Avatar

Avatar
2009
James Cameron

Après avoir pu tester à deux reprises le film au cinéma en 3D, l’envie de me le refaire en version longue était forte, bien que je ne possède pas d’écran 3D. Même si le film n’est pas le plus grand succès de l’histoire en terme d’entrées, il est actuellement le film ayant engrangé le plus de billets verts avec plus de 2,7 milliards. Néanmoins, les chiffres ne représentent pas forcément le plus fidèlement du monde la qualité réelle de l’oeuvre. Mais une chose est sûre, s’il ne s’agit très certainement pas du meilleur film de tout les temps, James Cameron aura au moins marqué les esprits en apportant au cinéma une révolution graphique qui a largement contribué à l’avancée de la 3D dans nos salles, bien qu’on s’en serait aisément passé dans bon nombre de films où il s’agit ni plus ni moins qu’un gadget.

Pour ce qui est de l’histoire, que beaucoup considèrent comme une simple version futuriste (se passe en 2154) de Pocahontas, on se centre autour d’un ex-marin paralysé des jambes, Jake Sully (Sam Worthington). Alors qu’il était au fond du trou, l’armée (Stephen Lang) le recontacte pour une mission bien spéciale sur Pandora (situé à quelques années-lumières) : remplacer son défunt frère dans une expérience d’Avatar. Les sous-sols de la planète regorgent d’un matériau unique et d’une valeur colossale. Le seul problème est que les Na’vi qui peuplent ces terres habitent au dessus du plus important des gisements et qu’ils sont peu enclin à bouger. Le docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver) a développé, dans le but de mieux communiquer avec eux, des avatars semblables aux Na’vi et manipulables par la pensée. Et c’est là qu’intervient Jake : il doit intégrer leur patrie et gagner leur confiance pour ainsi négocier leur départ. Une mission somme toute assez banal pour ce soldat mais très vite, il va se prendre d’affection pour eux, en particulier la princesse Neytiri (Zoe Saldana).

Il est vrai qu’après mûre réflexion, les ressemblances avec Pocahontas sont frappantes entre les humains colonisateurs, la connexion avec la nature et l’histoire d’amour entre un colonisateur et la princesse du village des indigènes. Néanmoins, le principe de communion avec la nature est ici très imaginatif, réfléchit et créatif. De plus, le film est clairement tourné vers la science-fiction avec toutes les inventions sur les transferts, l’équipement et surtout les extraterrestres. De plus, la version longue permet de voir au début ce qui semble être une version futuriste de la Terre et le résultat est bluffant, superbe et sublimé par de magnifiques effets de lumières, comme le reste du film d’ailleurs. La version longue apporte aussi quelques petits plus scénaristiques comme l’avant Jake et tout ce qui entour l’ex école de Pandora. On peut dire d’ailleurs que les effets spéciaux sont encore aujourd’hui les plus beaux vus à ce jour, excepté peut-être l’affrontement final de Transformers 3. Niveau des décors aussi on est largement gâté entre la forêt foisonnante et ses montagnes flottantes ainsi que la base des hommes très high-teck. Pour ce qui des Na’vi et de la plupart des animaux, le design est bien maîtrisé et harmonieux, même si certains monstres connaissent des ratés. Et après avoir vu le film sans la 3D, je dois dire qu’on sent un manque et on remarque un léger effet jeu-vidéo à l’ensemble, même si ça reste en version ps4 ou du moins un jeu du futur. De plus, la 3D apportait une réelle dimension et même si rien ne sortait de l’écran, on pouvait observer un très bel effet de profondeur appréciable. Avatar est donc l’un de ses rares films dont le visionnage 3D présente un réel intérêt même si sans, le film reste très impressionnant et captivant.

en 2D

en 3D

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Dernière cible

La Dernière cible
1989
Buddy van Horn

La dernière cible ou la cible de trop ? L’inspecteur Harry Callahan (Clint Eastwood) effectuera en 1989 sa cinquième et dernière mission au sein de la police de San Francisco. Néanmoins, chaque épisode est indépendant des autres.

Une nouvelle menace touche la ville de San Francisco : la star du prochain film de Peter Swan (Liam Neeson) est mort, semble t-il d’une overdose. Mais on ne la fait pas à l’inspecteur Harry (Clint Eastwood) qui flair immédiatement quelque chose. Très vite, tout semble accuser Peter Swan d’accomplir sa liste noir. Mais une nouvelle fois, on ne la fait pas à l’inspecteur Harry.

