Rapt

Rapt
2009
Lucas Belvaux

Un rapt est un enlèvement à but lucratif. À mi-chemin entre une histoire originale et une adaptation, le film s’inspire de l’enlèvement du Baron Empain, ex-patron de l’actuel grand groupe industriel Schneider Electique (qui s’appelait alors Empain Schneider), qui fut donc kidnappé en 1978.

Dans le film, c’est un certain Stanislas Graff (Yvan Attal), patron de l’un des plus gros groupes français, qui est victime d’un enlèvement. Se basant sur sa supposée immense fortune due à ses 20 milliards de chiffre d’affaire, ses ravisseurs n’hésiteront pas à réclamer une rançon de 50 millions €, une somme qu’il n’a malheureusement pas. Même en mettant bout à bout ses biens, il ne eut faire guère mieux que 20 millions, et sa société se refuse de payer. Inflexibles sur la somme, les choses vont se traîner et de sombres vérités sur Griff vont remonter : maîtresses à gogo, avec son appartement secondaire dédié, et des reconnaissances de dettes dans divers casinos s’élevant à des millions. Lynché par la presse, oublié par ses proches, ce géant de l’industrie, qui croyait tout avoir, va se retrouver seul.

L’enlèvement est un sujet récurrent au cinéma et est souvent bien traité, que ce soit par l’approche humaine ou en version blockbuster (Otage avec B. Willis). Ici, le réalisateur a clairement penché pour une attaque psychologique du sujet. On aura donc d’un côté un bras de fer entre la famille, les avocats de la société, et les forces de l’ordre, pour savoir comment appréhender la situation, et de l’autre, les mystérieux ravisseurs et leur victime, subissant l’impasse de la situation. Toutes ces situations sont passionnantes, mais on émettra quelques réserves. Côté histoire, si l’ensemble est un modèle de construction et de solidité, on ne comprendra jamais pourquoi cet intransigeance sur la somme de la rançon, surtout venant d’une bande-organisée aussi prévoyante et professionnelle. De plus, si Yvan Attal est excellent et porte magistralement le film, l’intégralité du casting est préjudiciable : incapacité à jouer correctement une émotion, répliques creuses ou lamentablement interprétées, et tendance générale à l’exagération. Il est regrettable de voir une si bonne idée, aussi solidement menée, être ainsi tirée par le bas. On restera malgré tout happé par cette histoire.

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Docteur Patch

Docteur Patch
1999
Tom Shadyac

Il en faut parfois peu pour se réjouir d’un film avant même qu’il ne commence : Robin Williams, acteur principal d’un film tiré d’une histoire vraie. Ça illustre aussi bien le film, puisqu’il est axé sur la philosophie de vie et la manière d’appréhender le contact humain.

Le film commencera loin de toute gaîté ou légèreté : Hunter Adams (Robin Williams), un quadragénaire dépressif, se fait interné volontairement après une tentative de suicide. Mais aucune aide ne lui sera fournie : les patients sont laissés pour compte et les médecins les écoutent oisifs. Et en une journée à écouter les autres malades, il  a non seulement réussi à les aider, mais en plus son bénévolat lui a fait oublier ses problèmes. Bien décidé à changer le monde, il retournera en faculté pour y devenir docteur à son tour et prodiguer les seuls soins valables : le rire. Armé d’un nez rouge et de quelques accessoires, Hunter, alias Docteur Patch, fait fit de toutes maladies et cancer en redonnant sourire et joie à tous. Mais ça ne sera pas sans conséquences : ses méthodes non-homologuées lui attireront les foudres du doyen mais aussi de certains élèves peu progressistes (Philip Seymour Hoffman).

Le score du film au box-office mondial représente bien le ressenti du film : 66,7% des recettes (135 sur 202 millions $) proviennent des Etats-Unis. En effet, le principe du film est à double tranchant. Le message du film est très touchant et les rapports qu’il entretient avec ses patients sont très intéressants et font se poser des questions philosophiques sur l’approche qu’on peut avoir, mais à l’instant d’après on subie une clownerie du style « prout », faisant perdre de la crédibilité et de la solidité au film. Mais heureusement, pour faire passer cette mauvaise pilule récurrente, on peut compter sur un bons casting et quelques bons discours à la fin, quand l’émotion est forte, à ceci près qu’on devra composer avec des gags plutôt bas. Bref, si le film possède un vrai fond et une certaine intensité dramatique, le niveau de bêtise est tel que le plaisir en est un peu gâché. Ça reste malgré tout un beau film.

