Largo Winch II

Largo Winch II
2011
Jérôme Salle

Bonjour, je m’appelle Jérôme, c’est pour un suicide . – Bien monsieur, je vous en mets pour combien ? – Oh bah 30 millions devrait aller.   Ah la la… Qu’est-ce qu’il était bon le premier film et quel bonheur qu’une suite voit le jour ! Non ? Ah bah non !

Rappelez-vous, c’était en 2008, le monde était beau et les oiseaux chantaient encore. Magnifique époque où les scénarios existaient, où Tomer Sisley savait jouer correctement, où un film français était en français et non pas à 80% anglais, 15% birman, 4% français et 1% ??? ; le tout sans aucuns sous-titres histoire de faciliter la compréhension.

Alors que le premier volet était dynamique, prenant, exaltant et avec un personnage principal charismatique, classieux et intelligent ; force est de constater que cette suite est molle, très peu d’action, chiante, et avec un Largo Winch débile et maladroit. La fameuse Sharon Stone est inintéressante et inutile. A noter que, chose ahurissante pour une suite, il n’est jamais fait mention des événements abordés auparavant et il n’en est pas tenu compte une seule seconde. Difficile de comprendre ce qu’ils ont voulu faire mais le résultat est au mieux catastrophique et nous rappelle les heures sombres de l’histoire des suites au même titre que Titanic 2 ou L’Effet papillon 2.

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La Chance de ma vie

La Chance de ma vie
2011
Nicolas Cuche

Après L’Amour c’est mieux à deux, l’ancienne présentatrice d’M6, Virginie Efira, revient à la comédie-romantique mais cette fois en compagnie de François-Xavier Demaison (Divorces, Sans laisser de traces). Une fois n’est pas coutume, le film s’essaye dans « l’originalité » : Julien (F-X 2M) est maudit, ou plus exactement les personnes qui l’entourent. Depuis qu’il fréquente des femmes, elles finissent toujours à l’hôpital. Il prend alors la résolution, pour leurs biens, de ne plus les approcher. Mais c’est alors qu’il rencontre Joanna (Virginie) et entre eux c’est l’amour fou. Mais plus leur relation avance, plus Joanna enchaîne les problèmes et accidents…

Somme toute assez classique, le film s’en sort néanmoins vaillamment grâce à un rythme efficace et de bons acteurs (a noter la participation d’Elie Semoun). Le film évite intelligemment les facilités tout en donnant au spectateur ce qu’il attend, c’est-à-dire de la comédie, du drame et une happy end. Bref, un bon divertissement, chose rare en France.

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Prince of Persia : les sables du temps

Prince of Persia : les sables du temps
2010
Mike Newell

Les adaptations de jeux-vidéos sont assez rares car il est difficile d’en retranscrire l’ambiance. Le choix ici s’est porté sur la série des Prince of Persia, de quoi laisser perplexe tant les épisodes sont nombreux, différents et surtout faible en scénario, étant principalement des jeux d’actions/plateformes. N’étant pas un grand fan des jeux, je ne sais pas tellement si l’histoire est fidèle à la trilogie des sables oubliés ni l’époque, que je situerai approximativement au XIII° siècle.

Comme on pourrai s’en douter, le héros de l’histoire est un prince (même si pas de sang royal) de Perse qui répond au nom de Dastan (Jake Gyllenhaal (Source Code, Love, et autres drogues)). Suite à un rapport fait par un espion, le roi décide d’attaquer une province voisine possédant illégalement des forges, soit disant. Après une belle victoire mené par Dastan, l’un des trois princes, une fête est organisée durant laquelle Dastan offre au roi une toge remise par son frère qui s’avèrera empoisonnée, tuant instantanément le roi. Il n’aura de choix que de fuir avec la princesse de la province attaquée (Gemma Arterton (Le Choc des Titans, Tamara Drewe)). Il apprendra durant sa fuite que tout ça n’est que le plan de son oncle (Ben Kingsley (Shutter Island, Slevin)) qui cherche à mettre la main sur la dague récupéré par Dastan pour s’en servir à remonter le temps, tuer son frère quand ils étaient jeunes, et devenir par la même le nouveau roi.

