Hostel

Hostel
2006
Eli Roth

Imaginons un instant que le spectateur n’a aucune idée de ce qu’est ce film. Tout commence tranquillement alors que trois potes, Paxton (Jay Hernandez), Eli et Josh, se défoncent joyeusement dans des bars d’Amsterdam. Ces trois jeunes parcourent simplement l’Europe en quête de drogues en filles. Et vu le nombre de nichons qui sont déballés, on se croit clairement dans une sorte d’American Pie bas de gamme à la sauce Eurotrip. Mais erreur ! Quand ils arrivent en Slovaquie, sur les conseilles d’un type louche allègrement défoncé, des choses étranges vont se passer. Déjà, des bombes sexuelles qui se dessapent direct et abordent sans vergogne les étrangers, ça sent l’embrouille. Et effectivement, il y a anguille sous roche : elles sont payées par une organisation gigantesque qui propose à des gens très fortuné le « privilège » de pouvoir tuer et torturer (ou n’importe quoi, c’est au bon vouloir du client) les touristes rameutés. En l’occurrence Paxton et ses amis…

Depuis Alien, le cinéma de l’horreur à bien évolué. C’est à partir de là que tout le monde s’est mit à mettre des bombasses, souvent à poil, pour mélanger excitation et angoisse ou tout simplement attirer le public masculin (ou les lesbiennes). Ici, c’est carrément la grosse dérive ! On frôle le tortur-porn ! Puis vient finalement le véritable coeur du film : les meurtres. Un peu lent à arriver puisque cela n’intervient que dans la seconde moitié du film et ce façon assez bref. On dénotera un certain manque d’originalité dans le choix des assassins bien que le réalisme des scènes force le respect. Et bien sûr, à l’image du héros, on sera scandalisé et abasourdi par une telle démonstration de violence, d’autant qu’elle est démocratisée et supervisée par des gens importants et haut placés qui payent pour faire du mal. Après la violence gratuite, voici la violence payante. Il s’agit donc là d’un film d’horreur très gore pas bien original mais que tout les amateurs du genre apprécieront.

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Polisse

Polisse
2011
Maïwenn

Pour son quatrième film en tant que réalisatrice, Maïwenn se lance dans un sujet dur : le quotidien des policiers et policières de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs). Parmi eux, on retrouvera entre autre Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs et Nicolas Duvauchelle. Qu’est-ce qu’au juste leur quotidien ? La plupart du temps, il s’agit de problèmes de viols, souvent pédophiles, et régulièrement orchestrés par un père sur sa fille (ou exceptionnellement l’inverse comme Audrey Lamy qui a une technique bien à elle pour endormir ses enfants). Mais cela peut aussi être des cas de maltraitance, abandon ou exploitation (dans le cas d’étrangers). Avec à chaque fois des interventions, arrestations, interrogatoires puis probable incarcération. Présenté sous forme de fiction/documentaire, le film montre l’humanité et le socialisme qui se cache derrière ce métier. Le tout tiré d’une histoire vraie.

Traiter de la pédophilie, familiale qui plus est, n’est pas chose aisé. Véritable prise de conscience de par sa véracité, les histoires vécues dans ce film sont alarmantes sur la quantité de psychopathes qui jonchent nos rues, surtout quand cela touche des personnes haut placé qui se sentent au dessus de la loi et qui jugent leurs actes « normaux ». Ce film coup de point nous emmène avec lui dans sa rage et sa détermination, notamment grâce au très talentueux et dynamique Joey Starr (ça fait drôle d’écrire une chose pareille). Le casting du film est d’ailleurs exceptionnel, seule Karin Viard fait tâche avec son jeu très théâtrale. Par contre, la réalisation est assez mauvaise, à mi-chemin entre une réalisation classique et la caméra embarquée avec image tremblante. Mais de manière générale, le film est très fort et nous emmène pleinement avec lui. Sans contestes l’un des meilleurs films français de l’année.

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Les Mythos

Les Mythos
2011
Denis Thybaud

Avec une bande-annonce alarmante quand au niveau intellectuel du film, l’envie de passer à côté était très forte. Mais finalement, le clip de la chanson du film interprété par Max Boublil laissait planer le doute sur la nullité supposé du film. mais la meilleure solution, c’est encore de le regarder.

