The Yards

The Yardsw
2000
James Gray

Quand on se lance dans le film mafieux et noir, difficile de passer derrière Le Parrain, surtout quand on lui voue un tel culte qu’on s’empêche de s’approcher de son illustre niveau. Alors partir en voulant rendre un hommage à des films modestes comme Rocco et ses frères, c’est un coup à se casser les dents.

Le film part d’un postulat quasi anémique : sortant tout juste de prison, Leo (Mark Wahlberg) aimerait pouvoir prétendre à une vie normale, trouver un boulot. Mais sans diplôme ni formation, les portes restent fermées devant lui, l’obligeant à se tourner vers son pote Willy (Joaquin Phoenix). Travaillant dans une entreprise ferroviaire, il est chargée de soudoyer les différents niveaux de l’infrastructure pour obtenir les contrats. Mais des fois cela ne suffit pas, et saccager le matériel du concurrent est très efficace, une bonne occasion pour initier Leo. Malheureusement les choses vont mal tourner : Willy va tuer un agent de sécurité et Leo, se défendant, va envoyer un policier à l’hôpital. Mais seulement voilà, Leo se retrouve accusé du meurtre, et sa vie va devenir un véritable enfer entre la police cherchant à l’enfermer à vie, et sa « famille », voulant l’empêcher de divulguer leurs secrets coûte que coûte.

En tout juste demi-heure le tour est fait : Leo est en fuite, et cela durera près d’une heure assommante comme pas deux. Il a mal agit, mais on cherche en plus à lui faire porter le chapeau pour le meurtre. C’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de l’histoire, à une petite querelle amoureuse près : les deux potes s’affrontent pour avoir les faveurs de Charlize Theron, pourtant pas bien en valeur entre son style junky et ses cheveux noirs et courts. On aurait alors pu croire à un thriller psychologique sur un bras de fer entre coupables et suspects, mais il n’en est rien : on subira une attente des plus plates. Dire que le rythme est affreux serait un doux euphémisme. Et si encore le film nous captivait par d’autres atouts, mais sa réalisation est classique, les acteurs à peine corrects, et l’histoire s’avérera ennuyeuse de bout en bout. Un polar bien insipide…

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Les Âmes Vagabondes

Les Âmes Vagabondes
2013
Andrew Niccol

Après avoir enthousiasmé et désespéré des millions de gens avec sa saga vampirique Twilight – une aventure pas mauvaise du tout, malgré un départ douloureux, et dont le destin n’est peut-être pas tout à fait scellé -, Stephenie Meyer nous revient avec l’adaptation d’un de ses romans, flirtant cette fois du côté de la science-fiction. Et pour cette adaptation, un grand nom du cinéma se trouve à sa tête : Andrew Niccol, scénariste de The Truman Show et de Bienvenue à Gattaca (qu’il a aussi réalisé), deux des dix meilleurs films de l’histoire.

L’histoire du film se passe dans un futur relativement proche, alors qu’une entité extraterrestre a prit possession de l’humanité. Peuple parasite s’appropriant le corps d’un hôte, ils envahissent les planètes pour s’intégrer à la population et les rendre plus pacifiques. Mais l’homme croyant en ses idéaux, la prise de pouvoir ne se fit pas sans heurts, aboutissant à une absence de cohabitation : notre race doit être intégralement contrôlée. Pour se faire, une élite de traqueurs (Diane Kruger) est chargée d’intercepter et de soumettre les derniers insurgés. Tombée dans leurs filets, Mélanie (Saoirse Ronan) va se retrouvée investie par l’âme de Gaby (Emily Browning), sensée extirper les informations qu’elle possède sur ses amis réfugiés. Gagnant sa sympathie, Mélanie va réussir à la faire changer de camp et partir retrouver les siens (dirigés par le charismatique William Hurt), partageant son corps. Mais difficile de retrouver sa place quand on ressemble à l’ennemi, les gens étant persuadés que la possession tue l’hôte, mais il n’en est rien.

