Les Compères

Les Compères
1983
Francis Veber

On prend les mêmes et on recommence. Pierre Richard et Gérard Depardieu se retrouvent à nouveau derrière la caméra de Francis Veber et avec la musique de Vladimir Cosma. Seul le scénario et les noms changent.

Le film raconte l’histoire d’une fugue, celle de Tristan 17 ans. Ces parents sont désespérés entre la police qui ne fait rien et le père de la fille avec qui Tristan est parti, qui refuse de parler. C’est alors que Christine, la mère, a l’idée d’appeler à le rescousse deux anciens amants : Jean Lucas (Depardieu), un journaliste viril, et François Pignon (Richard), un grand dépressif qui essaye tout le temps de se suicider. Pour être sûr de leurs aides, elle leur fera croire à chacun que Tristan est son fils. Rapidement, les deux « pères » vont se croiser et se rendre compte qu’il y a anguille sous roche. Malgré tout, les deux compères vont s’associer pour le retrouver.

Ce qui est étrange dans le film c’est qu’ils pensaient tout deux que Tristan avait 16 ans par déduction de leurs rapport, ce qui laisserait entendre que non seulement ils ne sont pas les pères, mais de toute façon on le sait dès le début, mais qu’en plus Christine aurait été infidèle et pas qu’un peu. Mise à part ça, le film est plutôt solide bien que le scénario soit très limité. Le duo fonctionne toujours très bien malgré un sentiment de recyclage de personnalités. Par rapport à La Chèvre, ce qui est dommage c’est la musique qui même si elle est toujours composé par Cosma, n’est largement pas aussi inspirée. Si les dialogues gagne en qualité, le film perd beaucoup en humour à cause d’un comique de répétition trop fréquent et pas très habile. Le plaisir est toujours là mais ça sent le réchauffé et c’est clairement un cran en dessous de leurs dernière collaboration.

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Paranoiak

Paranoiak
2007
D.J. Caruso

On peut le dire, avant ce film, la carrière de D.J. Caruso était un échec sanglant où bides en salles et séries déprogrammées après son passage étaient de rigueur. Mais heureusement, Paranoiak est passé par là et grâce à son succès colossal, Caruso a désormais la place qu’il mérite.

Comme l’indique le titre, la paranoïa sera le thème du film. Alors que Kale (Shia LaBeouf) rentre de pêche avec son père, ils subissent un gave accident et le père meurt. Quelques mois plus tard, Kale est devenu un fantôme ambulant. Au cours d’une leçon d’espagnole, le professeur lui fait une remarque sur son père que Kale s’empressa de répondre par un violant coup de poing en pleine face. Il se verra alors assigné à résidence pour une durée de trois mois pour coups et blessures. Que faire de son temps ? Étant privé de télé et de consoles, Kale se développera rapidement une passion obsessionnelle pour le voyeurisme et l’espionnage de ses voisins. L’un d’eux, monsieur Turner (David Morse), l’inquiète particulièrement. En effet, un sérial killer de femmes rousses est activement recherché et il aurai une chevrolet bleu avec l’aile gauche enfoncée, ce qui est le cas de Turner. Mais malheureusement, il est le seul à l’avoir vu. D’autres signes attirent son attention comme une jeune femme rousse vu chez lui, mais encore une fois, tout semble normal…

Un tour de force magnifique ! Le spectateur se posera la question du « est-il coupable ? » tout du long et c’est avec une incroyable habileté que de vraies-fausses preuves nous sont apportées à travers des passages sombres mêlés à une bonne dose d’humour. La réalisation est parfaitement efficace et elle renforce le suspense et donne une mise en scène excellente ce qui a d’ailleurs valu le Teen Choice Award du meilleur Thriller/Horreur. Pour pouvoir faire un film moitié comique, moitié horreur/thriller, il faut aussi des acteurs de très haut niveau en toutes situations. C’est le cas de Shia LaBeouf qui livre là une prestation de grande qualité qui lui a valu les Teen Choice Award du meilleur acteur et de la révélation masculine. Un excellent film pour tout amateur de suspense et autres films psychologiques.