Le genre policier est sans contestes possibles le pire genre que compte le cinéma tant chacun d’entre eux semblent prouver une hallucinante monotonie dans les scénarios, seul les noms changent et encore… Ce film ne fera pas lieu d’exception aux vus du classicisme outrancier de l’histoire et de son déroulement que même un novice du genre pourrait aisément deviner. Clint Eastwood est d’ailleurs un habituer des films policier catastrophiques avec La Corde raide. Et même si on s’en sort légèrement mieux, on ne s’étonnera pas de la nullité du film.
Amateurs de daubes, faites vous chier !

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

X-Men : Le Commencement

X-Men : Le Commencement
2011
Matthew Vaughn

Pas spécialement rentable ni très apprécié, la saga X-Men peine à s’améliorer et susciter suffisamment d’intérêt. Mais ce coup ci, l’espoir est permis puisque le film, sans être un reboot, raconte les origines de la saga en ce qui concerne le professeur Charles Xavier (James McAvoy) et Eric Lehnsherr (Michael Fassbender). De plus, Matthew Vaughn est à la réalisation et on lui doit le très bon Kick-Ass. Que nous réserve le passé ?

Comme on le savait déjà, Eric  (Michael Fassbender) fut victime de la politique nazi durant la seconde guerre mondiale où il fut envoyé à Auschwitz durant l’année 1944. C’est alors que son pouvoir de contrôle du métal s’éveilla, suscitant l’intérêt d’un certain Sebastian Shaw (Kevin Bacon), n’hésitant pas à tuer la mère d’Eric pour stimuler ses pouvoirs. De son côté, Charles (James McAvoy) airait dans son luxueux château vide de par la mort de ses parents. Jusqu’au jour où il fit la rencontre d’une autre mutante, Raven Darkholme (Jennifer Lawrence), qui lui ouvrit les yeux sur leur importance. Quelques vingt années plus tard, une nouvelle guerre menace la planète : la guerre froide. Pire encore, Sebastian Shaw semble revenir pour une seule raison : exterminer les non-mutants. Les X-Men sauront-ils le contrer ?

Excepté une apparition de Logan, tout les acteurs sont des nouveaux dans la saga (on retrouvera January Jones, Nicholas Hoult ou encore Rose Byrne). Sont-ils à la hauteur ? Etant tous très expérimentés, il n’y avait pas tellement de soucis à se faire, le seul problème est que les deux rôles principaux (Eric et Charles) étaient, dans les épisodes précédents, tenus par de grandes montures du cinéma. Mais heureusement, James McAvoy est à son habitude excellent et Michael Fassbender, pas très connu du grand public, est lui aussi très bon. Mais la réelle surprise réside dans Jennifer Lawrence qui marque une nouvelle fois les esprits de par sa prestance et son sourire charmeur. Reste la réalisation. On aurait pu craindre un nouveau stéréotype du blockbuster qui se contente d’enchaîner les effets spéciaux sans jamais impressionner, mais heureusement, c’est exactement l’inverse qui se passe. L’image est très belle, les décors sublimés par des effets de lumière avantageux, les pouvoir, plus utiles et ravageurs que jamais, envahissent l’écran avec magie et talent. Certaines scènes, notamment celle de l’affrontement final, comptent parmi les plus réussis du cinéma. Le tout au service d’une histoire assez classique mais efficace et qui évite avec brio les pièges historiques. Incontestablement un des meilleurs de tous les X-Men. Gageons pour les prochains épisodes soient de la même trempe.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Aout 2011

Statistiques 2011
avril mai juin juillet aout
Nombre d’articles 37 52 53 58 40
Visites 383 456 431 506 604
Visiteurs 117 159 109 162 345
Pages vus 1393 2268 2740 3004 2559
Nombre moyen de pages vus 3,64 4,97 6,36 5,94 4,24
Temps moyen passé sur le site 4min49 5min11 5min50 4min54 2min38
Taux de rebond 23,50% 25,66% 33,87% 27,27% 18,05%
Nouvelles visites 28,98% 30,70% 21,81% 29,64% 51,82%
Chrome 43 60 210 288 258
Firefox 285 336 161 111 200
Internet Explorer 27 38 47 91 116
Safari 18 10 8 11 26
Opera 1 6 0 2 1
Mozilla Compatible Agent 0 2 3 1 0
Android Browser 0 0 1 1 0
Opera Mini 0 0 0 1 0
Konqueror 7 4 1 0 0
SAMSUNG-GT-S5230 0 0 0 0 0
Playstation 3 2 0 0 0 1
Moteur de recherche 327 365 379 447 543
Site référent 30 75 41 43 33
Accès direct 26 16 11 16 28
Publié dans Statistiques du site | Laisser un commentaire

À vos marques… Party !

