L’Abominable vérité

L'Abominable vérité
2009
Robert Luketic

Voici le prototype même de la comédie à succès américaine. On prend une histoire assez banale, un angle « original », une histoire d’amour et surtout, deux grandes stars du cinéma.

On suivra donc Aby (Katherine Heigl), une ambitieuse productrice de talk-show, qui a du mal a gérer sa baisse d’audience. Et pour éviter l’annulation du programme, la chaîne a décidé d’embaucher une star montante du petit écran : Mike (Gerard Butler). Son émission de « L’abominable vérité » est un véritable succès colossal sur une chaîne pourtant câblé. Le problème pour Aby, c’est que le côté misogyne de Mike lui déplaît fortement et elle a du mal à faire avec. Mais finalement, Mike l’aidera avec brio pour trouver un prince charmant. Et sa participation à l’émission sera plus que salutaire. Aby se rend alors compte qu’il n’est peut-être pas un mauvais bougre ?

Comme prévu, le scénario est basique et n’est pas sans rappeler Morning Glory, enfin plutôt l’inverse. Mais néanmoins, le personnage de Mike est une très bonne trouvaille car à la fois très drôle, dans un genre cru, et touchant. De plus, Gerard Butler donne une sacré envergure à son rôle grâce à son talent prononcé pour jouer les gros durs. Par contre, la pauvre Katherine Heigl est certes belle mais fait vraiment peine à voir tant elle est mauvaise. Le niveau d’humour du film est quand à lui assez fin mine de rien et le rythme est soutenu. Voilà donc un film très classique qui n’apporte ni nouveauté ni fraîcheur, mais qui divertira pas mal.

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Zoom, l’académie des super-héros

Zoom, l'académie des super-héros
2007
Peter Hewitt

Adapté du roman éponyme, le film se veut comme une sorte de X-Men pour enfants à la sauce Spy Kid. Et comme très souvent avec les films pour enfants, le film fut un bide monstrueux et comme toujours, il n’aura pas eu le droit à une sortie française, tout juste est-il disponible en DVD.

Niveau scénario, rien de bien original. L’armée a repéré que Connor/Concussion, un ancien super-héros ayant mal tourné, est vivant et qu’il se dirige vers la Terre, qu’il atteindra dans 12 jours. Marsha (Courteney Cox), en charge des opérations, décide de recruter une légende des super-héros : Zoom (Tim Allen). mais ce dernier n’est plus ce qu’il était : il est désormais gros, faible et a perdu presque tout ses pouvoir (sorte de dégénérescence à la Héros Corp). Il sera en charge d’apprenti super-héros : Tucker le gros, age 12 ans, est capable de grossir son corps ; Cindy, petite fille de 6 ans, possède une force surnaturelle ; Dylan, 17 ans, peut se rendre invisible, de même que ce qu’il touche ; Summer (Kate Mara), 16 ans, apte à la télékinésie. Ensemble, ils formeront une équipe de choc.

Les films américains pour enfants font rarement dans la dentelle. On subira donc moult bêtises et gags faciles et grossiers, avec de temps à autre de l’humour à la teen-comédie, presque aussi navrant. On touche régulièrement le fond avec des blagues à la prout ou ça pu/c’est sale. Ça n’est pas non plus la prestation catastrophique des pourtant très connus acteurs, en particulier Courteney Cox, absolument ridicule et Tim Allen, fatigué, usé et au bout du rouleau avec à la clef une nomination aux Razzies Awards du pire acteur. Plus encore, les effets spéciaux sont lamentables sans être drôle pour autant. Et si même les américains ont trouvé le film trop débile, il n’existe sans doute pas d’être suffisamment  inférieur pour y trouver son compte. Une bonne grosse daube qui vide le cerveau. Mais au moins, c’est court !

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Le Roi Lion

Le Roi Lion
1994
Roger Allers, Rob Minkoff

Autre grand incontournable de Disney, Le Roi Lion est le second film d’animation le plus rentable de l’histoire, derrière Shrek 2. Mais il se pourrait bien que las situation s’inverse car le film ressort un peu partout en version 3D, notamment aux Etats-Unis où il a rapporté près de 60 millions en dix jours et les 100 sont en ligne de mir. Mais pour la France, aucune ressortie n’est prévue mais à la place, une édition Blu-ray a vu le jour, l’occasion de se revoir le mythe.

