Whiplash

Whiplash
2014
Damien Chazelle

Présent dans quasiment tous les festivals à travers le monde, notamment le prestigieux Sundance où il reparti avec les prix du public et du jury, le film a fait grand bruit, se classant parmi les trois meilleurs films de l’années (2°, et même 37° de tous les temps). Un succès pas vraiment concrétisé dans les salles (un peu moins de 20 M$ dans le monde, même si son budget est ridicule), mais les prix furent légion et le film reparti avec trois statuettes aux derniers Oscars avec des tonnerres d’applaudissement qui en disaient long. Tour de force magistral ? Eh bien pour réussir à me faire oublier que je déteste le Jazz et que la batterie n’est pas mélodieuse, oui plutôt.

Musicien, métier à la con ? Devoir réviser des heures entières, se tuer à la tâche au point de rendre sa passion écœurante, ça n’a rien de très engageant comme ça, mais c’est ainsi que Andrew Neyman (Miles Teller) a choisit de passer sa vie, qu’importe les difficultés et le manque de reconnaissance de sa famille, pensant que batteur dans un orchestre jazz n’est en rien un métier et que ses études n’aboutiront qu’à une immense déception. Pourtant, l’homme le plus influant de la meilleure école du pays va le remarquer : Terence Fletcher (J.K. Simmons). Professeur autant respecté que redouter, il n’hésite pas à pousser ses élèves à bout, et Andrew va alors comprendre le sens du mot « labeur ».

Jusqu’où êtes vous prêt à aller pour votre rêve ? Voilà le thème principal du film, qui met son héros face à un défis quasi insurmontable : être parfait aux yeux de l’homme le plus exigeant et intransigeant au monde. Un petit jeu de castration où le personnage principal est malmené par un tyran diabolique dont le but semble être de tuer à la tâche ses élèves et les briser psychologiquement. En gros, seuls les plus acharnés et téméraires peuvent y survivre. Une leçon de vie donnée par un acteur qui n’a clairement pas volé son Oscar, mais ça n’est pas J.K. Simmons qui brille le plus à l’écran. Grand oublié des cérémonies, le jeune prodige désormais incontournable Miles Teller fait encore plus forte impression en se donnant corps et âme dans un rôle éprouvant en totale opposition avec ses précédents rôles de jeune baba-cool. L’histoire est très classique et sa construction ne surprend pas tellement, mais l’ambiance est très travaillée, et le résultat plus que solide. Du travail millimétré où chaque coup de baguette a une résonance particulière, avec un sens de la mise en scène remarquable, et même si on n’apprécie pas tellement la musique, on ne peut que louer la force de conviction et l’acharnement dont les musiciens font preuve, nous permettant de vibrer avec eux. Un film plus sur la rage de vaincre que sur la musique, lui donnant un côté universel fédérateur, le rendant ainsi beaucoup plus accessible qu’il n’y paraît. Pas l’œuvre la plus transcendante de l’année, mais la qualité est impressionnante.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Février 2015

Publié dans Statistiques du site | Laisser un commentaire

Cold in July

Cold in July
2014
Jim Mickle

Plus d’un an déjà depuis la fin de la mythique série Dexter, qu’on préfère presque tous oublier tant les dernières saisons furent décevantes, sans compter l’ignominie de la fin. Mais qu’est devenu depuis son interprète principal ? Eh bien mise à part un second rôle dans un film toujours pas programmé par chez nous, voici son « grand retour » dans un thriller adapté d’un best-seller de Joe R. Lansdale.

Les américains ont la gâchette facile, et il est dangereux d’effectuer un cambriolage de par chez eux. Le fils de Russel (Sam Shepard) en sera témoin : lors de sa visite nocturne chez Richard Dane (Michael C. Hall), il y perdra la vie. Une expérience traumatisante pour ce dernier, d’autant plus que le père semble bien vouloir venger la mort de son fils en menaçant celui de Richard. Un cercle vicieux de la vengeance, mais la cible est-elle réellement la bonne ?