À vos marques... Party !
2007
Frédéric d'Amour

Pas forcément très bons en matière de film, les Québécois nous ont déjà prouvé leur capacité à faire dans l’originalité, cf Aurélie Laflamme. Ici, ils s’attaque à la spécialité américaine : les teen-comédies.

Comme bien souvent, on suivra une pléiade de jeunes lycéens durant une année, principalement Gaby, une jeune fille de 16 ans (avec toujours des acteurs de 20-25 ans) souffrant de graves problèmes de sociabilité. Pour la pousser à changer, sa conseillère va l’obliger à épauler une nouvelle ainsi que donner des cours à la star de natation de l’école qui souffre d’un très faible niveau en Maths. Gaby devra donc apprendre à s’ouvrir aux autres et faire face à ses démons du passé…

L’histoire est on ne peut plus banale, classique voir chiante. Plus encore, la chaîne prit le pari de diffuser le film dans sa version québécoise pure. Il sera très dur de prendre au sérieux un film avec de tels accents horripilants, bien qu’au final on s’y habitue. Mais accent ou pas, les acteurs sont mauvais et n’articulent pas suffisamment pour permettre une compréhension globale des discussions, malgré la présence de sous-titres. Pire encore, cet énième teen-movie, sans une once d’originalité ou de talent, se paye le luxe d’afficher une durée avoisinant les deux heures. Certes le film n’est pas tellement mou mais on aurait aisément pu élaguer 30 minutes pour booster le dynamisme. Il faut probablement être canadien pour apprécier le film à sa juste valeur car autrement, comment expliquer la suite survenue en 2009 ?

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Planète des singes

La Planète des singes
2001
Tim Burton

Après 28 ans d’absence, la saga de La Planète des singes connait un remake de son tout premier épisode, le seul qui soit une adaptation de Pierre Boulle. Il est vrai que 33 années sépare les deux films et qu’une mise-à-jour graphique aurait été bien sentie. Néanmoins, faire un remake d’une des plus grandes légendes du cinéma, ça n’est pas chose aisé. Le film, réalisé par un seigneur du cinéma : Tim Burton, saura t-il faire la part entre mise-à-jour et film original ?

Remise au goût du jour oblige, le film se passe en 2029 dans une station spatiale. La NASA, en coopération avec l’USR Force, entraîne des singes à effectuer des opérations spatiales assez faciles mais jugées dangereuse pour l’homme, la perte d’un animal étant moins grave. Et justement, l’un d’eux est envoyé en reconnaissance dans un nuage électro-magnétique. Après quelques instants, l’équipage perd la connexion avec lui. Le commandant Leo Davidson (Mark Wahlberg), très attaché au singe, décide de s’emparer d’un des vaisseaux et part en direction du nuage pour sauver son ami. Mais une fois dedans, il perd le contrôle et s’écrase sur une planète inconnue, mais néanmoins habitable. Mais sur place, il constate que les singes sont incroyablement évolués, aptes à la parole et sont désormais les maîtres des humains.

Le film a suscité intérêt et anxiété pour tout les fans de la saga. Les premiers visuels semblaient indiquer un travail de maquillage parfait pour les singes, même si certains comme Michael Clarke Duncan sont aisément reconnaissable contrairement Helena Bonham Carter qui est méconnaissable, et même la quasi intégralité des acteurs du film de 1968 se sont amusés à faire des apparitions clin d’œil avec par exemple Charlton Heston en père de Thade (Tim Roth). Mais qu’en est-il ?
D’un point de vu graphique, il est difficile de reprocher quelque chose au film entre les très bons effets spéciaux et les maquillages plus vrais que nature. Par contre, les fans des premiers films risque d’avoir du mal à digérer le passage en film d’action/aventure genre gros blockbuster. Et si le film respecte majoritairement la même trame principale, beaucoup risquent de subir un méchant coup de couteau dans le dos en constatant que les humains parlent et que le schéma des caractères simiesques ne sont pas identiques. Normalement, les chimpanzés sont les scientifique, les Orang-outan des religieux extrémistes et les gorilles de sanguinaires guerriers. Ici, tout le monde est ce qu’il veut. En revanche, l’histoire est infiniment plus fidèle au livre pour ce qui est du déroulement, offrant une conclusion bien différente, permettant de mieux distinguer les deux films et les apprécier à leur juste valeur : la version de 1968 comme une réappropriation légendaire, et celle-ci comme une fidèle adaptation de qualité.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Bataille de la planète des singes

