American pie : marions-les !

American pie : marions-les !
2003
Jesse Dylan

Tant que ça marche, allons-y bon train ! C’est donc reparti pour un troisième volet de nos cinq héros. Non ? Eh bien non : le personnage de Oz ne rempile pas, l’acteur ayant fait le douloureux choix de Rollerball, film de science fiction à gros budget mais qui a subit un flop colossal.  C’est d’autant plus dommage que son personnage était de loin le plus réussi, avant de s’effacé violemment dans la suite. Pas de quoi démarrer sous les meilleures hospices.

Pour cette troisième partie, l’histoire se poursuit quelques trois-cinq ans après et la plupart ont fini leurs études. Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan) sont toujours ensembles et plus heureux que jamais avec un mariage prévu. Mais malheureusement pour eux, les problèmes vont se multiplier autour de leur mariage. D’autant que Finch (Eddie Kaye Thomas) et Stifler (Seann William Scott) se disputent la soeur de Michelle, Candice (January Jones).

Les personnages sont méconnaissables au niveau caractériel. Tout les intervenant sont plus adultes mentalement et du coup, le film aussi. Le départ impardonnable de Oz et ce changement d’ambiance fait beaucoup perdre du pouvoir comique et fun de la saga. Plus grave encore, la quasi totalité des acteurs secondaires ont disparus et le pauvre Kevin (Thomas Ian Nicholas) est complètement inexistant. Mise à part Candice, les nouveaux personnages sont inutiles et inintéressant. Mais le véritable coup de poignard du film provient de Stifler, transformé pour l’occasion en gros lourd débile, passant son temps à faire des grimaces à la con. A faible dose et bien exploité, son personnage était génial, ici le ratage est complet. La série touche le fond, marquant le passage aux direct-to-DVD pour cinq film. Il est aujourd’hui question pour 2013 d’un retour aux sources (et au cinéma) avec la totalité des acteurs du 1 et 2 ainsi que le Matt Stifler du pseudo 4. Espérons que la Réunion sera festive !

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American Pie 2

American Pie 2
2001
James B. Rogers

Tout film ayant connu le succès connaîtra une suite, telle est la loi au cinéma. American Pie n’en fera pas exception. Après avoir galéré pour perdre leur pucelage, que va t-il advenir de nos quatre héros ?

Un an s’est écoulé et les voilà qu’ils se retrouvent pour leurs premières vacances de la fac. Oz (Chris Klein) entretien toujours une relation avec Heather (Mena Suvari), qui s’apprête à partir en voyage linguistique, Jim (Jason Biggs) est toujours un boulet, Finch (Eddie Kaye Thomas) est obsédé par la mère de Stifler et Kevin (Thomas Ian Nicholas) a du mal à oublier son ex (Tara Reid). Qu’à cela tienne, Les quatre, accompagnés par Stifler (Seann William Scott), décident de passer leur été à faire la fête dans un chalet au bord d’un lac.

Aux vus du scénario plus que limité, on peut comprendre les résistances de la presse à son sujet, mais ça serai mal interprété le but d’un tel film. Il s’agit là d’une comédie pure et dure dont le seul but est de divertir et faire rire. Mission plus qu’accomplie entre les scènes d’anthologie sur les « lesbiennes », la main malencontreusement collée à une certaine zone ou encore la douche dorée. Le film est donc incontestablement plus drôle et efficace que son prédécesseur même si on regrettera l’absence de poésie qui rendait la fin du premier si magique, mais on se consolera avec du lourd niveau comique.

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American Pie

American Pie
1999
Paul Weitz, Chris Weitz

Premier d’une longue série, American Pie aura su s’imposer comme une référence en matière de comédie américaine. Le film aura aussi marqué le début de la gloire pour les frères Weitz qui font aujourd’hui figure d’incontournables. Et pourtant, le scénario ne paye pas de mine :

Oz (Chris Klein), Jim (Jason Biggs), Kevin (Thomas Ian Nicholas) et Finch (Eddie Kaye Thomas) ont un problème : c’est bientôt la fin des cours et ils sont encore puceaux, chose inacceptable pour la fac. Ils décident donc de faire un pacte : tous perdre leur pucelage après le bal de fin d’année à la teuf de Stifler (Seann William Scott). Et il ne leur reste que trois semaines…

