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Méta
Novembre 2012
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Silent Hill
Comme pour son aîné Resident Evil, le film est lui aussi basé sur une saga de jeux-vidéo qui a révolutionné le survival-horror. Mais les jeux comme les films se différencient sensiblement au niveau de l’approche : si le premier joue clairement la carte de l’action (décérébré), celui-ci s’oriente quasi entièrement vers le psychologique. Une technique qui en fera sursauter plus d’un !
Reprenant principalement l’histoire des Silent Hill 1 et 3, empruntant aussi l’ambiance du 2 et l’approche technique du 4, le film prend place dans une famille américaine en proie à lourds problèmes. Leur fille adoptée, Sharon, est victime de terribles crises de somnambulisme et de dédoublement de la personnalité, la poussant à dessiner des scènes de violences atroces. Ne supportant plus de voir sa fille souffrir ainsi, sa mère Rose (Radha Mitchell) décide de prendre les choses en main, contre l’avis du père (Sean Bean), et de l’emmener à Silent Hill, ville réputée hantée, qu’elle cite sans cesse dans son sommeil. Mais arrivées sur place, une jeune fille apparue sur la route et Rose se heurta la tête en voulant l’éviter. Au réveil, Sharon a disparu et elle se retrouve seule livrée à une ville inhospitalière où règne les ténèbres et les démons.
Pour ceux qui connaissent les jeux, il s’agit tout simplement d’un must de la crise cardiaque, au même titre qu’un Dead Space : tout deux infaisables de par l’angoisse générale, à moins que je ne soit trop réceptif pour ce genre de jeux. Encore est-il que le film respect parfaitement la charte du jeu – et pour cause, c’est un travail de fan – entre le brouillard, les changements de décors, l’aspect de la ville, les classiques hôtels et autres hôpitaux, et le design des monstres, très réussis. Grâce à son budget astronomique pour un tel projet (50 M$), le film se dote aussi de jeux de lumières intelligents et d’effets-spéciaux de qualité. Le tout au service d’une histoire classique et sans tellement de surprises, mais efficace et amenant l’univers du jeu avec brio. Seule ombre à ce tableau : le casting. Sans être exécrable, les acteurs, et surtout actrices, surjouent péniblement et n’arrivent pas à faire transparaître l’émotion. Bien évidemment, la cohérence est pour ainsi dire nulle, mais qu’importe. Univers diaboliquement génial et ambiance maîtrisée, le film s’impose tout de même sans mal comme l’un des meilleurs du genre. Reste à savoir si la suite saura exploiter cet héritage pour le moins solide.
Publié dans Cinéma, Critiques
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Brothers
Remake du film éponyme danois sorti quatre ans avants, le film, comme son nom l’indique, est centré sur deux frères, Sam (Tobey Maguire) et Tommy (Jake Gyllenhaal). Sam marche sur les traces de son père (Sam Shepard) et voue sa vie à protéger son pays en s’étant engagé dans l’armée, ce qui ne l’empêche pas d’avoir fondé un foyer avec sa femme Grace (Natalie Portman) et ses deux filles (dont Bailee Madison). Tommy en revanche n’est pas un modèle : il vient tout juste de sortir de prison et n’a jamais rien accompli de bien. Mais alors que Sam était en mission en Afghanistan, son hélicoptère subit des tirs et il fut capturé comme prisonnier de guerre par les rebelles. Présumé mort, sa famille fit son deuil et peu à peu Tommy se rapprocha de Grace et des enfants, au point de devenir un meilleur père qu’il n’était. Et à son retour, traumatisé par les évènements, il se sent comme un indésirable qui aurait mieux fait de rester mort…
En voilà un film qui véhicule bon nombre de valeur américaines particulièrement chères à leurs cœurs : le patriotisme, la famille, le christianisme, l’armée ou encore la menace islamiste. Presque un film propagande, la première partie du film nous explique en quoi le choix de vie de Sam est exemplaire, une ligne de conduite. Mais la réalité rattrape un peu ces idéaux en rappelant la faiblesse de l’homme, et en montrant avec le personnage de Tommy que le résultat importe peu pourvu que l’intention y soit. Une sorte de lueur d’espoir dans un film résolument sombre, allant crescendo dans la folie et la tristesse. Le film est aussi admirablement porté par son trio principal, tous très fort et émotionnellement intenses. Néanmoins, il faut bien reconnaître que l’histoire n’est pas bien passionnante, qu’elle lasse même, et que la seconde moitié perd pas mal en intérêt. Le talent des acteurs fait qu’on suit tout de même le film, d’autant qu’il part d’un sujet fort, mais son déroulement manque d’impact et d’évolution réelle, perdant peu à peu notre attention. Une esquisse de très bon film.