La Bataille de la planète des singes
1973
Jack Lee Thompson

Un cinquième ? En toute logique, La Conquête terminait la boucle en expliquant chaque étape menant au futur tel qu’on a vu dans les deux premiers films. Que manquait-il ?

Cet ultime volet de cette saga simiesque suit « directement » les aventures de César. Après l’opération qu’il a mené, les singes du monde entier se sont retournés contre leurs maîtres. Cette lutte prit fin lors d’une série de contre attaque nucléaires qui détruisit la plupart des villes. Aujourd’hui, César vit paisiblement dans une société pacifiste où humains et singes vivent en harmonie. Malgré tout, les gorilles ne supportent pas cette situation et Aldo, chef autoproclamé des gorilles, revendique une politique de ségrégation voir d’extermination de la race humaine. Pour tenter de trouver une solution à toute cette tension, César ira dans la cité morte en quête des enregistrements des révélations faites par ses parents. Et lors de cette escapade, il fera la rencontre hostile de survivants irradiés. Ces derniers, qui se sentent menacés par leur découverte, se préparent à lancer une offensive. Du côté des singes, Aldo préconise une contre-offensive d’envergure pour balayer la vermine.

Sorte d’épisode de transition vers le tout premier film, cette énième suite manque tout autant d’intérêt que son prédécesseur. A la différence qu’on nous apporte une réponse sur le supposé paradoxe du développement des singes imputable à une arrivée des trois singes du futur. Cette évènement abouti ici à une réalité alternative autrement plus encourageante et paisible que celle apocalyptique du second. C’est donc de façon inédite que l’histoire obtient une logique et une cohérence. Mais encore une fois, l’évolution délaisse assez largement le côté scientifique puisqu’apparemment les singes ont développé la parole en seulement une dizaine d’années. Mais la fin ne justifie pas les moyens et à nouveau, cette suite pêche par son manque d’attraction et un rythme très lent, malgré seulement 85 minutes de film. Si d’un point de vu psychologique la saga est fortement intéressante, on aurait largement pu se passer des deux derniers films…

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Conquête de la planète des singes

La Conquête de la planète des singes
1972
Jack Lee Thompson

Avec les deux premiers films, on a eu un bon aperçu de ce que la planète est devenue. De plus, le troisième nous révélait quelque chose de très important : les origines. En effet, suite à une terrible épidémie, l’intégralité des chiens et des chats sont morts. Pour pallier à ce manque affectif, l’humanité s’est tourné vers un autre animal : le singe. Puis avec le temps, leurs capacités furent décuplées jusqu’au célèbre jour où Aldo dit « non », marquant leur maîtrise du langage. Qui a t-il de plus à dire ?

Visiblement rien et comme on ne s’assoie (presque) jamais sur une possibilité de ramasser des billets verts à Hollywood, cette conquête racontera la prise de pouvoir des singes. On y suivra César, fils de Zira et Cornéllius, qui a désormais passé plus de vingt ans en compagnie du cirque. Mais alors qu’il se promenait en ville, il ne put s’empêcher de crier sur les agents frappant publiquement un singe esclave. Pour fuir la loi, qui cherche à éradiquer la menace d’une évolution, César devra affronter la dureté de son statut dans un monde où il ne vaut mieux pas naître singe. En colère face à tant de cruauté, il décidera de mener son combat pour l’émancipation de sa race.

