X-Men Origins : Wolverine

X-Men Origins : Wolverine
2009
Gavin Hood

Y avait-il besoin de faire un film sur l’histoire de Wolverine ? Non et ça n’était d’ailleurs pas prévu. A l’origine, il était question de faire un spin-off sur Tornade mais l’actrice demandait un cachet trop exorbitant. Nous revoilà donc avec Hugh Jackman pour l’origine du personnage de Wolverine.

C’est en 1845, alors qu’un inconnu tue son père, que les pouvoirs de Logan se dévoilent, mais à l’époque, ses griffes étaient des os. Après avoir vengé son père, lui et son frère, Victor/dents de sabre (Liev Schreiber), prennent la fuite. Ayant tout deux un pouvoir de régénération, ils s’engage à tour de rôles dans diverses guerres avant d’être contacté par le gouvernement américain. Une unité spéciale mutants est formée avec outre les deux frères, d’incroyables mutants tels un contrôleur d’électricité (Dominic Monaghan), un colosse (Kevin Durand) ou un épéiste (Ryan Reynolds). Mais à la suite d’une mission meurtrière, Logan décide de partir, sonnant la dissolution du groupe. Quelques années plus tard, alors que Logan a refait sa vie au Canada, le gouvernement le recontacte pour un projet d’armement…

Le scénario pose vraiment un problème insurmontable dans ce film. En plus d’être incohérent et inutile puisque la plupart des réponses était déjà présentes dans X-Men 2, l’histoire ne se suffi pas à elle même. Outre le fait qu’elle soit fausse en grande majorité, il est difficile de concevoir le fait que dent de sabre soit le frère de Wolverine, même si c’est  vrai, car dans l’état actuel des choses, ça laisserait supposer qu’il a lui aussi perdu la mémoire. Une fois passé ce cap, on constate que la saga prend un tournant très appréciable : le côté fantastique laisse place à de la bonne grosse action, peut-être trop même. Du coup, explosions et autres effets spéciaux sont légions et avec de magnifiques paysages canadiens et asiatiques, le film est graphiquement très beau. Au niveau des personnages, on notera l’arrivée discrète d’un des plus puissants X-Men : Gambit. Au final, le film est complètement inutile bien qu’assez divertissant.

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Sex Friends

Sex Friends
2011
Ivan Reitman

Peut-on coucher sans aimer ? Voici donc le thème peu ambitieux de cette joyeuse comédie-romantique emmenée par le symbole du féminisme, portée aux oscars par Black Swan, Natalie Portman, mais aussi le beau séducteur marié à une femme 20 ans plus vieille, Ashton Kutcher.

Emma (Nathalie) et Adams (Ashton) sont de vieilles connaissances s’étant perdus de vu, tout juste se sont-ils croisés quelques temps plus tôt. Mais alors que Adams apprend que son père (Kevin Kline) sort avec son ex, il décide de se bourrer la gueule comme il se doit et se met à appeler toutes les femmes de son répertoire pour coucher avec. Le lendemain, il se réveil dans l’appartement de Emma et ils vont très vite se mettre d’accord pour devenir des copains de sexe (Sex Friends), lui pour s’amuser et elle, étant doctoresse, peut lui demander de venir à n’importe quelle heure. Mais bien évidemment, ils vont commencer à s’attacher.

Voilà un bel exemple de classicisme : ils se rencontrent, se mettent ensemble, se séparent et finissent de nouveau ensemble. Avoir deux grands acteurs ne change pas la donne, l’impression d’assister à une énième comédie-romantique est bien là. De plus, le couple fait très hollywoodien et ne convainc pas une seule seconde. Si Natalie Portman ne s’en sort pas trop mal, et encore, Ashton Kutcher est pour sa part fidèle à lui même : un mannequin de plastique. Il est loin le temps de L’Effet Papillon… En résulte un film sans âme et peu original mais qui plaira surement aux inconditionnels du genre.

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X-Men l’affrontement final

X-Men l'affrontement final
2006
Brett Ratner

Pour clore la trilogie, les choses ont été faites en grand : le budget a presque doublé (210M$). Du coup, en plus d’avoir effets spéciaux illimités, des changements et apports ont été effectués tels les choix d’Ellen Page pour Kitty Pryde ou Ben Foster pour l’arrivée attendue d’Angel.