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Les Sorciers de Waverly Place

Les Sorciers de Waverly Place

2007 - 2012

Le 12 octobre 2007, la chaîne Disney Channel lançait la série devant 5,9 millions de spectateurs, soit leur meilleur lancement historique. La série accumulera bien d’autres records dont celui du plus grand nombre d’épisodes (bien les deux séries réunies de Zack & Cody font mieux), du plus grand nombre de prix et récompenses, mais aussi et surtout celui de la série la plus suivie de toutes avec une moyenne supérieure à 4,5 millions de fidèles et à son compteur un téléfilm qui a obtenu 11,4 millions de spectateurs, deuxième meilleure audience historique de la chaîne derrière High School Musical 2 mais meilleure audience toutes chaînes privées confondues de l’année tout de même. De plus, la série a réussi l’exploit de dépasser la barre des dix millions à deux autres reprises : pour son épisode spécial sur La vie de croisière de Zack & Cody, et bien sûr pour son épisode final, soit les 3 et 4° meilleurs scores de Disney. Surfant sur la vague Harry Potter, la série proposait d’en parodier l’univers pour le tourner en ridicule et en rire. Et par la suite, c’est la saga Twillight qui s’est vue l’objet des moqueries. Et le 6 janvier dernier, ou 16 février en France, la magie a fini son œuvre. Et aujourd’hui, elle reçoit l’hommage qu’elle mérite.

Le principe de la série est simple : dans le monde magique, les pouvoirs ne sont pas illimités et si chaque enfant de magicien né avec des pouvoirs, il ne peut y avoir qu’un seul enfant sorcier par famille, les autres perdront pour toujours leurs pouvoirs. Et c’est lors d’une compétition que se joue le tout. Dans la série, on suivra la famille Russo, où le père, Jerry (David Deluise), a choisit de renoncer à ses pouvoirs durement gagnés (qu’il a transféré à son frère) pour épouser une mortelle, Theresa (Maria Canals-Barrera), chose interdite par le conseil des sorciers. De leur union naquit trois enfants : Alex (Selena Gomez), la petite fifille à son papa, Justin (David Henrie), l’aîné sérieux et travailleur, et Max (Jake T. Austin), le dernier simple d’esprit. Tous les trois ont une vision très différente de la magie : Alex s’en sert au hasard comme ça l’arrange alors que Justin l’utilise avec précaution et préfère bien l’étudier avant, Max quand à lui est tellement mauvais qu’il s’abstient, ne se faisant de toute façon aucune illusions quand à l’issue de la compétition puisque Justin est le seul à vraiment s’investir. Mais il faut bien qu’il y en est un pour reprendre la sandwicherie. On aura donc un schéma classique avec Alex qui fait une bêtise et Justin qui doit réparer les dégâts, pour après faire porter le chapeau à Max : il n’en est plus à une près. On retrouvera aussi une belle palette d’acteurs secondaires récurrents comme Harper (Jennifer Stone), la meilleure et seule amie d’Alex, Zeke (Dan Benson), le meilleur ami de Justin, et aussi le grand fan de Western et accessoirement proviseur Laritate (Bill Chott).

La première saison demande un certain temps d’adaptation, l’effet comique n’est pas immédiat et la richesse de la série ne saute pas aux yeux. Aux premiers abords, Alex n’est qu’une chipie en pleine crise d’adolescence, Justin inintéressant et caricatural, Harper insupportable et les parents inexistants. De plus, les querelles entre Justin et Alex sont très stéréotypées. Seul Max possède un capital sympathie instantané de par sa bêtise et son naturel hilarant et tellement fin dans l’humour. Son ignorance et sa crédulité font de lui un personnage en or. Et entre des références culturelles de bas étage et faciles, et ses effets spéciaux grotesques, la série n’a à priori pas grand chose à offrir. Erreur ! Monstrueuse erreur ! Après quelques épisodes d’adaptation, la vérité éclate. La famille Russo n’est pas du genre à être rancunière ou boudeuse, c’est même probablement la famille la plus soudée et la plus heureuse qui m’ai été donné de voir. Comment ne pas craquer quand, après une journée très problématique où Alex s’est mise à dos tous le monde, elle se prend dans les bras avec Justin et qu’ils se disent « je t’aime » ? Cette famille incroyablement soudée passe tout son temps libre ensemble soit au Sub-Station (leur sandwicherie), soit à leur antre magique pour les cours de sorcellerie. Et si la politique de sorcier de la famille pourrait diviser, chacun est prêt et a accepté son sort. Max est conscient de son infériorité et n’a aucune chance de gagner le concours et s’est déjà résigner à reprendre la sandwicherie. Mais il en est contant : étant le moins aimé des enfants, voir carrément de trop, il se dit que ça lui permettra de rester auprès de ses parents et de recevoir tout de même un peu d’amour. Alex aussi est résignée à perdre, mais à l’inverse de Max, elle se sert de la magie comme si chaque jour était le dernier. Elle essaye de garder une lueur d’espoir car au fond d’elle, elle sait que sans magie elle est condamné à rater sa vie. Quand à Justin, il travaille sans relâches et brille en magie comme à l’école. Mais il est énormément complexé par Alex et rêve d’être aimé autant qu’elle et est terrifié à l’idée que ses efforts puissent être balayés par la roublardise d’Alex et qu’il perde au final, devenant le raté qu’il se sent au fond de lui.