Publié dans Cinéma, Critiques
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La Petite princesse
Grand incontournable des films qui ont marqué mon enfance, La Petite princesse puise son histoire dans les mêmes lignes qu’un dessin animé japonais particulièrement populaire : Princesse Sarah, créé en 1985 et qui ne cesse depuis d’être rediffusé. Une inspiration qui nous vient de feu la romancière Frances Hodgson Burnett, à qui l’on doit aussi Le Petit Lord Fauntleroy, lui aussi adapté de l’un de ces romans les plus célèbres. Et c’est donc 90 ans après la sortie du roman que ce petit film a vu le jour, rendant un hommage comme beaucoup en rêveraient.
Sur les terres ensoleillées et colorées de l’Inde, le film nous plongera en plein cœur de ces majestueuses montagnes asiatiques, bien loin des affres de la seconde Guerre Mondiale dont les canons sifflent au loin. Mais malgré l’éloignement et son statut de riche chef d’entreprise, le Capitaine Crew (Liam Cunningham) n’eu de choix que de prendre les armes pour défendre l’empire britannique, sa véritable nation. Il choisit alors de confier sa fille Sara à l’école américaine où avait été sa femme, qui vit désormais au ciel avec les anges et son autre fille. Un établissement de rigueur où Sara découvrira la méchanceté, l’esclavagisme, la ségrégation et la misère. Mais quelques semaines plus tard, son père sera déclaré mort au front, condamnant Sara à une vie de souffrance, de persécution et de pauvreté.
Oh joie ! Oh plaisir intense du bonheur suprême ! Si le film prend place au milieu d’une guerre – que le film aura l’intelligence rare de ne pas juger -, la pauvre Sara, qui a déjà perdu sa mère et sa sœur aînée, se retrouvera lâchée dans cette école pour jeunes filles, très éloignée des paysages chatoyants et enchanteurs de son enfance. Si les petites chamailleries entre filles ne sont pas bien méchantes, il faut bien reconnaître à la préceptrice un talent extraordinaire de sévérité et d’austérité interdisant presque toute forme d’amitié au sein de l’établissement. Mais c’est sans compter sur la gentillesse extrême et spontanée de Sara, allant même au delà des barrières sociales entre les riches et les pestiférés. Mais à peine pu t’elle amorcer un changement dans les esprits que le pire arriva : la mort de son père. Comment ne pas craquer devant une telle frimousse angélique à ce point désemparée ? Globalement le casting s’en sort honorablement, mais l’actrice – qui n’aura malheureusement jamais percé – interprétant Sara est véritablement émouvante. Une puissance émotionnelle d’autant plus renforcée de par la tristesse de l’histoire et la beauté de la musique, d’ailleurs récompensée à Los Angeles et citée à l’Oscar. Une très grande force poétique se dégage du film, alliant admirablement la naïveté enfantine à des notions sombres telles la mort, le rejet, la pauvreté et le désespoir. Et malgré quelques effets spéciaux ridicules et des personnages un peu trop caricaturaux, le film n’a rien perdu de sa superbe et s’impose sans mal comme une œuvre bouleversante et magique.
