Les Tuche

Les Tuche
2011
Olivier Baroux

Ceci est le quatrième film d’Olivier Baroux… Tremblez car ses premiers furent le très moyen Ce soir, je dors chez toi, l’irregardable Safari, qui restera à jamais dans nos mémoires comme l’une des plus grosses daubes de l’histoire, et le mauvais L’Italien. Pas brillant tout ça…

Cette nouvelle tentative s’axera autour de la famille Tuche, bande de bouseux d’une ville paumée et qui n’aspirent pas à grand chose. Le père (Jean-Paul Rouve) est heureux : il est enfin au chaumage et se la coule douce. Sa femme (Isabelle Nanty) et ses trois enfants se reposent tranquillement sur les aides de l’Etat, et la famille y a trouvé sa philosophie de vie. Mais un jour, ils vont gagner 100 millions d’euros au loto, les rendant infiniment riches. Du coup, ils vont partir à Monaco, lieu dont a toujours rêvé la mère, très grande fan de la princesse Stéphanie. Mais même s’ils ont l’argent, leur intégration ne sera pas facile dans ce milieu bourgeois. Ploucs Vs Bobo.

Caricature ambulante des pauvres de la campagne, cette famille Tuche dégage néanmoins une sympathie immédiate, surtout grâce à un humour potache efficace et qui attaque d’emblée. L’attachement est d’autant plus fort qu’une certaine poésie s’immisce, et qu’aussi bourrus puissent ils être, la famille est très solidaire, et n’ayant rien au départ, elle s’est construite sur des valeurs que l’argent n’achète pas : l’amour. Un démarrage assez fort qui rivalise d’ingéniosité une fois à Monaco, jouant à fond la carte de la différence. Mais une fois le tout bien installé, le souffle retombe, l’humour se fait moins présent, et l’intérêt s’effile. La fin nous lâche même complètement en ratant le virage, partant dans une direction débile et facile. Le film reste amusant, mais on en voit trop vite les limites.

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Kung Fu Nanny

Kung Fu Nanny
2010
Brian Levant

Grande star du cinéma d’art martial, Jackie Chan a une sacrée filmographie à son actif. Le problème, c’est que les accidents comme Le Smoking ou Le Médaillon ne sont pas rares, la plupart de ses films tiennent d’ailleurs plus du nanar qu’autre chose…

Comme dans la quasi intégralité de ses films (et même sa série), Jackie Chan incarne ici un agent secret. Néanmoins, il est prêt à cesser ses activités à la CIA pour endosser le rôle de mari, et définitivement se caser. Mais les choses ne sont pas faciles avec les trois enfants de sa copine Gillian. Devant s’absenter pour son travail, elle lui confiera ses enfants, l’occasion de se rapprocher un peu. mais c’était sans compter sur le fait qu’un des enfants allait par erreur activer une mission secrète, permettant à son ennemi juré de le localiser.

Le principe du film est aussi débile qu’improbable : un agent secret qui se retrouve à faire le babysitteur. Bien évidemment, les enfants ne l’aiment pas au début, vient ensuite le vilain méchant russe, oh mon dieu on va tous mourir, en fait non, tu m’a caché la vérité donc je te quitte, finalement les enfants le trouvent cool, finalement la mère l’aime bien. Le mélange parfait entre clichés affligeants et histoire bateau. Les acteurs en font des caisses, parmi eux Billy Ray Cyrus, apparemment perdu, et la stéréotypie est poussée au max. Si au moins l’humour rattrapait le coup, mais seuls les plus jeunes auront la simplicité d’esprit requise pour en rire. Ça vole en rase-motte… En gros, tout est bidon dans ce film : du pur navet.

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Pour elle

Pour elle
2008
Fred Cavayé

Près de deux ans jour pour jour sortait en France le remake américain du film, Les Trois prochains jours. Brillant thriller à la structure irréprochable, haletant de suspense, bourré d’action et reposant sur un casting massif et engagé, le film avait porté l’idée très très loin. Et pourtant, malgré un bon accueil critique et la période des vacances de Noël, la version française n’avait pas flamboyé avec ses 623 286 entrées. Le support de départ était il alors si bon que ça ?