En fin de compte, dès la première saison, on sent cette réelle profondeur émotionnelle et psychologique qui découle de ces personnages incroyablement attachants et attendrissants, prouvant le talent des acteurs qui ne fera que grandir et nous éblouira à bien des reprises, faisant aussi regretter que la chaîne n’est jamais vraiment donné les moyens à la série de se perpétuer autrement qu’en mode parodique, bien que cette marque de fabrique soit efficace et souvent très drôle. La série n’échappera malencontreusement pas à quelques ratés comme l’épisode 9 de la saison 1 : « Zappe pas le bouton », assez douteux.

La saison 2 suit logiquement les bases installées avec les mêmes types d’épisodes, s’élargissant toute fois en dehors du simple cercle des sorciers, créant un univers plus grand accueillant toutes les créatures mythiques, dont les vampires et les loups-garous (passablement loupés d’ailleurs), histoire de cracher un peu sur Twillight et ses romances. Mais par pur hasard, Disney fera une immense découverte : Bridgit Mendler, la Juliet vampire de Justin. Normalement juste de passage dans la série, elle sera tellement apprécier que après son départ dans la saison 3, les créateurs n’ont eu de choix que de la faire revenir à la fin pour ne pas décevoir les fans, éblouis par son charme et son humour mordant. Et si cette saison ne marquera que peu d’évolutions notable, on retiendra surtout l’évolution positive de Harper, un peu moins excessive et dont le comique de répétition s’installe. Par contre, le fameux épisode cross-over de « La vie de croisière des Russo » (le 25) qui a réuni 10,6 millions de spectateurs, est assez décevant : rien de bien original ni spécialement plus drôle que les autres. Sans doute l’attrait des trois épisodes à la suite des trois séries phares de la chaîne, mélangeant tous ses univers artificiellement.

Entre les saisons 2 et 3, Disney Channel nous a gratifier d’un incroyable téléfilm, sobrement appelé Les Sorciers de Waverly Place : Le Film. Quittant un peu les rues de Manhattan au profit des plages Hawaïennes, ce film était une totale réussite, bien que sensiblement différent de l’ambiance de la série. Moins porté sur l’humour et plus vers le fantastique et l’émotionnel, le film a fait coup-double en instaurant une réelle cohérence et consistance à leur monde, tout en prouvant le très grand talent de Selena Gomez et spécialement David Henrie, vraiment bluffant. Même Jake T. Austin nous mettait la boule à la gorge avait quand impuissant il se faisait rejeter par sa mère, déjà pas très démonstrative d’habitude, l’effusion de larmes finale. De bonnes bases pour propulser plus haut encore la série.

Mais le retour aux épisodes est brutal en démarrant honteusement sur une référence douteuse à Frankenstein avant d’enchaîner quelques épisodes peu glorieux comme la promotion de Justin dans ses classes de magie débouchant sur sa « carrière » de chasseur de monstres. Heureusement, la saison comportera quelques bons moments comme l’arrivée prédite de Mason (Gregg Sulkin) ou l’épisode spécial Shakira. Par contre, mise à part une seule référence culte dans l’épisode 14 de la saison 2, « La main secourable », on se lasse de l’infantilisme des relations purement platoniques alors que les protagonistes ont tous plus de quinze ans (et même 20 pour Justin à la fin). Mais bon… Cette saison reste heureusement très bonne et offre même du suspense avec sa fin en queue de poisson. Les fans devaient, à l’époque, souffrir de ne pouvoir connaître l’issue du complot gouvernemental, en réalité théorique et qui n’était qu’un test pour les Russo.

La quatrième et dernière saison commence donc avec fracas : Alex et Justin ont brisé tour à tour la première règle, leur infligeant une sanction exemplaire. Ainsi, Alex est rétrogradée du rang 3 au rang 1 et Justin du rang 5 au rang 1, faisant quasiment de Max le sorcier de la famille à coup sûr. Dans un premier temps, Alex abandonne la compétition mais se doit de continuer pour rester avec Mason car les loups-garous n’ont pas le droit d’être avec des non-magiques. Justin monte quand à lui une classe de soutien pour les cancres renvoyés de Magie Tech (l’école des sorciers), dans l’espoir de regagner quelques galons pour être qualifiable à la compétition. Pour ce qui est de Harper, son personnage est définitivement installé dans nos cœurs : fini les excentricités, exit les tenues immondes et bonjour la maturité. Si cette saison est extraordinaire et que chaque épisode est excellent, on retiendra deux passages prodigieux : celui des anges avec la sublime Rosie (Leven Rambin), qui aura droit en plus à un épisode spécial de 45 minutes, et la transformation incontrôlée de Max en Maxine (Bailee Madison), petite fille de dix ans. La transformation est en revanche à double tranchant car si la petite fille de Terabithia est adorable, Max était devenu l’un des plus gros point forts de la série à mesure des saisons. Entre sa petite amie, son regard sur la compétition et certains passages comme la reconstitution de ses souvenirs d’enfance, Jake T. Austin se montre surprenant et nous émeut avec sincérité et poésie. Et alors que les problèmes entre Alex et Mason se résolvent et que Juliet est revenue, la compétition est lancée…