Publié dans Cinéma, Critiques
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Red Rock West
Ah, le rêve américain ! Partir au volant d’une bonne vieille caisse stylée et tracer sa route, vagabondant et s’abreuvant de quelques boulots de passage. L’aventure quoi ! Michael Williams (Nicolas Cage), ancien militaire et seul survivant de son régiment, a choisit la route comme philosophie de vie. Sa voie le mènera dans une petite ville du Wyoming, Red Rock West. Accoudé au comptoir, il sera confondu avec un autre Texan (à cause de la plaque d’immatriculation), envoyé spécialement pour un job. Etant plutôt à sec, sans savoir de quoi il en retourne, il accepte la place, surtout en sachant que la commission est de cinq milles dollars. Mais en réalité, ce barman qui se trouve être le shérif, souhaite l’engager pour tuer sa femme. Mauvais endroit au mauvais moment, il se retrouvera embarqué dans un sacré merdier…
Thriller à mi-chemin entre un road movie et un western, le film met en scène des gros durs abusant régulièrement de l’alcool, et cherchant continuellement à mettre la main sur le pognon de l’autre. Mais heureusement, les personnages ne sont pas trop caricaturaux, sauf peut-être la femme, trop aguicheuse et roublarde. L’histoire est d’ailleurs assez banale et évolue avec prévisibilité : on comprend vite le rôle de chacun et le genre d’erreur qu’ils vont commettre en boucle. L’intérêt du film sera donc Nicolas Cage, qui trouve là un rôle pas très marquant, mais qu’il porte avec panache. Le film n’étant pas très long et sa petite histoire de fric suffisamment dispersée, on ne s’ennui pas tellement. Mais franchement à quoi bon ?
Publié dans Cinéma, Critiques
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Assassin’s Creed : Revelations
Décidément très productive, l’équipe d’Ubisoft Montréal nous proposait, quelques mois à peine après la sortie de Brotherhood, la troisième et dernière partie de l’histoire du maître des assassins, Eizo Auditore Da Firenze, commencée avec Assassin’s Creed II deux ans auparavant, bien que l’histoire du jeu se déroule 37 ans après son initiation. Si la saga a prouvé ces qualités scénaristiques et la puissance de son système de jeu, le dernier jeu en date a aussi prouvé que leur avidité dépasse leur professionnalisme. Jouabilité mal réglée, passages impossibles et histoire lamentable : Brotherhood fut un gros fainéant. Cette suite sera t-elle un peu moins dispensable ?
Graphismes : 16/20
Après avoir livrer un jeu moins fin que le précédent, sans doute par manque d’investissement, le tir est rectifié et le moteur est enfin pleinement exploité, à moins que ça ne soit que le dernier ne prenait pas en considération les grosses configurations. Mais plus qu’un moteur de jeu réactualisé, Revelations propose surtout des environnements complètement différent, ou du moins présentés sous un jour nouveau. La quête de Eizo le mènera sur les traces d’Altaïr, et le conduira à Masyaf, qu’on retrouvera dans une version enneigée et lugubre, mais surtout à Constantinople, désormais appelée Istanbul. Moins grande et éparpillée que Rome, cette ville offre néanmoins plus de vie, plus de détails, des architectures tout aussi impressionnantes, et finalement plus de diversité. Chacun ira de son opinion mais en tout cas le soin apporté à ses environnements sont plus prononcés. Côté animation des personnages, le résultat est identique. En revanche, Eizo peut s’estimer chanceux puisque ses armures sont plus esthétiques que jamais, collant aussi à son vieil âge. On regrettera par contre l’absence de phases avec Desmond, qui portaient plus loin encore l’ambition créative et technologique.
