vraiment. Il faut dire que Woody Allen faisant de la science-fiction, c’est surprenant. De ce point de vue là, le scénario est remarquablement bétonné et tient largement la route et les références historiques coïncides. On peut aussi compter sur un casting massif, surtout du côté français, avec en plus Léa Seydoux et Gad Elmaleh. Et tous s’en sortent fort bien, même Carla Bruni qui arrive à être audible. On assiste donc à un très beau film très soigné qui nous offre une ambiance unique et nostalgique d’un Paris sublimé, enchanteur, naïf et romantique, agrémenté de musiques d’époques très jolies. Une vision idyllique certes, mais après tout, tout le monde voit le monde à sa façon et celui-ci vaut le détour !

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Mes meilleures amies

Mes meilleures amies
2011
Paul Feig

Véritable bombe aux Etats-Unis, le film y a récolté plus de 169 millions ! Énorme pour une simple comédie sans prétentions, d’autant que le film a connu le succès sur la durée. Rajoutez à cela une star montante dans le rôle titre et il y a de quoi espérer une très grande comédie. Non ?

Côté scénario, on retrouvera Annie (Kristen Wiig) face à un problème épineux : le mariage. Mais pas le sien, celui de sa meilleure amie Lillian (Maya Rudolph). En effet, elle va apprendre qu’en plus d’elle, Lillian a choisit quatre autres demoiselles d’honneur. Et Helen (Rose Byrne), va tout faire pour évincer Annie de la course et prendre la place de unique meilleure amie. Mais Annie devra aussi affronter un autre problème de taille : l’amour. Que d’émotions !

Le ton du film est vite donné, pas de faux-semblant : c’est crade. Honte et vulgarité sont au programme avec d’emblée des références sexuelles très osés et explicites (« je préfère qu’il me jouisse dans la bouche que sur le visage ») ou encore des séquences d’humiliation publique interminable sur les habituels discours (« ah là là, on vous aime les mariés, délire ! »). Mais le film prend une tout autre dimension lorsqu’un monstre obèse chie dans le lavabo d’un magasin de luxe, tandis que la future mariée défèque en plein milieu de la rue, les autres demoiselles d’honneur se vomissant dessus mutuellement. La grande classe ! L’exagération est le maître mot avec des scènes horribles et insoutenables comme deux obèses frère et soeur se rasant l’un l’autre ou une folle hurler comme une conne dans l’avion. Pire encore, le film dure, dure… Et nous, pauvres spectateurs, on endure… Et enfin le générique de fin. Ouf ! Mais qu’est-ce que ? Non ! Pas le monstre obèse ! Ah la vache avec le salami ? Le jambon aussi ? Non, pas le sandwich thon/sirop d’érable ! Vous l’aurez compris, le film réussi le tour de force d’être la pire comédie de tout les temps mais sans en devenir drôle de par le second degré. La connerie et la vulgarité à leurs apothéose. Putain, et dire qu’en 2013 on rempile pour une suite…

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Il n’est jamais trop tard

Il n'est jamais trop tard
2011
Tom Hanks

C’est sans doute ce que c’est dit Tom Hanks, il n’est jamais trop tard. Et du haut de ses 54 ans, l’une des plus grandes stars au monde va s’improviser réalisateur, producteur et scénariste. Autrement dit, ce film c’est son bébé.

Dans le cadre de la crise, l’entreprise où travail Larry Crowne (Tom Hanks) se voit dans l’obligation de renvoyer certains de ses employés. Et à cause d’une nouvelle politique, ils doivent promettre une possible évolution de carrière ce qui est impossible pour Larry car il n’a jamais fait d’étude et qu’il ne répond donc pas aux critères évolutifs. Pour reprendre sa vie en mains, Larry décidera de faire des études de commerce et va aussi prendre des cours de communication avec le professeur Tainot (Julia Roberts). Entre les cours et ses nouveaux amis à la fac, Larry va réapprendre à vivre.