Dans la savane Africaine, tout les animaux se sont réunis pour un évènement majeur : leur roi Mufasa, qui est un lion, a donné naissance à un héritier, Simba. Les mois passent et Simba est devenu un lionceau capable de marcher, courir et même apprendre les rudiments de la chasse. Et il ne manque jamais une occasion de s’amuser avec son amie Nala, surtout s’il s’agit d’une exploration dangereuse : un cimetière d’éléphants. Cette escapade était d’ailleurs une idée orchestrée par Scar, le frère du roi, qui tente désespérément de prendre le trône. Mais un jour, il arrive à mettre en place le plan parfait avec un Simba en danger et Mufasa accourant pour le sauver. Et alors qu’une horde de Gnous s’avançait sur Simba, Mufasa arrive à le dégager de la fosse mais en voulant grimper sur les parois, il se voit poussé par Scar. Ce dernier fait croire à Simba que son père est mort à cause de lui et qu’il doit fuir ces terres. Après avoir airé dans le désert, il sera recueillis par Timon et Pumbaa, un suricate et un phacochère.

Comme souvent avec les vieux Disney, le scénario est pour ainsi dire inexistant et dans ce cas là, c’est clairement du foutage de gueule, d’autant que le film est très court. Et le fait d’avoir des animaux au lieu d’humains ne change pas le fait que les développeurs se sont largement plus penchés sur les décors que sur les personnages. Et encore, on notera une certaine redondance dans les paysages. Reste les sempiternelles chansons, encore une fois primé par les oscars. Même si on se félicite de leur « faible » nombre, elles sont clairement moins bonnes que d’habitude, que se soit dans l’interprétation, les paroles ou la musique. Et pourtant, les fameuses « le lion est mort ce soir » et « hakuna matata » font désormais partie intégrante de la culture musicale. L’esprit adulte est-il trop critique pour ce genre de film ? Assurément mais de toute façon, Le Roi Lion est un mauvais Disney.

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Arthur, un amour de Milliardaire

Arthur, un amour de Milliardaire
2011
Jason Winer

Le film ayant été un « échec » aux Etats-Unis (33 millions pour un budget de 40 alors que au hasard Conan à fait 21 pour un budget de 90 et eu tout de même un nombre de salles fleuve en France), sa sortie française fut annulée et il n’eu droit qu’à une sortie DVD/Blu-ray de par chez nous. Mais est-ce un gage de non-qualité ? Certainement pas vu les bides colossaux de The Machinist ou Equilibrium.

Comme le titre l’indique, on suivra les fresques d’un milliardaire nommé Arthur (Russell Brand). Il mène une vie de dépravé, abusant d’alcool, des femmes et dilapidant la fortune familiale comme bon lui semble. Mais bien décidé à stopper l’hémorragie, sa mère lui pose un ultimatum : soit il se marie avec Susan (Jennifer Garner), histoire de redorer leur blason, soit elle lui coupe les vivres. Et aimant l’argent plus que tout, Arthur se pliera à ces exigences. Mais alors qu’il se promenait dans les rues de New-York, il fit la connaissance de Naomi (Greta Gerwig). Avec elle, il se sent lui même et peu partager ses goût et intérêts loufoques. Le problème, c’est qu’il est déjà fiancé…

La scène d’ouverture donne clairement le ton : Arthur enfile un costume de Batman et part avec son Robin-chauffeur au volant d’une batmobile plus vraie que nature, et fonçant pour échapper à la police. Arthur possède aussi une magnifique DeLorean, réplique exacte de celle de Retour vers le futur. Le début du film est donc une immense farce mettant en avant des scènes hilarantes et des répliques bien senties. Par contre, la seconde moitié du film se la joue plus sentimentale et dramatique, évolution nécessaire et maîtrisée, quoiqu’un peu trop lente, la fin renouant avec le comique. De plus, on adhère très bien à l’histoire grâce à un Russell Brand parfait pour le rôle et une Helen Mirren, en nourrice et garde fou de Arthur, forte et émouvante. En bref, il s’agit d’une comédie fort sympathique et très efficace.

