The Greatest

The Greatest
2009
Shana Feste

Comment vivre la perte d’un être cher ? Beaucoup sombrent et n’arrivent pas à faire face. Dans ce film, c’est la famille Brewer qui subira cette tourmente avec la mort de leur fils aîné : Bennett (Aaron Johnson). Mais si le père (Pierce Brosnan) arrive à garder la tête haute, ça n’est pas le cas de sa femme (Susan Sarandon), complètement anéantie par sa disparition. Leur autre fils (Johnny Simmons) semble quand à lui épargné par cette histoire grâce à ces habitudes de junky. Mais un évènement inattendu va faire irruption : une jeune fille du nom de Rose (Carey Mulligan) est enceinte de Bennett. Et malgré les réticences de la mère, la famille va accepter de prendre sous son aile la veuve et son bâtard.

Voilà un sujet grave et très difficile à traiter car il faut savoir en tirer toute la fibre émotionnelle et tragique sans tomber ni dans le caricatural ni dans l’excès de larmoyant. Et malgré une prestation lamentable de Pierce Brosnan, le pari est réussi mais à cela vient s’ajouter un autre problème : est-ce intéressant ? Si l’arrivée de Rose fait démarrer le film, il retombe rapidement dans l’ennui et l’histoire stagne. Il faudra attendre la fin avant de retrouver une plus grande qualité émotionnelle et une plus grande recherche scénaristique. Mais de manière générale, le film se déroule de façon prévisible et schématique. On regrettera aussi la longue attente avant que Bennett ne s’impose dans l’histoire. C’est d’autant plus dommage qu’il est le ciment de ce film et que la crédibilité des autres repose sur ses scènes passées. Bref, plein de bonne idées mais l’exploitation laisse à désirer sur certain point. Du coup, on en sort pas tellement convaincu ni touché.

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Bad Teacher

Bad Teacher
2011
Jake Kasdan

Incontestablement l’un des plus gros succès de l’année en terme de recettes. Doté d’un budget de « seulement » 20 millions, le film en a engrangé plus de 216 ! Certes le succès est à relativiser vu le casting et la pub faite à côté, mais dans un contexte de crise du cinéma américain, le film a quand même fait fort. Et c’est dans ces moment là qu’on se rappel que ces deniers sont capable de tout pour se redonner le moral, même plébisciter des daubes tel que Mes meilleures amies. Alors, succès mérité ou dépit ?

Comme le titre l’indique, il s’agit de l’histoire d’une prof très mauvaise. Elizabeth Halsey (Cameron Diaz) en l’occurrence. Son seul but dans la vie ? Se trouver un homme riche pour l’entretenir. Et par un concours de circonstance, elle se retrouvera à donner des cours dans une école. Mais ça n’est pas une mauvaise chose. En effet, elle y fera la connaissance de Scott Delacorte (Justin Timberlake), riche héritier d’une grande fabrique de montres. – On notera au passage que son rôle est des plus dévalorisant – Mais il y a deux problèmes : il aime les gros seins et sa collègue Amy Squirrel (Lucy Punch) a aussi des vus sur lui. Du coup, il lui faut de l’argent pour s’acheter des implants ce qui implique bosser dur pour obtenir des primes. Arrivera t-elle à se payer ses lolos ?

Ou là là ! Mais quel suspense ! Restera t-elle une grosse salope superficielle ou cédera  t-elle au charme du prof de sport (Jason Segel) ? Mais comme on dit souvent, mieux vaut une belle morale cliché que pas de morale du tout. Et puis l’intérêt de ce genre de film ne réside bien évidemment pas dans son histoire mais plutôt dans le comique des situations qui la composent. Et de ce point de vu là, c’est une franche réussite car l’humour est piquant et efficace. Sans aller jusqu’à rire aux éclats, le film est drôle et enchaîne à bon rythme les gags même si la plupart sont éculés et certain sont assez lourds. Une comédie sympathique en somme qui ne demande pas plus que nous divertir et c’est ce qu’elle fait mais à la sauce américaine. C’est gras, ça tache mais ça passe.

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Submarine

Submarine
2011
Richard Ayoade

Qu’est-ce donc ? Jamais entendu parler de ce film ? C’est pour ainsi dire normal puisque sa sortie fut très limitée (seulement 10 salles en France) et il a rapporté moins de 800 000 $. Et c’est purement par hasard que je suis tombé sur la bande-annonce. Et comme rarement ça m’est arrivé, ce film m’a parlé.

