
Seiken densetsu 3
1995
Super Nintendo
Considéré comme le meilleur RPG de la super nintendo, le jeu fait suite à un autre monument du jeu vidéo : Secret of Mana. Malheureusement, ce « must have » censé sublimer le concept n’est jamais sorti en dehors du japon…
Graphismes : 18/20
Voici sans contestes possible l’un des plus beaux jeux de la console tant le design est propre, soigné et que les décors sont détaillés. De plus, le jeu ne possède que très peu de bugs d’affichages, juste quelques disparitions momentanées, chose rarissime à l’époque ! On pourra aussi reprocher une certaine pixellisation lors de certaines magies ou effets visuels mais rien qu’on ne retrouverai pas dans tout autre jeu. Par contre, les héros sont très travaillés, de même que leurs classes, bien que certaines classes intermédiaires soient assez laides, notamment pour Kevin ou Carlie (Charlotte) avec qui la nature est assez ingrate. Mais heureusement, presque toute les classes finales ont la classe.
Jouabilité : 18/20
Six personnages disponibles et autant de technique différentes de combats. On retrouve deux magiciennes, un ninja, un épéiste, un loup-garou et une amazone, chacun ayant son propre style et ses propres armes. Mais heureusement, la magie curative, absolument nécessaire en toute situations, peut-être obtenue par trois chemins : soit Carlie, soit Duran (en classe chevalier puis seigneur), soit Kevin (moine puis moine-guerrier). Le jeu se présente sous la forme d’un action-RPG où on déplace le héros pour frapper les ennemis jusqu’à leur mort, donnant par la même expérience et argent. Chaque niveau supplémentaire permet, au bon vouloir du joueur, d’augmenter une des caractéristiques, si bien sûr cela est possible. Au bout de quatre (de base), sept (classe supérieur) et neuf coups (classe finale), différentes attaques spéciales se débloquent. Mais ce qui fait la force du jeu c’est bien sûr les classes. Chaque personnage évolue à deux reprises avec deux choix possibles : au niveau 18 grâce à une pierre mana puis au niveau 38 sur l’île mana à l’autel grâce à un objet de sceau obtenu avec une graine ??? trouvable dans certains coffres de monstres. Chacun des gains de classe procure une évolution phénoménale en terme de force et aptitudes et se matérialise par un changement vestimentaire et de cheveux vieillissant le héros.
Durée de vie : 19/20
Terminer le jeu en ligne droite n’a ici aucun sens dans la mesure où il n’y a aucunes quêtes annexes ni lieux secrets. De plus, le level-up (passer du temps à combattre pour augmenter le niveau des personnages) est inutiles puisque chaque classe est brimé et que le maximum de la dernière classe est atteint vers le niveau 50 ou 52 et que les niveaux supérieurs n’apporte que quelques PV ou PM manquant pour arriver aux 999/99 que la plupart atteignent vers le niveau 65-70. On comptera donc entre 22 et 26 heures suivant le talent ou l’acharnement du joueur. Néanmoins, le jeu connais trois scénarios qui se distinguent par leurs fins divergentes et avec six personnages et quatre classes finales chacun, le jeu possède une rejouabilité énorme.
Bande son : 16/20
Le jeu est composé de musiques guillerettes, joyeuses et entraînantes qui remplissent parfaitement leur rôle d’accompagnatrices. D’autant plus qu’elles se renouvellent pas mal et qu’elles collent toujours avec l’ambiance visuelle et dramatique des situations. Néanmoins, très peu nous resteront en mémoire mise à part quelques trop rares à la fin du jeu et pendant le générique, même si l’une d’elles n’est qu’un remix de Secret of Mana et qu’une autre ressemble à si méprendre au thème de Jurassic Park.
Scénario : 13/20
Voilà un peu le point faible du jeu… Après avoir fait votre choix de personnages, donnant lieu à six démarrages différents, vous partirez à la recherche des huit esprits de mana pour ouvrir un passage vers l’île sacrée de mana et récupérer l’épée de mana pour ??? (diverge selon le premier héros) puis le méchant ??? kidnappe la fée, vous perdez l’épée et des dieux destructeurs sont libérés. Ça casse pas trois pattes à un canard mais bon… Une fois cela fait, c’est là que les trois histoire se distinguent : si votre héros n°1 est Duran ou Angela, vous irez à l’antre du dragon pour affronter Koren puis l’empereur dragon qui se transformera pour le combat final en, oh surprise, dragon. Cette histoire est de loin la pire avec une antre au design pauvre et un dragon passablement raté. Si votre héros n°1 est Hawk/Lise, vous irez en répondre Bigeu dans le château des ténèbres puis avec l’arche-démon. Ici, le boss de fin est intéressant mais bon… Puis si vous choisissez Kevin/Carlie, vous poursuivrez Deathjester dans la jungle puis Heath dans un château zombie faisant appel à vos souvenirs, avant de finalement vous confronter avec le mage masqué. c’est de très loin l’histoire la plus complète et prenante que se soit en terme d’immersion graphique ou d’intelligence scénaristique. Mais vous en serez le seul juge et à chacun ses goûts.
Note globale : 17/20
Voilà un véritable monument du jeu vidéo bien que notre pauvre territoire en fut privé. Incontestablement une très grande réussite graphique, le jeu est aussi une perle en terme de gameplay. Si on pourra reprocher une certaine mollesse au combats, ça n’est que passager et le système de classes relance de beaucoup l’intérêt du titre. De plus, le jeu est très libre, quoique largement dirigiste, et les choix de personnages ont une réelle influence sur l’histoire, dans la seconde partie tout du moins, et chaque combinaison provoque des variances. Néanmoins, on reprochera une certaine facilité, une impossibilité de jouer à plusieurs (impensable pour la suite d’un jeu pensé pour le multijoueur !), un durée de vie trop courte si on ne teste pas les autres scénarios, et un scénario un peu limité. Mais il n’empêche que le jeu est très fun, bien pensé et fait figure de grand maître de la super nintendo. Et pour une pareille console, ça n’est pas rien !