Le Discours d’un roi

Le Discours d'un roi
2011
Tom Hooper

Quand un film obtient les quatre plus importants oscars ; à savoir meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Colin Firth) et meilleur scénario original ; il serait un crime de lèse majesté que de ne pas le voir.

Tirée d’une histoire vraie, le film prend place en 1936. Le monde est en pleine crise. L’Allemagne du troisième Reich est en plein essor tandis que la menace d’une guerre pèse sur le Commonwealth. Et en ces sombres moments, le roi George V abdique pour cause de maladie, il en succombera peu après. La charge de gouverner le Pays reviendra à David (Guy Pearce). Mais ce dernier souhaitant un mariage avec une divorcée, se verra dans l’obligation d’abdiquer à son tour au profit de son frère cadet Bertie (Colin Firth).

Depuis toujours, Bertie a de gros problèmes d’élocutions dû à un fort bégaiement. Épaulé par sa femme (Helena Bonham Carter), il tente en vain de trouver le docteur qui le soignera. Mais un beau jour, il fera la rencontre d’un thérapeute pas comme les autres : Lionel Logue (Geoffrey Rush).

La reconstitution est de bonne qualité et l’ambiance de l’époque est restituée. Pour le reste, le travail de réalisation est très bon et les acteurs sont bons. Néanmoins, une telle histoire n’est assurément pas transcendante, d’autant que le rythme du film est assez mou bien qu’avec un tel sujet, il soit difficile de faire autrement. Si le casting est efficace, la performance n’est pas extraordinaire et il est dommage que l’âge de Jesse Eisenberg est visiblement été un obstacle pour l’oscar, les autres concurrents étant moins bons de que Colin Firth. Reste un beau film interprété avec conviction mais il ne s’agit certainement pas du film de l’année.

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Harry Potter et les reliques de la mort – partie 1

Harry Potter et les reliques de la mort – partie 1
2010
David Yates

Il est fortement dommage de perdre une saga aussi rentable avec une moyenne de 900 millions par films. Et aux vus de la densité du dernier roman de J.K. Rowling, il est apparu comme une évidence de diviser ce tome en deux films, comme c’est désormais la mode avec les adaptations à succès. Et on peut dire que le résultat est là puisque le film est le plus apprécié des spectateurs, juste après sa suite, qui voit là l’adaptation la plus fidèle de toutes.

L’histoire reprend les 300 premières pages du livre. Pour ceux ne l’ayant comme moi pas lu, l’histoire continue après la mort de Dumbledore. L’ascension de Voldemort (Ralph Fiennes) est plus importante que jamais et son armée grossi de jour en jour. Tout le magistère et même Poudlard est désormais sous la coupole du seigneur des ténèbres. Le seul avenir possible serait qu’Harry (Daniel Radcliffe) réussisse à détruire les 7 Haorcrux (morceaux d’âme de Voldemort). – Deux sont déjà détruits à notre connaissance (livre + bague) mais il est dit, après la destruction de l’un d’eux, qu’il n’en reste plus que trois, ce qui voudrai dire que Quirrell était lui même un Haorcrux. – Mais la tâche sera dure car Harry se retrouve seul avec Hermione (Emma Watson) et Ron (Rupert Grint) après avoir été attaqué au Terrier par des Mange-morts…

Le film est plus sombre que jamais. Après deux volets pour s’entraîner, David Yates nous donne une qualité d’image plus belle que jamais. Les acteurs eux aussi, avec la pratique, finissent par être bons, voir très bons. Reste quelques défauts comme des scènes visiblement pensées en 3D et qui ont été remises en 2D par manque de temps. On pense notamment à la scène du serpent. Pour ce qui est de l’action, même si nos trois héros passent le plus clair de leur temps à se cacher, la dynamique du film est très bonne. Etant donné que ce sont aussi les meilleurs acteurs, le fait que l’histoire se centre sur eux est assurément une très bonne chose tant ce « survival » fonctionne à merveille, arrivant avec brio à nous faire sentir le danger omniprésent, la solitude des héros et le caractère désespéré de leur aventure, empruntant un peu au Seigneur des anneaux avec l’artefact dont le port à des effets néfastes. On saluera aussi la direction artistique vraiment très bonne qui, en plus de proposer des décors originaux et imprégnés d’une forte atmosphère et des effets spéciaux au top, nous gratifie d’un grand moment cinématographique : le conte des reliques de la mort. Somptueux graphiquement, cette séquence propose en plus une histoire passionnante à la morale pertinente qui offre un intérêt scénaristique digne des Haorcux découverts avec stupéfaction dans le dernier volet. Mais bien sûr, comme il s’agit d’une première partie d’une même histoire, le film n’a pas de belle fin, à supposer que ce fut le cas pour les précédents (même si un banquet festif est toujours une note pour clore une histoire). Sans parler de génie, on a là le meilleur Harry Potter paru, et si sa seconde partie est elle aussi énorme avec une dose épique incroyable, son prélude reste plus surprenant et abouti.

