Les Infidèles

Les Infidèles
2012
Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius Eric Lartigau Alexandre Courtès

Sans doute LE film français le plus attendu de ce début d’année, après VSJM ! 3 bien sûr. Et c’est avec plus de deux semaines d’avance que j’ai pu le découvrir grâce à mon généreux ami Jérémy gracieusement invité par Canal+ à la toute première avant-première française qui fut tenue au Méga CGR de Lattes. Et après plus d’une heure d’attente, une partie de l’équipe du film est arrivée dont Gilles Lellouche. Jean Dujardin n’ayant pas pu être là physiquement pour cause de course aux oscars mais il nous a au moins salué téléphoniquement depuis New-York.

Le film est pour le moins spécial : il n’est pas structuré classiquement mais il se compose de plusieurs sketchs ayant pour sujet l’infidélité. Mais avec humour bien sûr ! On aura donc droit à une dizaine de sketchs plus ou moins longs racontant presque à chaque fois une histoire faisant intervenir des personnages différents. On découvrira un duo de séducteur Gilles Lellouche/Jean Dujardin trompant leurs femmes, ou des fois chacun de son côté (ils sont tout deux cinq rôles), et parfois encore, le film met en avant deux autres mâles dominant : Thibaut (Guillaume Canet) et Simon (Manu Payet). On retrouvera aussi Alexandra Lamy ou encore Géraldine Nakache dans le rôles des femmes trompées, mais aussi Isabelle Nanty en collègue et Sandrine Kiberlain en « psychologue ». Mais si presque tout les sketchs font intervenir de nouveaux personnages, le cheminement du film garde une certaine forme de cohérence bien que certains court-métrages pourraient être déplacés sans modifier la nature ou la compréhension du film.

Cette approche par sketch est assez déroutante car le second fait intervenir les mêmes acteurs dans des rôles similaires et ferai croire à une sorte de flash-back énorme qui donnerai tout de suite plus d’ampleur au film. C’est dommage mais le spectateur fini par en prendre le parti et la puissance comique et les répliques hilarantes sont telles qu’on y prend goût même si ça aurai pu être mieux avec une structure linéaire. Pour attirer immédiatement l’attention du spectateur, le film balance du lourd dès le début puis tente petit à petit de placer quelques sketchs plus dramatiques et sérieux entremêlés de passages très drôles comme Simon le sadomasochiste, ou encore « Les Infidèles anonymes » mémorable : chaque personnage est une mine d’or d’intelligence et de drôlerie avec Manu Payet qui baise les vieilles et Guillaume Canet qui joue les gars ultra-motivé dans le seul but de se taper la responsable. Et heureusement qu’il y a ces interludes car elles permettent de faire passer brillamment et doucement la morale sur l’infidélité. Et le tout prend une ampleur considérable dans un grand délire de malade sur la fin avec le talent inépuisable de Gilles Lellouche et Jean Dujardin qui font sans contestes la force du film. Un très grand nombre de scènes vont devenir, à n’en point douter, cultes et mythiques et resteront pour longtemps dans les annales. Très drôle, touchant, fort, triste : c’est ça Les Infidèles, un mélange d’émotions et de ressentis importants. Bizarre mais original et terriblement efficace, le film est une véritable bouffée d’air frais de l’humour.

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Phénomènes Paranormaux

Phénomènes Paranormaux
2010
Olatunde Osunsanmi

L’Alaska est une terre dangereuse : depuis les années 60, on enregistre un nombre de disparitions alarmantes et le FBI n’arrivait jamais à en trouver la cause, jusqu’aux fameux évènements survenus en 2000… Le film porte justement sur ce qui s’est passé en 2000 dans un petit village d’Alaska. Il s’agit donc d’une histoire véridique !