Le scénario n’a rien en soit de très original mais il a le mérite de se placer dans le contexte actuel avec un certain talent. Le chômage qui sévit, la crise qui frappe et l’écroulement immobilier qui achève, voilà des sujets qui ont anéanti des familles entières aux Etats-Unis. Mais le film en fait de simples aléas de la vie et ils n’ont rien d’une fatalité, bien au contraire pour Larry, en grande partie grâce à l’entraide si forte dans ces pays si patriotiques. Rajoutez à cela une histoire pseudo-amoureuse et vous obtiendrez un film assez complet mine de rien. En plus, le duo de star imposant tient ses promesses, sans être pour autant à un grand niveau. Mais comme le film est dynamique, le spectateur y trouve largement son compte avec cette comédie touchante et très divertissante.

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Power of Faith Episode V

Épisode V

« Rappel des titres aujourd’hui : la reconstruction du Corum à Montpellier a commencé. Nous vous le rappelons, ce site culturelle important de la ville fut détruit la semaine dernière suite à une explosion d’ordre inconnu ayant causé la mort de 124 personnes. Si les caméras n’ont pas pu nous révéler ses origines, la thèse d’un acte criminel est clairement privilégiée. Place maintenant au sport avec tout d’abord le rugby dont on retiendra le très optimiste 16 partout entre Montpellier et les tenants en titre, le Leinstern, même si certain ont jugé l’arbitrage peu fairplay. Les deux autres matchs… »
– Bon Antoine tu te bouge ou bien ? La pause est terminé !
– Yep, deux secondes Pascal, je me remet de mes émotions.
– Encore la radio ? Arrête de te faire du mal, c’est justement pour ça qu’on s’entraîne.
– Que je m’entraîne. Toi tu donne les ordres et Jérémy me regarde en se marrant.
-Bah quoi, c’est énorme le truc avec les flammes et tes ailes. Et puis j’ai déjà tellement fait ton chauffeur que tu pouvais bien me déposer à Gange pour assister à ça.
– Ouais, ouais, ouais… Bon revoyons les bases. Aile gauche, aile droite, ailes intérieurs.
Bon concentration… Inspiration, expiration. Deux ailes bleues se formèrent alors dans mon dos. Contraction, libération. La peau de mon dos se déchira et deux autres ailes, semblables à celles des dragons, apparurent.
– Je crois que je maîtrise pas mal ça.
– Bon bah maintenant tu fais du surplace pendant 2 heures et pendant ce temps, pour pas trop te faire chier, tu me fera des haltères.
– Elles pèsent combien ?
– Pas trop ça va, à peine 400kg chacune.
– … Je vais ressembler à Trunk super guerrier 2.
– Je pense pas, ces derniers jours t’as pas tellement pris. Bon Jérémy, pendant ce temps on se fait une pétanque ?
– Ça marche.
– Et attention, je te surveille Antoine, pas d’autre couleur que le bleu. Sinon c’est beaucoup trop facile.
C’est vrai que quand je pense à quelque chose de triste ou de pénible et que mon aura devient rouge ou noir, selon l’intensité de mes sentiments, les efforts physiques sont largement plus facile à réaliser. Mais c’est également extrêmement facile avec mon aura verte puisqu’elle me guéri de ma fatigue. Je croyais au début qu’il s’agissait d’une réponse immunitaire en cas de danger de mort mais je peux aussi la forcer en me concentrant sur des souvenirs forts et heureux. Deux catégories sont particulièrement efficace : les séjours chez mon frère et les moments passés avec Alina. Dans le premier cas, deux sentiments très forts s’associent avec d’un côté le fait d’être avec quelqu’un de génial et super sympa qui est un modèle de réussite, et de l’autre côté l’empathie de son bonheur. Pour Alina j’ai l’embarras du choix entre sa beauté éclatante, son odeur envoutante ou la douceur de sa peau et de ses lèvres.