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Harry Potter et le Prince de sang mêlé

Harry Potter et le Prince de sang mêlé
2009
David Yates

Initialement prévu en novembre 2008, le film fut repoussé à juillet 2009 pour des raisons commerciales. Le choix fut sans contestes le bon puisque la concurrence majeure fut en deuxième semaine l’entrée réduite de G-Force, alors qu’en novembre 2008, le choc aurait été frontal avec Twilight. Et il aurait été dommage de ne pas avoir un horizon idyllique tant ce sixième opus est de loin le plus ambitieux scénaristiquement, excepté ces suites peut-être.

Comme le prouvait au monde entier la fin de l’Ordre, Voldemort (Ralph Fiennes) est reparu. Depuis, lui et ses mange-morts sèment le chaos et la destruction. Malgré cela, Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) retournèrent à Poudlard qui semble être l’un des seuls endroits sûr restant. Pendant sa sixième année, le professeur Dumbledore confia à Harry une mission : devenir l’élève favori du nouveau professeur de potion, Horace Sloghorn (Jim Broadbent), et de surcroît entrer dans son prestigieux club et ainsi tenter de lui soutirer des informations capitales qu’il aurait donné à Tom Jedusor durant sa scolarité.

Si fondamentalement l’histoire est du même niveau les précédentes, elle nous réserve néanmoins une petite « surprise » assez largement amorcée dans le passé au sujet du seigneur des ténèbres, mais on a là l’élément scénaristique le plus ambitieux de la saga jusqu’à présent. Au travers de scènes fascinantes, le film lâche avec fracas les Haorcrux, réceptacles de parties d’âmes de Voldemort, donnant par là même plus de crédit aux événements passés. La formule générale du film reste la même à savoir un assombrissement de l’histoire et des personnages, mais on aurait tendance à prendre ça comme un perfectionnement de l’ambiance instaurée, d’autant que la mise en scène est plus percutante et esthétique que jamais. Niveau des acteurs, il semblerait qu’au bout de six films le métier commence à rentrer. Par contre, l’action est revue à la baisse et il n’y aura aucun grand combat. Tant pis, l’univers enrichi rattrape le coup avec un approfondissement de la magie et une fidélité accrue, les robes de sorciers se faisant même un peu plus présentes (oui, car beaucoup pestaient là dessus). La continuité est bien là, mais le film arrive à se libérer des contraintes passées pour approfondir plus encore l’univers, et on s’en réjouit tant le résultat est là.

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Harry Potter et l’Ordre du Phénix

Harry Potter et l’Ordre du Phénix
2007
David Yates

Le jeu de la chaise musicale continue : encore un nouveau réalisateur malgré les excellents scores réalisé par le 4, que se soit au box-office ou au niveau des critiques. Et à moins que J.K. Rowling ne claque tout son pognon et décide de relancer la franchise, il sera aussi le dernier à avoir eu la saga entre les mains puisque les trois derniers autres films sont aussi de lui, et on comprend pourquoi.

Suite aux événements antérieurs, Harry (Daniel Radcliffe) clame haut et fort le retour de Lord Voldemort (Ralph Fiennes). La seule autre personnalité le soutenant ouvertement est Albus Dumbledore. Même les autres élèves le traitent de menteur, à l’exception de Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson). Du coup, ils se retrouvent tous traités comme des fous au ministère de la magie qui décide par la même d’infiltrer l’école Poudlard en y envoyant Dolorès Ombrage pour y « enseigner » les défenses contre les forces du mal. Jugeant une formation pareille inutile, puisque le seigneur des ténèbres est mort, elle n’y enseignera que le théorique. Pour pallier à cela, Harry décide de mettre en place des cours de soutient dans ce domaine : l’ordre du phénix.