L’une des caractéristiques principales du jeu sont les sauts,les rebonds sur les murs et autres pirouettes sur les toits. Et de se point de vu là, le film a su en tirer le maximum et sublimer ce principe en le rendant plus impressionnant et bizarrement plus réaliste. On peut aussi dire de manière générale que le film nous fout une grosse claque niveau effets spéciaux et décors, ce qui n’est pas surprenant quand on sait que le budget du film compte parmi les 10 plus grosses productions de l’histoire. Les acteurs pour leurs parts livrent des prestations de hauts rangs en particulier Jake Gyllenhaal, tout simplement génial dans son rôle. Gemma Arterton, après un temps d’adaptation, devient supportable, voir attachante. De plus, chose surprenante pour un Prince of Persia, le scénario tient la route et connait même de petites envolées. La fin est plus ou moins attendue mais la déception possible qui aurait dû en découler ne se ressent pas grâce à une bonne dose d’humour fin. Alors qu’on aurait pu craindre le pire, la surprise est de taille tant le film est bon.

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Two Lovers

Two Lovers
2008
James Gray

Avez vous déjà eu l’impression de déjà avoir vu un film lors du premier visionnage ? Eh bien ici, on a l’impression de l’avoir vu 10 fois si ce n’est plus. L’histoire raconte la vie de Joaquin Phoenix (Le Village, La Nuit nous appartient) qui vit comme une merde à plus de trente ans chez ses parents. Il vit à deux à l’heure sa petite vie de juif et se destine à reprendre le business de son père. Ses parents lui présente d’ailleurs une gentille petite juive qui tombe rapidement folle amoureuse de lui. Mais de son côté, il s’éprend d’une belle blonde (Gwyneth Paltrow (Iron Man, L’Amour extra large)) qui entretient une liaison avec un vieil homme marié peu enclin à quitter son foyer.

L’histoire est ultra classique et tout est d’un prévisible alarmant. Le coup de la fille F amoureuse du gars G amoureux de la fille F2, en couple avec G2 marié avec F? et du coup G sort avec F mais F2 largue G2, du coup G fonce voir F2 mais comme G2 quitte F?, F2 retourne dans ses bras à toute allure et G est tout seul et fini avec F. Une structure vu au moins 20 fois. Mais on aurai pu le pardonner si au moins il apportait une touche originale, mais non… Et en plus, l’action s’éternise et se déroule moins vite qu’une course d’escargots. Bref, le film est totalement inintéressant, passez votre chemin.

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Numéro quatre

Numéro quatre
2011
D.J. Caruso

Adaptation de la série littéraire éponyme, Numéro Quatre est en plus réalisé par D.J. Caruso alias le réalisateur des excellents Paranoïak et L’œil du mal, de quoi arborer le film sous les meilleurs auspices. Par contre, le choix de casting est surprenant puisque même si presque toutes les têtes sont connus, elles le sont beaucoup moins que son acteur fétiche Shia LaBeouf (Un Parcours de légende, Transformers).

Comme le titre l’indique, l’histoire s’axe autour de Numéro Quatre (Alex Pettyfer (Alex Rider : Stormbreaker, Wild Child)), le quatrième des neufs derniers extraterrestres réfugiés sur Terre. Malheureusement pour eux, ceux ayant attaqué leur planète sont décidés à les pourchasser. Ces derniers doivent, pour des raisons inconnues, tuer les numéros dans l’ordre. Et trois d’entre eux sont déjà morts…

Le scénario n’est pas très étoffé et est surtout prétexte à nous en foutre plein les yeux avec des effets spéciaux très bons, accompagnés par des effets de lumières réussis. Le film joue habilement entre les genres avec un début très drôle orienté comédie puis qui dévie dans le romantisme avant de passer en brute dans de l’action-fantastique où numéro quatre et six se battent à grand coup d’explosions et autres pouvoirs spectaculaires. Au final, le film est très bien fait et est extrêmement dynamique. On sent les prémisses de quelque chose d’encore plus grand avec de nombreuses suites en perspectives mais premièrement les studios sont en procès avec l’auteur du livre ayant reçu 0 du film ; et deuxièmement le film n’a pas été un exemple de rentabilité. Et même si D.J. Caruso est partant pour les suites, il est possible qu’à l’image de McG et son Terminator 4, le projet de suite lui soit retiré. Wait and see…