L’histoire prend place à Nome en Alaska, petit village paumé qui n’est accessible que par avion. On suivra la psychiatre Abigail Tyler (Milla Jovovich), récemment devenue veuve. Certains de ces patients souffrent d’insomnie et la seule chose qui leur vient à l’esprit est une chouette les regardant fixement sur le rebord de la fenêtre et même parfois depuis l’intérieur de la chambre. Quand y’en a un, ça va, mais quand y’en a plusieurs… Et que dire quand toute la ville est prise des mêmes terreurs ? Et le phénomène se produit presque chaque soir ! Plus de 300 personnes se réveillent vers trois heures du matin paniquées, terrorisées et avec cette même image de chouette en tête. Pour mieux comprendre ce qui se passe, Abigail va hypnotiser un de ces patient souffrant de cette insomnie. Mais au cour de l’hypnose, il entre en transe et se rend compte que ce qui le terrifie chaque nuit n’est pas une chouette et découvre une vérité alarmante et après être rentré chez lui, il tua sa femme, ses enfants puis se suicida. Quel est ce fléau qui s’abat sur la ville ?

Le film commence assez maladroitement avec une intro bidon, une présentation laborieuse et une insistance trop grande sur la véracité et l’authenticité de l’histoire et des enregistrements audio/vidéo, même si l’utilisation de ces archives donne une profondeur et une crédibilité totale à l’histoire par la suite. On part après sur une histoire de meurtre inintéressante avec une histoire d’hypnose qui flair bon l’arnaque et la niaiserie. Et pourtant… Tout commence par des messages subliminaux appelés « chouettes ». Très rapidement, le film va créer une angoisse, une terreur instantanée et terrible à la vision ou à la simple évocation du nom de chouette. Des vérités insupportables et inimaginables se cachent derrière. Plus le film avance et plus la vérité éclate et se révèle horrible et lourde de conséquences : ils sont parmi nous ! Plus fort encore, le film nous apprend les origines de l’humanité basées sur une appréhension bluffante et quasi imparable des anciens hiéroglyphes et autre sculptures anciennes avec même des enregistrements audio de discutions en sumérien, l’une des plus vieilles langue de l’histoire de l’humanité qu’on n’arrive à peine à comprendre à cause de sa complexité colossale. Malheureusement, les acteurs ne sont pas bons et la réalisation n’est pas toujours à la hauteur, bien que l’ambiance y soit. Mais cela n’enlève en rien la force émotionnelle et psychologique du film qui fait de lui l’un des plus dérangeant, stressant et terrorisant de l’histoire. De quoi faire des cauchemars pour des semaines ! Vérité ou fiction ? Si l’authenticité des enregistrements fait peur et laisse peu de/aucune place au scepticisme, une chose est sûre : on ne regardera plus jamais les chouettes de la même façon…

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Sanctum

Sanctum
2011
Alister Grierson

La spéléologie c’est dangereux, l’eau est traître et quand les deux sont réunis, c’est la mort assurée. Mais certaines personnes (pas saines d’esprit ?) y trouvent une forme de plaisir et y dévouent leur vie entière. Pourquoi je parle de ça ? Eh bien tout simplement parce que c’est le thème de cette production de James Cameron. Par contre, ne possédant pas le matériel requit, je n’est pas pu visionner correctement cette « expérience 3D ».

Le film se déroule en Papouasie Nouvelle Guinée sur le site géologique d’une grotte gigantesque jamais explorée par l’homme. Pour cette importante mission, Carl (Ioan Gruffudd), le responsable et financier sur place, a recruté l’un des meilleurs spéléologue du monde : Frank McGuire (Richard Roxburgh), épaulé par son fils Josh (Rhys Wakefield) – qui est d’ailleurs le seul être sensé de l’histoire -. Mais un jour, une tempête imprévue se déclara et l’eau commença à tomber et remplir la cuve de la grotte alors que plusieurs membres (tout les acteurs principaux) sont restés dans la zone de plongée située 2km en profondeur. Avant qu’ils ne purent réaliser la situation, ils furent bloqués par l’eau des deux côtés avec une noyade certaine comme seul avenir. Mais il existe un espoir : la grotte mènerai peut être à l’océan par un chemin encore inexploré.