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La Cité des anges

La Cité des anges
1998
Brad Silberling

Que se passe t-il quand quelqu’un meurt ? Le film se range du côté religieux avec la bonne vieille légende de Dieu, les anges et le paradis. Seth (Nicolas Cage) fait parti du corps des anges et son travail est donc « d’escorter » jusqu’au paradis les gens qui doivent mourir sous peu. Ces mourants peuvent d’ailleurs voir leur ange dans leurs derniers instants et sont les seuls. Mais le rôle d’un ange n’est pas facile et ils sont privés d’odorat, du goût et du toucher. Mais un jour, alors que Seth accompagnait un greffé du coeur, la chirurgienne en chef Maggie (Meg Ryan) sent sa présence et se mettra même à le voir par la suite. Seth est immédiatement  fasciné par cette femme et rapidement, un lien se créé entre les deux mais leur amour est impossible car ils ne sont pas du même monde. Mais alors que Seth suivit un autre patient, il apprit qu’il était lui même un ancien ange et que Dieu leur a laissé un libre arbitre en accordant le droit de se déchoir. Par amour pour Maggie, il se coupera les ailes.

En voilà un sujet fort et intéressant. De plus, l’angle choisit est très bon et le duo principal est excellent, même les acteurs secondaires comme Cassiel rajoutent une profondeur au film. Plus encore, le film a l’intelligence de ne pas assommer le spectateur avec trop de religion ou de bons sentiments. Mais ça n’était pas une raison pour sombrer du côté obscur de la force. La fin est triste, désespérante et rend tout ce qui a été avant futile. Tout ça pour ça serait-on tenté de dire…

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La Belle et la Bête

La Belle et la Bête
1992
Gary Trousdale, Kirk Wise

Etant actuellement en train de me refaire Kingdom Hearts II et n’ayant pas revu le film depuis sa sortie Blu-ray, toutes les conditions étaient réunies pour revoir le film. Près de 19 ans ont passé depuis la sortie et les films d’animation sont ceux qui vieillissent le plus vite et le plus mal. Ce grand classique Disney est-il toujours un monument du cinéma ?

Comme le laisse entendre le titre, il s’agira d’une improbable histoire d’amour entre une belle jeune fille et une affreuse et terrifiante bête. Deux ans auparavant, une vieille dame frappa à la porte d’un prince pour lui demander l’hospitalité. Mais ce dernier, repoussé par l’apparence de la femme, décida de la chasser. Mais elle était en réalité une sorcière mettant au défi le cœur du prince. Pour le punir, elle le changea en monstre, de même que pour ses domestiques. Pour briser la malédiction, et ainsi redevenir humain, il devra apprendre à aimer et être aimer en retour, et ce avant ses 21 ans. Depuis, il vit caché de tous et se morfond, résigné de par sa situation irrémédiable. Mais un beau jour, un homme égaré se réfugia dans le château, une folie, et la bête s’empressa de l’enfermer dans les cachots. Inquiète pour lui, sa fille, Belle, trouvera elle aussi le château, et proposera sa vie contre celle de son père, acceptant de devenir la prisonnière de ces lieux. Sa présence constituera une aubaine pour tout le monde qui voit en elle une possibilité de guérison.

Vu et revu mille fois, il ne s’agit que d’acceptation des différences et autres sentiments mielleux envers les gens différents. Mais outre le fait que l’histoire soit irréaliste, le couple Belle/Bête ne tient pas la route et ne convaincra personne. On notera d’ailleurs que la personnification liée aux domestiques est amusante mais largement exagéré faisant comme si il y avait 200 domestiques et quasiment 0 meubles et objets. Ce qui convainc pleinement en revanche, c’est les graphismes. La version Blu-ray y est probablement pour beaucoup mais on constate que les décors sont colorés, vivants et extrêmement détaillés. En revanche, les personnages sont assez minimaliste et pas tellement expressif. Reste aussi les chansons ; qui ont d’ailleurs valu l’oscar de la meilleure chanson et celle de la meilleure musique ; certes trop nombreuses et envahissantes, qui sont non seulement bien interprétées et accompagnées mais aussi intelligentes (texte non ridicule). Comme bien souvent avec Disney, la forme a été beaucoup plus privilégié que le fond, donnant un film sympathique et mignon mais à l’intérêt plus que limité.