De base, les histoires sont assez similaires : Julien (Vincent Lindon) et Lisa (Diane Kruger) vivaient paisiblement avec leur fils, jusqu’au jour où les flics débarquèrent chez eux, arrêtant Lisa pour meurtre. – Dans cette version originale, le meurtre n’est pas expliqué et ne sera pas élucidé par le mari. – Jugée coupable, elle sera condamnée à 20 ans de prison (contre perpétuité aux USA). Face à une police incapable et la certitude de son innocence, Julien va « orchestrer » son évasion.

Ouche, sacrée douche froide ! Si la base des films sont quasi identiques, leurs conceptions sont totalement opposées. La première partie assez molle de préparation est ici près de deux fois plus longue, et pourtant le résultat est d’une pauvreté accablante ! Bien évidemment, les deux films s’axent autour d’un type ordinaire qui veut faire évader sa femme, mais cela ne l’empêche pas de réfléchir, normalement. Ici, l’évasion est opportuniste, improvisé, débile, facile et expédiée, à tel point que le suspense y est absent. Pire encore, les acteurs n’arrivent pas à rendre l’expérience intense en émotions, à cause en partie d’un manque de talent, mais aussi d’un manque de planification qui créait un stresse de chaque instant dans son remake. C’est un miracle d’avoir pu tirer un si bon film d’un support aussi bancal et mou.

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Fatal Games

Fatal Games
1991
Michael Lehmann

Opprimer les gens, c’est mal voir dangereux, surtout dans le milieu scolaire. Par exemple, imaginez que votre classe, scénario hautement probable, soit sélectionnée pour un Battle Royale ? Mais aussi bien, le jeu a déjà commencé sans que vous en soyez informé, et la mort vous attend au tournant !

Vous l’aurez compris, une mutinerie se prépare dans ce lycée américain de Westerburg. Comme toujours, la popularité est partagée entre d’un côté les pom-pom girl, et de l’autre les joueurs de football américain. Le groupe des Heathers (dont Shannen Doherty fait partie) représente le summum suprême de la hiérarchie féminine. Veronica (Winona Ryder) tente d’en faire partie, mais elle n’adhère pas du tout à leur caractère de chipie vaniteuses et arrogantes. Un jour, elle rencontrera Jason Dean, un beau gosse ténébreux déjà renvoyé de sept écoles. Avec lui, elle peut exprimer sa différence, mais cela n’est pas du goût de la Heather cheftaine, qui menace de lui pourrir la vie. Pour se venger préventivement, elle et Jason vont lui faire boire un peu d’huile de moteur : elle en tombera raide morte. Petit maquillage en suicide et hop, la salope est morte et ils peuvent en jouir impunément. Le côté obscur de la vie…

Petit teen-movie sympa ambiance 80′, le film part dans l’humour noir et malsain. Peut-on rire du suicide ? Oh que oui ! Couple démoniaque, les deux amant maudits vont monter crescendo dans la folie et le film va partir très très loin, avec un point de culmination lors du suicide d’homo. Jusque là, ce qui correspond quasiment à la moitié, le film gagne progressivement notre adhésion et nous surprend par son angle unique. Puis la Veronica est prise de remord, doute, et la folie rattrape l’humour. Le film s’enlise et ne s’assume plus, le concept se fige et la fin déçoit. Bel essai mais tentative avortée.

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La Guerre des Mondes

La Guerre des Mondes
2005
Steven Spielberg

Pionnier de la science-fiction, H.G. Wells a instauré un thème particulièrement populaire depuis : l’invasion extraterrestre. 107 ans après son livre et 52 après son adaptation cinématographique, Steven Spielberg revient à la charge pour revisiter ce grand classique dont il rêvait depuis longtemps, mais qu’il a dû repousser à cause de la sortie d’Independance Day, craignant de faire effet miroir.