Même si le réalisateur a changé, il a su tirer parti du style en reprenant une partie de l’équipe technique, encore une fois nominé aux oscars pour ses décors. De film en film, l’histoire gagne en intensité, bien que toujours aussi faible indépendamment de l’univers, et le ciel semble de plus en plus sombre au dessus de Poudlard. Les acteurs gagnent eux aussi de l’assurance et en deviennent meilleurs, bien que le contrat un film par an soit à nouveau bafoué amenant les acteurs à une moyenne de 18 ans alors qu’ils devraient en avoir 15, mais on n’est pas à ça près. Comme d’habitude, les effets spéciaux s’améliorent mais étant moins nombreux, on est moins impressionné. Par contre, on regrettera le fait que dès la sortie des cours/grande-salle leurs tenues de sorciers soient rangées au placard. Pour les amateurs du livre, trouvant le cinquième tome comme le second meilleur juste après le sept, risquent d’être déçus par le dénouement et la mort d’un des personnages (Gary Oldman) tant cette scène est exempt d’émotions. Reste une cuvée « Harry Potter » plutôt bonne dans la continuité de son prédécesseur.

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Harry Potter et la Coupe de Feu

Harry Potter et la Coupe de Feu
2005
Mike Newell

Après le quasi échec du troisième, il était impératif de rectifier le tir. Considéré comme le meilleur de la saga par la presse, ce quatrième volet est signé d’une main de maître : Mike Newell à qui on doit l’excellent Prince of Persia. Est-il en effet aussi bon que ça ? Oh que oui.

Après avoir assister à la coupe du monde de quiditch, Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) tombèrent sur des mange-morts, les fidèles de Voldemort. Il semblerait que le seigneur des ténèbres soit plus fort que jamais et que l’offensive approche. En cette nouvelle année à Poudlard, l’école  accueille les écoles de Bobaton et du Nord pour le tournoi des trois sorciers. Les épreuves étant d’une violence extrême, l’âge requis est de 17 ans. Mais alors que la coupe avait désigné les noms de Viktor Krum pour l’école du Nord, Fleur Delacour (Clémence Poésy) pour Bobaton et Cedric Diggory (Robert Pattinson) pour Poudlard, la coupe donna aussi le nom de Harry Potter. Il n’aura de choix que de concourir…

Un nouveau pas est franchi et l’histoire est plus sombre que jamais. Si un tournoi n’est pas un bon scénario en soit et que les épreuves ne sont pas passionnantes, quoique formidablement mises en scènes, ça reste en progression par rapport à ses prédécesseurs. Les acteurs commencent sérieusement à devenirs bons et les nouveaux, bien qu’ils ne soient que de passage ou presque, sont acceptables. On appréciera énormément l’absence d’humour gras qui plombait si magistralement le 3. Mike Newell a incontestablement fait de l’excellent travail que se soit au niveau de l’image ou des effets spéciaux qui pour une fois ne montrent aucunes faiblesses. Les décors, nominés entre autres aux oscars, sont fort plaisants et lugubre, imposant une atmosphère unique et forte. Voldemort prend aussi une nouvelle tournure et se trouve en Ralph Fiennes un digne représentant, relançant avec brio son histoire. Le film renoue donc brillamment avec le succès dans un spectacle grandiose qui offre ses lettres de noblesses à cet univers magique.

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Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
2004
Alfonso Cuarón

Malgré les bons états de services du précédant réalisateur, le passage de la saga en mode ados nécessitait visiblement un changement un peu radical. Par contre, le choix de Alfonso Cuaron était douteux tant ses prédispositions étaient inexistantes, étant surtout connu pour La Petite Princesse, en décalage total avec la nouvelle directive.