Baser intégralement le film sur cette révolte est faiblard et très fainéant de leur part. D’autant que pour le rôle du fils savant, c’est son père en rajeuni. Niveau scénario, c’est assez débile dans le sens où en seulement huit ans, tous les singes domestiqués sont capable d’exécuter la quasi totalité des ordres usuels (alimentaires + ménagers). On notera de même que le passage final de la prise de pouvoir est hallucinamment long, confus et amateur dans le sens où un grand nombre de scènes sont réutilisées de façon scandaleuse et inappropriée. On assiste donc à un bête film sur la tolérance raciale qui n’apporte rien ni au genre ni à la saga.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Fighter

Fighter
2011
David O. Russell

Autre grand présent aux Oscars, Fighter aura remporté pas moins de deux statuettes : meilleur second rôle masculin (Christian Bale) et féminin (Melissa Leo). Entre ça et toute les autres nominations aux plus grands prix, on était en droit d’espérer un sacré bon Rocky. Mais qu’en est-il ?

Tiré d’une histoire vraie, le film retrace l’extraordinaire ascension de Mickey Ward (Mark Wahlberg) dans le milieu de la boxe. A ses débuts, Micky subissait défaites sur défaites, malgré le coaching de son frère, ex-champion de boxe, Dicky Eklund (Christian Bale). Ce dernier pose de nombreux problèmes de par sa dépendance à la drogue et ses mauvaises fréquentations. Mais grâce à sa copine Charlene (Amy Adams), Micky relèvera la tête.

Le début du film fait très peur : tout parait brouillon, décousu et incompréhensible entre les brusques changements de scènes et de temps. Heureusement, la situation se calme très vite et on découvre donc un film sur la boxe, l’amitié et la détermination. Si la plupart d’entre nous ne connaissent ni Micky Ward ni la signification de la catégorie Welter, le spectateur n’aura nul mal à comprendre et s’intéresser pour se boxeur à la volonté de fer. Par contre, on devra faire avec de sacrés énormités quand aux poids des concurrents soit disant autour des 66 alors qu’on est visiblement plus proche des 80-90 kg. Mais regarder un film sur la boxe signifie obligatoirement le comparer au maître du genre, Rocky. Et force est de constater que Mark Wahlberg n’a pas la carrure de Stallone et que ni les entraînements ni les combats n’égalent la légende. De plus, Melissa Leo est encombrante, donc dire qu’elle ne mérite pas son prix serait un doux euphémisme, et Christian Bale a visiblement souffert de son régime. Néanmoins, le film est assez bien fait, est emmené par un gros casting et le résultat est bon.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Les Evadés de la planète des singes

Les Evadés de la planète des singes
1971
Don Taylor

Merde alors ! La suite a aussi cartonné ! Pas de bol, on va être obligé de faire une suite… Eh mais j’y pense, on n’aurait pas fait exploser la planète à la fin du 2 ? Une telle impasse laissait présager au moins une chose : une recherche scénaristique. La pêche est-elle bonne ?

Effectivement, en l’an 3955 (fuck à l’écran du vaisseau du premier film qui indiquait 3978), la Terre fut détruite suite à l’activation fortuite d’une bombe H surpuissante. Mais pendant que cette guerre se préparait, trois chimpanzés travaillaient sur la remise en marche du vaisseau de Taylor (c’est con car au lieu de se faire chier à le remonter de l’eau, ils auraient pu emprunter celui de Brent). Ces trois survivants sont Zira, Cornélius et Milo, un autre scientifique. Lors de l’explosion, le souffle créa une réaction en chaîne ramenant nos trois singes sur la Terre de 1973. Cette arrivée posera plusieurs problèmes aux deux parties. Pour les américains, quel risque réel pose ces singes évolués et, pour les singes, que faire face à cette situation et surtout que dire et omettre.

Aura t-on enfin les réponses à nos questions ? Pour cette troisième épopée simiesque, la situation est inversée : des singes habitués à côtoyer d’autres singes supérieurement intelligents et à ne voir que des humains bestiaux, se retrouveront cernés d’humains ayant la parole et leurs semblables sont dépourvus de facultés cognitives. Bref, tout l’opposé des aventures de Taylor. Mais dans ce cas ci, l’expression « mieux vaut en rire qu’en pleurer » prend toute son ampleur, sans pour autant tourner à la farce. De plus, une réponse sur « comment les singes ont-ils prit le pouvoir ? » est enfin apportée et cette solution est non seulement sensée, mais aussi pertinente. Même si la barre n’est pas remontée jusqu’au niveau du premier, on est heureux de quitter ce futur austère qui n’avait rien de plus à apporter que son histoire originale.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire