I Love You, Man

I Love You, Man
2009
John Hamburg

Peter Klaven (Paul Rudd) est fiancé a une fille magnifique et sa carrière bat son plein. Bref, il mène une belle vie, ou presque. En rentrant un peu plus tôt que prévu, il surprend sa femme en train de parler de lui avec ses copines et ensemble, elles soulèvent un problème de taille : Peter n’a aucuns amis hommes. Conscient de la gravité du problème et de l’importance d’avoir un témoin à son mariage, il décide de se donner une chance pour en trouver un. Et alors que toutes amitiés semblaient compromises, il fit une rencontre qui changera sa vie : Sydney Fife (Jason Segel).

Somme toute assez classique, l’histoire ne surprendra personne tant elle est convenue et prévisible, du moins pour les habitués. Les acteurs étant mauvais, le seul intérêt possible du film est son pouvoir comique. A ce niveau là, ça passe plutôt bien car le rythme est soutenu et la qualité des gags n’est pas trop mauvaise même si on n’échappera pas à quelques scènes très embarrassantes et partiellement ratées. Divertira le temps d’une soirée…

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Love Actually

Love Actually
2003
Richard Curtis

Sans aucuns doute le plus gros casting de l’histoire du cinéma, plus encore que La Classe Américaine. Le tout au profit de, comme l’annonce l’affiche, l’ultime comédie romantique. A ce point ?

Le film nous trace plusieurs histoires d’amour se passant à Londres. Ainsi, le premier ministre anglais (Hugh Grant) flashera sur une employée ; un écrivain (Colin Firth) s’entichera de sa bonne portugaise ; une fille (Laura Linney) qui aime secrètement un collègue ; un père (Liam Neeson) qui tente de se reconstruire après la mort de sa femme ; un patron (Alan Rickman) qui hésite à tromper sa femme (Emma Thompson) ; le meilleur ami amoureux de sa femme (Keira Knightley) ou encore la rock-star (Bill Nighy) qui ne dit pas assez à quel point son agent compte pour lui. Avec à chaque fois une histoire d’amour ou d’amitié qui se développe et se termine bien durant cette période de Noël, comme toutes les comédies-romantiques dignes de ce nom.

Avec un tel casting, on pourrait craindre à un phénomène de surenchère menant à une cacophonie monumentale mais heureusement, le film étant étalé sur deux heures, chacune des histoires avancent parallèlement à bon rythme sans confusions. De plus, la structure est intelligente et abouti progressivement sur la réunion de toutes les histoires, bien que pour certains, la fin ne soit pas connue, ou du moins de façon explicite. De plus, la quantité de stars n’empêche pas les performances individuelles comme le prouvent Hugh Grant et Colin Firth, tout deux au sommet de leur forme. De manière générale, les acteurs sont très bons. Bref, l’ambiance et les performances sont excellentes et le film rayonne de magie. On en ressort avec un large sourire.

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Romaine par moins 30

Romaine par moins 30
2009
Agnes Obadia

– C’est froid le Canada, surtout l’hiver. Couvrons nous. En déduit Romaine (Sandrine Kiberlain).
– Pour aller au Canada, il faut prendre l’avion. Prenons l’avion. Lui fit comprendre son ami Justin (Pascal Elbé).
– Oh mon dieu il y a un problème avec l’avion, nous allons tous mourir ! s’écria t-elle.
Au passage mon chéri tu ne m’a jamais fait jouir et je t’aime pas. Ajouta t-elle.
– Puisque s’est ainsi je te quitte. Déclara t-il sous le coup de la colère.
– Mais euh… C’est pas ce que je voulais… Pensa t-elle comme une cruche en puissance.
Voilà, c’est là le magnifique et non moins élaboré scénario par moins 30.

Le fait d’aller au Canada n’est pas un scénario et y rajouter des problèmes d’orgasmes ni changeront rien. Encore, s’il s’agissait d’une bombe atomique en manque, ça aurait un temps soit peu pu émoustiller le public masculin. Mais la fameuse Romaine étant campé par Sandrine Kiberlain, les scènes à ce propos provoqueront plus des nausées qu’autre chose. Pour le reste, l’humour passe assez bien par moment mais certaines expressions québécoises, ou phrases dites avec l’accent, ne seront pas comprises. Reste les acteurs, tous effacés sauf Romaine, qui est malheureusement ridicule. Rare point positif, la durée : l’ennui durera moins de 80 minutes.

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Jumper

Jumper
2008
Doug Liman

Rarement un film n’aura susciter à la fois un immense intérêt avant sa sortie et un obtenu en retour des critiques aussi désastreuses. Les films de science-fiction sont rares et celui-ci, à fort budget, promettait un scénario, de l’action et des paysages. Quand est-il vraiment ?

Alors qu’il n’était âgé que de 15 ans, David Rice (Hayden Christensen) tomba dans la glace et alors qu’il allait se noyer, il « jumpa ». Il possède en effet un pouvoir : il peut créer des trous-de-verres pour se rendre d’un endroit à l’autre  instantanément par la pensé. Mais alors qu’il s’était construit tranquillement une vie de rêve, un imprévu surgit : Roland Cox (Samuel L. Jackson). Il est un chef paladin, un de ceux qui chasse les jumper. Griffin (Jamie Bell), lui aussi un jumper, tente de son côté d’éradiquer les paladins. Pendant ce temps, David va renouer le contact avec son amour de jeunesse (Rachel Bilson).

Qu’on se le dise tout de suite, le degré scientifique du film frôle le zéro. Donc forcément, de ce point de vu là, la déception est énorme. Pour ce qui est des décors, la dynamique du film ne permet pas de les apprécier à leur juste valeur. Faisant à peine 85 minutes, le film est très concentré et pour le coup, on a là un bon film d’action. Le problème, c’est que ça n’est pas censé l’être puisqu’il est décrit comme ‘aventure’, ‘science-fiction’ et ‘thriller’. Ne possèdent ni éléments scientifiques ni suspense, le résultat escompté n’est forcément pas là. Par contre, si on le considère comme un pur film d’action, on s’en sort plutôt bien. Toujours en négociation, Jumper 2 devrait aboutir d’ici à 2015-2016. Espérons que le scénario tiendra ses promesses…

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Ce dont rêvent les filles

Ce dont rêvent les filles
2003
Dennie Gordon

A chacun de ses anniversaires, Daphne Reynolds (Amanda Bynes) demande à sa mère de lui raconter l’histoire de son père, qu’elle n’a jamais eu la chance de connaître.

C’était dans les années 70, Libby, la mère, était en voyage dans les déserts du Maroc et le destin mit sur sa route Henry Dashwood (Colin Firth). Entre eux, c’était l’amour fou mais un beau jour, le père de Henry mourra et il devint Lord à son tour. Etant devenu quelqu’un d’important, il ne pouvait décemment pas rester avec une hippie comme Lybby et on lui fit comprendre qu’elle n’avait pas sa place, alors même qu’elle attendait un enfant.

Aujourd’hui, Daphné a 17 ans et elle ressent toujours un manque. Décidée, elle prend son courage à deux mains et part pour Londres retrouver son père. Mais la jeune et enjoué américaine se heurtera non sans mal à l’aristocratie anglaise.

On assiste à un sacré mélange d’étonnant entre la classe très British de Colin Firth et la très déjantée Amanda Bynes. Tout deux excellent dans leurs catégorie avec talent et conviction. Le film est aussi incroyablement drôle de par se mélange, tout en gardant une certaine classe et retenue. L’humour est à la fois fin et efficace, ce qui est très rare ! Et derrière tout ça se cache un film profond et sensible qui joue avec habileté sur les émotions du spectateur. Si sa structure reste très classique, l’évolution de l’histoire réserve bon nombre de surprises à tel point que la fin n’est pas si attendue. On a vraiment là un grand film de qualité, à la fois drôle et touchant, avec un charme inouï et une magie folle.

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Mon beau-père et nous

Mon beau-père et nous
2010
Paul Weitz

Avec un succès encore plus flagrant pour le second épisode, faire une autre suite était comme une évidence. D’autant que encore une fois, le choix du « scénario » était évident et amorcé : les enfants. Et malgré tout, ce troisième volet fut chaotique dans sa réalisation entre changement de réalisateur, report de tournage et autre désistement d’acteurs. Bref, pas de quoi partir serein…

Greg Furniker (Ben Stiller) et Pam (Teri Polo) ont maintenant deux enfants jumeaux et leur vie commence à se complexifier et ils n’ont plus tellement le temps de se retrouver. Pour les cinq ans des jumeaux, toute la famille vient pour célébrer l’évènement dans la nouvelle maison de Greg et Pam, en cour d’aménagement. Pour son travail, Greg doit faire la promotion d’un tout nouveau produit  pharmaceutique possédant les avantages du viagra sans ses problèmes cardiaques. Jack (Robert De Niro), méfiant depuis le divorce de son autre fille, voie en Andy (Jessica Alba), la partenaire commerciale de Greg, une menace probable à son cercle.