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Taken

Taken
2008
Pierre Morel

Voici l’un des plus gros succès surprise de ces dernières années. Cette production franco-américaine compte pourtant sur un sacré atout majeur dans sa manche : Liam Neeson. Mais ce qui fait plus peur, c’est que le scénario est écrit par Luc Besson

Taken, comme son nom l’indique, raconte l’histoire d’un enlèvement : celui de Kim (Maggie Grace), la fille de Bryan (Liam) et Lenore (Famke Janssen). Ce dernier a fait toute sa carrière dans les services secrets américains et est un expert pour retrouver quelqu’un. Après avoir analysé l’enregistrement de sa conversation téléphonique avec sa fille durant le kidnapping, il apprend que ses ravisseurs sont des trafiquants de femmes, originaires de Libye, qui se sont spécialisés dans l’enlèvement à la sortie des aéroports, puisque sa fille était partie pour Paris. Le problème dans ce genres de situation c’est qu’il n’a statistiquement que 92 heures pour la retrouver, sans quoi elle mourra. Paris et ses libyens vont alors sentir la fureur d’un père près à tout pour retrouver sa fille.

Certes le scénario est classique et semble bien vide mais on s’en fout. Ce qui fait la force du film c’est d’une part l’interprétation exceptionnel de Liam Neeson, et d’autre part le dynamisme du film. Pas une seule seconde de répit durant les 88 minutes du film avec au programme d’extraordinaires séquences chocs de gun fight, courses poursuites et autres explosions. Le film est aussi d’une violence et d’une noirceur hors normes avec meurtres et tortures à profusions. C’est ce qu’on appel un nettoyage par le vide puisque presque toutes personnes l’ayant croisé finissent avec une balle dans la tête. La quintessence du film d’action est enfin atteinte grâce à Taken. En un mot comme en cent, bluffant. Par contre, l’annonce d’une suite pour 2012 a de quoi laisser perplexe mais après tout…

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La Chèvre

La Chèvre
1981
Francis Veber

Ah la la… Il est loin l’âge d’or des films français où fleurissaient de magnifiques comédies tels ceux des Splendides ou celles avec Pierre Richard comme Le Grand Blond avec une chaussure noire, Le Jouet ou Les Fugitifs. C’est d’ailleurs Pierre Richard qu’on retrouve ici aux côtés de Gérard Depardieu à une époque où sa masse de graisse brute n’avait pas encore dépassé le quintal. Pour ce qui est de l’histoire, du grand classique :

En voyage au Mexique, la fille du PDG Bens se fait enlever. Son père décide d’envoyer Campana (Gérard), détective privé professionnel, au Mexique pour retrouver sa fille, malheureusement sans succès. Après moult tentatives, il fini par accepter une proposition : pour retrouver une fille aussi malchanceuse, il faut y envoyer quelqu’un d’aussi maudit. Par chance, François Perrin (Pierre), de son service comptable, est le plus malchanceux au monde. Campana et François vont alors faire équipe pour retrouver la fille.

Quel dommage que Pierre Richard ne fasse plus que des mauvais films (Cinéman, Victor) car il est d’un naturel époustouflant quand il s’agit de jouer les simplets ou les malchanceux, voir les deux. Mais Depardieu n’est pas en reste puisqu’en plus d’avoir le meilleur physique de sa carrière, il est d’un expressif fort convaincant avec son air fasciné et incrédule face aux événements provoqués par Pierre. Il est aussi appréciable de voir un film sortant des frontières puis qu’outre la France et le Mexique, nos deux compères vont explorer les terres du Venezuela, le tout accompagné par de très belles musiques de Vladimir Cosma (connais pas mais bravo). Les dialogues ne sont pas très bons mais au moins, l’humour fin fait mouche et le tout est vraiment efficace. C’est de ce côté là qu’il faudrait chercher pour redorer le bien terne blason français du cinéma.

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Le journal d’Aurélie Laflamme

Le journal d'Aurélie Laflamme
2010
Christian Laurence

Ce qu’il y a de magique avec la télé, c’est qu’on y trouve des films très spéciaux qu’aucunes personnes sensées ne regarderaient : un téléfilm canadien pour ados. Certes ça fait un choc mais un deuxième autrement plus fort se profile : le scénario !

Aurélie Laflamme, adolescente de 14 ans dans un collège pour filles, est persuadé d’être une extraterrestre, de même que son père, supposément mort cinq années plus tôt, mais il serait plutôt  retourné sur sa planète. Sa vie n’est donc pas facile, d’autant que les profs ne partagent pas son humour et qu’elle est fâchée avec sa meilleur amie. Heureusement, les deux copines se réconcilieront lors de la fin du monde. Mais il lui reste beaucoup d’autres problèmes à régler…

Eh bien en voilà des bonnes raisons de paniquer ! Mais en fait, même si tout est vrai, il ne s’agit que d’une facette dont le voile tombe assez vite. Une grande partie du début joue sur la métaphore et l’imagination. Pour le reste, c’est une comédie ultra classique dans la veine des américains que ce soit au niveau des situations ou de l’humour. En gros, on est à mi-chemin entre LOL et Wild Child. Pour les actrices, puisque la gente masculine est en berne (seul une dizaine de représentants), ça passe plutôt bien d’autant qu’aucuns accents québécois n’est à déplorer. Pas si mal donc au final et c’est même mieux que bien des comédies américaines à gros budget.