Dans un premier temps, l’invasion sonne comme une extermination sournoise à la The Faculty, le peuple étant berné par l’apparente béatitude des aliens. Appelés « âmes », ils prennent possession du corps des patients, qui assistent impuissants à la fin du monde tel qu’ils le connaissaient. Une vision d’horreur, très vite nuancée par le revirement inattendu de l’âme introduit dans le corps de l’héroïne. Et c’est là que la vraie nature du film se révèle : une étude philosophique sur l’âme et la conscience. Entre un monde méfiant et un hybride mystérieux qui s’éveille à notre mode de pensées, les questions existentielles se multiplient, attisant notre curiosité. Les relations entre les personnages, la simple expression dans le regard étrange de l’hôte, tout est sujet aux interprétations et au rêve. Une prouesse scénaristique colossale qui côtoie le génie d’un Prometheus, amenant avec talent des questions pertinentes, qui trouvent un écho formidable. Si la poésie des propos est transcendée par la vision onirique et spirituelle que nous offre le film, la force magistrale de Saoirse Ronan rend l’expérience réellement bluffante. Bien sûr, l’amour y est un peu facile et certains passages sont un peu lents, mais ce n’est qu’un détail face à la puissance philosophique du film. Une œuvre majeure du genre.

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Matilda

Matilda
1997
Danny DeVito

Il y a des fois où on s’en fout, et d’autres où c’est vraiment un gâchis trop insupportable. Au royaume des scénarios en or massacrés, ce film signé Danny de Vito (qui incarne aussi le père de la fameuse Mathilda) y tient une bonne place, alliant charme incroyable, beauté et simplicité enfantine à une féerie magnifique. Et comment à t-on pu tomber si bas ?

L’histoire du film est une ode poétique quasi majeure, fusionnant La vie est un long fleuve tranquille et Chronicle, un combo qui tient du génie. Petite surdouée dans une famille de débiles profonds, Matilda a grandi seule, dédaignant les émissions de télé familiales au profit de lectures sérieuses et instructives. Surpassant dès son plus jeune âge ses proches, l’ennui qu’elle endurait allait enfin prendre fin avec son entrée à l’école. Et en effet, le bonheur était à sa portée : des amis, des facultés la rendant unique, et une institutrice providentielle illuminant ses journées (Embeth Davidtz). Malheureusement, une ombre entachait cette idylle : la directrice, véritable tortionnaire sanguinaire.

Une petite fille en plein éveil, transcendant même la physique, qui tente de trouver du réconfort auprès d’une mère de substitution, tant sa famille lui fait défaut : rien qu’à l’idée les larmes nous viennent. Le vilain petit canard qui ridiculise ses proches ? Un potentiel comique énorme ! Injustice, humiliation, singularité, émotion : une formule de qualité pour un film qui sur le papier s’annonçait parfait. Mais seulement voilà, la bêtise américaine va passer par là… Stéréotypes, grossièretés, maladresses, stupidité, tout y passe. Si on excuse les facilités premières de la famille plouc, si on tolère la longue attente menant à l’école, difficile de s’enthousiasmer face à une sorcière repoussante qui fait du lancé d’enfants (risible) et qui oblige un enfant obèse voleur de gâteau à s’exploser la panse en public pour gloutonnerie (honteux). Point d’émotion à l’horizon, que de l’humour gras et stupide. Rarement pareil potentiel aura connu si regrettable débâcle.

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What the cut – spécial cinéma

Vous connaissez What the cut, émission culte de Antoine Daniel ? Eh bien en voici une adaptation personnelle en mode cinéma dans ce qu’il a de plus mauvais à offrir. Au programme, Mes meilleures amies, Postal et 2012 Supernova.

lien : http://www.youtube.com/watch?v=HXzI_ZawRTY

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Scary Movie 4

Scary Movie 4
2006
David Zucker

Bande de cons… À peine plus regardable que les autres, Scary Movie 3 a relancé la franchise, faisant repartir les recettes à la hausse (141 M$ Vs 220 M$). Alors quand le public en redemande, pourquoi se priver ? Cette fois-ci, le cinéma a offert quelques hits d’envergure à détourner : principalement Saw, La Guerre des mondes, The Grudge et Le Village.