Comme le titre l’indique, il s’agit d’une histoire de mythomanes. En l’occurrence Moussa (Ralph Amoussou), Nico (Alban Ivanov) et Karim (William Lebghil, qu’on retrouve d’ailleurs dans la série Soda). Tout trois sont désespéré depuis leur licenciement. Mais Moussa a une solution : devenir garde du corps, soit gros salaire et boulot pépère. Malheureusement, avec une dégaine de racaille et un physique de gringalet, les clients ne se bousculent pas… Mais un jour, une occasion unique se présente : protéger Marie Van Verten (Stéphanie Crayencour), une fille de riche. Mais les choses ne seront pas aussi tranquilles que prévus…

On s’attendait selon toute logique à une bouse sans nom à l’humour déplorable mais là, c’est le choc ! Le film est à se tordre de rire et les gags se déchaînent ! Si quelques passages sont d’une débilité affligeante, mais dans le contexte ça passe, d’autres sont mémorables comme « Avec Nico ont se fait refouler des bus. Alors t’imagine les palaces ? », »D’accord, on arrive dans 10 minutes. Même pas, 15 ! ». Et le plus fort c’est qu’ils arrivent à nous faire rire en n’importe quelle situation, même en cas de prise d’otage ou de fusillade. Le pouvoir comique du film vient principalement de William Lebghil, une véritable perle dans le genre débile/handicapé, bien que les deux autres soient aussi très drôles. Et comme le rythme est excellent et le film court, cela donne un résultat très dynamique et jouissif. Une véritable surprise de taille !

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Secret of Mana 2

Seiken densetsu 3
1995
Super Nintendo

Considéré comme le meilleur RPG de la super nintendo, le jeu fait suite à un autre monument du jeu vidéo : Secret of Mana. Malheureusement, ce « must have » censé sublimer le concept n’est jamais sorti en dehors du japon…

Graphismes : 18/20

Voici sans contestes possible l’un des plus beaux jeux de la console tant le design est propre, soigné et que les décors sont détaillés. De plus, le jeu ne possède que très peu de bugs d’affichages, juste quelques disparitions momentanées, chose rarissime à l’époque ! On pourra aussi reprocher une certaine pixellisation lors de certaines magies ou effets visuels mais rien qu’on ne retrouverai pas dans tout autre jeu. Par contre, les héros sont très travaillés, de même que leurs classes, bien que certaines classes intermédiaires soient assez laides, notamment pour Kevin ou Carlie (Charlotte) avec qui la nature est assez ingrate. Mais heureusement, presque toute les classes finales ont la classe.

Jouabilité : 18/20

Six personnages disponibles et autant de technique différentes de combats. On retrouve deux magiciennes, un ninja, un épéiste, un loup-garou et une amazone, chacun ayant son propre style et ses propres armes. Mais heureusement, la magie curative, absolument nécessaire en toute situations, peut-être obtenue par trois chemins : soit Carlie, soit Duran (en classe chevalier puis seigneur), soit Kevin (moine puis moine-guerrier). Le jeu se présente sous la forme d’un action-RPG où on déplace le héros pour frapper les ennemis jusqu’à leur mort, donnant par la même expérience et argent. Chaque niveau supplémentaire permet, au bon vouloir du joueur, d’augmenter une des caractéristiques, si bien sûr cela est possible. Au bout de quatre (de base), sept (classe supérieur) et neuf coups (classe finale), différentes attaques spéciales se débloquent. Mais ce qui fait la force du jeu c’est bien sûr les classes. Chaque personnage évolue à deux reprises avec deux choix possibles : au niveau 18 grâce à une pierre mana puis au niveau 38 sur l’île mana à l’autel grâce à un objet de sceau obtenu avec une graine ??? trouvable dans certains coffres de monstres. Chacun des gains de classe procure une évolution phénoménale en terme de force et aptitudes et se matérialise par un changement vestimentaire et de cheveux vieillissant le héros.