– C’est quoi ce bordel ? Antoine t’es vert de chez vert ! Et vu ton sourire à la con tu dois être entrain de penser à sa description « visage magnifique, beaux yeux bleus et charme incroyable » ou de spéculer sur « petit cadeau » ?
– Pas spécialement mais c’est un art de faire rêver. J’espère que je m’en sort aussi bien… Y’a combien à combien ?
– 9 à 5 pour Jérémy.
– Ouais mais j’ai eu de la chance. Dommage que ça me serve pas pour le loto 🙂 .
– Bon, nous on fini notre partie mais toi fini la farniente. Tu vas me faire 1000 pompes avec ce tronc de 10 tonnes dessus.
– Encore ?! Ah là, là…
Quelques heures plus tard.
– Avec les jours qui raccourcissent la nuit tombe tôt, faudrait penser à rentrer. Bon Antoine tu va replanter l’arbre et après tu cachera les haltères sous terre.
– Ok. Bon bah à Mardi. On se retrouve bien pour manger ?
– Yep. Et m’oublie pas après avoir rangé. C’est pas à côté Teyran.
Bip bip, bip bip… Nouveau message de Alina. Après la lecture du SMS, une aura émeraude étincela autour de moi, plus brillante que jamais.
– Ne t’assois pas Jérémy, ça va aller très vite aujourd’hui.
Je souleva d’une main le tronc de 10 tonnes et à peine il fut planté que des branches et des feuilles se mirent à germer. Et par la seule force de ma pensée, je fit pousser du lierre puis un buisson entier pour recouvrir les haltères et autres chaînes de l’entraînement.
– Alors, subjugué ? Impressionné ? Stupéfié ?
– Euh sinon je me disais, tu va pas tarder à t’envoyer des fleurs au sens propre.
– C’est une idée ça ! Je pourrai faire pousser des fleurs pour Alina, créer une nouvelle variété que je baptiserai à son nom. Parfait pour ce week-end !
– C’était donc ça le SMS suivit du grand sourire ? Bon allez, attrape.
– Qu’es-ce que… J’hallucine ! Une selle de cheval ! T’abuse grave là…
Ses derniers jours, après quelques semaines maussades, le beau temps était enfin revenu. Le vent était relativement faible. Bref, les conditions étaient optimales pour un vol des plus sûrs et serein. Et pourtant… Suspense… Rien. Pas des problèmes tout les jours non plus !
– Monsieur, cet agréable vol touche à sa fin. La compagnie Antoine Airline vous remercie d’avoir choisi nos services. Nous espérons vous revoir aussi souvent que possible.
– Ouais carrément. Tu veux garder la selle et la prendre à chaque fois ou tu me la confie ?
– Arf, garde là, t’es plus précautionneux que moi. Du moins j’espère… @ +
– Ouais, rentre-toi bien. Aller, salut.
Il était près de 18h30, le ciel était noir et le froid s’installait calmement mais surement. Teyran est une belle ville le soir. Surtout qu’avec sa population de retraités, la délinquance n’était pas un problème. C’est ce qu’on appel un endroit sûr. Ça me rappel une fois dans un film… BAM
– Oulà excusez-moi monsieur. Vous… Oh putain !
– Bonjour petit.
– De un, on est le soir donc c’est bonsoir quand on est poli. Et de deux va crever en enfer le grand, tu va goûter de ma flamme !
– On se connait ?
– Déjà tu range tes dents quand tu me parle et puis tu devrais te souvenir du type qui t’a désintégré.
– Hum… Tu doit me confondre avec un autre Xemacs. J’en conclu que c’était toi la semaine dernière. Je te salut donc Antoine.
– Ah mais tu doute de rien ! Genre que tu me connais et que pile quand monsieur le démon se promène il tombe sur moi ! Dans deux secondes tu vas comprendre ta douleur.
Ni une ni deux, je fit exploser ma colère et une aura très sombre me recouvra. Je sorti aussi mes quatre ailes et avec une vitesse faramineuse, je lui attrapa le bras et m’envolai très haut dans le ciel. Et avant qu’il n’eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait, je posa ma main sur sa cage thoracique et prononça le mot fatidique : Impact. Et à son tour, son corps disparu, balayé par le flux de mon pouvoir.
Nan mais sans dec, ils se prennent pour qui ces Xemacs ? J’vais vite les calmer moi, ils vont pas faire long feu !