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Stuart Little

Stuart Little
2000
Rob Minkoff

Qu’est-ce que c’est bien Dr House ! Et puis Hugh Laurie c’est vraiment un acteur de qualité. Je me demande ce qu’il a fait d’autre ? Voyons voir sa filmographie… A tient, il a joué dans Stuart Little, je savais pas ! Quelle belle occasion de se les revoir !

Adapté du roman de E.B. White et scénarisé par M.Night Shyamalan (Sixième sens, Incassable), Stuart Little raconte l’histoire de la famille Little, qui a décidé d’adopter pour avoir un second enfant. Et à l’orphelinat, ils choisissent une souris.

On pouvait craindre le pire vu l’histoire, mais ça serait encore très loin de la réalité. Même à la fin, ça fait toujours aussi mal le coup de la souris que tout le monde traite comme un humain. C’est non seulement débile et ridicule mais aussi lamentable car la souris n’en est que plus moche et irréaliste de par sa posture. Tout est mauvais, acteurs, humour et scénario abracadabrantesque dont l’incohérence est de mise. Ce qui sauve le film du plongeon dans zéro absolu, ce sont les chats. Leurs animations sont très biens faites et on y croit beaucoup. Les scènes félines sont aussi largement plus drôles que le reste du film. On pourrait d’ailleurs entrevoir une possibilité de film sur ces chats et ça serait très probablement meilleur. Dire qu’ils ont mit 133 millions dans ça… Néanmoins, j’ai le souvenir d’avoir bien aimé ce film étant petit et le visionnage du film est donc envisageable pour les jeunes enfants peu disposés aux logiques de la nature.

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Le Secret des 7 volcans

Le Secret des 7 volcans
2010
Jonathan King

Regarder un direct-to-DVD relève du sadisme quand on sait que 90% d’entre eux sont des daubes. La lueur d’espoir réside ici en la personne de Sam Neill (Jurassic Park 1 et 3, L’homme bicentenaire), excellent acteur à la filmographie remarquable.

Comme le laisse supposer le titre, le film est très volcanique. En effets, après la mort de leur mère, Théo et Rachel vont partir habiter chez leur oncle en Nouvelle-Zélande dans une ville qui abrite pas moins de sept volcans. Ils y feront la connaissance de Mr Jones, le maître du feu, un extraterrestre airant sur Terre à la recherche de jumeaux spéciaux pour utiliser deux pierres où sont emmagasinées les pouvoir de son peuple. Il trouvera en les personnes de Théo et Rachel deux très bons candidats pour l’éradication des Wilberforce, extraterrestres malveillants projetant de détruire la Terre.

Comme on pouvait s’y attendre, l’histoire est bidon et les acteurs assez mauvais avec en tête Sam Neill, visiblement très peu inspiré par son rôle. Par contre, chose inhabituel avec ce genre de petites productions, la réalisation est bonne et les effets spéciaux convaincants. Mais il est possible que L’Histoire sans fin m’est influencé car à côté, tout parait bien mieux visuellement parlant. Mais ça ne suffit pas à sauver le film et je ne saurai que trop vous conseiller de passer votre chemin.

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L’Histoire sans fin

L'Histoire sans fin
1984
Wolfgang Petersen

C’est avec émotion qu’on se souvient des films de notre jeunesse. L’un de mes préférés était L’Histoire sans fin, film fantastique ouest-allemand de 1984 adapté d’un roman de Michael Ende. Mais seulement voilà, ce n’est pas exactement le genre de film qui vieilli bien.

L’histoire qui n’a pas de fin, pour ceux qui ne la connaissent pas, raconte les mésaventures de Bastien, un jeune enfant qui a perdu sa mère et qui se fait maltraiter par ses camarades. C’est d’ailleurs en cherchant à se cacher de trois brutes que Bastien va atterrir dans une bibliothèque tenue par un vieil homme étrange qui lui dira de ne surtout pas toucher à son livre car il est dangereux. Mais bien sûr, il s’agissait d’une feinte visant à lui donner envie de prendre le livre. Il se cala alors dans un grenier de son école pour commencer la lecture. Le livre raconte l’histoire de Atreyu, un jeune guerrier de Fantasia ayant pour mission de sauver le monde du néant en soignant l’impératrice. Mais au fur et à mesure de la lecture, Bastien va se rendre compte qu’il a une influence sur ce monde…