Durée de vie : 19/20

Terminer le jeu en ligne droite n’a ici aucun sens dans la mesure où il n’y a aucunes quêtes annexes ni lieux secrets. De plus, le level-up (passer du temps à combattre pour augmenter le niveau des personnages) est inutiles puisque chaque classe est brimé et que le maximum de la dernière classe est atteint vers le niveau 50 ou 52 et que les niveaux supérieurs n’apporte que quelques PV ou PM manquant pour arriver aux 999/99 que la plupart atteignent vers le niveau 65-70. On comptera donc entre 22 et 26 heures suivant le talent ou l’acharnement du joueur. Néanmoins, le jeu connais trois scénarios qui se distinguent par leurs fins divergentes et avec six personnages et quatre classes finales chacun, le jeu possède une rejouabilité énorme.

Bande son : 16/20

Le jeu est composé de musiques guillerettes, joyeuses et entraînantes qui remplissent parfaitement leur rôle d’accompagnatrices. D’autant plus qu’elles se renouvellent pas mal et qu’elles collent toujours avec l’ambiance visuelle et dramatique des situations. Néanmoins, très peu nous resteront en mémoire mise à part quelques trop rares à la fin du jeu et pendant le générique, même si l’une d’elles n’est qu’un remix de Secret of Mana et qu’une autre ressemble à si méprendre au thème de Jurassic Park.

Scénario : 13/20

Voilà un peu le point faible du jeu… Après avoir fait votre choix de personnages, donnant lieu à six démarrages différents, vous partirez à la recherche des huit esprits de mana pour ouvrir un passage vers l’île sacrée de mana et récupérer l’épée de mana pour ??? (diverge selon le premier héros) puis le méchant ??? kidnappe la fée, vous perdez l’épée et des dieux destructeurs sont libérés. Ça casse pas trois pattes à un canard mais bon… Une fois cela fait, c’est là que les trois histoire se distinguent : si votre héros n°1 est Duran ou Angela, vous irez à l’antre du dragon pour affronter Koren puis l’empereur dragon qui se transformera pour le combat final en, oh surprise, dragon. Cette histoire est de loin la pire avec une antre au design pauvre et un dragon passablement raté. Si votre héros n°1 est Hawk/Lise, vous irez en répondre Bigeu dans le château des ténèbres puis avec l’arche-démon. Ici, le boss de fin est intéressant mais bon… Puis si vous choisissez Kevin/Carlie, vous poursuivrez Deathjester dans la jungle puis Heath dans un château zombie faisant appel à vos souvenirs, avant de finalement vous confronter avec le mage masqué. c’est de très loin l’histoire la plus complète et prenante que se soit en  terme d’immersion graphique ou d’intelligence scénaristique. Mais vous en serez le seul juge et à chacun ses goûts.

Note globale : 17/20

Voilà un véritable monument du jeu vidéo bien que notre pauvre territoire en fut privé. Incontestablement une très grande réussite graphique, le jeu est aussi une perle en terme de gameplay. Si on pourra reprocher une certaine mollesse au combats, ça n’est que passager et le système de classes relance de beaucoup l’intérêt du titre. De plus, le jeu est très libre, quoique largement dirigiste, et les choix de personnages ont une réelle influence sur l’histoire, dans la seconde partie tout du moins, et chaque combinaison provoque des variances. Néanmoins, on reprochera une certaine facilité, une impossibilité de jouer à plusieurs (impensable pour la suite d’un jeu pensé pour le multijoueur !), un durée de vie trop courte si on ne teste pas les autres scénarios, et un scénario un peu limité. Mais il n’empêche que le jeu est très fun, bien pensé et fait figure de grand maître de la super nintendo. Et pour une pareille console, ça n’est pas rien !

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Il était une fois dans le Queens

Il était une fois dans le Queens
2006
Dito Montiel

Quand on veut que les choses soient bien faites, il faut les faire soi-même. C’est probablement ce qu’à dû se dire Dito Montiel en adaptant son propre roman, A Guide to recognizing your saints. Mais il aura fallut attendre cinq ans pour voir débarquer le film en France, en direct-to-DVD/Blu-ray. Tout ça pour quoi ?