L’histoire prend place à notre époque (transposée donc de deux siècles), et on la suivra de pare les yeux de Ray Ferrier (Tom Cruise), banal grutier de port. Sa journée s’annonçait classique, à ceci près que ses enfants (Dakota Fanning, et l’infâme Justin Chatwin, coupable de l’un des pires crimes de l’histoire du cinéma : Dragonball Evolution) sont de visite ce week-end, garde partagée. Mais en plein après-midi, un orage d’une rare violence éclata. Les éclairs tombèrent par dizaine, tous au même point d’impact. Quelques minutes plus tard, un immense robot sortit du sol, désintégrant les humains et balayant les maisons. L’invasion est mondiale et une chose est sûre, ses robots étaient cachés dans le sol depuis très longtemps…

Histoire de meubler un peu et d’avoir un point de vue, le film commence avec une famille recomposée, principalement centrée sur le père. Arrive ensuite l’orage magnétique et les coups de semence avant l’assaut, le tout sans aucune explication. Nous ne saurons jamais d’où sortent les extraterrestres ni quelles sont leurs motivations, si ce n’est s’approprier notre planète et en profiter pour fertiliser le sol avec notre sang, aussi étrange que soit ce choix. Mais après tout c’est logique, on n’en sait pas plus que ceux qui subissent l’attaque. Cracher sur ce vide serait donc un acte de mauvaise fois total, mais quand même ça manque. Reste alors la violence de l’invasion, et les effets spéciaux de grand standing, autrement dit du grand spectacle. Et effectivement, rien à redire sur ça : la patte de Spielberg rend l’expérience forte et impressionnante. Néanmoins, il n’a pas su réellement trancher entre la grosse invasion épique et la terreur de la fin du monde, créant des oscillations de rythme gênantes. Heureusement, Tom Cruise est là pour apporter tout son charisme, bien qu’il n’y ai que Tim Robbins qui s’en sorte à côté. On se retrouve donc face à une bonne invasion d’aliens, à l’image très belle, mais qui n’est clairement pas au niveau des musts du genre.

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Un mari idéal

Un mari idéal
1999
Oliver Parker

Indiqué comme étant tiré d’une œuvre de Oscar Wilde, ce film a pourtant des faux airs de Bel Ami. Le film nous embarque avec un certain Lord Arthur Goring (Rupert Everett), riche célibataire de la bourgeoisie londonienne de la fin du XIX° siècle, qui multiplie avec nonchalance et frivolité ses conquêtes, mais il n’est pas le mari idéal dont le titre fait référence…

Le monde est en pleine insouciance, les gens sont heureux et l’avenir semble radieux. Sir Robert Chiltern (Jeremy Northam) est sans doute l’un de ceux qui nagent le plus dans le bonheur : fortune faite, carrière brillante au parlement, et mariage heureux avec une femme (Cate Blanchett) qu’il aime plus que tout au monde. Bref, un mari idéal. Mais son ascension est basée sur une terrible trahison, qui est arrivée aux oreilles de Mrs. Laura Cheveley (Julianne Moore), femme d’affaire redoutable qui a un peu trop investie d’argent dans un canal en Argentine dont Sir Robert s’apprête à ordonner la cessation. S’il ne change pas d’avis sur le canal, elle le menace de tout divulguer aux journaux. Il se tournera alors vers son meilleur ami, Arthur, malheureusement déjà bien occupé à en séduire la sœur (Minnie Driver) et à repousser les avances de Laura.

Dans ce cadre mondain du Londres d’antan, on suivra les fresques d’un odieux chantage de la part d’une vil diablesse ensorcelante de beauté, et qui représente une catégorie presque imaginative tant leur nombre a été négligeable : les femmes d’affaires. Mais le film tranche radicalement avec le style habituel de ces reconstitutions historiques, généralement orientées drame avec une ambiance triste, en proposant un panel de gens heureux vivant gaiement et plaisantant de tout. Les politesses sont de rigueurs, et le langage y est particulièrement chaste et soutenu, sans aucun écart de conduite, créant une atmosphère décalée et humoristique. Même cette affaire de chantage est sujette à la plaisanterie, servant de lien à des situations délicates et cocasses. Le sens des convenances poussé à l’extrême possède un charme et un potentiel comique indéniables. On rit fréquemment, les personnages sont charismatiques et les décors sont beaux et fidèlement retranscrits, mais on aurait aimé un peu plus de folie, de fougue, de surprises. Un peu trop prévisible, le concept du film n’évolue pas tellement, et on s’en lasserait presque sur la fin. Reste une œuvre décalée et sympathique qu’on a plaisir à découvrir.