Jouabilité : 17/20
Après un début plein de surprises avec une course poursuite endiablée et efficace, le jeu revient aux bases instaurées dans Assassin’s Creed II, tout en y incorporant les améliorations, notamment en terme de dynamisme. Les combats sont plus précis que jamais, et malgré les cinquante ans révolus de son héros, notre personnage est toujours aussi habile et adroit, bien que les animations le montre clairement sur la pente descendante. On retrouvera donc le panel habituel du parfait assassin avec les différentes armes de corps à corps (couteaux, lames et gourdins) et de jet (couteaux, arc, pistolet), mais aussi quelques nouveautés sympas comme les bombes et la seconde lame secrète en version crochet très utile. Il y aura aussi la confrérie des assassins, plus importante que jamais, avec un système de missions plus poussé, des aides plus efficaces, des bonus de qualité (épée surpuissante et armure ultra-blindée), une gestion de la ville très bonne, et une nouveauté qui n’est pas sans rappeler les missions du Mont Condor de FFVII : les défenses de QG. Le principe est simple : si notre jauge de surveillance est au max, un de nos QG d’assassins peut être victime d’une attaque ennemie, qui se traduit par un mini-jeu de gestion « Tower Defense », où l’on doit placer des barrages et autre unité d’infanterie pour se protéger. Une idée intéressante mais qui peut-être vite gonflante au début quand on ne comprend pas forcément toutes les nuances. Mise à part ça, les missions arrivent à bien gérer le renouvellement en proposant des variantes intelligentes. Il est vrai que la plupart des missions sont sur des rails et que la liberté n’est qu’illusoire, mais on prend un plaisir infini à courir de toit en toit, ou mieux encore, dans des catacombes remplies d’énigmes. On ne sera pour ainsi dire jamais surpris, mais au moins c’est parfaitement rodé et on ne bute pas sans raison. Le jeu culmine de ce fait tout ce que la franchise à fait de meilleur pour en faire le jeu le plus efficace possible.
Durée de vie : 17/20
D’une régularité infinie, ce nouveau volet suit le même cahier des charges que les autres : 20 heures en ligne droite, 25 en faisant les missions les plus importantes (développement des assassins, quête des parchemins, voyages de Desmond), et pas loin de 30 pour espérer obtenir un joli 100% de finition. Malheureusement, la plupart des quêtes ne sont pas très intéressantes, bien que l’armure cachée à Sainte-Sophie soit classe, et les voyages dans le passé de Desmond ne nous apprennent qu’une chose : il a toujours été prévu qu’il soit un assassin. Champagne !
Bande son : 16/20
Toujours de très grande qualité, les musiques du jeu le portent à une dimension supérieur de la définition de épique, mais on ne retrouvera rien de vraiment mémorable. On saluera une fois de plus la cohérence de l’univers, grâce au témoignage auditif de la vie des rues de Constantinople. Mais ce qui fait réellement la force du jeu, c’est ses doublages, toujours aussi professionnels, mais à un détail près : Altaïr perd son doubleur des premiers instants, une petite déception.
Scénario : 13/20
Le jeu démarre sur les chapeaux de roue avec une intro hollywoodienne qui ramène Eizo à une ville emblématique : Masyaf. Et ce n’est pas un hasard : il marche sur les traces de son ancêtre. Paysages à couper le souffle et séquences fortes, on reprend confiance en l’histoire. On y découvre donc la ville de Constantinople, un dépaysement salvateur, où la confrérie d’assassins y siège et nous accueille comme le messie. Et pour cause, comme Altaïr (qui nous refera vivre quelques passages clef, de la chute de son mentor Almuahim, jusqu’à sa propre mort à 92 ans) en son temps, Eizo représente le chef de l’ordre des assassins. On croisera le chemin de personnages charismatique comme le prince, ou charmante comme la sublime Sofia. L’histoire est simple mais elle est beaucoup plus étoffée et dynamique que celle de Brotherhood, qui pénalise ce jeu par son choix final de twist-ending inutile, sauf contradiction futur. Grand spécialiste des queue-de-poisson, Ubisoft livre ici une fin plus nette et, bien qu’elle ne révèle pas grand chose, établi une nouvelle étape vers la quête de vérité.