Dito (Robert Downey Jr.) est un grand romancier connu pour son roman autobiographique sur sa vie dans les quartiers difficiles de New-York qu’il a quitté près de 15 ans auparavant, laissant derrière lui famille et amis. Lorsqu’il avait 20 ans, Dito (Shia LaBeouf) menait une vie insipide et dangereuse entre un père chiant et des fréquentations peu recommandables. Son meilleur ami Antonio (Channing Tatum), bien qu’ayant un bon fond, est impulsif au possible et il en devient ingérable. De plus, le coin est régulièrement  le théâtre d’affrontements des plus violent.

Pour un si petit film, le moins que l’on puisse dire c’est que le casting est surprenant ! Certes les trois stars du film n’avait pas en 2006 le même impact qu’aujourd’hui mais quand même ! Et tout ce monde est mis à contribution pour un film engagé sur la situation et la délinquance dans certaines villes américaines. Le film se déroule à deux époques : en 1986, durant la jeunesse de Dito, puis en 2001, une fois qu’il est devenu « célèbre » avec son livre. L’histoire est beaucoup plus axée sur 1986 (75%) et essaye d’attendrir le spectateur en montrant les traumatismes vécus par Dito, à la manière du Prince de Greenwich Village dont la ressemblance est frappante. Malheureusement, le film n’a pas la même qualité émotionnelle ni les mêmes acteurs, largement en dessous de leur niveaux habituels. Il persiste peut-être quelques qualité d’ordre techniques ou esthétique mais ça semble beaucoup trop limité pour égayer notre curiosité…

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Fast and Furious 5

Fast and Furious 5
2011
Justin Lin

Après avoir tâté le terrain, Justin Lin a finalement fait ses preuves en faisant de Fast and Furious 4 une très grande réussite financière avec plus de deux fois le score du trois ! Et le voilà ce coup-ci aux commande d’un véritable blockbuster équipé d’un budget pharaonique pour la saga : 125 millions $. De quoi faire de belles explosions qui arrachent !

Ce cinquième volet prend immédiatement place après le 4, reprenant l’évasion de Dom (Vin Diesel). Dom, Mia (Jordana Brewster) et Brian (Paul Walker) ont décidé, pour échapper aux avis de recherches, de se cacher à Rio de Janeiro dans les favelas. Un ancien de leurs amis leur propose un braquage de train pour se remettre en selle. Mais Dom sent l’embrouille une fois dans le train et double Hernan Reyes, leur employeur. Grosse erreur : il est l’un des plus dangereux mafieux au monde ! De plus, ce convois ferroviaire contenait des voitures saisies par l’Etat, qui ne mit pas longtemps à réagir et envoya une brute, un monstre, une légende de la police : Luke Hobbs (Dwayne Johnson). Pourquoi tout le monde leur tombe dessus ? Que cachait la voiture ? Réponse : l’adresse des comptes de Reyes, soit plus de 100 millions prêt à être cueillis. Mais pour un coup pareil, il faut faire appel aux meilleurs : Han (Sung Kang), visiblement ressuscité, Roman Pearce (Tyrese Gibson), Gisèle (Gal Gadot) et bien d’autre. Le plus grand casse du siècle peut commencer !

Le casting est tout simplement colossal ! Le trio Vin Diesel/Paul Walker/Dwayne Johnson est monstrueux et fout une claque monumental tant tout trois sont des brutes dans leur domaine. La scène de combat entre Dom et Hobbs restera dans les annales. De même que la scène du train et bien évidemment, la scène finale de balade en ville avec un coffre de 10 tonnes. Si le début est mou et pas très prenant, la suite est un pur sans fautes ! On retrouve avec grand bonheur toutes les stars de la saga, même Monica Fuentes (Eva Mendes) et Letty (Michelle Rodriguez) dans une scène post générique intéressante. Et tous ont un rôle important et valorisant. Et tout prend une proportion magistrale dans la dernière demi-heure inoubliable. Exit les courses – quoique encore un peu présente – les bavardages de gars blasés, les filles allumeuses. Fast & Furious c’est maintenant une famille classieuse qui n’a pas froid aux yeux, même quand tout le monde se déchaîne contre eux. Plus que jamais une très grande réussite !