Comme à l’accoutumé, l’histoire commence durant l’été alors que Harry (Daniel Radcliffe) subissait les désagréments de la cohabitation avec sa « famille ». Suite à quoi le jeune homme fugua précocement du haut de ses 13 (15) ans. Après avoir trouvé refuge dans une auberge pour sorcier, Harry retrouva ses amis Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) qui étaient plutôt inquiet pour lui. Et pour cause, un dangereux criminel répondant au nom de Siruis Black (Gary Oldman) s’est échappé de la terrible prison pour sorcier, Azkaban. Et pire encore, étant celui qui a dénoncé les parents de Harry à Voldemort, il y a fort à parier qu’il va tenter de s’en prendre à Harry…

Ça en devient une habitude : le scénario est aussi plat que l’encéphalogramme d’un footballeur. Mais les acteurs évoluant, l’histoire gagne en maturité et en devient plus intéressante. La représentation symbolique des détraqueurs étant assurément le gros point fort du film, trouvant là un écho nouveau à la lutte entre le bien et le mal, la facilité et la peur. Par contre, il est regrettable qu’un humour catastrophique viennent régulièrement ponctuer le film (tante gonflable, bonbons animaliers, …). En revanche, l’effort en matière d’effets spéciaux commence à payer largement et a même valu une nomination aux oscars. À ce niveau, si les hypogriffes et les détraqueurs sont bluffants, le loup-garou fait peine à voir. À noter que pour une fois, les acteurs passent assez bien avec notamment de nouveaux personnages intéressants. Le bilan reste malgré tout mitigé sur cette nouvelle approche plus jeune, plus dynamique, mais accumulant des fautes de goût en ce qui concerne l’humour. Le film fut d’ailleurs le moins rentable de la saga et de très loin (cumulant 797 M$). Ce qui est compréhensible car même si ses qualités sont indéniables, l’esprit du film s’éloigne un peu trop de la série. Nécessaire avec le recul, mais déroutant.

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Harry Potter et la chambre des secrets

Harry Potter et la chambre des secrets
2002
Chris Colombus

Etant donné le succès effarant du premier (975 M$), Chris Columbus gagna son passe pour le deuxième volet des aventures du binoclard magicien. Chose assez rare au cinéma, la totalité des personnages, même les plus secondaires, sont incarnés par les mêmes acteurs. Reste à savoir si les défauts du premier seront rectifiés, à savoir un scénario faible, des acteurs mauvais et des effets spéciaux à la ramasse.

Décidément maso jusqu’au bout, Harry Potter (Daniel Radcliffe) vit toujours chez son oncle et sa tante où, bien qu’il ne soit plus sous l’escalier, il est toujours traité comme de la merde. Un soir, un elfe de maison, Doby, lui délivra un sombre présage : Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard. N’écoutant pas, Harry s’évada grâce à Ron (Rupert Grint) pour retourner dans son école de magie où il retrouvera, après moult tumultes, Hermione (Emma Watson). Mais comme annoncé, l’année ne se déroulera pas sans encombres : l’héritier de Salazare Serpentare à rouvert la chambre des secrets et s’apprête à tuer tous les sang-de-bourbe, ndlr les sorciers nés de parents moldus (humains non sorciers).

Encore une fois, le scénario ne vole pas très haut mais est cependant beaucoup plus cohérent et moins naïf que le premier. En effet, l’univers se développe, de même que la biographie d’un certain personnage clef qui commence à avoir de l’allure. Ce qui change aussi assez largement la vie, c’est les effets spéciaux qui atteignent enfin un niveau respectable, de même que l’image qui devient beaucoup plus propre et fine. Par contre, si les acteurs ont vieillis d’une année, le niveau reste malheureusement le même. Si l’infâme Quirrell n’est plus, son remplaçant au poste de professeur des forces du mal est lui aussi catastrophique malgré l’habituel talent de Kenneth Branagh. Le pire, c’est que Hugh Grant était initialement pressenti pour le rôle, dommage qu’il ne fusse pas retenu… À noter aussi qu’il s’agit du dernier film de Richard Harris (Dumbledore), mort des suites de la maladie de Hodgkin. Clairement dans la même lignée, cette suite est néanmoins plus aboutie, profitant d’une meilleure narration et d’une image plus fine.