Mettre fin à une série aussi appréciée et populaire est bien difficile. Pas question d’expédier la compétition trop abruptement, le dernier épisode de la série se verra lui aussi accorder le format 45 minutes. Contrairement au passage dans le téléfilm, la compétition finale se fera sous forme de show, avec à la fin une épreuve équivalente. Mais après une petite batterie de questions sur la sorcellerie, l’épreuve fut mise en pause car Harper et Zeke avaient été capturés par un griffon. Poussés par Alex, ils revinrent trop tard : le temps-mort était dépassé et tous trois furent disqualifiés, mettant un terme à la lignée de sorciers Russo. Dans une rage infinie, Justin renia Alex et incita Max à haïr sa sœur. Avec Alex lynchée par tous, la famille se brisa et Jerry décida de mettre en vente la sandwicherie car elle ne représente plus les valeurs familiales. Choqués par cette décision, Alex, Max et Justin reprirent l’affaire pour prouver qu’ils peuvent se pardonner et aller de l’avant. Il s’agissait en réalité de la seconde épreuve de la compétition, réussie avec brio. Pour l’ultime épreuve, l’objectif est simple : sortir le premier d’une course comportant un labyrinthe. À l’arrivé, on voit Justin sortir de la brume le premier faisant de lui le sorcier de la famille. Mais alors que le professeur Crumbs allait lui remettre ses pouvoirs, il avoua que Alex l’a laissé gagner, faisant en réalité d’Alex la vraie gagnante. Mais après avoir transmit tous les pouvoirs à Alex, il décréta que Justin a réussi à prouver sa valeur et son intégrité durant sa formation et qu’il est fier d’enfin prendre sa retraite en offrant ses pouvoirs à Justin et en lui léguant la direction de Magie Tech et du monde sorcier.

La série se termine donc comme on aurait pu s’y attendre : Alex gagne et peut vivre pleinement son amour avec Mason, et Max, en qui personne ne croyait (surtout pas lui-même), va reprendre la sandwicherie et rester avec ses parents, rattrapant peut-être ainsi son retard affectif. En revanche, la surprise est grande pour Justin. Si son monde s’écroule comme il l’avait prévu, la compétition ne lui sera pas fatale et il obtient enfin une récompense à la hauteur de ses investissements. L’émotion est grande quand en une poignée de minutes, il passe de rêves brisés à accomplissement total avec Juliet à ses côtés. On aurait difficilement put imaginer une fin plus heureuse. En revanche, la série aurait mérité une petite séquence visionnaire avec Max qui accueille ses clients, Alex qui lance une baballe magique à Mason, et se terminant sur Justin, en tenue officielle, accueillant ses élèves, la larme à l’œil. Mais comparé à la quasi intégralité des séries, cette fin se situe clairement parmi les meilleures. On aurait aussi pu aisément faire une autre saison ou même un film, mais les chances que cela se produise sont infimes.

Dans la rude concurrence télévisuel américaine, la chaîne de Disney est de loin celle qui s’en sort le mieux sur le secteur privé. Si on peux critiquer quelques facilités ou grossièretés dans l’humour, ainsi qu’une absence de véritable comportement adulte (même les parents sont des gros gamins), il faut bien dire qu’ils ont l’art et la manière de nous attacher à ses personnages. Dans cette parodie sur la magie et ses mythologies, la série a recruté un exceptionnel trio avec Selena Gomez, David Henrie et Jake T. Austin. Et si l’humour a bien souvent des ratés, il faut reconnaître une certaine finesse générale qui fait de cette série une œuvre vraiment familiale, et pas exclusivement pour enfants, bien que les références soit globalement d’actualité. L’arrêt de la série, principalement à cause de la carrière de chanteuse et d’actrice de Selena Gomez, est donc une grande perte tant les programmes de cette qualité et de cette fraîcheur sont rares. Heureusement, Disney aura su marquer le coup en organisant un dernier épisode inoubliable et émouvant. Adieux les sorciers de Waverly Place…

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Septembre 2012

Statistiques 2012
juin juillet août septembre
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Comme un chien enragé

Comme un chien enragé
1986
James Foley

Ce film s’inspire d’un fait réel qui avait marqué les Etats-Unis sur la façon avec laquelle un chef de gang avait traiter les jeunes employés pour les remercier. Le film en fera une affaire de famille qui ne recoupera avec le fait divers qu’à la fin, pour notre plus grand malheur.