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True Grit

True Grit
2011
Ethan Coen, Joel Coen

41 ans après 100 dollars pour un shérif, l’oeuvre de Charles Portis connait une seconde jeunesse avec ce film réalisé et produit par les frères Coen. Et comme pour son aîné, le film fut clairement présent dans la course aux oscars avec pas moins de dix nominations. Mais à cause d’une concurrence énorme, le film reparti brecouille…

Côté histoire, on fait dans le Western très classique : Tom Chaney (Josh Brolin) a tué le père de Mattie Ross (Hailee Steinfeld) et elle cherche à se venger. Pour se faire, elle contactera le meilleur Marshall du coin : Rooster Cogburn (Jeff Bridges), même si ce dernier est un peu rustre et alcoolique. Elle sera aussi épaulé par le Ranger LaBoeuf (Matt Damon). Et malgré ses 14 ans, la jeune fille fera tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir satisfaction.

Après un début assez mou et peu captivant, bien que mettant en avant des personnages atypiques et au fort capital sympathie, le film gagnera vite en intérêt et connaîtra une sacré envolé durant une seconde moitié excellente grâce à ses personnages forts, drôles (surtout LaBoeuf, l’éternel looser) par moment et assez touchant, à une intrigue certes basique mais efficace, et aussi quelques scènes d’action dynamiques. Les acteurs sont tous très bons et la Mattie est à marquer de près tant son rôle de petite cheftaine est jouissif. Le chef-d’oeuvre était amorcé mais là, c’est le drame… Il est aurai suffit d’une Happy End pour que le spectateur s’en aille heureux mais non : la fin est triste, démoralisante, de mauvais goût, en totale rupture avec tout le reste, indigne, brouillonne et chiante. Pourquoi faire bien quand on peut faire de la merde ? Quelle bande de cons…

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17 ans encore

17 ans encore
2009
Burr Steers

Porté par le succès international de sa trilogie High School Musical, Zac Efron revient au pas de charge avec une comédie au sujet intéressant :

Mike O’Donnell (Matthew Perry) a prit une décision très importante il y a 20 ans : abandonner son rêve de basketteur pour s’occuper de sa copine tombée enceinte. Mais aujourd’hui sa vie est pleine de remord et sa femme n’en peut plus d’être son souffre douleur et elle décide de divorcer. Mike retourne alors à son ancienne école et devant la photo de son équipe de 1989, il fait le veux de retrouver ses 17 ans. Un guide spirituel rendra à Mike (Zac Efron) son corps d’antan. Pour refaire sa vie, il décide de reprendre les cours et en plus de pouvoir rejouer au basket, il aura l’occasion de se rapprocher de ses deux enfants, Maggie (Michelle Trachtenberg) et Alex, dont il ne connaissait finalement pas grand chose, mais aussi rectifier ce que les années ont balayé.

Grâce à son nouveau départ arrivera t-il à faire mieux ? Quel suspense ! Le principe même du film frôle le ridicule en ce qui concerne sa crédibilité avec le changement d’âge magique. De plus, l’intrigue avance et se conclu de façon ultra-prévisible. Mais cela ne l’empêche pas de nous tenir en haleine grâce à un humour efficace et une histoire mignonne et bien faite. Côté acteurs il ne faut pas trop en demander, il y a quand même Zac Efron… S’il savait jouer ça se saurai. Et puis mettre des gens connu c’est bien mais on peut pas vraiment dire que les Mike se ressemblent. Mais qu’importe, le film est sympathique et divertissant.