Note Globale : 16/20
Si le peu glorieux Brotherhood nous faisait craindre une nouvelle suite opportuniste et dispensable, Revelations vient rectifier le tir en rendant un dernier hommage à ses deux héros que sont Altaïr et Eizo, bien que ce dernier aura peut-être le droit à d’autre flash-back de sa vie avec Sofia. Dans tout les cas, son dernier tour de piste en tant qu’héros, Desmond étant sacrément relégué en tant que spectateur, aura eu les honneurs d’un développement plus poussé et soigné. Doté de graphismes plus fins et d’une inspiration plus grande, le jeu compile toutes les meilleurs idées de gameplay des précédents volets pour en tirer le jeu le plus dynamique et réjouissant possible, malgré la fatigue et les affres de la vie. Côté scénario, on est loin de la densité des jeux numérotés, mais on appréciera la force de son ambiance et le charisme des personnages. Et comme pour ses prédécesseurs, la grosse majorité des révélations se fait dans la dernière ligne droite, levant un peu plus le voile sur nos origines. Une technique terriblement efficace car l’impatience nous gagne quand à savoir les tenants de leur destin et sur le rôle des templiers et les secrets assassins. Une nouvelle fois, Ubisoft nous glorifie d’un titre extrêmement plaisant à parcourir et à regarder, et qui en plus fait l’effort de rendre l’aventure enrichissante. Cette fois ci, ce qui semblait être une nouvelle extension se révèle être une digne suite que tout fan se doit de découvrir.
Publié dans Critiques, Jeux vidéo
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Hitch – Expert en séduction
Immense star planétaire, Will Smith est l’un des acteurs les plus rentables de l’histoire, illuminant l’écran dans chacun de ses rôles. Grand habitué des films de science-fiction, c’est avec Hitch qu’il se fera sa première expérience dans la comédie pure, valorisé par un énorme 368 M$ au box-office. Et c’est normal !
La drague, c’est quand on aborde indélicatement une femme en espérant avoir ses faveur. Mais la séduction, c’est une approche qui se fait sur la longueur, et qui repose sur l’envie de bâtir quelque chose de sérieux avec la personne de nos rêves. Hitch (Will Smith) est maître en ce domaine, et il permet aux hommes timides et peu débrouillard d’avoir l’occasion de prouver leur valeur auprès de l’être aimé. Aucunes tricheries, il créé juste des occasions, fait baisser la garde de l’autre. Et c’est ainsi qu’il permet à des gens, aussi maladroits et repoussant que Albert (Kevin James), d’avoir leur chance avec des divas riches et célèbres. Mais à une condition : que leur amour soit sincère et solide. Un mystérieux professeur love à qui personne ne résiste, sauf une certaine journaliste : Sara (Eva Mendes). Un cœur de plus à conquérir, mais pour lui-même cette fois !
Un rôle sur-mesure pour le beau-gosse aux oreilles de Dumbo, qui revêtit pour le coup son plus beau costume de séducteur. Éternel charmeur maladroit qui ne résiste jamais à une petite boutade, il campe ici un faiseur de couple extrêmement charismatique et crédible. De plus, non seulement ses conseils sont excellent, mais en plus il porte des valeurs morales ayant une grande portée philosophique sur l’art de vivre. Les autres personnages sont écrasés face à ce mastodonte, mais ils l’accompagnent plutôt bien. L’humour est généralement fin et s’allie brillamment avec la poésie de l’amour. On notera quelques moments de flottement, des facilités dans le scénario, mais globalement le film est très solide et particulièrement efficace. Un Will Smith en très grande forme. Dommage, en revanche, que le projet de série sur ce personnage n’est pas abouti (à condition bien sûr que son interprète rempile).