Tout commence tranquillement avec un Sean Penn en mode bolosse et banane qui joue les petites frappes. Vivant seul avec sa mère et son frère, il n’a fait que croiser son père, apparemment bandit. Mais après une altercation avec l’ami de sa mère, il décidera de franchir le pas et de rejoindre celui qui autrefois l’avait abandonné : Christopher Walken. Entre l’argent qui coule à flot, le respect et l’adrénaline, son père va devenir un véritable modèle pour lui, une ligne de conduite, un style de vie.

Durant tout le début, et même une bonne grosse partie du milieu, on suivra ce tandem efficace se pavanant avec panache et démontrant le savoir-faire familial. Un peu lent et pas transcendant, le film peu tout de même reposer tranquillement sur son casting de qualité, la fraîcheur de l’histoire et le duo amoureux mignon tout plein. Mais tout va déraper quand Sean Penn va se mettre à faire sa petite tafiole et à refuser de passer à l’étape supérieure du banditisme. Et à partir de là, le film va merder grave : succession d’idées mauvaises, de dérives violentes, et finira par faire l’impensable. En une poignée de séquence, le film va détruire tout ce qui le rendait sympathique pour nous infliger un final grossier et improbable. L’intérêt s’en retrouve donc sacrément amputé…

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Douma et ses amis

Douma et ses amis
1989
Jeff Blyth

Quand on voit les vieux films d’animation de Disney, on constate bien souvent que tout leur charme se perd dans le vide qu’était leur marque de fabrique : pas d’histoires qui ne tiennent en plus d’une ligne. Ne reste alors que la bêtise et la naïveté. Et ici, on nous le sert à l’habituelle sauce animalière :

Une famille américaine déménage au Kenya, terre sauvage regorgeant d’animaux féroces. – Ne vous demandez surtout pas les raisons du déménagement, les « scénaristes » ne le savent pas eux mêmes. – Leur deux enfants, qu’ils traitent comme des demeurés alors qu’ils approche des 18 (mais c’est en fait normal : ils ne dépasse pas les dix ans d’âge mental à eux deux), passent leurs journées avec un pygmée dans la savane, et ont adopté une léopard. Mais au moment de rentrer chez eux, alors qu’ils voulaient la relâcher  en pleine nature, elle se fait capturer. Ils décident alors de ne pas prendre l’avion et d’aller plutôt seuls dans la brousse en marchant au hasard en espérant retrouver leur animal, sur les conseils de leur ami.

Bon, d’accord, l’histoire est inexistante, on pouvait d’ailleurs s’y attendre. En revanche, rien ne pouvait préparer à un tel niveau de connerie entre les enfants alarmant de stupidité, une incohérence de tout les instants, des parents je-m’en-foutisme et des dialogues aussi inadéquats que débiles. Avec le petit noir qui balance des expressions du coin aléatoirement et les deux jeunes qui réagissent comme des ahuris et sortent des phrases tellement abruties, on se demande franchement si le film n’a pas été écrit par un enfant de cinq ans. Chaque situation rencontrée surclasse immanquablement la précédente en terme de connerie et ça use. Et le summum du ridicule sera atteint à la fin avec les adieux les plus lamentables du  cinéma. L’amateurisme frappe à tous les niveaux : faux-raccords intempestifs, doublages caricaturaux, acteurs indigestes, scénario anecdotique et mise en scène digne des pires documentaires. Ceux qui espéraient y trouver une belle histoire poétique entre l’homme et l’animal pouvaient difficilement plus se tromper.

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Assassin’s Creed II

Assassin's Creed II
2010
PC

Après un premier jeu sympathique qui fut assez largement plébiscité par l’ensemble de la communauté, Ubisoft revient en force avec un nouvel épisode qui, après nous avoir entraîné dans les terres inhospitalières de la Palestine, nous fera découvrir l’Italie du XVIII ° siècle avec un nouvel ancêtre de Desmond Miles : Eizo Auditore da Firenze, jeune noble de Florence. Cette suite se montrera t-elle à la hauteur ?