Malgré le fait que tout les acteurs aient prit dix ans depuis le premier, ils restent dynamiques et tous ont répondu présent, même si en post-production, le film est repassé par la case tournage car Dustin Hoffman s’est finalement décidé à tourner dans le film et des scènes ont ainsi été rajoutées. On s’en rend compte de par son caractère parallèle au film mais ça passe assez bien et il aurait été regrettable que le grand-père Furniker soit le seul absent. Des enfants aurait pu être une excuse à de piètre gags bien gras mais heureusement, ces derniers sont relégués en second plan. Ce vieillissement général rend le film certes moins drôle, quoique bon nombre de scènes font honneur à la réputation de la série, mais il gagne en maturité et en crédibilité. Le changement de cadre est aussi appréciable et donne une bouffée d’air frais à une formule elle aussi vieillie. Le résultat est donc complètement différent, changement de direction oblige, et il ne conviendra probablement pas aux fans des deux premiers mais en revanche, ceux qui n’ont pas été convaincu trouveront là une suite correcte mais qui nécessite bien sûr la vision des précédents pour en comprendre toute les références. Pas si raté mais pas franchement réussi, ce troisième épisode mettra fin aux Byrnes et autres Furniker. Personnellement, ils ne me manqueront pas outre mesure.

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Mon beau-père, mes parents et moi

Mon beau-père, mes parents et moi
2005
Jay Roach

Suite au gros succès de la rencontre entre Ben Stiller et Robert De Niro, une suite s’imposait, d’autant que Jack avait émit son souhait de rencontrer les parents de Greg à la fin du dernier film.

C’est donc tout naturellement que deux choses s’imposaient : le mariage entre Greg et Pam (Teri Polo) ainsi que la rencontre entre les Byrnes et Furniker. C’est donc lors d’un weekend que tout se beau monde va se retrouver chez Bernie (Dustin Hoffman) et Roz Furniker (Barbra Streisand). Ces derniers se révéleront être des sortes de vieux hippies, tout ce que Jack déteste.

Encore une fois, le scénario consistera en une rencontre arrangée entre deux monuments du cinéma. Avec cette troisième légende, on obtient un trio masculin fort intéressant mais il ne tient malheureusement pas ses promesses : Robert De Niro n’impressionne pas autant, Ben Stiller est moins un raté et Dustin Hoffman est un peu trop lourd. Néanmoins, les gags sont légions et fusent à grand rythme et certains sont même très bons. Le public américain a d’ailleurs répondu plus que présent : 279,261,160 $ rien que sur leur territoire, soit le second meilleur score pour une comédie, juste derrière Maman, j’ai raté l’avion. Et comme bien souvent, le succès n’est pas mérité et même si le plaisir est toujours là, notamment grâce à un rythme plus soutenu, on dénote une légère perte d’efficacité.

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Mon beau-père et moi

Mon beau-père et moi
2001
Jay Roach

Énorme succès surprise, cette comédie américaine a connu deux suites tout aussi lucratives quoique le troisième fut « décevant ». La saga étant close, c’est l’occasion de revenir sur ce monument de la comédie américaine.

Greg Furniker (Ben Stiller) est avec Pam (Teri Polo) de puis quelques mois et entre eux c’est l’amour fou. N’écoutant que son courage, il décide de lui faire sa demande en mariage. Mais avant qu’il n’en est eu le temps, il apprend que lui et Pam sont invités chez ses beaux-parents, qu’il n’a jamais vu, pour le mariage de la soeur de Pam. Afin de lui demander sa main, Greg doit faire forte impression sur Jack (Robert De Niro), le père. Mais la tâche ne sera pas aisé…

La rencontre des beaux-parents est une chose difficile et le film a su en tirer tout le potentiel comique. Dire que le acteurs sont bons serait exagéré mais il faut bien avouer que le duo Ben Stiller/Robert De Niro est très efficace. L’humour passe plutôt majoritairement  bien mais, film américain oblige, certaines scènes sont affligeantes. Le scénario n’a rien d’original non plus. On a donc là un film extraordinairement banal mais qui se laisse suivre avec plaisir.