Cet ultime volet suit directement la fin du 2 alors que Jean Gray (Famke Janssen) se sacrifiait pour permettre aux autres de s’échapper. Mais Cyclope (James Marsden) n’est pas près à tourner la page. C’est alors que Jean semble l’appeler et il retourne alors à Alkalilack, l’ancienne base où Logan (Hugh Jackman) avait servi de cobaye. Le professeur Xavier (Patrick Stewart) nous apprend que Jean a un terrible pouvoir qui la ronge : le phœnix. Alors qu’une bataille se prépare entre mutants et humains, Magneto (Ian McKellen) cherche à mettre la main sur elle pour contrecarrer un « vaccin » au gène X. Vaccin qui semble beaucoup intéresser Malicia (Anna Paquin), frustrée de ne pas avoir de contact physiques avec Iceberg (Shawn Ashmore).

Pour les costumes, c’est toujours aussi noir et peu fidèle… Par contre, un gros effort a été fait au niveau des personnages puisque le catastrophique Diablo n’est plus et que les fraichement débarqués Angel et Le Fauve sont de franches réussites extrêmement fidèles aux personnages de X-Men évolution.  Mais ce n’est que peu de choses face au massacre scénaristique visant à tuer trois personnages clef de la saga, bien qu’un des trois « ressuscite ». Du coup, même si la fin est ouverte aux suites, il ne serait nullement question de l’histoire d’Apocalypto, du météore et de la seconde évolution atteinte par Angel. Mais au niveau massacre, on reste encore loin de celui du précédent volet avec Diablo et sa famille. Heureusement, le film est sauvé par d’excellent effets spéciaux, une plus grande démonstration de pouvoirs et de vrais combats plus rythmés.
Après une première suite en demi teinte, le troisième rehausse clairement le niveau visuel mais trébuche une nouvelle fois du côté du scénario. Ce genre d’habitude est très malsaine mais les heureux ignorants de l’histoire originale trouveront là le plus abouti des X-Men.

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X-Men 2

X-Men 2
2003
Bryan Singer

Le premier étant un franc succès, une suite s’imposait. L’équipe reste identique et le budget n’augmente pas plus que l’inflation. Le deuxième semble donc se reposer sur les bases du premier, mais sont-elles assez solides ?

Suite à la fin du premier, Magneto (Ian McKellen) se retrouve enfermé dans une prison en verres et plastiques, pour éviter qu’il n’est recours à son pouvoir. Pendant se temps, le général Stryker (Brian Cox) met en place un plan contre les mutants grâce à une tentative de meurtre contre le président orchestré par un mutant, organisé par ses soins à l’aide d’un contrôle chimique. De plus, il semblerai qu’il soit lié avec l’opération de Wolverine (Hugh Jackman)…

Parmi les grands absents des X-Men, le Fauve et Diablo font leurs apparitions. Aie, aie aie ! Pour le Fauve, on devra se contenter de 10 secondes ridicules, mais c’est déjà préférable au choix cauchemardesque de Diablo, qui est ici un religieux allemand. Il parait aussi beaucoup trop vieux pour être le fils de Mystique et le frère de Malicia (Anna Paquin). Outre cette impardonnable faute scénaristique, le personnage est un ratage complet. De plus, l’excellent Logan est malheureusement moins présent au profit de Charles Xavier (Patrick Stewart), soit, mais aussi de Cyclope (James Marsden) et Jean Gray (Famke Janssen). Ces deux derniers sont nullissimes, en particulier cette grosse buse de James Marsden. A noter la montée (relative) en importance de Iceberg (Shawn Ashmore). Bref comme pour le premier, scénario faible et gros effets spéciaux qui ne riment décidément pas avec action, à ceci près que les choix scénaristiques sont déplorables. Si vous ne connaissez pas le comics, le film est sensiblement du même niveau que le premier, dans le cas contraire vous allez grincer des dents.

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X-Men

X-Men
2000
Bryan Singer

X-Men est probablement l’un des comics-book les plus connus et a été l’objet de trois séries en 1992 et 2000 et une en 2008 sur Wolverine limitée à une saison. Le film est plus proche de la deuxième, X-Men évolution, puisque ont y retrouve tout les personnages et leurs physiques sont jeunes et non bodybuildé comme dans le premier.