Graphismes : 16/20

Le moteur n’a pas tellement évolué mais son utilisation est bien meilleure. Si la partie exploration en dehors des villes est presque intégralement passée à la trappe, on trouvera (ou non) un peu plus de charme à Florence et Venise qu’il n’y en avait en Palestine. Néanmoins, on souffre toujours du même problème : toutes les villes se ressemblent pour cause d’architecture similaires. Seule Venise sort un peu du lot mais sans plus. Par contre, c’est côté vestimentaire que le jeu offre plus fantaisie : entre les nobles et les personnages importants, on croise un beau panel de couleurs exhaustives et chaleureuses. Mais le réel progrès vient de la mise en scène, plus proche du cinéma d’aventure, et de la modélisation des visages, toujours très loin des modèles du genre mais déjà beaucoup plus convaincante que par le passé. Le personnage de Lucy Stillman est ainsi beaucoup plus ressemblant à son actrice : Kristen Bell. Il reste néanmoins de nombreux bugs et autre clipping qui feront malencontreusement planter le jeu et on espère plus de surprises dans le futur.

Jouabilité : 16/20

Si tout le monde avait applaudit des deux mains la liberté et la multitudes d’actions contextuelles qui rendaient l’expérience de jeu si jouissive, il était difficile de fermer les yeux sur tous ses innombrables défauts. Bien conscient de ça, Ubisoft a fait un travail formidable, mais pas encore suffisent. Parmi les problèmes les plus ennuyeux, le côté incroyablement linéaire du jeu faisait parti des gros points noirs. Ainsi, Eizo n’est plus un faire-valoir qui effectue ses tâches, il est un assassin libre et indépendant qui s’allie par moment avec ses confrères, mais qui se dicte sa propre voix. Bien qu’il y est une certaine redondance, la répétition est plus large et dans chaque assassinat, on y trouvera une personnalisation appréciable. Par contre, pour ce qui est des quêtes secondaires, elles sont très loin de se valoir. S’occuper de sa ville est jouissif et comme l’argent coule à flot, au besoin on peux en voler, tout évolue très vite. L’utilisation d’argent fait parti de ces nouveautés essentiels. De même, obtenir les pages du codex est facile, donc on le fait de bon cœur. En revanche, trouver les plumes et les glyphes est horrible et demande un sacrifice énorme : se balader en vision d’aigle, en résulte des nausées et des migraines importantes. Et si les glyphes ne sont que 20 et que internet est notre ami, d’autant que le résultat vaut le détour, avoir les 100 plumes est aussi chiant qu’impossible, et loin d’être indispensable (on s’arrêtera heureux à 50). Mais la palme de la mission la plus détestable revient aux six cryptes, qui demandent une habileté et une rapidité incompatibles avec la caméra approximative et l’imprécision des commandes d’escalade et de saut. Certains passages devront vous demander des dizaines et des dizaines de tentatives chaotiques et frustrantes. Heureusement, Eizo est beaucoup plus agile et maniable que Altaïr, de même que Desmond s’octroie des évolutions éblouissantes qui laissent présager une suite aussi colossale que magistrale. Pour ce qui est des combats, la double lame et l’augmentation des armes ne change pas grand chose (à quand l’arc que tout le monde a sauf nous ?!!), ça reste brouillon et pas génial, bien que ça ai gagné en dynamisme et qu’on pourrait très bien frôler le Kingdom Hearts rapidement. On regrettera par contre le manque de personnalisation de Eizo. Les changements d’armures sont bien venus mais on aurait aimé virer son bout de cape disgracieux sur son épaule gauche. Au rang des bonnes idées on pourra féliciter Eizo de savoir nager, un véritable soulagement, bien que les gondoles soient aussi inutiles que difficilement maniables. Les améliorations sont tout de même une véritable bouffée d’air, mais l’ampleur de la tâche reste immense.

Durée de vie : 18/20

Un peu mieux que son prédécesseur, Assassin’s Creed II réclamera un minimum de 22-25 heures pour finir le jeu en ayant un peu amélioré la Villa et obtenu l’armure d’Altaïr. Il faudra plus près de 30 heures pour obtenir les glyphes et avoir les différentes collections « abordables » (pas les plumes). Les à côté sont moins nombreux mais plus consistants.

Bande son : 16/20

Encore une fois, on s’étonnera de ne se rappeler presque aucunes musiques à la fin du jeu, pourtant bien utilisées quand il s’agit de souligner un effet dramatique ou d’instaurer une ambiance épique. En revanche, on se souviendra longtemps des très bons dialogues et de l’impressionnant casting vocal (vive David Duchovny !!!) qui nous mettra bien dans l’ambiance Italienne. Le « Requies cat impache » restera dans les mémoires.