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Les Passagers

Les Passagers
2009
Rodrigo Garcia

Le genre d’un film est extrêmement révélateur sur l’histoire mais aussi les possibles dénouements de l’intrigue. Ce film est étiqueté Thriller, donc suspense, et Fantastique, donc bizarre. Mais étant conseillé par ma soeur, le film me fut décrit comme être de la science-fiction. Voilà le genre de détails qui change la façon d’appréhender un film !

Que s’est t-il passé sur le vol ? Claire Summers (Anne Hathaway), jeune psychologue détentrice d’une double maîtrise, est envoyée s’occuper des rescapés du crash d’un avion. Sur 90 passagers, seul une dizaine ont survécus. D’après le président (David Morse) de la société de transport aérienne, il s’agirai d’une erreur de la part du pilote lors de l’atterrissage. Mais les passagers disent tous, durant leur thérapie, qu’il y aurai eu une explosion sur l’un des réacteurs. De plus, Eric (Patrick Wilson), l’un des rescapés, a une attitude plus qu’étrange depuis son retour. Il se passe des choses surnaturelles…

Une chose est sûre, c’est du très gros poisson qui s’y cache ! Holà, il est bizarre ce gars… Ah je sais, à tout les coups ils sont morts et des démons ont pris possession de leur corps ! Heum… Complot gouvernemental ? C’est un coup des extraterrestres pour sûr ! Tiens ? C’est qui ce gars… C’est bizarre cette histoire… Aussi bien c’est le coup des démons et là c’est le mort qui vient récupérer son corps !
Mais tout cela n’est que hypothèse futiles et improbable (quoique ?) car ça n’était pas un film orienté science-fiction mais fantastique. Néanmoins cela n’enlève en rien le suspense trépident du film qui nous happe dans cette « aventure policière » à la recherche de la vérité. Mais soudain, les révélations pleuvent et la solution tombe et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’en valait pas le coup ! Tout ça pour ça ? Eh bien oui, la fin ne surprendra pas outre mesure de par sa banalité déconcertante. Pire, elle est amené de façon maladroite et brouillonne. Un début très prometteur mais inexorablement rattrapé par sa lenteur, son manque d’originalité et l’absence totale de talent pour porter la fin…

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Fast and Furious 4

Fast and Furious 4
2009
Justin Lin

Après deux épisodes réussis et une sorte de spin-off, d’ailleurs en partie justifié par le début de ce film insérant au passage le personnage de Han (Sung Kang), Fast & Furious revient en force avec un très large budget et le gros casting du premier. A savoir le grand retour tonitruant de Dominic Toretto (Vin Diesel) et au passage celui de sa soeur Mia (Jordana Brewster) mais également l’icone de la saga absent du troisième : Brian O’Conner (Paul Walker).

Dom est toujours en cavale et s’occupe comme il le fait le mieux, en braquant des convois. Mais il commençait à trop attirer l’attention alors il s’est retiré. Mais une chose va l’obliger à sortir : Letty (Michelle Rodriguez), l’amour de sa vie, s’est fait assassiner par Campos, l’un des plus grands dieleurs du pays. Une certaine Gisèle (Gal Gadot) pourrait bien le mettre sur sa piste. Brian a pour sa part à nouveau rejoint la police et est sur les traces du même Campos, l’occasion de retrouver Dom et faire équipe avec lui.

C’est bon ça ! L’un des duo les plus mythique du cinéma refait surface : Vin Diesel/Paul Walker. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on est pas déçu du voyage. Dom a une classe folle et Brian encore plus. Si cette nouvelle aventure est moins rythmée et dynamique que les deux premières, elle est aussi beaucoup plus noire et complexe. On regrettera par contre la quasi absence de courses même si le film regorge de scène d’action en voitures très musclées. Le talent des pilotes est une fois de plus mis à rude épreuve. Et comme à chaque fois, le résultat force le respect. Par contre, on perd un peu le côté femmes objet de désir, grosse caisses tunées, injection de nitro et discours de gros durs. Mais une chose est sûre, ce quatrième volet fait honneur à la saga.

