Pas si simple

Pas si simple
2009
Nancy Meyers

Ah l’amour… C’est beau au début mais et après ? Eh bien c’est de la merde, le quotidien nous rattrape et on se réveil un beau matin en se demandant pourquoi rester. Et là vient un problème existentiel important : comment refaire sa vie, surtout quand on est âgé. Et c’est là que commence le film.

Divorcée depuis plus quatorze ans, Jane (Meryl Streep) n’a toujours pas réussi à refaire sa vie et le conduit n’a plus été ramoné depuis de très longs mois. Et ses enfants étant grands, elle vie seule dans sa maison. Mais alors qu’elle allait à la cérémonie de remise de diplôme de son dernier, elle croisa Jake (Alec Baldwin), son ex-mari, à un bar. Et là, c’est le dérapage : après une soirée bien alcoolisée, ils couchent ensemble. Pour Jane, c’est une erreur à ne surtout pas refaire alors que Jake y voit une renaissance d’un amour jamais vraiment disparu (sachant que c’était lui qui s’était barré avec une jeune minette avec qui il est toujours marié). Et à force d’attiser le feu en elle, elle accepte de devenir sa maîtresse. Mais d’un autre côté, elle a des vues sur son architecte Adam (Steve Martin). Que choisir entre entre le gentil Adam et Jake, son amour de toujours ?

L’amour de personnes d’âge mûre n’est pas un sujet très présent au cinéma (le seul qui me vienne en mémoire est Tout peut arriver). Et pour cause, une plus petite partie des spectateurs sont susceptibles de s’y retrouver. Mais heureusement, le charme éternel de Meryl Streep et le talent d’Alec Baldwin font assez bien passer l’histoire, aussi bancale et prévisible soit-elle. Effectivement, tout est attendu et est d’une confondante banalité redondante. Seules quelques trop rares scènes comiques sauvent l’intérêt du film qui s’essouffle deux heures durant. Difficile aussi d’être pleinement convaincu par la fin tant elle manque de panache et de folie. Un gros casting ne suffit pas pour faire un film, ça n’est pas si simple…

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Underworld

Underworld
2003
Len Wiseman

Alors que s’apprête à débarquer un quatrième opus de la saga Underworld, qui à l’air vachement bien, je me suis dit que ça serait peut-être pas une mauvaise idée de me renseigner sur ce que c’est, en regardant les trois premiers volets par exemple.

Vampires et Loup-Garou (appelés ici Lycans) s’affrontent depuis la nuit des temps. Mais il semblerai qu’aujourd’hui presque tout les Lycans ont disparus et que les quelques survivants se cachent dans les entrailles de la terre. Mais un jour, Selene (Kate Beckinsale), traqueuse de Lycans, repère un de leur groupe en chasse d’un humain, Michael Corvin (Scott Speedman). Mais pourquoi faire une chose pareille ? De plus, alors qu’elle enquêtait dessus, elle crut voir l’ex chef des Lycans, Lucian (Michael Sheen), normalement tué de la main du maître actuel des vampires, Kraven (Shane Brolly). N’y comprenant plus rien, Selene décide de réveiller son ancien maître, Viktor (Bill Nighy).

Voici sans contestes le film gothique par excellence. Tout est très sombre, les costumes sont noires (avec quelques nuances rouges et du bleu pour les yeux), et le soleil ne pointera pas une seule fois le bout de ses rayons. On sent d’ailleurs une très grande inspiration du côté de Matrix, surtout pour ce qui est de l’héroïne. Elle est d’ailleurs la principale force du film grâce au talent et la beauté de son actrice Kate Beckinsale qui mérite largement son titre de Miss Monde (reçu en 2009). Le style graphique du film marche très bien et le regard azure des vampire fascine. Par contre, les Lycans ne sont pas géniaux niveau effets spéciaux, de même que le mutant final. Et si le film est assez dynamique, on sent quand même un peu trop les deux heures. Mais une chose est sûre, le public visé sera aux anges. Et pour les autres, cela reste un film fantastique/action intéressant et divertissant.

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The Darkest Hour

The Darkest Hour
2012
Chris Gorak

Cette nouvelle année cinématographique promet d’être exceptionnelle en matière de film de science-fiction. Une aubaine puisqu’il s’agit de mon genre préféré ! Mais tous ne sont pas bons comme et le retour d’un Skyline ou d’un Monsters a de quoi en refroidir plus d’un. Les extraterrestres nous envahissent ! Certes, mais à quelle sauce ?