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Madame Doubtfire

Madame Doubtfire
1994
Chris Columbus

Voici la plus grande réussite commerciale de Robin Williams, le cultissime Madame Doubtfire. Réalisé par Chris Columbus (Maman j’ai raté l’avion, L’Homme Bicentebaire), ce film est le récit d’un homme désespéré de n’avoir qu’une garde extrêmement limitée de ces enfants suite à son divorce. C’est alors qu’il apprend que sa femme cherche une nourrice pour les enfants. Il décide alors de se faire passer pour une dame âgée du nom de Iphagenia Doubtfire, histoire de pouvoir profiter de ses enfants aux dépends de la mère.

Cette bonne grosse comédie aura inspiré des générations de comédies tels Madame Irma pour le travestisme professionnel ou encore Hannah Montana, le film ; pour le double repas. Mais qu’en est-il vraiment de la qualité du film ? Malgré un casting de premier ordre avec Robin Williams (Jumanji, Hook), Sally Field (L’incroyable voyage, Forest Gump) et Pierce Brosnan (The Ghost Writer, Meurs un autre jour), les acteurs ne sont pas au mieux du fait de l’exagération permanente au niveau des réactions et des gags. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas si bons de par leurs lourdeurs et leurs redondances. Si Robin Williams est plus ou moins méconnaissable lors de son travestisme, la réussite du costume n’est pas complète. La pauvre dame tient plus de l’hybride monstrueux que du véritable humain. Reste une comédie sympathique mais dont le statut de grand classique n’est pas mérité.

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Le Dernier des Templiers

Le Dernier des Templiers
2011
Dominic Sena

Après les échecs de L’Apprenti Sorcier et de Hell Driver, voici le film sur trois rentable de Nicolas Cage (Next, Benjamin Gates). Le titre VO du film est autrement plus évocateur et pertinent : Season of the Witch, littéralement « saison de la sorcière ». Alors que Nicholas Cage et son collègue Ron Perlman (Rats, Hellboy) décident de quitter l’ordre des Templiers, ils arrivent dans un village infesté par la peste. Sous la contrainte, ils acceptent d’amener la sorcière, supposément coupable d’avoir apporté la maladie, dans un lointain monastère pour y être jugée et purifiée.

Ne vous attendez surtout pas à de la bonne grosse action car le film est avant tout un film d’aventure à l’ancienne avec une épopée moyenâgeuse. Comme le film est très court (88 minutes), il ne se passe pas grand chose mais le rythme n’en est pas pour autant incorrecte. Comme 90% du film consiste à amener la sorcière à bon port, il n’y a que peu d’effets spéciaux et force est de reconnaître qu’ils sont bons. Fautes d’environnement très ouverts, les seuls à l’être sont eux aussi avantageux. C’est d’ailleurs là où le film fait fort car de par ses choix comme passages en forêt ou de nuit, le spectateur ne se pose pas tellement de questions sur la qualité de ce qu’il voit et comme par hasard, les passages ouverts ou nécessitant des décors sont particulièrement soignés. En résulte un film plutôt bon qui se laisse regarder.

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Hancock

Hancock
2008
Peter Berg

Rappelez-vous, c’était en 2008. Ce beau projet du nom d’Hancock s’annonçait comme une révolution : un film de super-héros avec un Will Smith (Men In Black, Independance Day) clochard et alcoolique qui à chaque fois qu’il tente un acte héroïque à l’aide de ses supers pouvoirs (Force, Vitesse, Lévitation), il casse tout sur son passage, faisant plus de mal qu’autre chose à la ville. Mais ces quelques passages drôles, et encore, cesseront directement au bout de 20 minutes lorsqu’il décide de devenir un type bien. S’en suit une petite scène sympathique d’action et là, c’est le drame. On passe à du grand n’importe quoi dramatique où on apprend l’histoire de Hancock, pas mal intéressante, mais aussi ce qui va avec et c’est ça le hic.