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Vengeance

Vengeance
2009
Johnnie To

Ne vous y trompez pas. Certes on retrouve deux acteurs français très connus, Johnny Hallyday et Sylvie Testud, mais il s’agit d’un film Hong-kongais. La preuve s’il en est que le film a été largement ignoré en France avec un lamentable 95 971 entrées. Par contre, il n’eu pas droit à une sortie à Hong-Kong. Mauvais film ou malchance ?

Côté histoire, comme le titre l’indique, il s’agira d’une vengeance. Plus particulièrement celle de Francis Costello (Johnny Hallyday) qui veut venger sa fille (Sylvie Testud) dont le mari et les enfants ont été assassinés. Pour ce faire, il recrutera les meilleurs tueurs à gage de la ville après les avoir vu à l’oeuvre. Il est prêt à tout pour abattre le meurtrier de sa famille, que se soit donner tout son argent ou s’investir personnellement dans l’enquête, arme à la main.

Après un début plutôt fade, brouillon et lent, l’histoire commence à devenir intéressante à mesure que l’amitié entre Francis et ses hommes évolue. Mieux encore, certaines scènes sont très rythmées et prenantes. Une once de suspense naît ! Et là, c’est le drame, l’amnésie, la connerie. Certes la brusque changement vers les deux tiers répond à pas mal de questions mais du coup, tout le suspense et la dynamique en place s’effondrent. Le tout devient très vite insipide et se conclu bêtement et sans surprises. Bon après il faut aussi faire avec les cheveux noirs de Johnny et quelques invraisemblance de taille comme la résistance aux balles ou encore le fait que tous parlent français. Bon, c’est vrai qu’avec un sujet comme ça on ne pouvait décemment pas espérer un grand film mais quand même !