C’est lamentable. Il faut arrêter de faire croire que tuer quelqu’un est autre chose qu’un fait anodin. Et puis après avoir été un tueur en série, être rongé par les remords pour un seul cadavre, c’est pitoyable. De plus, l’histoire de « t’as tué mon fils du coup je vais faire du mal au tien » est d’une platitude sans nom. Heureusement, cela n’est que le prélude du film, à la construction inversée et intéressante. Le film propose de partir sur totalement autre chose, avec un trio de justiciers amateurs mais bad-ass, offrant même un dernier quart-d’heure explosif.  Ça n’est pas non plus révolutionnaire, mais la narration joue suffisamment bien la carte de la surprise en misant sur des clichés pour nous garder éveiller. Mais le résultat n’en est pas pour autant bon, le rythme étant mollasson et les acteurs trop passifs. Tout n’est pas à jeter, mais le bilan penche plutôt vers la perte de temps.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Pieds nus dans le parc

Pieds nus dans le parc
1967
Gene Saks

On a un peu tous grandi avec Ma Sorcière bien aimée, superbe série fantastico-comique des années 60-70 sur une magnifique sorcière qui par amour va accepter de vivre comme une simple mortelle, aussi stupide que soit cette idée de départ. Si le film original, L’Adorable voisine, n’était pourtant pas si gageure, la série connaît encore un certain engouement, malgré quelques lourdeurs comiques et les effets spéciaux honteux de l’époque, bien que la nostalgie y soit pour beaucoup. Point de magie ici, mais l’impression de se replonger au cœur de la série y est très forte.

Jeunes mariés passionnés, Paul (Robert Redford) et Corie (Jane Fonda) reviennent tout juste de leur lune de miel, découvrant leur nouveau chez eux. Un modeste appartement au neuvième étage d’un vieil immeuble sans ascenseur, habité par de lugubres personnages, en état d’insalubrité diraient certains, avec un chauffage inexistant et carrément un trou dans la verrière. De quoi en décourager plus d’un, mais rien ne saurait entamer la joie de Corie, bien trop heureuse de s’extasier de cette nouvelle vie qui s’offre à elle. De plus, elle manigance de faire acoquiner sa solitaire de mère avec leur excentrique voisin du grenier, une folie pour son mari qui le trouve infréquentable.

À première vue le film n’a pas grand chose à raconter, et effectivement, mise à part deux romances, le film est pour ainsi dire dénué de scénario. Il n’exploite d’ailleurs presque aucune des pistes annexes qu’il ouvre. On pensera notamment au travail d’avocat du mari, qui pourrait faire à peu près n’importe quoi d’autre (genre publicitaire), ou aux énigmatiques voisins, potentialité non utilisée. Mais le film a tout de même énormément à offrir, surtout dans le registre comique. Le fait que l’appartement soit situé au neuvième étage est une source de running-gag sur l’ascension que cela représente, avec un nombre d’étage qui selon la fatigue de l’interlocuteur ne cessera de croître. Un humour efficace en chaque instant, que ce soit par la répartie excellente des protagonistes, les running-gag plutôt fins, ou la cocasserie des situations. Les acteurs, surtout le couple principal, s’en sortent à merveille, surtout la ravissante, que dis-je l’époustouflante Jane Fonda, véritablement à se damner dans ce film. Mieux encore, son personnage est terriblement craquant, un peu folle et capricieuse, mais tellement exaltée qu’elle met du baume au cœur. Un film joyeux, inspirant donc, qui contrebalance ses faiblesses scénaristiques par des dialogues sanglants et un comique incisif, offrant un très beau divertissement qui rappelle les plus belles heures de l’histoire.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Les Particules élémentaires

Les Particules élémentaires
2006
Oskar Roehler

Nom pompeux pour l’adaptation d’un livre qui doit l’être tout autant, puisqu’écrit par Michel Houellebecq. Et quand on voit ce film, on se dit qu’il vaut mieux s’abstenir de lire ses écrits tant son esprit semble tourmenté. En effet, le film est centré sur un psychopathe en puissance appelé Bruno (Moritz Bleibtreu) dont le passé l’a rattrapé. Un beau jour, ce professeur de littérature sans histoire, marié et fraîchement papa, a tout simplement craqué après avoir été éconduit par une de ses élèves. Il se retrouve alors à l’hôpital où il confesse sa vie, de son abandon par sa mère, de la mort de sa grand-mère, de la découverte de son frère, et toutes ses expériences désagréables qui lui pèsent aujourd’hui encore. Une succession d’échecs cuisants à laquelle il répond par le sexe et l’abus d’alcool.