Engagée comme aide à la personne âgée, Cindy (Anna Faris) va vivre quelques moments mouvementés dans la maison où elle travaille : elle est hanté par la fantôme d’un enfant vengeur. Mais tout cela n’a que peu d’importance face à la menace qui pèse sur la Terre : une invasion de robot / poulpe géant a commencé. Pour sauver notre monde, elle va se mettre en quête de la solution contre l’envahisseur. Apparemment, le père de son nouvel amant, vivant reclus dans une sorte de communauté d’amish, connaîtrait leur point faible.

D’emblée le film laisse perplexe : si il y a un soupçon de potentiel comique dans la scène d’introduction, il est tout de même d’une rare bêtise de prétendre que quelqu’un peut se « tromper de pied » quand il s’agit d’une amputation par automutilation. Mais les espoirs de grandeur tomberont avec des passages aussi fins qu’un suicide au viagra, ou une référence à Brokeback Mountain version quasi porno. Et avec le combat de boxe sur le ring, on touche des profondeurs alarmantes tant l’exaspération nous gagne. Mais outre la désastreuse parodie d’invasion extraterrestre et les autres clin d’œil foireux, au delà de l’humour scatophile et gras, deux trois passages s’en sortent mieux, surtout le jeu de la fin, le peuple dérivé du tueur au puzzle étant presque une trouvaille. Mais il ne faut pas rêver, le film nous laissera avec une scène d’interview télévisée insupportable de stupidité, prenant fin sur une note particulièrement indigeste. Sans doute l’une des pires saga de l’histoire, qui a su prouver que les américains devraient s’abstenir de faire des films parodiques tant ils en sont incapables.

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Un Jour sans fin

Un Jour sans fin
1993
Harold Ramis

Pour célébrer la 1000° critique de film sur mon site, en voici un à la hauteur de l’événement. Véritable légende et classique intemporel du genre, le film s’axe justement autour de l’écoulement du temps, qui va jouer quelques tours à un pauvre homme.

Présentateur météo et de JT pour une chaîne régionale, Phil Connors (Bill Murray) va devoir comme chaque année faire un reportage à Punxsutawney, célèbre ville où chaque année une marmotte annonce la fin de l’hiver imminente ou son durcissement pour six semaines. Un non-événement pour Phil, qui espérait partir de la ville le plus tôt possible. Mais après le reportage et diverses rencontres ennuyeuses, un blizzard paralysa toute la ville, l’obligeant à passer une journée de plus dans ce trou pommé. Mais au réveil, l’impensable se produisit : tout le monde était persuadé être le jour de la marmotte, remontant pourtant à la veille. Sentiment de déjà-vu ? Malheureusement non, au troisième jour la date resta inchangée, retombant inexorablement à 6h00 le 2 février. La mort elle-même semble impuissante face à cette constante temporelle. Indéfiniment piégé…

Debout les campeurs et haut les cœurs ! Une phrase qui aura marqué et qui continuera on l’espère à marquer des générations de cinéphiles. Quitte à revivre indéfiniment une journée, Phil aurait sans nul doute choisit n’importe quel autre jour. Coincé dans à bouseux-land avec des pecnots fêtant inlassablement une supercherie sans nom, il devra cumulé ennui et froid terrible. Le film en tire tout le potentiel comique, allant du type blasé au suicidaire tentant de rompre le cycle par tous les moyens possibles. C’est fin, tordant, à l’image du passage « ne conduit jamais sur la voie ferrée ! ». Et puis bon gré malgré, il s’en amusera à son tour, tombant toutes les filles possibles, sauf sa collègue Rita (Andie MacDowell), qui repoussera ses avances malgré des efforts acharnés. Tantôt amusé puis désespéré, il mettra à profit ce temps imparti pour évoluer, transcender sa vision de la vie. Certes, certains passages sont un peu lourd, comme « je ne bois qu’à la paix dans le monde », et autres idées bien pensantes ou exagérées, mais de manière générale le film est une bonne tranche de rire, partant d’une histoire géniale et qui nous fait réfléchir. Un bonheur dont on ne se lasse pas.