Bien sûr, le film accuse son âge et les effets spéciaux sont risibles, de même que les costumes et autres personnages fantasmagoriques, mention spéciale à Falcor, le dragon à tête de chien qui est l’une des pires animations jamais conçues. Les musiques sont d’une faiblesse hors norme, mais force est de constater que non seulement ça colle bien, mais ce n’est aussi pas si mauvais. Les acteurs sont allemands et ça se sent au niveau de l’interprétation, mais soit. À noter une quantité ahurissante d’incohérences allant de « comment ça se fait qu’il ait la clef ? » à « Euh, il passe la nuit à l’école mis à part ça c’est pas grave… ». Et pourtant, la flamme nostalgique est là, et même si le résultat côtoie le nanar, l’aventure est poétique et merveilleuse et on essaye tant bien que mal d’adhérer.

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Un parcours de légende

Un parcours de légende
2006
Bill Paxton

Première leçon de vie du film : il ne faut pas trop chercher à inventer une histoire quand la vie regorge des plus magnifiques d’entre elles. Un parcours de légende retrace l’incroyable ascension de Francis Ouimet (Shia LaBeouf) dans le milieu du golf. Après avoir commencé comme caddie, il tenta un tournoi amateur où il échoua par pression. Mais c’est alors qu’en 1913, la confédération lui demande en personne de participer au très prestigieux US Open. Il y affrontera le tenant du titre Wilfred Reid et trois grands joueurs anglais dont le sextuple champion britannique Harry Vardon (Stephen Dillane), aujourd’hui encore considéré comme le plus grand golfeur anglais. Et c’est sur le green se trouvant devant chez lui que Francis Ouimet entrera dans la légende durant le plus grand championnat de l’histoire.

Un film sur le golf ? Il y avait déjà eu La Légende de Bagger Vance mais c’était pas vraiment ça. Un bon film sur un tel sujet ça semble difficile à croire et pourtant… Les premières minutes du film donnent le ton puisque le générique est le meilleur qui m’aie été donné de voir. La musique qui y est présente, et qui est le thème principal du film, est d’une rare intensité émotionnelle : la mélodie est à couper le souffle et elle véhicule tristesse et mélancolie. Toutes les musiques mêlées à une qualité d’image hors du commun donnent une extraordinaire dimension dramatique et poétique au film. Tout ce talent artistique est renforcé par des acteurs très bons et particulièrement Shia LaBeouf qui livre un Francis Ouimet émouvant et d’une classe infinie. Il est scandaleux que l’acteur, et le film de surcroit , n’est reçu aucuns prix pour son rôle qu’il interprète pourtant largement mieux que biens des lauréat de l’oscar du meilleur acteur. L’histoire pour sa part compte parmi les plus belles qui soit. L’aspect suspense lié aux championnats est hautement renforcé par une réalisation intelligente et efficace.

Plus qu’un tour de maître, le film est un véritable chef-d’œuvre comme jamais on en voit. Tout, absolument tout est parfait faisant passer A la recherche du bonheur pour une comédie, Quelque part dans le temps pour un mauvais film souffrant d’une musique atroce, David Fincher pour un réalisateur de seconde main, Bruce Willis pour un des pires acteurs qui soit et Avatar comme le film le plus moche. Sans aucuns doute l’un des meilleurs films existant et probablement le meilleur film dramatique de l’histoire.

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Killing Zoe

Killing Zoe
1994
Roger Avary

Voici un film de plus sur un braquage. La différence c’est que, mise à part le personnage principal, ils sont tous fous. Une petite bande de braqueurs complètement junky, décident de faire appel à un ancien ami de leur chef pour un plan. Ils prévoient en effet de braquer la BIP (banque international de Paris) le 14 juillet. Ils vont donc faire appel à Zed, un foreur de coffre américain. Mais à cause du tempérament très instable de ces bandits, le braquage va vite merder.

Le sujet étant ultra classique, il fallait l’amener avec originalité. Or la seule originalité du film est qu’il ne commence qu’après 30 minutes, le temps du fumer et ingurgiter toutes les drogues de Paris. Ce qui amène au problème numéro un du scénario : il est impossible de se remettre en une nuit d’une pareille quantité de drogues. D’autant que forcer un coffre-fort demande une grande concentration et précision. Deuxième incohérence de taille : comment des gens aussi bilingue peuvent avoir un accent aussi prononcé ? Exercice de style ou pas, c’est non seulement débile mais aussi complétement raté. Mais la palme de la pire connerie du film revient à son titre assez remarquable puisqu’il y a effectivement une dénommée Zoe mais son rôle est insignifiant et en plus, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, elle ne meurt pas. Comme quoi, un braquage ça ne s’improvise pas…

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