Avec un tel scénario, le doute n’est pas permis, c’est du lourd ! Les gags et autre situations cocasses s’enchaînent avec un très bon rythme mais contrairement à ce qu’on pourrai croire, le film fait parfois dans l’humour fin, le rendant accessible à tous. Les acteurs sont plutôt bons (incluant John Cho, Mena Suvari et Tara Reid) mais ils ont tous le même problème : ils sont censé être en terminale et devrait avoir entre 17 et 19 ans, mais on comprend rapidement qu’ils sont beaucoup plus vieux. En effets, si les plus jeunes ont 19 ans, la moyenne est à 24 avec des pointes à 27, leur donnant un petit côté attardé. Malgré ce petit problème de cohérence, le film est très drôle et efficace et avec une joyeuse bande à laquelle on adhère complètement.

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Les Tontons flingueurs

Les Tontons flingueurs
1963
Georges Lautner

Ce film est considéré comme un grand classique du cinéma français. Si aujourd’hui la plupart des réalisateurs sont de purs produits de consommation qu’on jet après utilisation, il fut une époque où ce métier voulait dire quelque chose. Pour certains, le simple nom de Georges Lautner est synonyme de bon film ou encore des dialogues de Michel Audiard suffisent pour attiser la flamme. Plus encore, le panel d’acteurs forçait le respect. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Le cinéma étant beaucoup moins développé, les mêmes gens travaillaient sur les mêmes films. Ici, c’est Albert Simonin qui s’auto-adapte. Du coup, le genre policier avait un scénario attitré : un gros dur (Lino Ventura) essai de faire marcher ses affaires mais il rencontre un autre gros dur (Bernard Blier) qui lui met des bâtons dans les roues, même si au final, c’est l’allemand le méchant.

Bon, pas de scénario… Et le reste ? Eh bien niveau mise en scène, c’est assez largement catastrophique : les combats à mains nues sont illisibles et ridicules de par leurs manque de synchronisation ; le classique coup de je passe mon temps à faire des virages de malade en voiture ; les gun-fight bidons entre l’absence de balles, l’absence de sang et les bruitages débiles de par leurs faibles amplitudes et le choix de remplacer le bruit de la détonation par celui d’une ouverture de bouteille. De plus, les acteurs sont très moyens, en particulier Claude Rich qui surjoue incroyablement. Reste effectivement les dialogues pas géniaux mais avec quelques trouvailles amusantes, notamment lors de la célèbre scène de la dégustation d’alcool. C’est bien trop peu pour prétendre à un très bon et même un bon film. Voici un bien bel exemple de vieillissement cinématographique.

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Affaires privées

Affaires privées
1990
Mike Figgis

Le genre film policier est sans aucuns doutes le plus dangereux de tous : plus de 90% sont mauvais. L’appréhension est plus forte encore qu’avant de regarder une comédie américaine pour enfants. Mais plus grave encore, le casting n’est pas vraiment encourageant.

On retrouvera Richard Gere en maître absolu du ripoux et Andy Garcia en inspecteur de la police des polices, cherchant à piéger Richard. Seul autre semblant de « scénario » du film réside dans le fait que Richard se tape toutes les femmes mariés de son entourage, ce qui paraît bizarre quand on connait le penchant homo de son interprète.

Pour le spectateur, le voile tombe très vite face à l’absence de véritable scénario. Les acteurs ne sont pas bons, la mise en scène est tellement daté qu’elle en devient risible. Pire encore, le film est affreusement lent, ce qui est d’autant plus impardonnable que le film s’éternise sur près de deux heures. L’histoire s’enchaîne mollement et avec prévisibilité. Non vraiment, le film est un ratage complet et ne fourni pas le moindre effort artistique.

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Cargo

Cargo
2010
Ivan Engler

Même si le mouvement tant à s’inverser, les films de science-fiction se font rare, surtout une fois retiré toutes les daubes hollywoodiennes toutes calquées sur le même modèle (au hasard Supernova et Clones). Heureusement, de temps à autre, les « petit pays » sortent des films de science-fiction avec un budget ridicule mais une idée de génie, comme se fut le cas l’an dernier avec le très bon, au niveau scénaristique, Moon. Ce coup-ci, c’est au tour de l’Allemagne de montrer ses ambitions.