Tiré d’un livre de Joe Dunthorne, le film raconte l’histoire très particulière d’un garçon plutôt lunatique, Oliver Tate (Craig Roberts). Sa vie n’est pas très facile entre son manque d’amis, ses parents dont la flamme s’est éteinte, et son inaptitude à plaire aux filles. Il en pince d’ailleurs pour une pyromane dépressive : Jordana Bevan (Yasmin Paige). Cette dernière n’est d’ailleurs pas insensible à ce qu’il ressent et elle décide de lui laisser sa chance. Mais leur idylle est menacée par leurs problèmes respectifs : la mère de Jordana est mourante et celle de Oliver est soupçonnée d’infidélité. Le manque de communication fait parfois faire des  erreurs…

En voilà un film assez inhabituel. On voit beaucoup de romances, souvent tristes, mais quand c’est à la sauce anglais dépressif, le résultat est perturbant et troublant. Si on reprochera l’habituel retenue des baisés (sans langue), on s’étonnera de l’intensité et du réalisme de leur amour, notamment grâce au talent des jeunes acteurs. Et quand on s’intéresse au cas de gens « différents », cela donne un côté encore plus humain à l’histoire. La réalisation rudimentaire et amateur donne aussi un aspect reportage au film, renforçant son côté réaliste. Genre oblige, le film est très lent et les gens réagissent de façon très bizarre et inappropriée. Tout cela donne un film est unique, une anomalie, mais c’est tellement brillant et touchant qu’on ne peut qu’être conquis.

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The Legend of Zelda : Twilight Princess

Twilight Princess
2006
GameCube

Après un Wind Waker qui a divisé les fans, Nintendo rectifie le tir avec un titre clairement dans la veine de Ocarina of Time, leur plus grande réussite. Mission réussie ?

Graphismes : 16/20

Dès la première scène, les illusions de grandeurs s’envolent : les personnages ont des visages grossiers et les décors sont vides et beaucoup trop pixelisés. D’un point de vu général, les décors, bien que remarquablement diversifiés, sont ternes et manque de détails. Mais d’un autre côté, la machine n’est pas tellement capable de mieux et on se consolera avec un design efficace et des jeux de lumière sublimes, surtout dans le crépuscule.

Jouabilité : 17/20 et 19/20 sur Wii

La prise en main est immédiate et ultra classique pour un Zelda. La formule n’a presque pas évolué depuis l’épisode 64. On retrouvera tout ce qui fait le succès de la série, à savoir les Rubis (quoique disponibles dans des quantités largement trop importante : le sac est en permanence plein), les 20 coeurs, dont 9 par fragments, et bien sûr les éternels objets tels que les flacons, les bombes, l’arc, le grappin, … Mais on retrouvera également des armes originales et excellentes à utiliser : le boulet, sorte de masse d’arme dévastatrice, l’aérorouage, toupie volante (quoique sous-exploitée), ou encore le bâton Anima, donnant vie à des Statuts (mais encore une fois l’item est peu utile). C’est aussi ça le soucis du jeu : beaucoup d’objets et pas forcément d’utilités prolongés. On regrettera d’ailleurs que sur Gamecube, on ne puisse avoir que deux raccourcis vers les items, contre quatre sur Wii. Et bien que dans un premier temps le jeu soit plus maniable sur Gamecube, la version Wii est très intuitive et efficace, et peu se montrer tout aussi précise, voir plus, dans les phases où le timing est primordial. On notera aussi que l’utilisation Wiimote/Nunchuck donne un côté plus épique au jeu. Et pour ce qui est des donjons, on reste dans du grand classique qui ne sortira jamais du schéma petites clefs/carte/boussole/mini boss -> objet du donjon/grande clef -> Boss. La version loup de Link brisera de temps à autre la routine, quoiqu’elle aussi sujette au problème avec la recherche des insectes de lumière.

Durée de vie : 15/20

Comme dans tout Zelda, la durée varie en fonction de l’envie du joueur. En ligne droite, le titre ne vous résistera guerre plus de 25 heures. Si vous voulez avoir les 45 fragments de coeurs et compléter quelques quêtes pour vous renforcer, comptez plutôt 30 heures. Par contre, il me sera difficile de vous conseiller de finir la quête des 60 âmes de fantôme ou encore les 24 insectes car ces deux quêtes sont non seulement très chiantes et très longues, mais elles ne servent en plus à rien ! Car très rapidement, Macaon vous donne la grande bourse (600 rubis) et vous n’aurez jamais besoin de plus et comme il en tombe de partout, inutile de se taper Hyrule de long en large pour dénicher ceux qui vous manque. En effet, la carte du monde est gigantesque, surtout à pied, et les insectes/âmes sont parfois bien cachés.