Alors que tout prenait place efficacement avec un héros un peu bidon et mal interprété mais attachant, on apprend que Charlize Theron (Braquage à l’italienne, Aeon Flux) ; la femme de Jason Bateman (Paul, Une famille très moderne), manager de Hancock ; est en fait elle aussi surhumaine et a été la femme de Hancock durant des milliers d’années. Cela donne un côté confus au scénario, déjà très bancale, et cette histoire est particulièrement intéressante et très mal amené, rendant le personnage Charlize particulièrement antipathique d’autant que joué très mal. C’est d’autant plus dommage que non seulement elle gâche largement la seconde moitié du film, mais en plus il est prévu qu’en 2013 elle rempile pour son rôle au grand damne des spectateurs. Reste donc un film plutôt original et sympathique mais manquant cruellement d’acteurs et de scénario.

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Tout peut arriver

Tout peut arriver
2004
Nancy Meyers

Alors que le vieux Jack Nicholson va avec sa jeune nouvelle conquête dans la maison familiale supposément vide, il tombe sur la mère (Diane Keaton) et la tante. Si les 30 ans de différence d’âge ont du mal à passer, ce petit monde accepte de passer le weekend ensemble. Mais alors que le diner prend fin, Jack fait une crise cardiaque. Cette attaque va l’obliger à se reposer chez la mère de sa « copine », peu encline à supporter ce pédophile en puissance. Mais ces deux ennemis vont finalement apprendre à cohabiter. Et au fur et à mesure, le méprit laissera place à l’amour.

Si le film propose une palanqué de guest plutôt bons dans leurs rôles, la sauce aura du mal à prendre. Si le film dure 2h13, il paraît encore plus long à cause d’un rythme lent et de nombreux passages à vide. Mais le vrai problème du film vient du scénario convenu, prévisible mais avec malgré tout des incohérences. Dans la réalité, aucunes femmes sensées ne choisiraient un vieux Jack Nicholson de 74 ans tout gros avec un caractère de connard plutôt qu’un beau Keanu Reeves docteur de 46 ans. Mais comme les femmes sont rarement sensées et que c’est une fiction, ça n’est pas si étonnant. Reste un film moyen qui ne plaira probablement qu’aux fans de Jack Nicholson, à supposer qu’ils existent.

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Le Jour d’après

Le Jour d'après
2004
Roland Emmerich

En voilà un film qui aura su faire parler de lui. Alors que peu de gens s’étaient rendus compte que le réchauffement climatique est une vaste supercherie produit à 25% par le pet des vaches, monsieur Roland Emmerich s’en vient faire le sujet de son film qu’il produit, réalise et écrit le scénario, comme pour 10 000 et 2012 (c’est fou comme il aime les chiffres). Sur fond de réchauffement climatique donc, un énorme morceau de banquise gros comme la Floride se détache du pôle Nord. De ce fait, une énorme quantité d’eau douce perturbe le courant atlantique Nord qui créé un déséquilibre climatique majeur qui, d’après des études sur des calottes glacières vieilles de 10000 ans faites par le professeur Jack Hall (Dennis Quaid (Pandorum, Cœur de Dragon)), devrait causer d’importants cyclones qui gèleront tout sur leurs passages et aboutiront à une ère glacière. Pendant ce temps, le fils de Jack Hall, Sam (Jake Gyllenhaal (Prince of Persia, Source Code)), est coincé à Manhattan où il a suivit une fille pour qui il craque (Emmy Rossum), et se prépare au passage dévastateur du cyclone.

Le film fut très critiqué à sa sortie et pourtant, d’éminents scientifiques ont collaborés au projet qui fait figure d’excellent élève au niveau crédibilité car tout dans le film est plausible, bien que les événements se déroulent à une vitesse exagérément rapide. Les acteurs ne sont pas au mieux de leurs formes mais leurs prestations sont correctes. Les principaux atouts du film sont son réalisme et ses effets spéciaux qui valent largement le détour. Du très très grand spectacle de très bonne qualité qui fera passer un bon moment devant ce film dynamique à la réalisation de haute volée.

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