Voilà le film parfait pour rendre fou furieux un claustrophobe ou un aquaphobe ! On n’a pas idée de faire exprès de passer dans les conduits les plus étroits juste pour découvrir ce qu’il y a derrière, surtout sous l’eau ! Une fois ce problème existentiel résolu, on suit avec anxiété nos « héros » avancer vers une mort certaine, bien que ce voyage soit justement pour éviter de mourir bêtement. Mais il n’empêche que certains préféreront crever noyé que asphyxié car l’eau n’est pas le problème principal de nos compagnons car pour avancer, il faut aussi de l’air. Ce qui peut se révéler être une denrée plus que rare dans les profondeurs de la Terre. C’est donc une franche réussite côté mise en scène et ambiance puisque le spectateur sera constamment angoissé par la situation oppressante mais aussi impressionné par les environnements plus riches et diversifiés que ce qu’on pourrai s’imaginer. Par contre, le coup de l’équipe qui meurt au fur et à mesure du film est lassant. Pourquoi ne peuvent t-ils pas survivre simplement sans devenir fou et en venir aux mains comme des barbares ? Et même dans ce genre là, ou presque, il a été fait mille fois mieux avec Abyss. Reste un film haletant et plutôt bien fait malgré son manque d’originalité et de talent.

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Megamind

Megamind
2010
Tom McGrath

Qu’est-ce que ça fait un super-héros ? Ça sauve le monde, quelle question ! Oui mais sans super-vilain, un super-héros ne sert à rien, et vice et versa. Ce cycle peut être drôle et cette alliance a déjà été testée avec Les Indestructibles, mais le résultat était assez décevant et mal exploité. Megamind fera t-il mieux ?

Il y a, grosso modo (pas dit clairement), une trentaine d’années, une galaxie fut engloutie dans un trou noir et parmi deux planètes habitées, seuls deux enfants purent être sauvés et furent envoyés sur Terre. Metroman, bel homme grand et bien bâtit, était doté de pouvoirs exceptionnels tels une force surhumaine, des yeux-laser et la lévitation (en gros superman) et il fut logiquement choisit comme protecteur de Metrocity. Par contre, Megamind (Kad Merad), à cause de son physique ingrat, sa couleur de peau (alerte au racisme !) et son intelligence effrayante, fut rejeté par tous et sa colère nourrit de sombres dessins. Depuis, tout deux se livrent régulièrement bataille mais la nullité de Megamind est telle qu’il ne gagne jamais. Mais un jour, tout changea : Megamind tua Metroman grâce à son rayon solaire ! Il est désormais le grand maître !

La première partie du film dénote un sens de l’humour intelligent et efficace bien que le tout soit beaucoup trop classique. Mais finalement, le film joue de façon brillante avec nos attentes et nos prédictions en faisant exactement l’inverse de l’ordinaire, avec joie et humour. Même si au final ça reste une simple histoire de super-héros banale malgré l’approche originale. Graphiquement le design général n’a rien d’innovateur ni de particulièrement magnifique mais les couleurs sont belles, les personnages sont regardables (ce qui est un compliment ahurissant pour un film d’animation n’adoptant pas le style manga ou réaliste) et les décors sont travaillés et rendent bien. Les différents effets en jettent un max et le résultat global est vraiment bon. Bref, l’idée de base est sympathique, l’humour intelligent et efficace et le film est agréable à regarder. Sans être exceptionnel, il s’agit d’un film très divertissant et rafraîchissant.

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Drive

Drive
2011
Nicolas Winding Refn

Présent dans une quantité folle de festivals, dont les oscars et le césar du meilleur film étranger, le film a déjà remporté plusieurs prix dont celui de la palme de la meilleure mise en scène. L’intégralité de la presse a applaudi des deux mains cette production indépendante qui fit un surprenant et gigantesque 1,5 millions d’entrées en France. Son engouement est-il mérité ?