Des dérives, l’humain en possède une infinité, mais là on cumule à un point inédit. Pensez à l’une d’entre elles, et vous pouvez être presque sûr que le sujet sera traité dans le film. On a rarement vu un pervers pareil, débarrassé de toute once de pudeur ou respect. Une arme doublement efficace puisque permettant de jouer le registre comique / pathétique comme celui du drame, une fois qu’on tombe au plus bas et que la dernière étincelle d’honneur s’est éteinte. Par le biais de flash-back passionnants, on découvre une enfance perturbée, dont l’aboutissement n’a, avec le recul, rien d’étonnant. Le film va très loin, osant tout, mais avec une réelle pertinence dans son traitement. Il faut dire que les acteurs aident pas mal à l’immersion tant ils sont habités et naturels. Se pose alors la question de l’intérêt intrinsèque de toute cette débauche, à déconseiller aux plus jeunes et aux plus sensibles. La mise en abîme est effectivement très bonne, mais le côté psychologique ne marche pas si bien, la faute à une barre placée très haut dès le début, empêchant une réelle évolution de l’intensité. De plus, on regrettera que l’amorce soit si rapide, de même que le principe excellent de confession, trop vite passé à la trappe. L’humour marchait bien mieux aussi, et il est dommage de ne pas y avoir plus mit l’accent, le côté cynique étant parfait. Une ébauche serait-on tenté de dire, mais le résultat possède malgré tout un certain intérêt.

Publié dans Cinéma, Critiques | 3 commentaires

Lou ! Journal infime

Lou ! Journal infime
2014
Julien Neel

Sacré meilleur film de l’année, rien que ça. D’après l’éminent Durendal, il s’agirait tout simplement de l’œuvre cinématographique la plus aboutie de 2014, celle qui lui a le plus parlé, qui l’a le plus fasciné. Très étonnant vu le caractère enfantin du film, d’autant que les adaptations de BD sont souvent peu inspirées et très décevantes. Néanmoins, chose inédite, celui en charge de l’adaptation n’est nul autre que l’auteur lui-même, potentiellement gage de qualité, du moins pour les amateurs de la bande-dessinée. De plus, même si les critiques n’ont pas été mirobolantes, le maintient du film a été plutôt très bon, bien qu’à quatre-cent mille entrées le mot succès ne convient pas tellement.

Tel un journal intime, le film nous place au cœur de la vie de Lou (Lola Lasseron), jeune fille de 12 ans qui s’éveille à la vie, un peu cloîtrée dans sa bulle avec sa mère (Ludivine Sagnier). Elle traîne avec sa copine Mina, fantasme sur le voisin d’en face, et se prend à rêver d’une romance entre sa mère, seule depuis trop longtemps, et le nouveau voisin de pallier, Richard (Kyan Khojandi). Le problème, c’est que faire sortir sa mère de son cocon va l’obliger à faire de même, et cette idée est terrifiante.

À priori il s’agissait d’une petite comédie sur une adolescente comme on a pu en voir des tas, mais le film est original à plus d’un titre. Déjà en terme d’identité visuel, le film fait assez fort, s’inscrivant comme un des plus originales de ces dernières années. Une exaltation de couleurs, chaleureuses et flashy, mélange savoureux des années 70-80 avec une espèce de vision futuriste, aboutissant à quelque chose de vraiment unique. Les phases d’animation sont en revanche un peu moins inspirées, certes encore une fois magnifiques au niveau des couleurs, mais perfectibles en terme de design et technique, bien que loin d’être ridicules. Une ambiance soignée qu’on retrouve dans la façon d’être des personnages, surréaliste, presque déconnectée. Mais avec un casting si efficace, mention spéciale à la jeune Lou (sans compter des stars méconnaissables comme Nathalie Baye), la sauce prend très bien, et on tolère ainsi les facilités d’écriture du scénario, somme toute assez basique. Une histoire simple mais pas simpliste, équilibrant habilement entre les clichés du genre et la folie onirique instaurée. Pas bouleversant ni transcendant, le film est une belle petite fable agréable, déjantée comme il faut, et dont l’héroïne sait nous attendrir et nous emporter dans son monde, ce qui représente déjà un petit exploit.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Une heure de tranquillité