Bande son : 16/20 et 15/20 sur Wii

Nintendo joue ici la carte de la fainéantise. Si les musiques sont pour la plupart magnifique, un grand nombre d’entre elles sont de simples remixages des jeux Ocarina of Time et A Link to the Past (Zelda 3 sur supernes). Pire encore, le thème principal, celui dans les pleines, grésille outrageusement et aura vite tendance à vous piquez les oreilles. On notera sur Wii que les habituels bruitages, et autres son tel que l’ouverture d’un coffre, sont retransmis via la Wiimote. C’est assez indigeste…

Scénario : 14/20

La saga Zelda a rarement brillé par ses qualités scénaristiques. Néanmoins, le jeu fait preuve d’originalité entre le monde des ténèbres et la version loup de notre héros à la tunique verte. Et à chaque fin de cycle (mort du boss -> récupération d’un artéfact), on en apprend un peu plus sur le monde des ténèbres, Midona et Xanto. Mais cela reste assez faible et la mise en scène mériterait un peu plus de grandiose. Mais on appréciera le côté adulte et sombre, bien que censuré, de cette nouvelle aventure.

Note Globale : 17/20

Chaque Zelda est un évènement immanquable tant ils sont épiques et remarquablement prenant. Et si celui-ci n’est pas exempt de défaut, il n’en fera pas exception. Les mécanismes qui ont fait le succès de la série sont de retour, sublimés mais surexploités. Les donjon sont originaux, intelligent et mettent en scène des boss impressionnant. Mais d’un autre côté, la structure de chaque donjon est identique et leur longueur aurait mérité d’être raccourcie. Et si le plaisir de jouer reste très grand, la redondance du jeu est regrettable. De plus, si l’idée d’un loup pour remplacer occasionnellement Link est très bonne, on se désole de constater qu’il n’évolue pas durant l’aventure, contrairement à sa version humaine qui apprendra sept bottes très utiles. Et de manière générale, on pestera contre une facilité enfantine bien que le manque d’informations et le surplus d’équipement feront que certains passages demanderont plusieurs essais. Mais après tout, Nintendo a répondu à l’appel des fans crachant sur Wind Waker en faisant un Zelda adulte, classique et épique. De ce point de vu là, la réussite est totale.

Test réalisé après avoir fini le jeu sur Gamecube à 100% et à 80% sur Wii.

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Half Nelson

Half Nelson
2007
Ryan Fleck

Nominé dans un nombre colossal de festival, le film fut même l’objet d’une nomination aux oscars pour celui du meilleur acteur. Mais ledit nominé Ryan Gosling devra se « contenter » de l’Independent Spirit Award et du National Board of Review du meilleur acteur. Ajoutez à cela 4 autres prix dont trois pour la réalisation. Diantre, c’est beaucoup ! Surtout pour un film indépendant. Grosse révélation ou supercherie ?

Niveau histoire, on suivra un professeur de collège dépressif, Dan Dunne (Ryan Gosling). Si ses élèves le motive, malgré le cadre très ZEP, dès que les cours sont finis, il tombe dans la drogue et autres produits auto-destructeurs. Mais alors qu’il était au fond du trou, une jeune fille de sa classe, Drey (Shareeka Epps), se prendra d’affection pour lui et tout d’eux vont s’entraider pour se sortir de leurs galères quotidiennes.

A priori, le sujet pouvait être intéressant quoiqu’un peu casse gueule. Le risque principal étant de tomber dans la pédophilie. Mais non, il s’agit bien d’une histoire d’amitié entre élève et professeur (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler un certain GTO) portée par deux très talentueux acteurs. Mais le film n’en est pas pour autant aussi bon que ce que l’on espérait, la faute à un rythme des plus mous et une orientation beaucoup trop drogue. Reste un film singulier plutôt bien fait mais qui risque d’en laisser plus d’un de côté…

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Dany Boon – Trop Stylé

Trop Stylé
2011
Dany Boon

Effectivement, il s’agit de ma première critique de spectacle. Le premier vu en un an ? Eh bien non mais habituellement, vu la difficulté de faire une critique sur des sketchs, je le zappe. Mais vu la chute de fréquentation directement imputable à la diminution drastique de mon visionnage de films, il faut bien faire avec…

Premier One Man Show de Dany Boon en trois ans et enfin son grand retour depuis son carton de Bienvenu chez les Ch’tis. Et comme à son habitude, le comique va clairement jouer sa carte maîtresse : son accent et son physique, le tout sur un ton d’auto-dérision.

Le moins que l’on puisse dire c’est que quand Dany Boon prend son accent du Nord, le constat est sans appel. Outre une diction catastrophique, l’humour est gras et franchement mauvais. De même que ses chansons peu inspirées et ennuyeuses. Et d’un autre côté, quand il la joue « normal », c’est la grosse rigolade avec de véritables trouvailles. Mais le tout est largement moins bon que son précédent spectacle comme le prouve son rappel sur La Poste, infiniment meilleur que tout le reste. Le bilan est donc bien mitigé entre un personnage ch’tis fondamentalement insipide et raté et d’un autre côté, un Dany Boon parfois brillant et talentueux.