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Harry Potter à l’école des sorciers

Harry Potter à l’école des sorciers
2001
Chris Colombus

Juste derrière la bible et le dictionnaire, l’un des plus grands succès littéraire de l’histoire, écrit par J.K. Rowling, est désormais clôt non seulement en livre mais aussi en film désormais. Très bonne occasion pour revenir sur la saga la plus prolifique qui soit, et à juste titre. Pour ses premiers pas au cinéma, le choix du réalisateur fut plutôt surprenant quand on sait que Chris Columbus n’a fait presque que des comédies, et il est sans doute le réalisateur qui a le moins fait date dans la saga.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Harry Potter (Daniel Radcliffe) est la seule et unique personne à avoir résisté au grand mage noir Voldemort, lequel est « mort » en se prenant un retour de sort après avoir tué les parents d’Harry. Depuis, il vit chez ses infâmes oncle et tante. Mais l’été de ses 11 ans, un événement va bouleverser sa vie : il va apprendre qu’il est un sorcier ! Il aura la chance d’étudier la magie à l’école de Poudlard où il se fera des amis : Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson). Mais il semblerai aussi qu’une personne mal intentionnée cherche à voler un objet secret…

Les Harry Potter ne sont pas réputés pour leurs scénario (il faudra attendre Le prince de sang mêlé pour vraiment décoller de ce point de vu là) mais il faut avouer que ce tout premier volet est assez faible et extrêmement enfantin à ce niveau (banale quête d’une relique sacrée pas du tout expliquée et introduction du grand méchant). Heureusement, l’univers et les personnages sont intéressants, bien que le professeur Quirrell soit nullissime tant de par sa nature que son interprétation. À ce sujet, certes il est difficile de travailler avec des enfants/ados, mais il est regrettable que le film compte autant de scènes brouillonnes où certains se marrent (annonce du Troll). Pire encore, le film commence sérieusement à vieillir et les rares effets spéciaux (un comble pour un film sur la magie) sont ridicules et archaïque en ce qui concerne la totalité des êtres magiques (centaures, cerbère, troll). Malgré tout, le film conserve une part de charme et la magie opère.

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Scènes de crimes

Scènes de crimes
2000
Frédéric Schoendoerffer

Très mauvais choix qu’un pareil mélange de merde quand on connait le taux de films français pourris et le taux, plus grand encore, de films policier à chier. On a ici affaire à un film policier français. Le pire était à craindre et le résultat s’avère plus mauvais que toutes les prédictions possibles.

Comme bien souvent, le scénario est le même que tout les autres films policier, à savoir un tueur mystérieux qui tue des cibles spécifiques sans aucunes raisons. Deux policiers mènent l’enquête : Fabian (Charles Berling) et Gomez (André Dussollier). Comme toujours, l’enquête piétine, avance à une vitesse quasi négative et se résout de façon abrupte et débile. Pire encore, et néanmoins classiquement, la fin n’apporte aucunes réponses sur qui est le meurtrier ni pourquoi il faisait ça, mise à part le fait qu’il est méchant.

Difficile de faire un film plus chiant tant le rythme est affreux, conduisant inéluctablement  à un sommeil aussi profond que la mort. Celle de Gomez semblait redonner de l’intérêt mais rapidement le coma reprend de plus belle avec un magnifique filet de bave imposant. Si les noms des acteurs est connu, ça n’est pas grâce à ce film tellement leurs prestations sont à l’image du film : un pur somnifère pour éléphant obèse. A moins d’être insomniaque, ce film ne vous apportera que de l’ennui…

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Inside

Inside
2010
Phedon Papamichael

Après le génialissime Insidious, il est plus que difficile d’apprécier un film d’horreur. Le problème, c’est que ce film est considéré comme un thriller mais sa base correspond plus aux classiques de l’épouvante :

Dans une ville extrêmement catholique, une famille résiste face aux attaques de la secte. Mais à force de faire face à toute cette pression religieuse, le frère décide de lancer une malédiction sur la ville en se suicidant. Cette malédiction se propage d’habitant en habitant dès que la personne « infectée » succombe à la malédiction et se suicide.

Pas d’acteurs, pas de budget et pas d’histoire. Le côté thriller ne tient pas tellement la route et chaque pas dans l’intrigue est attendu à des kilomètres à la ronde. Le pseudo twist ending est lui même évidant et ne parvient pas à relevé le niveau. Les mauvaises habitudes reviennent elles aussi au galop entre des personnages cons à en pleurer et le manque d’éclairage. La mâchoire ne s’ouvrira que pour bailler, ou baver si vous vous êtes endormi. Bref, on aura tôt fait d’oublier ce film.

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