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Camping 2

Camping 2
2010
Fabien Onteniente

Patrick is back. Après un carton monstrueux dans les salles, et connaissant le peu d’imagination du réalisateur médiocre qu’est Fabien Onteniente, Camping ne pouvait que connaître une suite, malgré des retours mitigés (ce qui est déjà un sacré exploit pour Fabien). Ainsi, les Flots Bleus rouvrent leur plage.

Comme pour le premier film, l’histoire amènera une âme errante au fameux camping : Jean-Pierre Savelli (Richard Anconina), en plein break avec sa nouvelle concubine. En quête de sérénité avec sa fille, ses vacances vont prendre une tournure inattendue. Quand Patrick Chirac (Franck Dubosc) décida de le prendre sous son aile, le cauchemar commença et la sangsue s’accrocha. Mais il n’est pas le seul pour qui les vacances semblaient mal commencer : les Gatineau (Antoine Duléry et Mathilde Seigner) s’éloignent à nouveau, Paul sombrant dans le bling-bling, tandis que Jacky (Claude Brasseur) voit à nouveau son emplacement 17 bafoué, des effondrements de terrain ayant amené des bungalow s’interposant entre lui et son paysage. Plus encore, la fermeture du camping se profile.

On prend les mêmes et on recommence. Patrick est toujours aussi naïf et seul, il tente toujours de se faire un nouvel ami, lui aussi toujours père célibataire pour qui le séjour commence mal mais fini bien, les Gatineau s’engueulent pareillement, Jacky râle comme à son habitude, et on retrouve même Mendez nous faisant « du grand Mendez ». Mais quel intérêt de revoir deux fois le même film ? Plus grave encore, l’humour frais et léger, certes pas folichon, du premier film connaît quelques ratés, comme « les couverts en plastique » et autres jeux de mots quasi grotesques. Bien sûr, la bonne ambiance est de retour et le cadre est toujours aussi apaisant, mais une telle fainéantise scénaristique est de très mauvais goût. Qu’importe pour les producteurs, le film a presque atteint les quatre millions d’entrées et un troisième serait en préparation, sans doute toujours aussi facile et peu convaincant.

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Camping

Camping
2006
Fabien Onteniente

Si ce mode de vacances, que d’aucuns qualifient de précaire alors que d’autres y voient un art de vivre, séduit de plus en plus de français de par son coût abordable laissant une plus grande part du budget aux extra, le film a lui aussi connu un très grand succès. Le film affiche fièrement pas loin de 5,5 millions de spectateurs au compteur. Pourtant, le plébiscite n’est pas là : le film étant tout juste considéré comme correct.

Chirurgien de renom à la capitale, Michel Saint-Josse (Gérard Lanvin) avait prévu des vacances de rêve en Espagne, s’imaginant déjà parcourant les greens idylliques de son hôtel cinq étoiles. Mais seulement voilà, sa voiture tomba en panne aux abords d’Arcachon, près du camping des « flots bleus ». Très loin de ses considérations luxueuses, il devra faire avec la populace, se mélangeant avec des gens ayant eux aussi leurs problèmes. Patrick Chirac (Franck Dubosc) voit sa vie lui échapper : licencié et abandonné par sa femme. Le couple Gatineau (Antoine Duléry et Mathilde Seigner) bat quant à lui de l’aile, le mari délaissant sa femme depuis son infidélité. Enfin, le taulier du camping, celui qui passe tous ces mois d’août depuis 36 ans aux flots bleus, Jacky (Claude Brasseur), se voit pour la première fois de sa vie privé de sa place fétiche 17, ruinant son séjour.

D’un point de vu purement technique, le succès du film est tout bonnement incompréhensible. L’histoire de base est en effet très limitée : un snobe qui se retrouve bloqué contre son gré avec des ploucs. Les histoires de chacun sont banales et la surprise est un élément absent du film, le développement étant cousu de fils blancs. Les acteurs ne sont pas bons non plus, abusant des démonstrations publiques grandiloquentes. L’humour n’est pas non plus particulièrement fin, les situations n’étant pas très inspirées. Le comique du film repose en grande partie sur Franck Dubosc, malheureusement loin de suffire pour en faire une grande comédie. Ce qui sauve le film, et qui a probablement conduit à son succès, est la bonne humeur et la simplicité qui se dégage du camping, nous donnant presque envie d’effectuer la danse des tongs ou de courir avec un masque de canard. Après tout, si c’est ce que demande le peuple…

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Amour & Turbulences

Amour & Turbulences
2013
Alexandre Castagnetti

À l’image du film Un Prince (presque) charmant, le film semblait aux premiers abords assez facile et peu intéressant : une comédie romantique banale sur deux ex qui se retrouvent par hasard assis côte à côte dans un avion. Mais le film nous réserve quelques bonnes surprises.