Pour ceux qui ne connaissent pas les X-Men, il s’agit de personnes ayant évolué et elles possèdent le gène X qui leur confèrent d’extraordinaires habilités tels passer à travers les murs, commander au métal, faire voler des objets, lire dans les pensées… Ces personnes sont appelés « mutants ». Certains vivent normalement, d’autres ont rejoint l’école de mutants ou encore sont devenus méchants. De ce fait, une part grandissante de la population craint ces gens, mettant en péril leur avenir…

Pour l’histoire, elle s’axe autour du personnage le plus emblématique de la saga, Wolverine (Hugh Jackman), mais aussi de Malicia (Anna Paquin). Après avoir envoyé une personne dans le coma en la touchant, Malicia se rend compte qu’elle est une mutante et décide de fuir au Canada. Et dans un bar lugubre, elle rencontre Logan (Wolverine), qui a le pouvoir de régénérescence et est recouvert d’un alliage de métal qui lui octroi des griffes,  qui accepte de la prendre sous son aile. Après un accident, ils sont recueillis par le professeur Charles Xavier (Patrick Stewart) dans son école pour mutants.
Dans le monde, les mutants sont craints et mal vus. C’est pourquoi Magneto (Ian McKellen), un ancien ami du professeur, veut se servir du pouvoir de Malicia pour transformer les humains en mutants…

Il est très difficile de sortir une adaptation de comics-book puisque le résultat doit faire plaisir aux fans tout en plaisant à une majorité de personnes, tant ce genre de projets sont onéreux. Alors oui, forcément, il manque des personnages capitales tels Gambit, Diablo, le Fauve ou Angel. De plus, beaucoup de personnages sont tout juste des figurants et d’autres semblent servir de guest comme Cyclope (James Marsden), Tornade (Halle Berry) ou Jean Gray (Famke Janssen). Pour le reste, on dénote finalement que peu de scènes d’action mais les effets spéciaux y sont bons. Au final donc, le film est bon même si ça sent beaucoup le film commerciale.

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Comment savoir

Comment savoir
2011
James L. Brooks

L’enjeu du film était de taille : rentabiliser le plus gros investissement de l’histoire jamais consenti à une comédie-romantique, 120 millions ! Mais où sont-ils ? Après avoir vu le film, la seule réponse logique serai le cachet des acteurs.

Lisa (Reese Witherspoon) était joueuse professionnelle de baseball. En effet, elle fut renvoyée car elle « avait fait son temps ». Voulant du réconfort, elle va voir son petit ami Matty (Owen Wilson), lui aussi joueur de baseball, mais il est un cliché ambulant du sportif débile et n’est pas très apte à l’aider. En revanche, elle va faire la connaissance de George (Paul Rudd), un homme d’affaire qui n’a pas non plus le morale : il est accusé de malversations financières, effectuées par son père (Jack Nicholson), et fait l’objet d’une enquête ministérielle à ses frais. Ensemble, leurs problèmes semblent s’arrêter. Mais c’est alors que Matty prend ses responsabilités et demande à Lisa d’emménager avec lui. Mais George est bien décidé à gagner son cœur.

Le scénario est ultra classique que se soit au niveau des situations que des personnages, sauf peut-être celui de Matty terriblement drôle en sportif décérébré et égocentrique bien qu’attendrissant. Après un début laborieux, brouillon et lent, le film se révèle très efficace de par son mécanisme comique et ses personnages tous très bons et bien interprétés par ces mastodontes du cinéma américain. Toujours est-il que les fils sont trop gros et commencent à êtres usés et que ça sent le pur produit de consommation. Mais à ce niveau là, c’est du bon travail.

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Nous irons tous au paradis

Nous irons tous au paradis
1977
Yves Robert

Suite directe d’Un éléphant, ça trompe énormément, le film est toujours réalisé par Yves Robert et avec le même quatuor masculin : Claude Brasseur, Victor Lanoux, Jean Rochefort et Guy Bedos.

Quelles seront les nouvelles mésaventures de nos quatre amis ? Etienne, Daniel, Simon et Bouly prévoient de s’acheter une grande maison de campagne avec terrain de tennis, une maison idéale à prix imbattable. Mais alors que les grèves d’aéroport prennent fin, ils se rendent compte qu’une piste se situe juste derrière eux, leur rendant la vie impossible. Pour Daniel, la vie sentimental semble prendre un tournant hétéro. Pendant ce temps, Etienne mène une enquête sur sa femme qu’il soupçonne d’infidélité.

La suite est facile mais discutable. Les acteurs sont là mais l’humour moins. L’histoire, déjà pas folichonne, est encore moins intéressante ici. Le problème, c’est que Jean Rochefort passe de point fort à point faible. L’amoureux transi était drôle, l’enquêteur est juste ridicule et débile. Le rythme du film pour sa part est un cran en dessous. A noter que même si les musiques sont composées par Vladimir Cosma, elles sont tout simplement affreuses et insupportables, même pour du jazz, qui sera la seul variété du film. Comme presque toujours, la suite est largement moins bien que l’original…

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Rien à déclarer

Rien à déclarer
2011
Dany Boon

Après La Maison du bonheur et Bienvenue chez les Ch’tis, Dany Boon revient au pas de charge avec une nouvelle comédie dont le style a déjà payé : le nord. Ou presque puisqu’il s’agit des frontières franco-belge.