Se passant dans un futur assez éloigné, l’humanité vit dans différentes colonies spatiales ou sur des planètes réhabilités. Néanmoins, depuis que la Terre est devenue inhabitable, la vie est beaucoup moins bonne, à l’exception de celle sur RHEA, situé à quatre années lumières de la Terre. Là bas, la végétation foisonne et tout y est sublimé. Anna rêve d’y habiter avec sa soeur, déjà sur place. Mais le rêve à un coût assez exorbitant et pour ce faire, elle accepte d’officier comme docteur sur en Cargo huit années durant (quatre allé, quatre retour). Alors que ça fait 3 ans et 8 mois qu’elle est seule, les autres étant en cryogénisation, elle entend des bruits provenant de la soute et aperçoit une main… Elle réveil immédiatement le personnel pour mener l’enquête. Et alors qu’à trois ils inspectaient la soute, le commandant du cargo est tué. Très vite, les anomalie vont se multiplier devenant de plus en plus inquiétant…

Premier constat : les effets spéciaux sont excellent ! Si le budget est serré, l’image est parfaite et aucuns manques n’est à noter. Si les acteurs sont inconnus, ils n’en déméritent pas pour autant, en particulier l’actrice principale, très convaincante. Le rythme, bien qu’un peu lent, est très bien géré et il renforce le suspense. Reste le scénario, une pure merveille ! Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler Matrix ou Sunshine, jouant habilement sur le psychologique en tournant autour de la réalité. On aurai pu atteindre des sommets, on aurai dû… C’est du moins ce que laissait présagé le milieu balançant une révélation monumentale sur la véritable nature du cargo, sa destination et ce que ça implique. Certes le souffle ne retombe pas mais il manque un twist ending. La fin se contente d’être une suite logique. Dommage car si le film reste très bon, il manque le coche du chef-d’oeuvre.

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Boulevard de la mort – un film Grindhouse

Boulevard de la mort - un film Grindhouse
2007
Quentin Tarantino

Quentin Tarantino est ce qu’on appelle une anomalie. Au lieu de faire un film comme tout le monde, il fait n’importe quoi, mélange des genres, ajoute des effets complètement débile et se fout royalement de ses acteurs ou de la structure classique d’une histoire.

Ici, on suit le dessin meurtrier d’un psychopathe en puissance : Stuntman Mike (Kurt Russell). Son objectif ? Tuer des belles et jeunes femmes dévergondées en les fracassant contre sa voiture. Après un magnifique quadruple homicide dont il est ressorti blanchi, il continua son chemin au Texas. Très vite, il repère un quatuor de jeunes femmes et met en place le même plan machiavélique. Mais ce coup-ci, les filles ne vont pas se laisser faire…

Un lot de quatre filles pour chacune des moitié du film. La première partie utilise un effet de vieux, ajoutant exprès des bugs d’affichages. C’est une énorme connerie mais soit. Bon c’est des salopes, il veut les tuer, admettons, puis il le fait. Et là, on assiste à un quasi copié-collé du début avec quatre autres filles (beaucoup moins belles ceci dit, sauf la châtain) qui font la même chose, parlent des même sujet et le gars les colles pareil. Le tout avec au début un effet noir et blanc comme pour dire cool y’a des boutons sur ma caméra et je les essayes ! S’en suit une scène de course-poursuite de gens débiles qui font n’importe quoi. En gros, ce film est un concerté de délire total, sorti tout droit d’un cerveau de psychopathe dépendant de la cocaïne. A réservé exclusivement aux grands fans inconditionnels de Quentin Tarantino.

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Cody Banks agent secret 2 destination Londres

Cody Banks agent secret 2 destination Londres
2004
Kevin Allen

Une suite à Cody Banks ??? Par pure logique, on devrait avoir Cody (Frankie Muniz) qui sort avec Natalie et est devenu un vrai agent secret avec pour coéquipière la fille. Que nenni, d’ailleurs, exception fait de la mère de Cody, aucun des rôles féminins ne rempilent. Seul le chef de la CIA et la famille Banks sont de retour.

Pour ce qui est de l’histoire, Cody n’est toujours pas agent secret. Le film commence d’ailleurs dans le fameux camp d’entraînement pour jeunes agents en devenir. Durant une nuit, le directeur de la colonie annonce un exercice de protection où des agents vont tenter de l’attraper et il faudra l’aider à s’enfuir. Mission réussi, ou presque, puisqu’en fait, le directeur était vraiment recherché pour le vol d’un contrôleur de cerveaux dans le but de contrôler différents dirigeants. Pour mettre fin à ces plans, Cody est dépêché à Londres où il infiltrera une école de musique appartenant au bras droit du directeur. Pour ce faire, il sera épaulé par un agent sur place, Derek (Anthony Anderson).