Scénario : 16/20

Pas totalement convaincant dans le premier, on entrera beaucoup plus facilement dans ce second opus grâce à sa mise en scène renforcée et son contexte italien plus accueillant. Ainsi, le jeu mettra Desmond Miles en plein cœur de la révolte des assassins contre les templiers, dans un complexe secret inquiétant et sordide. On nous révèle ainsi la raison secondaire de sa quête, autre que de vérité auprès de ses ancêtres : il doit apprendre l’art du combat en assimilant les techniques via l’Animus (et ça déboite !). Le jeu nous conduira en Toscane, en Romane, à Venise et brièvement à Rome (dommage que l’expérience soit si courte tant la ville est splendide) de 1776 à 1799, soit un Eizo de 17 à 40 ans, sur la trace de l’espagnole Rodrigo Borgia, le chef des templier. Assez classique et bien trop distillée (voir les années passer pour rien agace pas mal), l’histoire laisse néanmoins entrevoir un univers d’une richesse insoupçonnée et aussi captivante que dérangeante. L’histoire des glyphes et la scène finale à la chapelle Sixtine en laisseront plus d’un sur le cul.

Note globale : 17/20

Avec son final un peu blasphématoire et intriguant, Assassin’s Creed avait susciter énormément d’intérêt et cette suite était attendue au tournant. Peu être moins originale mais plus appréciée, l’Italie, terre profondément ancrée dans le catholicisme, était l’endroit parfait pour accueillir un nouvel assassin. Tout se met en place très vite, notamment grâce aux repères déjà établis avec le premier jeu, et on se réjouit de constater des améliorations vitales tels les efforts de diversité des missions, le dynamisme des combats, et même quelques idées très bonnes quand à l’escalade, moins automatique et un chouïa plus précis. Reposant sur le même principe de Desmond qui revit l’histoire d’un de ses ancêtres via l’Animus, on appréciera néanmoins la continuité dans l’histoire : les interludes dans l’aventure d’Eizo sont très peu nombreuses et toutes parfaitement justifiées et intéressante. Bien plus agréable à jouer, à regarder et à entendre, cette suite sera aussi une belle surprise en ce qui concerne son scénario. Certes ultra classique et reposant quasi intégralement sur l’ambiance italienne, le jeu nous distillera quelques informations essentiels, troublantes et qui remettent en cause la vie elle même, à travers ses glyphes et surtout sa fin hallucinante et cauchemardesque. Si certain en doutaient encore, la licence est l’une des plus prometteuses qui soit.

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Resident Evil : Retribution

Resident Evil : Retribution
2012
Paul W.S. Anderson

Alors que Extinction nous promettait de porter la saga vers les sommets, et que le retour de son grand créateur Paul W.S. Anderson, qui avait donné cette touche de perfection d’image pour le tout premier, devait signifier un Afterlife grandiose, il n’en fut rien : un pur produit commercial qui n’a que ses grosses explosions et effets spéciaux pour lui. Et pourtant, cette amer déception, bien que dénoncée par les critiques, fut propulsée par sa 3D qui porta ses recettes à presque 300 millions $ dans le monde, soit plus du triple du premier et le double du second. Alors forcément, il a continué dans cette voix…

Comme annoncé dans le dernier film, le nouveau grand méchant n’est autre que Jill Valentine (Sienna Guillory), contrôlée elle aussi par une araignée d’Umbrella sur son torse. -Personnellement avec ses cheveux blonds je l’avait même pas reconnue. – Mais en réalité, le nouveau boss d’Umbrella Corporation n’est pas un humain mais une IA : la reine rouge. Et après une attaque contre l’Arcadia, elle a réussi à capturer Alice (Milla Jovovich), prisonnière d’une base sous-marine en Sibérie. Pour l’en sortir, le jamais mort Wesker, qui se tourne finalement vers les gentils, a monté une équipe (et du lourd puisqu’il y a Kevin Durand dans l’équipe).

À cause du succès de Afterlife, la recette reste inchangée : des tenues noires moulantes, des déferlantes de balles sur les morts-vivants, des affrontements au ralenti (bien que moins abusés qu’avant), et des gros monstres super-vilains. Mais la différence c’est qu’au lieu du cadre sympa de la prison dans un Los Angeles dévasté, ça se passe dans un pitoyable centre d’Umbrella, qui essaye de nous refourguer les anciens acteurs en mode clones avec les « retours » de Oded Fehr et Michelle Rodriguez. Par contre, le duo frère / sœur, seuls personnages secondaires intéressants, ne sont pas de la partie. On devra aussi faire avec d’autre personnages inutiles ou gênants, à l’image du gros cliché de la petite fille à sauver. Du coup, niveau histoire, ce cinquième film est de loin le plus mauvais. Même le retour tant attendu des pouvoirs de Alice est un ratage complet, à cause notamment du personnage minable de Wesker. Et avec des environnements peu intéressants, on peine à trouver de l’intérêt pour cet épisode, tant il met une éternité à démarrer et qu’il n’apporte rien à l’histoire, au contraire. Heureusement, le film possède tout de même quelques atouts, à savoir un regain de rythme, plus de séquences de peur, de meilleurs effets et des monstres de plus en plus convaincants. Mais difficile de se montrer confiant face à l’ultime volet de cette franchise chaotique où son seul bon film, Extinction, semble avoir été un accident, et que la guerre qui se prépare semble aussi insipide que débile.