La date du 1° janvier 1993 symbolise le passage à l’Europe et donc la fin des postes frontières. C’est une très mauvaise nouvelle pour Benoît Poelvoorde qui était un douanier exemplaire et dévoué à son métier, d’autant plus s’il s’agit de contrôler l’un de ses « camemberts » (les français). Son gros défaut est qu’il ne supporte pas les français, ce qui ne facilite pas la tâche d’un autre douanier, français celui-ci, Dany Boon. En effet, ce dernier sort avec la sœur de Benoît ce qui serai complètement inadmissible pour la famille belge. Mais alors que le poste frontière est fermé, une unité mobile franco-belge est formé et elle rassemble les deux ennemis. Pendant ce temps, le couple (François Damiens, Karin Viard) tenant le restaurant frontalier joue aux passeurs de drogues…

On aurait pu penser à un film dans la même veine que le précédant et en effet, c’est le cas. Les deux côtés ont chacun leurs préjugés au début, puis ça va mieux à la fin. A ceci près que le choc de cultures est ici pour ainsi dire inexistant. Comme toujours aussi, l’humour repose plus sur les personnages et des gags faciles que sur de savants dialogues. On restera donc dans du divertissement très commercial et grand public. Heureusement, le casting est solide et les personnages de Benoît Poelvoorde et François Damiens sont hilarant dans leurs genres. Une bonne comédie sympathique mais qui, encore une fois, n’aura pas mérité un tel succès, mais largement moins que mister 20 millions déjà.

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Un éléphant, ça trompe énormément

Un éléphant, ça trompe énormément
1976
Yves Robert

Considéré comme l’un des piliers de la comédie française, le film réunissait les plus grands acteurs de son époque pour son quatuor d’amis derrière la caméra experte de Yves Robert : Claude Brasseur, Victor Lanoux (dont la carrière est morte), Jean Rochefort et Guy Bedos, même si ce dernier a depuis longtemps arrêté le cinéma au profit de one man show catastrophiques.

Etienne (Jean) est le seul « normal » de la bande entre Bouly (Victor) dont la femme est partie, Daniel (Claude) dont la vie sentimentale masculine n’est pas simple et Simon (Guy) dont la mère est envahissante. Mais un beau jour, le regard d’Etienne va croiser celui d’une envoutante jeune femme en robe rouge. Femme et enfants ou pas, sa passion pour elle va vite tournée à l’obsession…

Contrairement à ce que le titre pourrai laisser croire, ça ne trompe pas énormément, bien au contraire. Les occasions sont rares et chacun fait preuve de retenue, sauf bien sûr Bouly même si ça reste subjectif. Au final, il faudra attendre la fin du film pour la première vraie tromperie. Passé ce fait, le film est assez drôle par moment mais sans jamais décrocher un franc rire. Probablement à cause du fait que Jean Rochefort soit le seul bon acteur du film. Guy Bedos reste pour sa part fidèle à lui même : exagéré, usant et inconsistant, heureusement, son rôle est le moins important des quatre. Une bonne dose d’humour et un grand acteur, c’est bien mais ça reste assez limité…

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Le Fils à Jo

Le Fils à Jo
2011
Philippe Guillard

Jo Canavaro (Gérard Lanvin) fut un grand joueur de rugby, de même que son père, son grand-père, etc. Être un Canavaro implique de devenir rugbymen mais malheureusement pour Jo, son fils Tom (Jérémie Duvall) de 13 ans, n’est pas un amateur de sport et est meilleur dans les disciplines intellectuelles. De plus, le terrain que sa famille possède depuis des générations est racheté par des irlandais qui prévoient de le raser. Mais pas question pour Jo de renoncer à sa passion ou à l’éducation de son fils, il va monter sa propre équipe de rugby bien que personne n’y croit…

Les relations père-fils, spécialité de Jérémie Duvall ayant aussi joué dans Mon père est femme de ménage, est un sujet classique, le monde du rugby l’est moins. Mais l’un comme l’autre, c’est plutôt plat et peu approfondi. Le rugby est d’ailleurs complètement interchangeable puisqu’il occupe une place certes importante, mais on pourrai mettre n’importe quel autre sport comme du foot que le film n’en resterai pas moins le même. Mise à part ça, les acteurs sont en petite forme, la réalisation correcte, bien qu’un peu molle. Les décors sont par contre très fainéants puisqu’ils consistent pour les trois quarts en un terrain de rugby. Bref, c’est un film somme tout à fait divertissant mais qu’on aura aussi tôt fait d’oublier.

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