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Le Secret de la pyramide

Le Secret de la pyramide
1986
Barry Levinson

Tout le monde connait probablement les aventures de Sherlock Holmes, célèbre détective privé créé en 1887 par Arthur Conan Doyle. Quel est le rapport avec ce film me direz-vous ? Le titre VO est beaucoup plus explicite à ce sujet : « Young Sherlock Holmes ». Quelle drôle d’idée étant donné que les récits comptant son histoire commencèrent à ses 29 ans ! Et effectivement, si le film s’inspire des personnages de Holmes et Watson, le reste n’est que pure invention. Mais pour se rassurer un peu, on retrouve Steven Spielberg en coproducteur et Chris Columbus en scénariste.

Au commencement, John Watson fit la rencontre de Sherlock Holmes lors de sa rentrée dans sa nouvelle école. Ce dernier est un féru d’énigmes et autre mystères et passe son temps à la recherche d’enquêtes tel un policier. Mais rapidement, plusieurs faits intriguent Holmes : des disparitions répétées de jeunes femmes et le suicide de trois hommes devenus fous d’un coup. La police ne prêtant guère d’importances aux élucubrations d’un jeune de 16 ans, Holmes décide de s’allier avec Watson et de mener à bien cette enquête.

L’idée de donner un coup de jeune à un icone maintes fois représenté est certes bonne, mais on notera un nombre colossal de problème, à commencer par les acteurs. Si Watson gros passe, un Sherlock avec une tête d’ahuri, ça passe moins bien. Après au niveau du scénario, c’est assez décousu et débile, les explications sont bidons et comble de l’apothéose, la fin est un concentré de grand n’importe quoi (Comment, Holmes n’a pas de copine ? Merde les gars, faut la tuer ! Comment ? Ah je sais : attention une balle ! Interception réussi ! Ah merde je meurt…). En plus, le film enchaîne les facilités et clin d’oeil honteux à l’histoire originale. Mais si il n’y avait que ça… On doit aussi supporter grand nombre d’effets spéciaux grotesques et désuets, même pour l’époque. S’en devient presque comique… Mauvaise pioche certes, mais pas à moitié !

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Négociateur

Négociateur
1998
F. Gary Gray

Comme le titre le laisse entendre, le film s’axera autour d’un négociateur, le lieutenant Danny Roman (Samuel L. Jackson). Dans le milieu de la police, c’est une légende. Mais alors qu’il se rendait à un rendez-vous de son meilleur ami et collègue Nate, dans le but de discuter d’une affaire d’escroquerie au sein de la police, il arrive sur les lieux d’un crime et alors qu’il contemplait le cadavre de son ami, la police passe par là « purement par hasard ». Pire encore, ils retrouvent des preuves accablantes de la culpabilité de Danny dans ces affaires de détournement de pensions. Victime d’un terrible complot, il risque la prison à vie et rien ne peut le sortir de là. Il décide alors de prendre en otage quatre personnes, dont un inspecteur de la police des polices, apparemment très impliqué dans cette histoire. Etant un expert de ce genre de situation, Danny sait ce qu’il a à faire et requiert la présence de Chris Sabian (Kevin Spacey) pour les négociations car contrairement aux policiers sur place, il n’est pas un potentiel ennemi. Sabian se rendra très vite compte que certains policiers vont à l’encontre des ordres pour tenter d’éliminer Danny.

Il existe un grand nombre de films assez similaires dans le sens où on suit une prise d’otages avec une personne sensé négocier avec elle. Ici, sans parler de référence absolue, le scénario semble de prime à bord classique et les décisions de Danny irréfléchis. Mais finalement, plus l’historie avance et plus chacun des deux partis fait preuve d’une grande ingéniosité jusque dans un final maîtrisé, même si pas tellement original. Le point de rupture cse situe à peu près au bout de 45 minutes avec l’arrivée de Kevin Spacey plus classe encore que Samuel L. Jackson même si ce dernier mène clairement la dense tout du long. Et si le film s’étale un peu (2h10), son intelligence est telle qu’on ne s’ennui pas. Classique certes, mais très réussi.

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Les Vestiges du jour

Les Vestiges du jour
1994
James Ivory

Voici ce que l’on appel un grand perdant des oscars : nominé dans quasiment toutes les catégories et aucuns prix. Et pourtant, le film n’était pas sensé être un succès car son nombre de salle lui permettait tout juste d’exister et certainement pas faire parler de lui. Au final, le film a rapporté plus de 23 millions dans tout juste 500 salles, chose « courante » en France mais rarissime outre-atlantique.