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Resident Evil : Afterlife

Resident Evil : Afterlife
2010
Paul W.S. Anderson

Bien que la fin en queue de poisson de Extinction ne laissait guère de doutes quand à la légitimité d’une suite, les choses n’étaient pas certaines : Paul W.S. Anderson, créateur de la saga, qui revient après deux films où il n’était que scénariste, voyait le troisième comme le dernier épisode de la franchise. Mais vu la forte rentabilité de ses adaptations, le revoilà aux commandes d’un vrai blockbuster, tourné en 3D et doté d’un budget plus conséquent.

Avec son armée de clones, qui se feront décimer immédiatement, Alice (Milla Jovovich) traque les membres de Umbrella Corporation, et tout particulièrement leur chef Wesker, mais sans succès. Elle décide alors de rendre visite à ses amis qu’elle avait laissé partir pour Arcadia, terre paradisiaque d’Alaska où ils offriraient protection et vivres, et assurent de l’absence du virus. C’est du moins ce que laissent entendre certains messages audio. Mais aux points de coordonnées, Alice ne trouve qu’une seule survivante : Claire (Ali Larter), amnésique et contrôlée par une puce d’Umbrella. Que c’est-il passé et où est Arcadia ?

À peine pourra t-on se féliciter du choix de Milla Jovovich de se faire retirer son ignoble bouton au front que les premiers constats désagréables fusent douloureusement. Tout ce que Extinction avait implanté est oublié et Paul W.S. Anderson est un vendu : les costumes en cuir moulant à la Matrix sont de retour, exit l’originalité et le style ; l’inoubliable musique, emblème de la saga, est passée aux oubliettes ; et son réalisateur délaisse ses plans intelligent aux profits d’effets aux ralentis vite gonflants. Fier de son gros budget, il nous balance les plus beaux paysages au monde, fait des effets de lumières magnifiques, envoie des monstres très réussis, et accumule les images impressionnantes. C’est très bien mais le résultat n’a aucune identité et ça blase de voir une telle absence de talent. Même l’histoire ne vaut rien, tout juste est-elle prétexte à faire une démonstration de la saga en mode gros budget + 3D. Et quand on pense que Alice a perdu tous ses pouvoirs, c’est comme si on perdait espoir. Tout juste peut-on se consoler au milieu de cette débauche technologique de la présence remarquée et remarquable de Wentworth Miller. Mais encore une fois, si son charisme est immense, le mystère l’entourant se révélera être une déception colossale. La saga possède toujours un bon capital sympathie, mais il sera désormais difficile d’imaginer un retour flamboyant…

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Black Death

Black Death
2011
Christopher Smith

Black Death, ou mort noire, fait éminemment référence à la peste noire qui a sévit en Europe au XXIV° siècle, déciment des familles entières et créant une vague de panique et de doutes. Comment croire en un Dieu aussi mauvais ? Pourquoi vouloir la mort de ses fidèles ? Dans ce contexte d’incertitude et de chaos, la notion de bien et de mal a disparu et tout le monde cherche un responsable à ses morts.

C’est dans cette atmosphère pesante que démarre le film, en présence de Osmund (Eddie Redmayne), un jeune prêtre qui ne sait plus tellement s’il doit rester au monastère ou fuir avec son amoureuse. L’amour d’une femme ou de Dieu ? Comme pour répondre à sa prière, un templier (Sean Bean) et ses hommes d’infortunes vont solliciter son aide pour enquêter sur un petit village qui serait protégé de la peste par un nécromancien. Une ignominie de démon qui voue ses habitants à la damnation éternelle. Pour absoudre leurs pêchés, ils doivent les purifier. Le choix semble déjà fait, mais est-ce vraiment là les actes d’une créature maléfique ?

Comme souvent avec ce genre de film, on ne peux qu’être impressionné par la vanité et l’arrogance de ses hommes de Dieu qui ne se remettent jamais en question et se laissent aveugler par la « supériorité » de leurs valeurs. L’histoire joue dessus et nous piège dans un paradoxe entre la sympathie de ses hommes et le rejet de leur quête. L’arrivée au village est aussi surréaliste que déroutante entre notre incrédulité et notre envie d’y croire tout de même, ne serait-ce que pour voir où cela nous mène. Toute cette réflexion permet au passage de dissimuler un certain manque de rythme et d’intérêt sur toute la première moitié, mais qu’importe. Il faut dire que la très bonne réalisation nous met dans l’ambiance et que le charisme des acteurs nous protège de tout ennui possible. Et tout ça prend son apogée à la fin avec une montée d’horreur et une incertitude qui rend fou. Pour un film de série B qui n’a pas eu les honneurs de nos salles, le résultat est donc très solide.

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