Une heure de tranquillité
2014
Patrice Leconte

Tremblons car Patrice Leconte a à nouveau fait son million d’entrées, confortant Christian Clavier dans son statut de phénomène, enchaînant les cartons monumentaux, arrivant même à faire un bon score dans une petite production pour enfants. Or le problème, c’est que plus le réalisateur fait d’entrées, plus ses films sont mauvais : Les Bronzés 3 a fait 2,5 fois plus d’entrées que les deux premiers réunis, et son dernier (Une Promesse), plus ambitieux, se planta dans les grandes largeurs. Et encore une fois, son succès sera inversement proportionnel à la qualité de son travail.

Avoir la paix, ça n’a pas de prix. Petit miracle de sa journée, Michel (Christian Clavier) va dégoter dans une brocante le rarissime vinyle original du tout premier disque de Neil Youart, grand jazzman que son père (Jean-Pierre Mariel) tenait en si haute estime. Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer simplement chez lui, se caler confortablement dans son canapé, et jouir d’une heure de tranquillité pour écouter son disque. Mais seulement voilà, sa femme (Carole Bouquet) veut lui parler, sa maîtresse (Valérie Bonneton) aussi, son fils va débarquer, le chantier dans sa maison va subir quelques désagréments, et une fête des voisins s’organise, avec à sa tête Pavel (Stéphane de Groodt), lui aussi bien décidé à s’interposer entre lui et son moment de détente.

Certes, après coup on réalise qu’on ne nous promettait pas tellement plus que ce qu’on a au final, mais diantre que c’est convenu ! C’est à peine croyable tant le degré de créativité atteint un niveau abyssal. On a le droit à la totale : le cliché des ouvriers portugais qui font de la merde, de la femme de ménage espagnole, du fils de bobo qui se la joue gauchiste réac à la con et qui nous les brise sévère, les secrets de famille si prévisibles, des histoires de coucherie, le voisin tête-à-claque, et bien sûr la famille de sans-papiers asiatique. Rien ne nous est épargné. Un scénario lamentable qui n’a pas grand chose à quoi se raccrocher. Les situations sont tellement classiques que la surprise ne sera que feinte, brisant la plupart des effets comiques, peu glorieux à la base. Plus grave encore, les acteurs cabotinent à outrance, achevant notre patience. Heureusement que l’enchaînement est bon et que le film est très court, sans quoi la sanction aurait été autrement plus lourde.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Samba

Samba
2014
Eric Toledano, Olivier Nakache

Troisième plus gros succès de tous les temps en France, Intouchables a surpris son monde en faisant 19,4 millions d’entrées, et a donc fait de son duo de réalisateur un pilier de notre paysage cinématographique, dont la suite de leur carrière est attendue au tournant. Forcément, en reprenant leur acteur fétiche césarisé, le succès a été au rendez-vous avec un peu plus de trois millions d’entrées, mais pas de quoi pavoiser non plus tant la chute est lourde. Pas étonnant non plus quand on donne à ce point dans le sociétal.

L’une des principales sources d’inquiétude des français, l’immigration peut aussi être un enfer pour les assistés de la vie en quête d’allocations, notamment pour ceux qui essayent de jouer le jeu et tenter de travailler. Car oui, déjà qu’il n’y a pas de boulot pour ceux déjà installés en France, alors de là à en trouver pour les autres… Mais voilà, installé dans notre pays depuis dix ans déjà, Samba (Omar Sy) s’était intégré et allait devenir cuisinier, même s’il participait à l’appauvrissement du pays en envoyant une partie de son salaire hors de nos frontières, seulement l’irrégularité de sa situation va le rattraper et un avis d’expulsion sera émit, l’obligeant à vivre dans la clandestinité.