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Milo sur Mars

Milo sur Mars
2011
Simon Wells

Comment ? Pourquoi ? A qui la faute ? Tant de questions se posent face au plus gros échec financier de l’histoire avec un déficit record, et sans doute imbattable, de 110 millions !!! Doté d’un gros budget de 150 millions, les recettes se chiffrent à moins de 40 millions (38.99 selon les dernières estimations). De tels chiffres ont d’ailleurs mis en attente le statut du film en France : indéfiniment annulé au cinéma et en négociations pour une sortie DVD/Blue-ray. Et pourtant, le réalisateur avait de quoi rassurer : Simon Wells est à la fois connu dans e milieu de l’animation et du grand spectacle. Que s’est-il donc passé ?

Pour l’histoire, la science laissera sa place à la fiction : il y a, et a eu depuis longtemps, de la vie sur Mars. Vivant sous terre, les martiennes ont imposé un choix de vie bien particulier : les enfants seront élevés par des robots nourrices et tous mâles seront rejetés et laissés dans leur immense décharge. Mais pour avoir des nourrices efficaces, des études sont menées sur les terriens pour choisir la meilleure mère et en faire leur modèle, le tout est « mis à jour » de façon régulière. Leur dévolue sera donc jeté sur la mère de Milo mais au moment de l’embarquement, Milo se glisse à bord pour délivrer sa mère…

Deux choses choquent immédiatement : les graphismes et la cohérence scientifique. Outre le fait que la vie sur Mars telle qu’elle est décrite est impossible, on devra faire avec des problèmes récurrents d’air et de chaleur. Porter un casque, c’est bien beau, mais quand il n’est relié à rien, c’est n’importe quoi ! D’autant que notre air est composé de 78% d’azote (contre 2.7% sur Mars) et 21 % d’oxygène (contre 0.1% sur Mars). Un simple filtre serait largement inefficace et il semblerai aussi peu probable que l’air intérieur soit compatible entre les deux types d’organismes. Plus encore que le casque, une combinaison serait hautement requise car la température moyenne est de – 63 °C avec au mieux – 3 et au pire – 133 °C. Bon après il reste la barrière de langue. L’invention d’un traducteur audio en live semble irréaliste, mais admettons, mais seulement ça ne marche que dans un sens. A moins que les martiens comprennent notre langue. Pas très clair tout ça…

Bon c’est assez énorme comme erreur et c’est quasi impardonnable mais comme il s’agit d’un film tout public, on tentera tant bien que mal de passer outre.
On suivra donc une histoire plutôt bien ficelé et amusante, sans être débile, avec des personnages intéressants. Le tout avec une fin moralisatrice, mais pas trop, et émouvante, mais pas trop. Reste les graphismes…
Plus qu’un choc, c’est une véritable claque monumentale tant c’est fin, détaillé à outrance, d’un design resplendissant, d’une résolution infinie et d’une beauté à couper le souffle. La cité est mille fois plus réussie que le monde de Tron l’héritage, qui semble avoir largement inspiré l’équipe. Les couleurs ressortent de façon magique, mettant en avant le très bon travail artistique. C’est généralement une tare dans la plupart des films d’animations, les humains sont ici très bien représentés et le morphing est réussi. Les aliens ne sont pas en reste et même si un phénomène de clonage violent se ressent, ça reste très esthétique.
Il s’agit donc là d’un film sympathique à considéré plus comme une oeuvre graphique qu’autre chose.

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Sous le soleil de Satan

Sous le soleil de Satan
1987
Maurice Pialat

Pour trouver de la bonne grosse merde cinématographique, il suffit de remonter le temps et plus on le fait, plus le taux de daubes innommables sont légions. Ici, on assiste à un cas classique d’acteurs pourris et de vide scénaristique.

On suivra deux personnages : Mouchette (Sandrine Bonnaire) et Donissan (Gérard Depardieu). Mouchette est une jeune fille nymphomane de 16 ans (20) qui adore les hommes âgés. Elle entretien d’ailleurs une relation avec un avocat marié. Lors d’une soirée avec un autre quadra, elle le tue accidentellement en pensant que le fusil qu’elle tenait était déchargé. Ce meurtre la pèse et elle cherchera du réconfort au près du père Donissan.

Rarement un film aura été aussi mou et lent. Les acteurs, tous lamentables, semblent être shootés à la morphine, excepté Sandrine Bonnaire complètement surexcité et bruyante. Mais cela n’empêchera pas le spectateur de trouver aisément le sommeil. Mais alors que tout cet ennui semblent prendre fin, le film s’attarde et nous relance dans le vide durant de longues minutes interminables. Le calvaire est total et l’ennui inébranlable…

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