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Power of Faith Episode IV

Épisode IV

– C’était finalement assez chiant ce cour de « Plaisir et addiction ».
– Perso j’ai pas apprit grand chose…
– C’est vrai que toi Hugo tu maîtrise pour tout ce qui est drogue et alcool. En plus t’aurais mieux raconté qu’elle comme c’est du vécu.
– Et sinon, on la fait quand cette réunion ? Mister Blue Wing.
– Bah en fait jamais. Ça m’inspire pas une réunion. Je le dirais de façon spéciale genre en allant à Gange voir Pascal puis je lui envoie un SMS comme « regarde à la fenêtre ». Pour Jérémy y’a plein de forêts à côté de chez lui, je pourrai lui faire une démo.
– Et Alina ?
– Un week-end où elle serai en Lozère, j’attendrai qu’elle sorte faire son footing et paf ! Coucou c’est moi dans le ciel ! Classe non ?
– En quoi ça change des autres ?
– Euh… T’as raison, c’est pas top original. Ah je sait : je fais un immense cœur en bois, j’y met le feu et le lâche de très haut, et après je fonce en piquet, lui fait la surprise, lui offre des fleurs, la prend dans mes bras et là, le cœur tombe pile sur nous et on se retrouve en plein milieu et avec mes puissantes ailes je la protège, le temps qu’il se soit complètement consumé.
– Pas mal, pas mal. Mais faudra vachement bien viser. Et mec, il fait super sombre non ?
– C’est sûr, t’inquiète que ce soir le tram je vais le saluer de là haut.
– Tu me dépose ?
– Ça marche.
Il était encore relativement tôt et je n’étais pas attendu pour tout de suite à la maison. Je décidai donc de faire une pause pour faire un truc qui m’a toujours fait rêver : me poser sur le toit du Corum. C’était une belle nuit qui se profilait : la lune éclairait beaucoup et le ciel était dégagé. Et la température n’est plus un problème pour moi. Et tel une gargouille, je surplombais la ville, tapis dans les ténèbres. Mais subitement, malgré mon aura protectrice, un froid austral m’envahis. Mais ça ne vient pas que de moi : l’air expulsé de mes poumons se transforme en buée et me lèvres sont gercées. Je voulu alors cracher pour tester l’air et à l’instant où ma salive fut en contact direct avec l’air, elle fut figée par la glace.
– C’est très mal de cracher petit.
Je fut immédiatement parcouru d’une sueur froide et envahis par un stress immense. Je me retourna mais personne…
– Qui est là ?! J’t’emmerde, je fais 1m73 ! Et qu’est-ce t’as contre les petit ?
– Je parlais de ton âge le schtroumpfs.
Sorti de nul part, un démon de plus de deux mètres se tenait devant moi. Il portait un costume trois pièces vieillot et délabré. Ses mains et ses pieds étaient noirs avec de grandes griffes grises. Son visage, dépourvu de nez, était blanc avec de long cheveux noirs et une dentition imposante proche du requin. De plus, il portait une fauche imposante dans chaque main. Pas de doutes, je suis mal…
– Salutation Shinigami.
– De quoi ?
– Bah ouais, en japonais ça veut dire dieu de la mort. Avec ton matos tu pourrais me tuer en deux secondes. Mais si tu voulais me tuer ça serai déjà fait, non ?
– En fait ça prendrai moins de temps que ça. Et non, je ne veux pas te tuer, juste grièvement te blesser.
– Ah, ouf ! Tu me rassure. Et ça…
RAAAASSSHH
Sans que je puisse comprendre d’où le coup était parti, il me trancha le bras gauche, me mettant par là même à terre. Mais avant de m’effondrer, il me lança un puissant rayon rouge dans le ventre, faisant un trou béant au milieu de mon corps. Il se mit juste devant moi, fauche à la main et prêt à me transpercer le crâne.
– Finalement il semblerai que ta mort soit inévitable…
– Va chier !!!
M’emparant de toute ma colère et la rage qui m’envahissait, je me mit à bruler et mon aura vira au rouge. A l’extrémité de ma main droite se matérialisai une large épée grâce à laquelle je stoppa sa dernière attaque.
– C’est ça, laisse tes sentiments déborder.
– Aaaaahhhh !!!
Plus je me concentrais plus mon aura prenait de l’ampleur et virait au noir. Un voile épais et obscure couvrait l’ensemble de mon corps. La douleur de mes très importante blessures n’était plus, de même que mes émotions. Et d’un simple battement de paupière, je me téléporta juste à côté de lui et posa ma main sur son torse.
– Impact.
Dans un vacarme infini, le corps de cet inconnu fut désintégré et une grande partie du bâtiment fut détruite. Et, flottant dans les airs, je contemplais le carnage. Quelques secondes plus tard, je retrouvai mon calme et mon aura devint verte ce coup-ci. Je put alors observer mon ventre se reformer, et recréer au passage les organes endommagés, et mon bras gauche repousser. Intéressant… Il semblerai que mes auras rouges et noirs se déclenchent en cas d’excès de rage et donnent accès à une force incroyable. Et d’un autre côté, en cas de blessures mortelles, j’ai accès à un pouvoir de régénération largement supérieur grâce à mon aura verte. Reste à maitriser le tout. N’empêche, c’était qui ce type ? Y’en a beaucoup comme lui ? Faudrait que je me fasse oublier durant un temps…
Bon c’est pas tout ça mais faut que je rentre moi !
Plus tard…
– Coucou je suis rentré !
– Alors cette journée ?
– Bof, normal quoi. J’ai juste ressenti une petite secousse dans le tram, je crois qu’ils font des travaux impliquant des mines au Corum.
Mais quand même, il est bien mort ce type ? Ça va pas être facile de dormir derrière ça…

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Monsieur Papa

Monsieur Papa
2011
Kad Merad

Réalisateur, à qui le tour ? Histoire de faire comme son grand copain Olivier Baroux, qui fait d’ailleurs une apparition, Kad Merad s’essaye à son tour à la réalisation, fort de son succès en tant qu’acteur avec plus d’un millions d’entrées pour presque tout ses films. Succès or not succès ?