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Mission : Impossible – Protocole fantôme

Mission : Impossible - Protocole fantôme
2011
Brad Bird

Si les deux premiers Mission : Impossible ont fait un carton croissant, le troisième marqua le déclin de la saga d’espionnage : budget en hausse de 25 millions, alors que les recettes chutent de 148 millions et fait même moins bien que le premier film en tombant sous les 400 M$, une grande déception alors que le niveau du film était dans la lingée des deux autres, à savoir plutôt bon. Les négociations ont donc été dures pour le film, et il mit cinq longues années pour débarquer, en espérant que le niveau décolle enfin.

Pour cette quatrième aventure, la Force Mission Impossible (dont le rôle chaise musicale du président revient à Tom Wilkinson) enquête sur un certain Cobalt, dangereux extrémiste prêt à faire sauter une bombe nucléaire sitôt son acquisition faite. Pour le déjouer, Ethan Hunt (Tom Cruise) a besoin d’infiltrer le Kremlin de Moscou pour y récupérer des informations, mais la mission fut un fiasco : l’équipe de Cobalt, déjà sur place, a récupéré les appareils de lancement avant Ethan et son équipe (Paula Patton et Simon Pegg, rejoints après par Jeremy Renner) et déclencha une bombe pour faire sauter le Kremlin et faire disparaître les preuves. Pour les Russes, il s’agit d’un attenta américain, et le président des Etats-Unis a choisit de désavouer l’agence Mission Impossible dans son intégralité, mettant fin aussi à la mission. Mais pas question de le laisser Cobalt déclencher une guerre nucléaire, même si la mission semble impossible.

Cette saga divertissante mais pas extraordinaire a connu un rebond fantastique avec ce quatrième film, tant le succès fut critique et commercial : 694,7 M$ au box-office, soit près de 150 M$ de plus que le second opus et une amélioration de 300 M$ par rapport au troisième, inespéré. Une révolution ? Pas vraiment, on retrouve toujours le même type d’histoire : un méchant qui veut créé le chaos et contempler sa destruction. La structure est aussi plus ou moins la même : enquête facile, grosses scènes d’action, et de l’infiltration périlleuse. On gardera notamment en mémoire toute la partie à Dubaï, très réussie et avec une ascension spectaculaire. Ce que ce film a de mieux que les précédents, c’est ses acteurs secondaires et son rythme. Côté acteurs, la nouvelle équipe est sympa, avec surtout un Jeremy Renner qu’on annonce comme un futur successeur de la saga, et on retrouvera deux têtes connus : Josh Holloway et Léa Seydoux, dans des rôles minimes. C’est donc surtout au niveau du rythme que le film trouve son équilibre, harmonisant la dynamique de début du dernier volet. Tout ne se vaut pas mais il n’y a au moins aucun relâchement, et la fin vient même redonner espoir en évitant les facilités qui ont fait de Ethan Hunt le seul personnage récurrent de la série, Luther ne faisant ici qu’une brève apparition. La saga s’est donc trouvé un casting, maîtrise parfaitement sa réalisation, mais pêche toujours côté scénario, qui n’arrive pas à proposer une réelle enquête poussée sur un sujet intelligent. Le prochain essai ne sera par contre pas pour tout de suite, le cinquième film n’étant pas prévu avant 2015, sans raisons avancées.

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Le Club des empereurs

Le Club des empereurs
2003
Michael Hoffman

Adaptation de la nouvelle The Palace thief de Ethan Canin, le film nous plonge dans un univers à l’ambiance incomparable, à la fois peu représenté et emblématique de la culture américaine et anglaise : les établissements scolaires prestigieux des années 70, lieux qui ont vu immerger bon nombre de nos personnalités.