Comme le titre l’indique, le film parle d’un homme – et vu comme il est bavard dans le film on ne l’appellera que par des pronoms démonstratifs – dont le travail est de conduire. « Driver » (Ryan Gosling) est un mécanicien dans un garage automobile et fait de temps à autre cascadeur automobile le jour et chauffeur pour malfrats la nuit. Mais son quotidien va changer le jour où il rencontrera Irene (Carey Mulligan), sa voisine. Etant mère « célibataire » (en réalité elle attend le retour de son mari taulard), l’aide de Driver sera bien venue. Et malgré son manque de communications, ils se lieront d’amitié. Mais tout changea le jour où son mari sortit de prison, ramenant avec lui des dettes contractées durant son incarcération. Pour s’en sortir, il doit accepter de faire un braquage…

Au début, on croit à un « gentil » film dynamique sur un chauffeur hors-pair mystérieux qui tombe amoureux de sa voisine puis ensemble ils vivraient heureux, mais non. La suite n’est qu’une succession d’évènements inattendus en totale rupture avec le reste. C’est ça Drive, il ne fait jamais ce qu’on attend de lui : il censure certaines scènes et en montre des plus violentes et le personnage, d’ailleurs interprété brillamment par (Ryan Gosling), ne réagit jamais comme on pense mais peut quand même faire ce qui était prévu après. La fin en est l’exemple parfait : elle correspond à la moitié de ce qu’on pensait, l’autre étant déstabilisante car illogique et décevante. Par contre, côté ambiance c’est un sans fautes entre des musiques percutantes et une image soignée. Bref, un film qui ne fait rien comme tout le monde et cela donne un film surprenant bourré de suspense, ce qui est très bien, mais seulement la fin aurait mérité une autre alternative moins solitaire. Un OVNI cinématographique très bon mais déroutant.

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La Vérité si je mens ! 3

La Vérité si je mens ! 3
2012
Thomas Gilou

Il aura fallut attendre 11 ans pour revoir enfin notre bande juive préféré. Pour cet ultime épisode -avant peut être d’autres si le succès est au rendez-vous – on retrouve le vrai Dov pour un quinté identique au premier, ce qui est une bonne chose puisque tout le monde est d’accord pour dire que Vincent Elbaz est meilleur. Pour une saga aussi populaire, un troisième film peut se révélé être l’épisode de trop (cf Les Bronzés). Qu’en est-il ?

Nouvelle aventure, nouveaux problèmes : c’est la crise et dans le Sentier, c’est la crise et tous ferment peu à peu. Eddie (Richard Anconina), Dov, Yvan (Bruno Solo), Serge (José Garcia) et Patrick (Gilbert Melki) se serrent les coudes mais les problèmes se multiplient : contrôle fiscal et flagrant délit de contre-façon (coup monté). Mais la solution pourrai finalement venir des chinois, détenteurs d’un large stock de chaussures qui ne demande qu’à trouvé preneur. La plan se déroulera t-il sans accrocs ?

« La vérité vous nous avez manqué ! ». Certes, mais le retour a un prix : la qualité. Histoire de coller à l’actualité, le film parle des problèmes économiques liés à la crise et à la concurrence asiatique (ici chinoise). Certains qualifieront donc l’histoire d’opportuniste mais après tout, qu’il ne l’est pas ? Certainement pas les juifs ! Mise à part ça, l’histoire tient la route et même si elle parait assez faible et pas très intéressante, le « twist ending » final rattrape beaucoup le film. Sans ça, le film est assez drôle sans pour autant valoir le précédent. Pour ce qui est des acteurs, ils ont vieilli, les femmes sont effacées et le retour de Dov est décevant : il ne s’impose pas comme avant. Malgré tout, le film reste un très bon divertissement qui plaira tout de même aux fans de la saga, aussi exigent soient-ils.

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Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres
2012
Guy Ritchie

Après nous avoir enthousiasmé avec sa nouvelle version de Sherlock Holmes, Guy Ritchie reprend du service pour perpétuer son oeuvre. Les enjeux sont énormes entre une saga en devenir et un résultat mondial de 524 millions à égaliser, tout en respectant le style qui a fait son succès.

Après avoir lutter contre la « magie noire » de Lord Blackwood, qu’attend nos enquêteurs de génie, Sherlock Holmes (Robert Downey Jr.) et John Watson (Jude Law) ? La tâche ne sera pas facile : alors que Watson prépare son mariage, Holmes cherche à coincer et faire tomber le grand maître de Irene Adler (Rachel McAdams), le professeur Moriarty (Jared Harris). Holmes le soupçonne de vouloir déclencher une guerre mondiale afin de pouvoir vendre ses armes. Sa piste la plus prometteuse le mènera en France avec son groupe activiste des anarchistes. Sim (Noomi Rapace), une gitane, l’épaulera. Watson, lui, devra le suivre contraint et forcé.