Pour ce qui est de l’histoire, comme le titre l’indique, elle sera centrée sur un papa. Effectivement, le jeune Marius vit seul chez sa mère (Michèle Laroque) et il est désireux de connaître son père car douze années sans, ça créé un vide. Ce besoin de père va tourner à l’obsession et sa mère, ne voulant pas lui dire la vérité, va tenter de trouver un substitue. Elle demandera alors à Robert Pique (Kad Merad), un raté de première, de faire semblant d’être son père. Très vite, Marius se rend compte de la supercherie mais qu’importe, Robert est un père « génial » et c’est là tout ce qu’il demande.

Le scénario est un peu facile et son manque de surprises ou de temps fort l’empêchent de décoller. L’idée de départ est belle mais il manque une dimension dramatique qui aurai pu donner une toute autre ampleur au film. Et pour une comédie, ça manque cruellement d’humour. Côté acteurs, outre le duo de stars peu convaincant, les acteurs secondaire n’ont aucune envergure et le jeune Marius est dénoué de talent. C’est dommage car malgré tout le film est intéressant et plutôt bien fait, quoiqu’un peu mou. Le problème c’est que l’intrigue monte mais n’abouti sur rien. Les spectateurs n’ont d’ailleurs pas été dupes vu le faible taux d’entrées et les critiques non-élogieuses. On sent une bonne volonté et une envie de faire quelque chose d’original mais le résultat n’est pas là…

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L’Elève Ducobu

L'Elève Ducobu
2011
Philippe de Chauveron

Comme le titre l’indique, il s’agit de l’adaptation cinématographique de la mythique bande dessinée éponyme de Zidrou et Godi. Vendus à plus de deux millions d’unités (soit près de 120 000 par albums), notre cancre national fait parti des meilleures ventes de livres. Après Titeuf, il est donc normal de voir atterrir Ducobu au cinéma.

Pour ce qui est de l’histoire, le film nous propose l’arrivée de Ducobu (Vincent Claude) à l’école Saint-Potache, après s’être fait renvoyé de toute les autres écoles. Ce nouveau départ sera une chance pour lui : personne ne le connais, l’occasion rêvé de tricher sans être immédiatement accusé. Et grâce à sa roublardise et à ses machiavéliques anti-sèches, il se mettra rapidement à collectionner les 10/10. Monsieur Latouche (Elie Semoun) le prend pour un génie et Mademoiselle Rateau (Joséphine de Meaux) pour un virtuose. Même sa brillante voisine Leonie Gratin n’y voit que du feu. Mais bien vite, Latouche va douter et se méfier…

Transposer une oeuvre de bande dessinée n’est pas chose aisé car les fans les attendent au tournant pour deux choses : acteurs et histoire. Pour ce qui est de l’histoire, c’est en grande partie une histoire originale puisque les seuls passages tirés de la BD sont mineurs (prof avec les truffes, noël, le magasin « Tout pour le cancre », le 1° avril ou quelques autres blagues). Et qui dit original dit massacre puisque l’arrivée de Ducobu à l’école avait déjà été faite avec l’histoire de Lapons et de troisième bras. De plus, le grand amour de Latouche, la directrice, est remplacée par la nouvelle prof de musique, mademoiselle Rateau. Et l’école est désormais tenue par un directeur. Aie… Mais le plus gros problème vient des acteurs qui, en plus d’être assez lamentables, ne sont pas ressemblant pour un sou. Si Ducobu passe relativement bien, et encore (coupe de cheveux catastrophique), son père est presque l’exact opposé de son modèle, Leonie est beaucoup trop chétive et pire de tous, Latouche. Il est censé être un homme élégant, grand et viril, tout le contraire d’Elie Semoun, bien qu’il soit le personnage le plus intéressant du film. Une fois passé ce massacre, que reste t-il ? Eh bien, humour proche de la BD oblige, c’est pas mal drôle et efficace d’autant que le rythme est bon. En tant qu’adaptation, c’est un ratage complet, en tant que comédie, c’est pas trop mal.

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