Ici, le film prend place dans le lycée pour garçons St Benedict. Proviseur adjoint et professeur d’histoire spécialisé dans l’empire romain, William Hundert (Kevin Kline) prend à cœur d’enseigner le savoir, mais aussi les valeurs de la morale. Dans un milieu où seul la motivation et le travail ont place, l’équilibre des choses va basculer avec l’arrivée d’un élément perturbateur : Sedgewick Bell (Emile Hirsch), le fils du sénateur, renvoyé une nouvelle fois de son école. Dissipé, fainéant et impoli, il tirera vers le bas l’ensemble de la classe, créant une vague de mimétisme. Mais le professeur Hundert ne désespère pas et voit en lui un potentiel énorme, pouvant même surpasser ses meilleurs élèves. Pour le remotiver et le ramener sur le droit le chemin, il fera tout pour le faire participer au « Club des empereurs », duel de culture d’histoire.

À la manière du Cercle des poètes disparus, certes dans un registre beaucoup plus joyeux quoique un peu dramatique, on suit l’éducation d’une classe spéciale à travers un professeur d’exception, qui bouleversera leurs vies. Son charisme n’est d’ailleurs pas loin de son modèle : l’oscarisé Kevin Kline fait forte impression et s’impose à l’écran avec beaucoup de classe. Peu voir pas connu à l’époque, le reste du casting a aujourd’hui une tout autre ampleur : Paul Dano, Jesse Eisenberg et Emile Hirsch, bien que ce dernier soit le seul à réellement briller. Malheureusement, leurs versions adultes, puisque la fin du film rassemble cette petite famille 25 ans après leur scolarité, n’ont pas la même carrure et sont une petite déception, malgré les présence de Steven Culp et Patrick Dempsey. Mais cela ne gâche pas le plaisir de suivre cette petite histoire simple et parlante, évoluant dans un cadre magnifique avec des musiques somptueuses. Et l’émotion nous gagne avec son final très poétique et philosophique sur la condition humaine et la noble mission des enseignants, qui saluent la mémoire des grands hommes du passé, mais qui marquent nos vies plus qu’aucune figure historique ne le fera jamais.

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Somewhere

Somewhere
2010
Sofia Coppola

La réalisatrice a déclaré, pour ce film, vouloir se rapprocher du cinéma européen et ainsi se libérer des contraintes classiques du cinéma, se délestant de scénario, technique et dialogues. En effet, le film a été tourné à l’ancienne, avec des pellicules, et aucuns dialogues n’a été écrit : uniquement de l’improvisation. Et pour ce qui est de l’histoire, on sent qu’aucun effort n’a non plus été fait.

Comme semblant de fil conducteur, un acteur populaire, Johnny Marco, qui ne fout rien de sa journée à part mater deux sœurs jumelles faisant du pol danse dans sa chambre d’hôtel, puis se taper une bombe le soir. Mais son quotidien va changer quand on ex-femme lui laissera pour une durée indéterminée sa fille de 11 ans, Cleo (Elle Fanning). Une bonne occasion de se rapprocher de sa fille. Ou pas…

Le film commence mollement avec son acteur qui se la joue normal, tout en profitant à fond des plaisirs du luxe. Arrive ensuite la fille, incarnée par une Elle Fanning qui impressionne à chacune de ses prestations, sauf là. Tout comme l’ensemble du casting, elle semble vidée et blasée, renforçant la mollesse générale. On commence à perdre espoir avec la scène de la patinoire, un bel exemple d’arrêt temporel, tant la séquence est interminable, comme le film dans sa globalité. Il ne se passe rien, les dialogues sont plats, et les acteurs insipides. Le film nous draine carrément l’énergie pour zapper. Et dire qu’il n’y a pas de fin, si ce n’est celle de la pellicule… Le cadre est peut-être sympa et le film volontairement « relaxe », mais on se fait largement chier.

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My Choice Award 2013

Comme l’an dernier, je vous propose de voter pour les meilleurs et les pires films de l’année 2012, basés donc sur les sorties françaises. La sélection est personnelle, mais le résultat final vous appartient ! Et pour un peu plus de classe, voici une vraie interface de sondage, malheureusement limitée en questions, et est donc découpée en trois sondages dont voici les liens :

My Choice Award 2013 part 1

My Choice Award 2013 part 2

My Choice Award 2013 part 3

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