Ben et Sean (Emile Hirsch) partent à Moscou pour conclure une importante affaire financière. Mais sur place, la claque est violente : ils ont été doublé et un autre à eu leur contrat. Les dures lois des russes… Pour penser à autre chose, tout deux partirent en quête de fun dans une boîte branchée de la capitale. Mais durant la soirée, le courant est coupé. Et quand ils sortirent dehors, c’est la stupéfaction : la ville est plongée dans le noir et d’étranges lueurs oranges tombent du ciel. Et là, c’est le drame : ces lueurs sont en fait des extraterrestres invisibles capables par simple touché de réduire en cendres les humains. Sean, Ben, leur ex-employeur et deux autres américaines réussissent à survivre à l’attaque. Mais que faire ? Y a t-il d’autres survivants ? Pourquoi cette hostilité ?

A priori, on pensait se retrouver face à une énième merde alien où tout est fouillis et avec un scénario se limitant à « ils attaquent ». Et finalement, le scénario se révèle moins faiblard qu’aux premiers abords et le spectateur moyen se dit « hum, ça se tient ». Le film se situe à mi-chemin entre un énorme blockbuster à la Worl Invasion et une petite production genre 28 jours plus tard, mais avec une vraie réalisation propre (pas de caméra à l’épaule). Pour une fois, les aliens sont présents et ils ont vraiment la classe. Ils ne se manifestent, au début du moins, que part des lueurs et autres interactions électriques. Se procédé est intelligent et extrêmement maîtrisé. Par contre, l’avancement de l’histoire est assez brutal, à l’image des morts. On s’étonne d’ailleurs de certains passages qui sont vraiment surprenant, dans le bon sens du terme. A noter l’excellence de Emile Hirsch qu’on aimerai voir un peu plus présent au cinéma. Bref, un mélange d’amateurisme et de professionnalisme pour un film de science-fiction pas trop mal qui profite d’une belle réalisation, même si la 3D est comme bien souvent inexistante.

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Hugo Cabret

Hugo Cabret
2011
Martin Scorsese

Le Pass c’est la classe ! Quand on a un abonnement illimité au cinéma, autant aller voir d’une part les films à gros budget (car ça rend mieux au ciné), et de surcroît en 3D, et d’autre part ceux ayant de très bonnes critiques. Quel chance, Hugo réuni les trois !

Paris dans les années 30… La vie n’était pas facile à l’époque, surtout pour Hugo Cabret (Asa Butterfield) qui vit seul dans une gare depuis la mort de son père (Jude Law) et la disparition de son oncle. La seule chose qui lui reste est un automate (sorte de robot mécanique) cassé qu’il tente de réparer. Et pour survivre, il doit voler sa nourriture tout en esquivant le chef de gare (Sacha Baron Cohen) qui, s’il l’attrapait, le mettrait en orphelinat. Mais un jour, Georges Méliès (Ben Kingsley), un marchand de jouets, va le prendre en plein chapardage et lui confisquera son journal expliquant comment réparer l’automate. Mais avec l’aide d’Isabella (Chloe Moretz), la fille de George, Hugo va tenter de percer les mystères entourant l’automate.

Depuis son Shutter Island, Martin Scorsese s’est imposé en tant que réalisateur de génie. Alors quand il s’attaque à l’oeuvre de Brian Selznick, le monde du cinéma retient son souffle. Et pour quel résultat ? Pour ceux qui ne connaissent pas, l’histoire a de quoi dérouter. Il s’agit principalement de l’histoire des origines du cinéma avec tout ce qui prête à rire ou à l’indifférence aujourd’hui : plans bidons, histoires ratées, effets désuets et autres envers de décors. Le problème c’est que cela n’est pas très intéressant alors quand c’est traité avec tant de professionnalisme et passion, ça déroute de par le décalage avec notre ennui, d’autant que le film est assez prise de tête et dure plus de deux heures. Mais force est de reconnaître le charme qui se dégage de cette aventure, notamment grâce au panel d’acteurs impressionnant, surtout le duo de jeunes. De plus, le film est graphiquement très accrocheur car même si le cadre vieux Paris ne passe pas, l’image est magnifique et la 3D est très exploitée et ce de façon répétée et intelligente. Malgré une difficulté à accroché à l’univers du film, ses qualités sont indéniables et en résulte un bel hommage au cinéma.