On constate immédiatement que rien a changé, pour le plus grand plaisir des fans. Le duo Robert Downey Jr./Jude Law fonctionne toujours aussi bien avec beaucoup d’humour et de classe très british. Leurs intelligences réciproques sont une nouvelle fois mises à l’épreuve pour un immense complot planétaire, mais qui ne sera malheureusement pas aussi passionnant que la première de leurs aventures. Les effets de ralenti sont encore de bon ton et leur utilisation révèle un sacré talent et comme précédemment, la mise en scène est une franche claque, toujours accompagné par ces musiques nerveuses excellentes. Le plaisir de retrouver Sherlock est intact entre son humour, ses jeux de maquillages et costumes, ses combats et ses déductions qui laisseraient le Mentalist baba. On regrette vraiment le côté sombre et politique du film qui le plombe comparativement au premier. Mais tout ceci ne sera qu’illusion, un mauvais souvenir, lors du final magnifique qui ralliera et convaincra tout le monde tellement c’est intelligent, brillant, surprenant et fait avec tellement de classe et de talent. Si certains en doutaient, c’en est fini : Sherlock Holmes est désormais l’une des plus grandes franchises du septième art.

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Sherlock Holmes

Sherlock Holmes
2010
Guy Ritchie

Alors que la suite est déjà disponible au cinéma, je n’avais vu que partiellement le premier film, celui-ci. En effet, j’ai dû dormir près de 30 minutes au milieu du film (c’est terrible la fatigue). Du coup, pour mieux appréhender mon visionnage imminent de la suite, il fallait bien faire les choses dans l’ordre et donner une seconde chance à ce film qui m’était apparu comme mou, long et assez mal fait. Comme quoi, la fatigue peut lourdement nous tromper…

Sherlock Holmes, grand classique de la littérature anglaise écrit par sir Arthur Conan Doyle. Mainte fois adapté, cette version dites rock’n’roll est réalisé ce coup-ci par Guy Ritchie. Le principe des livres, et à fortiori du film, est que le très grand détective Sherlock Holmes (Robert Downey Jr.) fait équipe avec le non moins brillant Docteur Watson (Jude Law) pour résoudre des énigmes et mystères judiciaires de Londres (principalement, de temps à autre le reste du monde). Dans cette aventure, nos deux compagnons seront à la poursuite de Lord Blackwood (Mark Strong), un dangereux meurtrier pratiquant la magie noire. Pour cette périlleuse et difficile mission, Holmes recevra l’aide d’une voleuse particulièrement fourbe : Irene Adler (Rachel McAdams).

Les romans policiers et autres films policiers étant pour moi particulièrement insipides et redondants, le besoin de rafraîchir une franchise morte ne m’apparaissait pas comme une évidence. Mais étant quelqu’un d’incroyablement ouvert d’esprit et optimiste de nature, l’idée de retrouver un duo aussi prometteur que Robert Downey Jr. et Jude Law me laissait entrevoir un film plus que sympathique. Et dès les premières minutes, le constat est sans appels : les acteurs sont parfaits, la musique est nerveuse,  l’image et le style sont maîtrisés et le sens de la mise en scène impeccable. Graphiquement irréprochable, le film utilise avec un talent certain des effets très esthétiques et classes qui collent avec brio à cet univers déjanté et décalé comme c’est le cas avec les effets de ralentis des combats et autres temps forts. L’histoire est dynamique, propre et intelligente : la fin est indiscutable. Il est clair que cet héros des temps anciens fait un retour remarqué et remarquable tant le film impressionne de par sa tenue, son rendu, ses acteurs, son histoire. La classe à l’état brut !

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La Vérite si je mens ! 2

La Vérite si je mens ! 2
2001
Thomas Gilou

Plus qu’un simple carton, La Vérité si je mens a marqué les français et s’est imposé comme un monument de la comédie française. Bien que comme pour toutes, son niveau n’est pas exceptionnel. Et vu les enjeux financiers, il est normal de voir cette suite débarquer, bien qu’il est fallut attendre quatre ans.