Publié dans Cinéma, Critiques
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CJ7
Si Bollywood fait son petit bonhomme de chemin, le prochain vrai concurrent du cinéma américain pourrait être la Chine, bien que son immense projet d’Avatar version sous marine, Empire of the Deep, est en plein déboire et affiche déjà 130 millions de dollars de budget alors que sa sortie n’est toujours pas programmée et sa bande-annonce a fait plus rire qu’autre chose. Mais ici, le réalisateur des films complètement déjantés Shaolin Soccer et Crazy kung-fu revient avec une comédie / science-fiction pour le moins spéciale…
Dans une ville chinoise, Dicky vit avec son père dans une misère la plus totale. Ayant un boulot de merde et aucunes perspectives d’avenir, il se prive de tout, y compris de véritable toit, pour payer une bonne école privée pour son fils. Mais étant un pauvre au milieu de riches, sa différence sociale fait de lui un rebut, un indésirable. Pour tenter de combler sa frustration face aux autres élèves aux jouets méga-cool, son père lui ramènera de la décharge une étrange sphère verte. Il s’agit en réalité d’une peluche extraterrestre, aux incommensurables pouvoirs. Dicky le baptisera CJ7, en amélioration du jouet CJ2, le chien robot.
Le film démarre tranquillement comme n’importe quel film pour enfant, mignon et drôle mais qui ne fait pas dans la demi-mesure. Le doublage excessif n’aide pas beaucoup. Puis vient l’histoire des aliens, comme un cheveux sur la soupe : du grand n’importe quoi. La séquence « phase d’essai » frise d’ailleurs le nanar tant c’est du délire. Si on regarde le film au premier degré, les plus grands ne le supporteront pas. Et pour cause, le film n’est pas prévu pour : il assume totalement son décalage et joue la carte parodique. Mais même comme ça, un cul alien qui mitraille d’excréments, ça coince. Heureusement, le film possède quand même de grands moments comme au début le témoignage à la télé, ou bien la fin, presque émouvante, avec un magnifique arrivage amusant. Mais de manière générale, le sujet est mal-traité, ou alors il l’est de façon trop puéril pour atteindre tout le monde. On retiendra surtout cette petite boule sympathique à la frimousse très expressive, mais maladroitement exploitée. Une petite déception qui restera au niveau des intentions.
Publié dans Cinéma, Critiques
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Le Casse de Central Park
Encore une histoire de casse de plus pour le cinéma américain, qui ne s’en lasse visiblement pas. Mais pas n’importe quel casse ! Exit les beaux-gosses intelligents en costard à la Ocean Eleven (qui n’a d’ailleurs jamais eu de suites – il ne s’est rien passé), voici le tour des plus gros loosers de New-York ! Et pour le première fois de l’histoire, deux immenses stars de la comédie américaine sont réunies : Ben Stiller et Eddie Murphy.
L’histoire prend place dans une résidence de luxe donnant sur Central Park. Alors que les jours coulaient tranquillement pour Josh Kovacs (Ben Stiller), sa vie prit un tournant : le directeur de la résidence est soupçonné de fraude boursière et de malversations financières. Cela n’aurait pas été un problème s’il n’était pas en plus responsable des fonds du plan retraite de tous ses employés, dont l’un d’eux tenta de mettre fin à ses jours en voyant ses 29 années de cotisation s’envoler. Renseigné par le FBI (Tea Leoni), Josh a la certitude que son escroc de patron possède pas moins de 20 millions dans un coffre, dissimulé dans le mur de son appartement où il est assigné. Avec l’aide de quelque employés mécontents (Casey Affleck, Matthew Broderick) et une racaille (Eddie Murphy), il va organiser le plus foireux de tous les casses.