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Fast & Furious : Tokyo Drift

Fast & Furious : Tokyo Drift
2006
Justin Lin

Après deux épisodes de qualité mais redondants, la saga Fast & Furious doit évoluer ou se réinventer. Pour ce troisième volet pas vraiment assumé aux airs de spin-off, les choses changent du tout au tout. Un bien ou un mal ?

Oubliez Dom et Brian, ils ne sont pas présent ici, à peine aperçoit t-on Dom (Vin Diesel) à la fin pour faire son come-back. Pour cette aventure, on suivra Shaun (Lucas Black), un jeune américain de 20 ans dont la passion pour les voitures et la course l’ont poussé mainte fois au commissariat. Sa mère décide de l’envoyer se calmer chez son père au Japon à Tokyo. Mais très vite, Shaun va se retrouver plongé dans le monde mafieux des Yakuza et celui des courses, parrainé par Han (Sung Kang). Mais les choses ne sont pas les mêmes ici : fini les courses où seul la vitesse et la nitro comptaient, c’est à présent les courses de Drift qui règnent. Le principe de drifting est de faire déraper la voiture pour négocier de façon spectaculaire et efficace les virages les plus difficiles. Un tout nouveau sport que Shaun aura du mal à appréhender. D’autant que les querelles de gangs font rage !

Alors même que le budget reste échangé et que le film avait clairement pas mal d’ambition, il n’a pas su se vendre, se positionnant comme le rejetons presque bon à sortir directement dans les bacs. Néanmoins, même si l’histoire s’éloigne totalement de l’esprit instauré par les deux précédents films, on retrouve cette même simplicité, cet univers coloré qui fleure bon le tuning et le bitume encore chaud des courses effrénées. L’univers mafieux japonais est largement plus intéressant que celui de la police américaine, et le drift, pas génial au premier abord, se révèle être, lors de la course finale, une vraie mine d’or de par son dynamisme et les prouesses qui en résultent. On notera au passage le cadre intelligent des courses adaptées à la vie de Tokyo : parkings et route de campagne. Du coup, même si on regrette le casting des deux premiers opus, le film reste divertissant et possède une certaine originalité.

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Freaky Friday

Freaky Friday
1977
Gary Nelson

Freaky Friday, aussi connu en France sous le nom de Un vendredi dingue dingue dingue. En voilà un titre qui en dit long ! Le principe du film c’est que Annabel (Jodie Foster) se dispute avec sa mère (grosse dispute : « mange tes céréales » « j’ai pas faim » « bon d’accord ça va ») et elle souhaite être elle rien qu’une journée et il se trouve qu’on est le vendredi 13. Hou ! Du coup, toute deux vont échanger de corps et vivre une journée dans la peau de l’autre. La fille devenue mère a du mal à gérer ses subordonnés (car oui, la mère, bien qu’étant femme au foyer, se prend une pléiade de sous-fifres) tandis que la mère devenue fille ne s’acclimate pas à la vie écolière. – C’est le moins que l’on puisse dire entre son air snob, sa schizophrénie, son comportement déviant et ses pulsions psychopathe. – Jusqu’où cela va t-il dériver ?

Très loin ! Et bien plus encore ! Si le début n’est qu’avalanche de connerie désespérantes, le film connait un sursis grâce au charme de la mère, bien que complètement foutu en l’air par le personnage chaotique et catastrophique de la fille interprété par une Jodie Foster pas finie. Puis vint la partie finale digne des plus grands nanars tellement le LSD est gratuit, la cocaïne illimitée et le crack distribué. Du grand délire entre deux courses poursuites hallucinante mettant en avant des cascades improbables tels des voitures à formes variables, des batteries de qualité toujours actives même quand la voiture est sciée ou encore des acrobaties abracadabrantesque. S’en est même très drôle ! Malheureusement, fin ridicule ou pas, le film fait peine à voir tant le niveau intellectuel est négatif. On lui préférera largement son remake de 2003…

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