Comme expliqué précédemment, le principe du film est simple : en partance de New-York, un vol va réunir Julie (Ludivine Sagnier) et Antoine (Nicolas Bedos), deux anciens amants. Il y a trois ans, leur relation prit fin, et aujourd’hui Julie exhibe fièrement sa réussite sociale et maritale tandis que Antoine vante sa suprématie. Bien sûr, tout cela n’est qu’un jeu camouflant leurs misères respectives, les plaies de leur amour n’étant encore pas bien refermées. Se remémorant le passé, ils vont tenter d’apaiser leur colère, se rappelant au doux souvenir de leur rencontre, à la joie de leur moments ensembles, mais aussi la violence de leur rupture. Et s’ils avaient fait fausse route pendant tout ce temps ?

Moins bête que prévu, le film fait preuve de deux qualités remarquables : la construction logique et originale de son histoire, et la qualité de ses dialogues. Alternant joutes orales et flash-back, le film compense le classicisme de son histoire en nous happant avec des comiques de situation cocasses ou intelligentes, les agrémentant de remarques aussi fourbes que malignes. Que ce soit pour des boutades ou des vannes (le pote joué par Jonathan Cohen étant sans doute le point le plus drôle du film), la plupart des dialogues tombent justes et sonnent percutants, donnant à la fois plus d’impact et de saveur à l’histoire. Pas franchement transcendante, cette dernière s’avère tout de même bien pensée, avançant méthodiquement. Fin, mignon, drôle et pas mal joué. Ça n’est pas la comédie de l’année mais on s’amuse bien.

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Scary Movie 3

Scary Movie 3
2003
David Zucker

Même si de Scary Movie 1 à 2 les recettes ont presque été divisées par deux (278 M$ Vs 141 M$), les profits ont été suffisant pour voir échouer sur nos écrans un troisième volet. Le massacre n’en fini plus… Dans le collimateur cette fois, Signes, The Ring, Matrix Reload et Les Autres.

Quelques années sont passées, et Cindy (Anna Faris) est devenue journaliste sur une chaîne où prévalent le sexe et le trash, brisant ses rêves de grande reportrice. Mais à la mort de sa meilleure amie, elle tombera sur une cassette maudite : quiconque la regarde succombera à la mort dans un délai de sept jours. Un scoop incroyable qui pourrait bien être lié aux apparitions d’extraterrestres, qui ont laissé leur marque dans bien des champs. Mais l’inconscience collective semble empêcher toute solution…

Deux blondasses cruchasses, un détournement facile. C’est reparti en aussi mauvais ? Pas sûr, un gag de chien qui marche, un « attack here » pas mal trouvé. Enfin bon, aussitôt dit et les dérives sexuels rappliquent avec une bonne dose de morve, repartant dans le scabreux habituel. Chaque petit passage marrant est noyé dans un flot de conneries, comme le magnifique bonnet du Ku Klux Klan et salut nazi dans une salle remplie de noirs, qui ne rattrapera pas le combat de rap affligeant. Mais mine de rien, on rit de temps à autre, comme avec la veillée, les trucs jetés depuis la voiture sur les passants, la vidéo sur les extraterrestres ou encore les divers comiques de répétition sur le fils adopté par Cindy. En plus, de par la plus grande popularité des films parodiés, les références sont plus évidentes et ont donc plus d’impact. M’enfin bon, si la pilule passe mieux, faut pas déconner, ça reste raz des pâquerettes et puéril à souhait. Mais ne pas trop s’ennuyer, ça reste un sacré progrès et les problèmes de narcolepsie se résorbent. Champagne !

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