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Summer Wars

Summer Wars
2010
Mamoru Hosoda

Quand on parle de film d’animation japonais, on pense immédiatement aux Miyazaki et aux autres oeuvres des studios Ghibli. Mais il ici, il s’agit de Madhouse Productions, un studio fraîchement débarqué qui nous livre un film plein de surprises :

Le film se passe dans un avenir proche où officie une nouvelle technologie commerciale révolutionnaire et incontournable : Oz. A mi-chemin entre facebook et un jeu vidéo, Oz propose un monde virtuel interactif où chaque utilisateur se balade dans un espace communautaire et commerciale à l’aide d’un avatar pour visiter des boutiques, parler avec des gens du monde entier grâce à un traducteur, faire des combats, … etc. Les possibilités sont infinies et avec près d’un milliard d’utilisateurs et des applications sur tout les supports numériques, Oz accompagne la vie de tous. Kenji (le héros de l’histoire) y travail d’ailleurs en tant qu’agent de maintenance. Une des ses amies, Natsuki, doit aller chez sa famille pour célébrer les 90 ans de son arrière-grand-mère et, voulant la rassurer avant une mort probablement proche, elle demandera à Kenji de l’accompagner pour jouer le rôle de son petit copain. Mais sur place, un évènement va bousculer le quotidien de chacun : Love Machine, une intelligence artificielle, a piraté le réseau de Oz et s’amuse à voler les avatars et dérégler les communications mondiales (horloges, GPS, télévision, circulation, …). Quand on donne un accès total au réseau mondial à un programme fou, les conséquences peuvent être catastrophiques…

La présentation du monde de Oz est une véritable claque scénaristique. Ce nouvel univers est d’une richesse colossale et son exploitation durant le film est extraordinaire. Mais plus qu’un concept intelligent, c’est surtout son caractère visuel qui force le respect. Ce nouveau monde possède une identité graphique très propre et efficace avec un style immaculé et épuré mélangé à quelques effets de style cartoon qui font mouche. Les avatars sont eux aussi une très grande réussite et on est bluffé par tant d’originalité et de classe, même quand il s’agit d’un lapin karatéka. Love Machine est lui aussi une sacré claque. Pour le reste, réalisme et perfection sont les maîtres mots avec des décors à se damner surclassant presque les Miyazaki. De plus, la richesse des décors sont alliés avec une éclatante palette de couleurs vives et chaleureuses au service d’un cadre joyeux et convivial en opposition avec l’agressivité et la violence qui se passe. Et pour une fois, même les personnages sont un sans faute avec un style manga réaliste et esthétique. Le tout au service d’une histoire palpitante et nerveuse malgré le calme et le sang-froid des héros. Et c’est avec émotion que le spectateur découvre cette perle cinématographique alliant richesse scénaristique et graphismes exceptionnels. Sans doute l’un des meilleurs films d’animation qui soit.

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Harpoon

Harpoon
2009
Júlíus Kemp

Ne jamais dire qu’on ne trouvera jamais pire car nos amis nordique ont un sacré talent pour pondre de la merde. Ça vient presque naturellement et les scénaristes s’en donnent à coeur joie et n’hésitent pas à repousser les limites de la connerie :

Un groupe de touristes monte à bord d’un petit bateau pour admirer les paysages maritimes d’Islande. Mais durant la balade, le bateau va tomber en panne et ils seront secouru par un baleinier, sachant que la pêche à la baleine n’est pas légale. Du coup, les deux groupes vont se battre jusqu’à se mort s’en suive. Mais les membres du baleinier sont redoutables : le fantôme d’Hitler les envoie en personne pour former des hommes-poissons ! Et très vite, la folie contaminera tout le monde à tel point que la bateau va devenir le lieu d’une terrible Battle Royale !