Un scénario d’une telle faiblesse, c’est rare ! L’histoire clichée du pauvre somalien cliché, victime d’injustice et qui galère pour s’en sortir. Seulement voilà, Omar Sy est mauvais dans ce film, et son personnage est imbuvable, pas empathique pour un sou. Sa romance téléphonée avec Charlotte Gainsbourg rame horriblement, et heureusement que le charme de l’actrice pèse lourd dans l’équation. Côté personnages secondaires, Tahar Rahim est lui aussi antipathique, sombrant également dans le cliché ambulant pour un résultat très bancal. Rien ne fonctionne dans ce film dénué d’inspiration, excepté l’humour, il est vrai plutôt efficace, faisant par moment oublier le vide abyssal du film. Bien rythmé, bien filmé et drôle, mais très faible sur ses personnages et son histoire. Une production pompeuse et fainéante qui assure le minimum côté divertissement.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Bis

Bis
2015
Dominique Farrugia

Voilà donc la bonne grosse comédie de ces vacances de février, au scénario simple et frais, aux gags racoleurs et au casting composé de stars de la comédies qui ont leurs lots de succès à leur actif. Le moment détente, le film du dimanche soir sur TF1. Bref, la bonne comédie potache à la française qui va se taper ses deux millions d’entrées. Mais le film en est-il oubliable pour autant ? Sans pleinement exploiter son potentiel, il se laisse bien regarder.

Que changerait-on à sa vie si on pouvait tout recommencer à un moment où tout était encore possible ? C’est l’occasion exceptionnelle qui sera en effet proposée à Eric (Franck Dubosc), restaurateur qui a perdu l’amour de sa vie et dont les problèmes financiers le poussent à quitter le pays, et Patrice (Kad Merad), médecin lassé de sa vie éreintante, de sa fille qu’il ne voit jamais, de sa femme (Alexandra Lamy) pour qui il ne ressent plus rien. Suite à une soirée des plus arrosées, les deux vieux amis vont se réveiller en 1986, lors de leur dernière année au lycée, leur donnant l’occasion de tout changer, de refaire le monde, de mettre de l’ordre dans leurs vies.

Alors que le naufrage Camille Redouble est encore présent dans tous les esprits, ou devrait l’être du moins tant un plagiat aussi lamentable ne mérite que le mépris, voilà qu’un autre film français joue dans la cours du retour providentiel lors de cette même année de terminale. Néanmoins, la comparaison s’arrête là, le traitement étant singulièrement différent. L’accent est beaucoup plus mit ici sur l’humour, bien qu’on retrouve également l’éternelle quête d’amour et de reconnaissance familiale (avec notamment dans les rôles des parents des deux compères Julien Boisselier, Gérard Darmon et Anne Girouard) pour ainsi se servir copieusement dans le registre émotif facile. Pour l’humour aussi le film fait dans le facile, mais ce n’est pas pour autant qu’il le fait mal, bien au contraire. Les personnages sont attachant, intéressants et travaillés, ayant chacun un point sur lequel ils nous émeuvent (la femme pour l’un, le père pour l’autre). Le film est touchant, sincère, et cette plongée au cœur des années 80 fait un bien fou tant la nostalgie est forte. Pour autant les regrets sont nombreux : le concept de vouloir se servir de ses connaissances futures pour s’enrichir tenant tout juste de l’anecdote. Une belle comédie très efficace malgré tout, loin d’être aussi simple et futile qu’on aurait pu le penser.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire

Le Flemmard du 7° art : Autant en emporte le vent

Avec la critique tombée avant-hier, nombre d’entre vous ont du s’en douter, et c’est désormais officiel : le nouveau Flemmard du 7°art porte sur Autant en emporte le vent. Pour les curieux, ça se passe ici :
https://www.youtube.com/watch?v=6f3nRt8fTlE

Publié dans Vidéo | Laisser un commentaire