Que réserve l’avenir à nos cinq amis inséparables Eddie (Richard Anconina), Dov (Gad Elmaleh), Yvan (Bruno Solo), Serge (José Garcia) et Patrick (Gilbert Melki) ? Le temps a passé et Eddie a désormais deux filles avec Sandra (Amira Casar) ; la fille de Dov a grandi mais son couple bas de l’aile et Yvan en profite ; et Serge vit toujours en parasite à pomper l’argent de son cousin Patrick. Par contre, l’affaire textile qu’ils ont monté ne marche plus si bien et les commerces du Sentier ne résistent plus aussi bien face aux grandes distributions. Mais alors qu’ils pensaient sortir la tête de l’eau grâce à un contrat avec l’un des plus grands groupe de supermarché, le président Vierhouten (Daniel Prévost) le leur la fout bien profond et les met sur la paille…

Un retour ? Non, pas tout à fait : l’acteur de Dov n’est pas le même, au grand détriment du spectateur. Alors qu’il était l’un des piliers du premier film, il est remplacé par un Gad Elmaleh lamentable qui ne tient ni la route ni la comparaison. Coup de bol qu’il aient repris le premier pour le troisième ! Mise à part ce crime inqualifiable, quels sont les changements de ce second opus ? Sans contestes la qualité et le rythme, mille fois meilleurs. José Garcia est dans une forme olympique et nous bidonne tout du long entre sa gaucherie, sa roublardise mais aussi son grand coeur et sa bouille sympathique. Richard Anconina n’est toujours pas au niveau mais il fait des progrès et devient supportable. Cela compense le vide laissé par le vrai Dov. Par contre, côté humour, le film fait plus que égaliser son prédécesseur avec un excellent rythme de blagues et une utilisation beaucoup plus élaborée des comiques. Et avec 7,5 millions d’entrées, les spectateurs l’ont bien compris, cette suite surclasse largement le 1 et même si certains problèmes persistent (problème de casting), on atteint un nouveau niveau de divertissement. La barre sera placée haute pour leur troisième aventure !

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La Vérité si je mens

La Vérité si je mens
1997
Thomas Gilou

Alors que le troisième volet de la saga judao-textile vient tout juste de débarquer, il est temps de faire un point sur cette recette qui fait recettes. Et avec 4,9 millions d’entrées, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un sacré carton digne des Splendides.

Pour ceux qui ne savent pas, ou ne s’en rappel plus, l’histoire reprend le parcours assez laborieux de Eddie Vuibert (Richard Anconina) qui vagabonde sans le sou. Mais un jour, il tombe sur Victor (Richard Bohringer) qui, suite à un concours de circonstances, le prend pour un juif – qu’il n’est pas – et, par solidarité religieuse, le prend sous son aile. Une véritable aubaine pour lui ! Et son nouveau statut le propulse immédiatement aux plus hauts rangs de la société. Mais pour séduire la fille de son patron (Amira Casar), il faudra prouver qu’il est capable d’encore plus. Mais son ambition pourrai bien le perdre…

Les juifs ont toujours été nombreux au cinéma, que se soit derrière ou devant la caméra. Il est donc logique de voir un film qui leur soit dédié et eux mêmes, assez lucides, sont conscient de l’avantage carriériste que leurs origines leur apportent. Mais plus que ça, le film montre la solidarité et l’entraide autour de cette communauté bien que cela ne les protègent pas des coups bas et autre traîtrises. Le film dresse aussi un très beau portrait d’amis avec bien évidemment Eddie (Richard Anconina) mais aussi Dov (Vincent Elbaz), Yvan (Bruno Solo), Serge (José Garcia) et Patrick (Gilbert Melki). Une belle brochette de stars même si Dov et Serge sortent largement plus du lot que les autres. Eddie est quand à lui assez fade, dépourvu de charisme et outrageusement arrogant. Malgré tout, le film est très drôle et même si le côté juif est un peu encombrant, on passe un très bon moment avec tout de même une fin un peu molle. Un très bon divertissement mais assez brouillon et amateur.

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