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Novembre 2011

Statistiques 2011
juillet aout septembre octobre novembre
Nombre d’articles 58 40 38 37 32
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Pages vus 3004 2559 3456 3514 3123
Nombre moyen de pages vus 5,94 4,24 4,33 4,91 5,05
Temps moyen passé sur le site 4min54 2min38 2min14 2min35 3min02
Taux de rebond 27,27% 18,05% 9,52% 11,61% 10,66%
Nouvelles visites 29,64% 51,82% 70,30% 66,71% 62,20%
Profil Technique
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Site référent 43 33 39 61 87
Accès direct 16 28 47 46 40
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Super 8

Super 8
2011
J.J. Abrams

Suite à sa série Lost, les disparus et son remake de Star Trek, J.J. Abrams est entré dans la légende. Le teaser de ce film (montrant d’ailleurs une scène d’un point de vu différent de celui retenu) fut un sacré buzz et il a suscité beaucoup d’attente. Alors, qu’avons nous là ?

Suite à la mort de sa mère, Joe (Joel Courtney) essaye de compenser le manque en s’investissant plus que jamais dans les films de son ami Charles. Un jour, alors qu’ils tournaient une scène près d’un quai avec Alice (Elle Fanning), leur nouvelle recrue, un incident survient : une voiture s’est empalé dans le train qui passait. Il s’agit d’un professeur de biologie qui voulait que le train déraille. Pourquoi ? De plus, une mystérieuse créature s’est enfuie d’un des wagons. Très vite, des phénomène inquiétants vont se produire dans la ville…

Malgré un budget plutôt confortable, le film fait le choix de l’assaillant fantôme. A l’image de bien des films comme Cloverfield, Monsters, Skyline ou Godzilla, on ne fait qu’apercevoir le monstre et il faudra attendre la fin pour espérer distinguer clairement l’aspect protoss-zerg de notre spécimen. Si ce n’est qu’ici, cette utilisation, bien que frustrante, est largement mieux maîtrisée. Et le film peut se targuer d’être l’un des rares du genre à proposer une histoire construite et cohérente, même si le titre Super 8 soit hors sujet. De plus, cette histoire paranormale est mêlée à une histoire d’amour mignonne entre deux ados en mal d’affection. Et malgré le jeune age des acteurs, on sent déjà les prémices de grandes carrières pour les deux acteurs principaux, en particulier Elle Fanning qui est remarquable. Et le contraste entre tout ce qui entour la bête (armée, morts, dégâts) et les enfants (amour, jeux, amitié, insouciance, naïveté) donne quelque chose d’assez unique et franchement réussi. J.J. Abrams est passé maître dans l’art de la science-fiction.

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Pub

A noter l’apparition de l’onglet Pub sur votre site préféré, celui de la personne la plus formidable au monde : moi.

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Sherrybaby

Sherrybaby
2009
Laurie Collyer

Une histoire à priori potentiellement belle et émouvante et surtout Maggie Gyllenhaal en personnage principal, plutôt beau programme. D’autant que force est de constater qu’elle est encore plus belle en blonde et qu’avec son côté bronzé ça fait très sexy. Mais est-ce que ça fait un film ? Pas sûr…

Après trois ans de prison, Sherry (Maggie Gyllenhaal) obtient une liberté surveillée. Maintenant qu’elle peut refaire sa vie et qu’elle est sevrée depuis plus de deux ans, sa seule préoccupation est de retrouver sa fille dont elle avait laissé la garde à son frère et sa femme. Mais une fois arrivée, l’accueil ne fut pas des plus chaleureuses. Si sa fille était très heureuse de la revoir, quoiqu’un peu déstabilisée, sa famille adoptive n’est pas très encline à laisser une ancienne junky reprendre une fille qu’ils ont élevé seuls et qu’ils considèrent comme la leur. Pire encore, ils l’obligent à appeler sa mère « Sherry ». Ce qui devait être un nouveau départ va se révéler être une mise en abyme…

Si le sujet est fort et intéressant, le résultat est très loin des attentes. Il ne s’agit pas de la quête de rédemption espérée puisque il faudra attendre la toute fin du film pour constater une quelconque évolution positive de la mentalité néphrétique de la mère. Et s’il n’y avait que ça mais non, le film se paye le luxe d’être mou et plutôt répétitif. De plus, même si Maggie Gyllenhaal est magnifique, ça n’est pas une raison pour l’habiller en pute, lui faire dire des trucs obscènes et l’exposer nue à longueur de temps. Et se taper Danny Trejo s’est pas très valorisant, même si à 67 ans il reste pas mal (63 pendant le film). Et à partir du moment où on comprend la suivit dramatique du film, la suite devient beaucoup trop prévisible. Bref, ça n’est pas le film émouvant escompté même s’il n’est pas dénué de qualités dramaturgiques.

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