On aurai pu craindre un sous Cody Banks, mais heureusement, il n’en est rien. Les actrices disparues étaient de toute façon mauvaises et elles s’avèrent remplacées par des plutôt convaincant et efficace. Même si le film fait toujours autant amateur, le nombre de gadget d’espionnage est en hausse et fait même preuve d’originalité. L’humour est un peu meilleur bien que l’on échappera pas à certains classiques américains qui font mal tel que prout… A noter que le cadre Angleterre a beaucoup plus de consistance que le classique Etats-Unis vu et revu, bref on adhère mieux. Une fois n’est pas coutume, la suite est meilleure que son aîné.

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Cody Banks : agent secret

Cody Banks : agent secret
2003
Harald Zwart

Depuis le très mauvais Spy Kid, nombreux sont ceux ayant essayé de faire pareil, à savoir un film d’espionnage avec des enfants. Seul Alex Rider avait réussi l’essai. Pour mettre le plus de chance de leur côté, les rôles principaux sont tenus par deux stars pour ados, particulièrement appréciés, Frankie Muniz et Hilary Duff.

Pour ce qui est du scénario, pas de quoi causer une migraine à un américain : Cody Banks (Frankie) a été approché par la CIA dans le but qu’il y devienne un jour agent secret. Depuis, il s’entraîne dans un camp tout les étés. Mais il semblerait que le devoir l’appelle plus tôt que prévu : des vilains russes obligent un gentil scientifique américain à créer une nano-technologie dévoreuse. Pour infiltré le milieu, Cody va devoir devenir l’ami de la fille du scientifique, Natalie (Hilary). Le seul problème, c’est qu’il est totalement incapable de parler avec une fille…

On le comprend très vite, ça n’est pas un film intellectuel. Le jeune duo offre une piètre performance faisant passer le film pour un film de série B. On aurait aussi été en droit d’attendre un minimum d’effets spéciaux ou gadgets extraordinaires spécial agent, mais il n’en est rien. Tout juste aura t-on quelques véhicules éculés. L’histoire ne fait à aucun moment preuve d’originalité. Reste que certains passages sont drôles et le film est assez fun de manière générale. Le genre n’étant que peu représenté, il faut savoir s’en contenter.

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Next

Next
2007
Lee Tamahori

De temps à autre, un mouvement de critique inexpliquable s’abat sur un film sans la moindre raison. Ce loto de la mort a touché en son temps Next, pourtant inspiré d’une oeuvre majeure d’un des plus grands écrivains de science-fiction : The Golden Man, de Philip K. Dick.

Le film raconte l’histoire de Cris Johnson (Nicolas Cage). Il possède un pouvoir très spécial : il peut voir son avenir avec deux minutes d’avance, sauf pour une femme : il rêve de sa venue dans un café à 8h09. Depuis, il va à ce café deux fois par jours, ne sachant pas si cela va se produire le matin ou le soir. Et quand il ne l’attend pas, il vit comme magicien à Las Vegas, du moins jusqu’au jour où son secret est percé par le FBI, souhaitant son aide pour une affaire de bombe nucléaire détourné par des russes sur le territoire, pouvant causer la mort de plus de dix millions de New-York-ais.

Outre Nicolas Cage, on retrouve du lourd dans le casting : Julianne Moore en chef du FBI, et Jessica Biel en la fameuse femme qu’il voit. Le trio fonctionne bien, en particulier Nicolas dont les pouvoirs lui confèrent une classe monumentale. Si le scénario n’est pas un exemple de complexité et d’élaboration, il a le mérite d’être entraînant et de proposer un grand nombre de scènes spectaculaires basées sur les prévisions du héros où tout s’enchaîne à grande vitesse et sans fausses notes. Incontestablement un excellent film d’action d’un dynamisme peu banal. Mais il est vrai que toute personne s’attendant à de la science-fiction pure, risque d’être déçu par les choix consentis. N’ayant pas lu le livre, impossible de savoir quels sont les rapports entre les deux mais de toute façon, les créateurs du film n’ont pas souhaité en faire une simple adaptation. A partir de là, si on fait abstraction de Philip K. Dick, le spectateur passera assurément un très bon moment.

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