Canabis + crack + cristal + héroïne + alcool + LSD = Harpoon (ou overdose). Dès le début, tout est très confus : c’est la cohue et un type se fait passer pour handicapé. Puis très vite, le ton est lancé : des vieilles débattant sur le fait de coucher avec un jeune noir, une asiatique violemment insulté par son mari car elle a vomi, un type qui veut se suicider mais qui finalement harponne le capitaine, une fille se fait violer… etc. Puis la dérive devient complète lorsque les pêcheurs de baleine se disent envoyés par le fantôme d’Hitler et qu’un autre, volant violer la même fille, dit désirer la transformer en femme-poisson car telle est la mission de son dieu. Rarement une histoire n’aura parue aussi confuse et bordélique car rien n’est cohérent et les scènes se suivent sans aucune logique autre que temporelle. Et finalement, le générique de fin arrive, laissant le spectateur incrédule face à la calamité à laquelle il a assisté. Dire que des gens ont été payé pour faire ça…

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Hostel – Chapitre III

Hostel - Chapitre III
2012
Scott Spiegel

Le passage de Hostel à son deuxième volet fut très dur pour les producteurs : budget plus de deux fois supérieur et recettes plus que divisées par deux, soit des bénéfices divisés par cinq. Du coup, ce qui devait être une trilogie fut stoppé. Mais cinq ans plus tard, une suite sort finalement en direct-to-DVD.

La Slovaquie va t-elle encore frapper ? Eh bien non, on aura ici un enterrement de vie de jeune garçon dans les bars à putes de Las Vegas. – Mon dieu quelle originalité ! – Qu’a t-on au programme ? réponse : grosses cuites, alcool coulant à flot, bombasses nues se trémoussant, et le tout sur fond macabre. Mais le premier matin au réveil, l’un d’eux manque à l’appel. Puis tour à tour, ils vont se faire prendre par l’organisation.

Ce coup-ci, on ne fait pas semblant, on ressert la même formule. La même ? Pas exactement : exit les tortures et lieux cachés et enfouis. Désormais, les clients à tête de chien tatouée payent le droit d’assister à un meurtre par torture. Il ne s’agit donc plus d’acte de folie isolés et personnel, le crime et la démence deviennent festifs. Plus qu’une faute de goût, cela devient choquant, provoquant et dérangeant. Le mal à l’aise gagne le spectateur qui ne s’y retrouve plus entre une réalisation maladroite et des scènes inhumaines tout droit sorties de l’esprit d’un psychopathe. Les trois quarts du film sont vraiment inutiles de par la gratuité et l’incohérence de la violence. Seul les dix dernières minutes sauvent un temps soit peu le résultat grâce à une fin plus punchie et morale. Mais de toute façon, le bilan est assez indigne et le film est l’un des pires du genre…

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Hostel – Chapitre II

Hostel - Chapitre II
2007
Eli Roth

Chapitre II ??? Mais pourquoi faire ? Le premier film se satisfaisait largement à lui même et sa fin mettait un peu de lumière dans un film très sombre : Paxton (Jay Hernandez) s’en sort et venge son ami mort. N’est-ce point une belle fin ? Visiblement pas puisque ce film commence par l’assassinat de Paxton qui fut finalement retrouvé par l’organisation…

Comme pour le premier film, l’histoire s’axe autour de trois personnes, ici des filles (dont Lauren German), qui partent en vacances à Prague. Mais dans le train les y conduisant, elles croiseront une connaissance de leur cour de peinture, qui les incitera fortement à l’accompagner en Slovaquie où elle connait une formidable source thermale naturelle. En réalité, elle est engagé par la compagnie pour appâter les touristes et ainsi les kidnapper pour les vendre à qui souhaite les torturer. Les signes d’un mauvais voyage ?

A première vu, cela ressemble à un sacré foutage de gueule dans la mesure où c’est le même film avec à la place de trois gars délurés, trois filles assez réservées. Les amateurs de déballages de nichons seront donc déçu car ça n’est plus le propos. Bien conscient que deux fois le même film ça serai mal vu, c’est l’axe et le contexte qui vont bouleverser cette suite. On sait d’emblée qu’une organisation met aux enchères les touristes. Mais son importance est révélée : c’est une véritable entreprise planétaire aux relations infinies. La question n’est donc plus ce qui va se passer, mais quand et comment cela va se passer. Captures et tortures sont des certitudes et le film mise sur le suspense qui les entoure. Du coup, le film est assez prenant et plutôt bien fait, même si on regrette certaines censures. Une digne suite en somme.

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Palace pour chiens

Palace pour chiens
2009
Thor Freudenthal

Voilà typiquement le genre de film qu’on suspecte fortement d’être débile et/ou complètement inintéressant. Preuve s’il en fallait que l’instinct est dangereux et bien souvent à côté de la plaque.