Très loin du genre de connerie auxquelles nous avait habitué Ben Stiller, qui a d’ailleurs une classe folle dans le film, l’histoire démarre dans un contexte très réaliste et pessimiste entre les dérives de la finance, les difficultés de l’emploie, et même la précarité de la vie en général. Il y a bien sûr de l’humour, mais il est assez fin et est plus orienté cynisme et humour noir que grossier et débile. Une bonne chose assurément, qui permet au film de s’installer dans de bonnes conditions. Puis l’histoire avance avec un ton frais et original, pour finalement arriver au fameux casse. Et à partir de là, l’humour se débride enfin, avec des vraies séquences bien tordantes et tellement improbables, aboutissant sur un casse certes bancale, mais incroyablement bien improvisé. On regrettera par contre sa fin, qui pour la première fois du film, tombe dans le prévisible et déçoit par son manque de décalage et d’humour, alors qu’il y aurait eu infiniment mieux à faire. Mais qu’importe, on passera tout de même un bon moment devant ce divertissement peu commun et franchement drôle.
Publié dans Cinéma, Critiques
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Daybreakers
Si peu à peu les Twilight ont rehaussé le niveau, au point de s’imposer comme un excellent film pour son final intelligent et bluffant, les premiers films poussifs et ennuyeux m’avaient rappelé au bon souvenir des vrais films de vampires. Voici donc l’un des meilleurs exemples d’approches réalistes.
L’histoire prend place en 2019, soit dix ans après que les vampires aient fait leur apparition publique. Pour la plupart des gens, l’idée de pouvoir vivre éternellement leur paraissaient comme un idéal de vie : la disparition de la peur de mourir. Mais les années ont passé et peu à peu la proportion de vampire a explosée en raison de la demande de transformation et très vite la distribution de sang fut problématique. Si pour le commun des immortels la situation n’est pas très préoccupante, les plus pauvres ne peuvent assouvir leurs besoins en sang et succombent aux effets secondaires : dégénérescence physique et mentale. Les humains étant traqués et vidés par les grands groupes d’approvisionnement (Sam Neill), les réservent diminuent à vue d’œil et dans quelques mois les stocks pourraient même disparaître. Edward Dalton (Ethan Hawke) fait parti des chercheurs dont la mission est de trouver un substitue au sang et résoudre le problème de pandémie, mais après avoir rencontré un certain Elvis (Willem Dafoe), il semblerait que la solution soit tout autre.
Le film se passe dans un univers relativement futuriste, mais où le seul réel changement architectural ou technologique réside dans la protection des vampires. Succombant en cas de contact prolongé au soleil (ou pas !), l’infrastructure leur facilite la vie : métro accessible par chaque maison, immeubles reliés par couloirs aériens, et voitures immunisées contre les UV. Le principe même de vampire est respecté à la lettre puisqu’on retrouvera l’impérative sanguine et les crocs acérés, la faiblesse face au soleil et aux pieux en plein cœur, la peau pâle, les yeux pigmentés bizarrement, l’immortalité, et l’absence de rythme cardiaque ou de respiration. En revanche, le film rend la situation le plus crédible possible en transposant la situation dans un contexte économique réaliste avec le cottage en bourse du sang, son marchandage et sa répartition par classes sociales. L’univers du film est d’autant plus percutant que la réalisation est excellente, jouant beaucoup sur l’intensité de la lumière ou du regard surnaturel de ces êtres au sang froid, et que le scénario regorge d’idées révolutionnaires pour un genre pour le moins figé, bien qu’on regrettera un certain manque de profondeur quand à son exploitation, comme piégé par d’autres impératifs scénaristiques. On retiendra aussi le charisme incroyable de Ethan Hawke, très fort et percutant dans son rôle de sauveur. Le chef d’œuvre n’était pas loin, la faute à une histoire pas assez exploitée et une fin un peu trop gore et pas assez scientifique pour prétendre à la perfection. Reste tout de même une approche originale et novatrice des vampires, propulsés dans un monde futuriste parfaitement maîtrisé, et avec à la tête un excellent acteur au Croc-Blanc.
Publié dans Cinéma, Critiques
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