L’histoire pour sa part retrace la vie de servitude d’un majordome exemplaire, M. Stevens (Anthony Hopkins), au sein du château de son maître Lord Darlington (James Fox). En 1926, il fera la rencontre de Mlle Kenton (Emma Thompson) qui deviendra une gouvernante irremplaçable. Mais alors qu’une seconde guerre mondiale se prépare, Lord Darlington prit le parti de l’Allemagne, entraînant quelques complications fâcheuses mettant en péril la stabilité maintenue par M. Stevens. Et malgré des divergences et un grand écart d’âges, un amour platonique va naître entre lui et Mlle Kenton.

Voilà un film très British comme on en voit plein avec cette éternelle retenue, ici poussé à l’extrême. Mais malheureusement, la pseudo histoire entre les domestiques ne prend pas et même si les acteurs sont excellents, on a du mal à adhérer. La faute à un rythme soporifique s’étalant sur près de 2h14 et à un thème pas vraiment palpitant. Si la reconstitution historique est parfaite, et évite à peu près les pièges liés à la guerre, on s’identifie difficilement aux personnages loin d’être mentalement en phase avec nos nurses actuelles. On notera au passage la présence de Christopher Reeve, alors encore non seulement vivant (étant mort en 2004) mais aussi en pleine possession de son corps, qui fut paralysé en dessous des épaules le 27 mai 1995 des suites d’une chute de cheval.
On assiste donc à un beau film bien réalisé et emmené par de grands acteurs mais affreusement lent et peu passionnant.

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King Kong

King Kong
2005
Peter Jackson

A l’origine, King Kong était un film de 1933 imaginé, produit et réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Si pas moins d’une vingtaine de films en ont été dérivés, cette version est la plus récente et se veut être un remake fidèle du tout premier.

Tout comme dans l’original, le film se déroule en 1933. Les temps sont durs à New-York, surtout pour Ann Darrow (Naomi Watts), actrice de music-hall. Mais alors que son théâtre met la clef sous la porte, un réalisateur raté, Carl Denham (Jack Black), lui propose un rôle dans son tout prochain film en lui vantant un scénario écrit par un grand nom de la littérature que Ann respecte par dessus tout, Jack Driscoll (Adrien Brody). Mais tout le monde est en réalité berné par Carl dont le film fut annulé par les producteur qui mirent d’ailleurs un mandat d’arrêt contre Carl, parti avec les pellicules son dernier film en otage. Et alors qu’il promet à tous un tournage en Asie, il s’agit en réalité d’une expédition vers une île non répertoriée, appelée Skull Island. Mais arrivé sur place, l’équipage (avec à sa tête Thomas Kretschmann) est attaqué par des indigènes hostiles et barbares. Ces derniers arrivent d’ailleurs à kidnapper Ann pour la jeter en pâture à la « bête », qui n’est autre que Kong, un singe d’une dizaine de mètres. Jack décide alors de mener une mission de sauvetage pour récupérer sa bien-aimée.

La légende renaît avec aux commandes un grand maître du cinéma : Peter Jackson. On s’amusera au passage des présences simultanées de Jamie Bell et Andy Serkis (qui a non seulement un rôle humain et celui de Kong), soit le duo Tintin/Haddock du secret de la licorne. Grâce à un confortable budget de 207 millions $, on nous gratifie de très beaux paysages surréalistes de par leurs foisonnements, tant végétal que animal. Les animaux et autres insectes ont tous existé et ils sont très bien représentés. Tout ce déballage graphique permet quelques scènes exceptionnelles comme la course des diplodocus ou l’affrontement entre Kong et les trois T-Rex. De plus, on retrouve un casting impressionnant et il se révèle à la mesure de l’attente. Par contre, si le début est entraînant et immersif, de même que le milieu du film, la fin est particulièrement lente et mauvaise. Tout n’est qu’un enchaînement de fautes de goût et réactions débiles face à une situation grotesque. Mais après tout, c’est la même fin que celle de la version de 1933. Mais si l’histoire tient à peu près la route, certaines questions sont sans réponses, comme pourquoi Kong est le dernier de son espèce. Un prequel est d’ailleurs en cour de négociation et devrait aboutir d’ici à 2013-2014.
La modernisation du mythe est donc un succès, malgré une fin bancale, mais on aurait préféré plus de liberté par rapport à l’original.

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