On suivra deux ados dans ce film : Andi (Emma Roberts) et son frère Bruce (Jake T. Austin). Tout deux sont orphelins et vont de foyer en foyer selon ce que trouve leur éducateur Bernie (Don Cheadle). La seule chose qui leur reste c’est Vendredi, leur chien qu’ils avait eu à l’époque de leurs parents. Mais à cause de leurs tuteurs, ils doivent le cacher et à force de vagabonder, il fut prit par la fourrière, qui a pour ordre de tuer les chiens après 72 heures… Mais après l’avoir récupéré, le chien les conduisirent par hasard dans un hôtel délabré et abandonné où squattent deux autres chiens. Bruce, grand amis des bêtes et ingénieur dans l’âme, décide de remettre en état les lieux et d’en faire le refuge parfait pour chiens. Et avec Dave, Carol et Mark, des amis travaillant dans une animalerie, ils vont sauver des griffes de la fourrière tout les chiens errant et leur donner un toit et de la nourriture.

Le film commence de façon assez triste avec deux jeunes ayant eu une enfance difficile et qui depuis ne trouve pas d’attache alors quand on s’en prend à leur magnifique chien maigrichon qui nous lance un regard de pauvre animal sans défense pour un peu de nourriture, c’est ce qui s’appel nous prendre par les sentiments. S’en suit une histoire exceptionnelle sur l’amour entre chiens et maîtres, sublimée par un talent impressionnant de la part de Bruce au niveau des inventions que ce soit pour facilité la vie des chiens (système alimentaire, mise en place de sanitaires adaptés) ou pour les divertir (confort et surtout, jeux frôlant les meilleures attractions du futuroscope avec simulations de promenade en voiture avec la tête par la fenêtre et la langue qui pend). Le dressage des chiens est aussi incroyable et on est bluffé du début à la fin. Et comme prévu, et espéré, tout se terminera dans une plénitude de bonheur. Un film certes classique et avec une histoire sans surprises, mais tout est très ingénieux et seul un monstre ne craquerai pas pour tout ces chiens plus adorables les uns que les autres. Vive les chiens !

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600 kilos d’or pur

600 kilos d'or pur
2010
Eric Besnard

Il arrive parfois que l’on se retrouve sans rien à regarder. Et pour éviter l’ennui, l’homme est prêt à tout, même à regarder un film aussi peu inspirant que celui-ci. Mais finalement, c’est peut-être ça le meilleur moyen d’appréhender un film : se dire que c’est une bouse.

Que se cache t-il derrière un titre aussi évident ? Eh bien tout simplement des pauvres gugusses qui se disent que voler 600 kilos d’or c’est s’assurer une vie riche et tranquille. Pour cette mission au coeur de la Guyane, Virgil (Clovis Cornillac) s’entourera de Enzo, un tueur-sniper, George (Patrick Chesnais), un vieux inutile, et Camille (Audrey Dana), femme de feu leur associé. Sans oublier Rémi (Bruno Solo), un infiltré, sans qui rien ne serai possible. Mais au moment de décoller après avoir chargé l’or, Camille repart dans le village pour récupérer une amie locale. Malheureusement, Virgil voulant se la taper, ils attendirent le retour des deux filles pour partir et dans la précipitation, l’hélicoptère nécessaire au voyage sera touché et ils devront se débrouiller seuls dans la jungle hostile avec 600 kilos d’or. Le voyage sera dur et périlleux entre les dangers naturels et leurs assaillants…

Le principe du film est qu’une fille c’est tellement chiant et gourdasse qu’avec elles une mission ne peut qu’échouer. Une telle connerie est d’autant plus rageante quand on connait l’issue du périple. On assiste d’ailleurs à une sorte de film d’aventure assez prenant dans la veine de Blood Diamant mais sans jamais en atteindre le talent et la classe. De plus, outre les filles encombrantes, Bruno Solo a un rôle particulièrement ingrat puisque ce dernier n’est qu’un connard de communiste avide et cupide (c’est un comble !) ne cherchant qu’à se barrer avec l’or, qu’importe les autres. Mais finalement chaque rôle s’impose et donne un peu de profondeur à une historie anémique. L’idée de départ était plus ou moins bonne (Blood Diamant en a fait un chef-d’oeuvre) mais le résultat est trop bancal pour pleinement convaincre.

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